Messum crater et Skeleton coast

5. L’Afrique – Namibie

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

06.07 au 08.07.2022

Aujourd’hui, nous partons pour le cratère de Messum, un cratère d’origine volcanique qui mesure 25km de diamètre 🌋. Nous allons y passer la nuit, isolés, au milieu de nulle part. C’est André Boder, notre ami de Giétroz, le petit village valaisan dans lequel les parents de Philippe ont un chalet, qui nous a conseillé de nous y rendre. C’est un passionné de la Namibie auprès duquel nous avons glané un maximum d’informations avant et pendant le voyage car il connaît extrêmement bien le pays, pour y être allé près d’une vingtaine de fois.

Avant d’arriver au croisement où nous allons entamer la piste pour entrer dans le cratère, nous nous arrêtons dans un camping tout simple au milieu de nulle part car il s’appelle « elephant rock ». Gabrielle se dit qu’il doit y avoir un rocher en forme d’éléphant 🐘!
Après nous être renseignés auprès de la propriétaire du camp, sa petite fille nous guide pour une petite marche de trente minutes afin de voir deux rochers en forme d’éléphants (un seul, puis un couple).

En revenant, nous achetons quelques boissons fraîches à la propriétaire du lieu et nous lui demandons si nous pouvons manger notre pique-nique sur ça petite terrasse, à l’ombre, car il n’y a pas un seul arbre à proximité. Très gentiment, elle nous y autorise. Au milieu du repas, elle sort un chaudron et commence à faire des boules. Elle nous explique qu’elle est en train de faire du pain et Gabrielle lui demande comment elle va le cuire vu qu’elle n’a pas de four. Gabrielle est intéressée, non seulement car elle aimerait bien en faire un ces prochains jours et que nous n’avons que deux bonbonnes de gaz, mais aussi car, un été, elle en a déjà fait sur des plaques, mais il fallait mettre une casserole dans une autre et là, nos casseroles ne s’y prêtent pas. La dame est toute contente de nous expliquer! 😃 Gabrielle et Estelle s’approchent afin d’observer sa technique: elle façonne des boules de la taille du poing qu’elle dépose en pile dans le chaudron. Voyant notre intérêt, elle propose de nous faire quatre petits pains à la poêle comme ça nous pouvons apprendre une autre technique et y goûter 😋. Les petites boules de pâte sont frites dans une poêle bien remplie d’huile, dans laquelle elles gonflent et dorent rapidement. L’odeur est plus qu’appétissante 👅. Au bout de quelques minutes, nous voici devant quatre petits pains fumants à l’odeur délicieuse! Nous finissons rapidement notre salade de pâtes afin de pouvoir les manger… Un délice!
La dame ayant terminé le façonnage de son pain, tout le monde se dirige vers le petit feu qu’elle a préparé auparavant, à l’arrière de sa maison. Elle fait en sorte que les quelques flammes s’éteignent car il ne lui faut que des braises. Elle dépose le chaudron sur les braises et elle en rajoute ensuite sur le couvercle. Et voilà, son four damara est prêt (le peuple damara est un groupe ethnique de la Namibie).
Un peu plus de trente minutes plus tard, le pain est doré à souhait! Elle a ses petits enfants (deux de 13 ans et une de 10 ans) pour les vacances et ils sont impatients de le manger!

De telles rencontres et partages sont des petits trésors inattendus et précieux qui font de magnifiques souvenirs 🥰! D’autant plus pendant ce voyage en Namibie car nous avons finalement peu d’opportunités de rencontrer les populations locales. En tout cas beaucoup moins que ce que nous avons vécu jusqu’à présent durant ce tour du monde.

Nous reprenons la route et nous entrons rapidement sur la piste qui va nous mener à notre lieu de bivouac, dans le cratère de Messum ! Nous roulons dans un paysage désertique. Au début, nous voyons régulièrement des Welwitschias, une plante atypique! Elle possède uniquement deux feuilles énormes, qui peuvent atteindre 7m à 8m, et elle peut mesurer jusqu’à 1,50 mètre de haut. Son espérance de vie peut atteindre plus de 1’000 ans! Lorsque nous entrons dans la caldera, la terre devient complètement nue, avec uniquement des cailloux!

Durant le trajet, vu la qualité de la piste et la vitesse à laquelle nous sommes obligés de rouler, les filles s’amusent à s’asseoir à cheval sur les fenêtres (puis même sur le toit parfois) 🤪.

Presque arrivés à destination, nous allons découvrir des peintures rupestres indiquées par notre guide à distance, André. C’est grâce à lui que nous ne nous perdons pas au milieu de ce désert: il nous a fourni des points GPS à suivre et il nous a conseillé un lieu où faire notre bivouac. Heureusement que nous avons ces repères car, même s’il y a une trace de piste plus ou moins bien marquée, nous ne rencontrerons qu’une seule et unique voiture durant tout notre voyage dans le cratère.

Nous partons donc à l’assaut de la grotte pour y découvrir les peintures. C’est un renfoncement avec une grande paroi, surplombée par une voûte. Malgré notre assiduité, nous ne trouvons rien 🤷🏼‍♂️🤷🏼‍♀️… Après une dizaine de minutes, les filles abandonnent. Nous continuons bravement à scruter tous les recoins des parois… Rien! Après trois bons quarts d’heure, nous abandonnons également, déçus! Nous sommes à 90% sûrs d’être au bon endroit car il y a un panneau en dessous de la grotte. Mais il est entièrement brûlé par le soleil, ce qui a noirci et craquelé la surface. Nous n’y discernons que quelques mots et ils parlent plutôt des plantes des environs, ainsi que de la manière dont s’est formé le cratère (ce qui nous donne l’occasion d’en discuter avec les filles). Il y a bien deux-trois grands carrés noirs qui pourraient être des photos, mais mis à part la première où nous ne distinguons qu’une flèche « vous êtes ici », nous n’y trouvons aucun indice! 🙃

Nous retournons finalement à la voiture et nous partons chercher un lieu agréable et à l’abri du vent pour bivouaquer. Une cinquantaine de mètres plus loin, nous voyons une autre petite grotte et nous sortons pour voir… Nous y observons quelques dessins… mais sont-ils anciens ou faits par des petits rigolos 🤔?? Deux feux de camp se trouvent juste à côté des parois donc Philippe penche plutôt pour l’option des rigolos, mais Gabrielle, de son côté, veut y croire 😉.

Nous poursuivons notre ascension jusqu’au sommet de la colline et là, nous nous retrouvons avec une vue à 360° sur le cratère du Messum. C’est absolument magnifique et nous donne un sentiment de solitude assez bouleversant.

Nous reprenons la voiture et, une fois notre site de bivouac trouvé, nous installons le campement pendant que les filles s’amusent à chercher des pierres et à les briser, dans l’espoir d’y trouver des trésors. Malgré le fait que nous soyons un peu protégés par une colline, le vent nous donne bien du fil à retordre pour démarrer notre feu. Il faut relever que ce sera la seule et unique fois de notre séjour en Namibie où nous pratiquerons du bivouac sauvage. A priori ce n’est pas formellement interdit (sauf dans les parcs nationaux) mais dans les ⅔ sud du pays, de grandes clôtures jalonnent les immenses propriétés privées le long des routes et c’est donc difficile de trouver un endroit accessible pour s’y installer. Dans le reste du pays, il y aurait possibilité de trouver des lieux de camping sauvage mais il faudrait à chaque fois en faire la demande aux gens habitant dans le coin.
Après un petit apéro, nous soupons au milieu du cratère, de jour pour une fois ! C’est très beau et le silence environnant est impressionnant car il n’y a aucun animal ici (sauf une petite araignée, et sûrement des scorpions et serpents, que nous n’avons heureusement pas vus 😅). Pendant le repas, nous regardons Sister Act II (nous avions vu le premier chez les Rama à Madagascar) et nous terminons cette séance cinéma dans la tente car le vent a forci et il commence à faire froid 🥶!
Ça fait bizarre de penser que nous dormons à quelques dizaines de mètres de l’endroit où ont dormi d’autres êtres humains il y a quelques milliers d’années ! Le lieu n’a presque pas dû changer depuis, nous allons donc nous réveiller dans le même paysage.


Après une nuit tranquille et reposante, nous prenons notre petit-déjeuner, absolument seuls au milieu du cratère. Une fois le repas terminé et notre matériel rangé, nous reprenons la route en milieu de matinée, après que les filles aient trouvé de nombreux quartz. Nous longeons une rivière asséchée bordée de Welwitschias, dont certaines sont très hautes et d’autres s’étendent sur plusieurs mètres! La rivière doit donc être encore là, mais souterraine. Ce n’est qu’une seule plante sur la photo, mais les deux feuilles se sont craquelées en plein de morceaux.

La piste étant assez bien définie, les filles essayent de conduire notre jeep. Elles s’assoient sur les genoux de Philippe, qui gère les pédales et les vitesses, pendant qu’elles s’occupent du volant. Peu de risques de tomber sur la police dans ce lieu si reculé et désertique 😜…

La sortie du cratère est plutôt rapide et nous arrivons en bord d’océan! Nous retrouvons l’Atlantique que nous avions côtoyé à Puerto Madryn en Argentine (Puerto Madryn). Il souffle fort lorsque nous sortons de la voiture et le fond de l’air est humide, c’est clair nous avons totalement changé d’écosystème en deux heures! Sur le bord de la plage, nous rencontrons un homme venu pour pêcher 🎣. Il a une immense canne à pêche qui lui permet de pêcher à quelques mètres du bord, juste après le ressac. Nous discutons un moment avec lui et il nous raconte un peu l’histoire de la Namibie, depuis l’arrivée des Européens. Les premiers Allemands sont arrivés vers la fin du XIXe siècle. D’après lui, la cohabitation s’est plutôt bien passée au début. Des commerçants sont ensuite arrivés et c’est là que les problèmes ont commencé car ils ont amené de l’alcool avec eux. Les tribus des régions côtières, surtout les Herreros ont fait du troc avec eux puis ils n’ont plus rien eu à échanger. Le concept de dette leur étant inconnu, ils ont continué à consommer l’alcool des européens et pour se faire rembourser les commerçants ont pris leur bétail. Ceci a déclenché une guerre durant laquelle les Allemands ont presque décimé les Herreros (on parle d’un génocide). Durant la Première Guerre Mondiale, la colonie allemande est conquise par les troupes de l’union d’Afrique du Sud. La guerre terminée, toute la région passe sous mandat britannique. Après la Seconde Guerre Mondiale, la Namibie se retrouve sous le contrôle de l’Afrique du Sud et elle assiste à la mise sur pied de la politique d’apartheid. Enfin, après de nombreuses années de transition et de négociation, le pays finit par obtenir son indépendance en 1990. Ce pays est étonnamment calme et en paix, comparé à son voisin sud-africain. Un vrai cours d’histoire en accéléré 🤪…

Nous remontons dans la voiture pour nous rendre à Cap Cross, découvert par le navigateur portugais Diogo Cão, qui y fit ériger une croix de pierre en 1486 pour marquer le point le plus au sud jamais atteint par des Européens en Afrique. Il s’agit maintenant d’une réserve naturelle où se trouvent plusieurs centaines (milliers) d’otaries 🦭! La côte que nous longeons s’appelle la Skeleton Coast car beaucoup de navires se sont échoués ici en raison des très nombreux bancs de sable, des rochers, des forts courants et du brouillard dense qui y règne. De nos jours, les bateaux restent loin au large, ce qui fait que cette plage et les eaux de la région sont très propres. En route, nous rencontrons de nouveaux panneaux de circulation mais, malgré notre recherche assidue, nous ne voyons aucune hyène à proximité…

Arrivés à la réserve, la première chose qui nous marque en sortant de la voiture, ce n’est pas tant le nombre d’animaux qui se trouvent là, mais surtout l’odeur qui se dégage 😵‍💫… Une véritable puanteur! Heureusement que nous sommes en bordure d’océan et qu’il y a du vent! La seconde chose qui nous fait cette fois bien rire c’est le bruit que font ces bêtes. Si nous fermons les yeux, nous avons plutôt l’impression de nous retrouver à la montagne, en compagnie d’un troupeau de chèvres qui bêlent 🐐.
Les otaries se trouvent partout et nous ne sommes pas totalement rassurés de les avoir si proches de nous. Heureusement, nous pouvons empruntons une passerelle bordée de barrières, qui nous permet d’évoluer au milieu d’elles, sans que celles-ci ne représentent un danger pour nous. Ce n’est pas la saison de reproduction alors nous n’y voyons que des femelles et des juvéniles.

Nous quittons la réserve de Cape Cross et comme il est déjà 14h, nous faisons une pause dans la petite ville balnéaire de Henties Bay, dans l’espoir d’y trouver un endroit pour manger notre pique-nique. Le bord de mer est bordé de petites résidences qui pourraient tout à fait être des maisons européennes au bord de la mer du Nord. Nous nous retrouvons juste au-dessus d’une très grande plage balayée par le vent. Comme nous sommes en plein hiver austral, les rues sont tranquilles et la plage est vide. La vue sur l’Atlantique est magnifique. Nous décidons de nous arrêter là pour manger, malgré le vent et le froid, mais les filles préfèrent rester manger à l’intérieur de la voiture 🤪.

Une fois nos estomacs remplis, nous repartons pour une heure trente de route afin de rejoindre Spitzkoppe, à nouveau dans l’intérieur des terres, où nous allons passer la nuit. Il s’agit d’un très joli site, au pied de formations rocheuses dans lesquelles il est possible de se balader et où des traces d’êtres humains, datant de plusieurs milliers d’années, ont été retrouvées.

Malheureusement, lorsque nous arrivons au site de camping, nous réalisons que nous nous sommes trompés lors de la réservation et que nous avons été sur le mauvais site internet 😡… Nous avons malheureusement contacté celui qui se trouve en dehors des formations rocheuses 😫… Il n’est pas possible de changer de camping… nous irons donc visiter le site demain. En attendant, nous nous installons tranquillement et nous profitons d’une soirée un peu plus douce et moins venteuse que celle d’hier.


Après un rapide petit-déjeuner, nous partons visiter le site où nous verrons une belle arche de pierre et des peintures rupestres faites par les Bushmen. En voyant les emplacements de camping, nous regrettons amèrement notre inadvertance qui nous a fait rater cette opportunité ! Nous aurions beaucoup apprécié pouvoir admirer le coucher du soleil puis son lever au milieu de tous ces rochers 🥺.

L’arche est très jolie et il faut grimper sur de gros blocs pour y accéder, un chouette moment de crapahutage rocheux.

Nous voulons faire des photos de famille et comme nous sommes seuls, il nous faut utiliser le retardateur… un peu chaud, car le seul endroit où poser l’appareil est en contre-bas, en équilibre précaire sur un rocher. Le photographe devra donc regrimper rapidement pour rejoindre les autres. Après une rapide délibération, c’est Philippe qui s’y colle 🤪.
Après un premier raté (Philippe n’est pas arrivé à temps), les prises sont bonnes. Au moment de partir, une famille sud-africaine arrive et nous leur demandons de faire quelques photos, mais cette fois d’en face car l’angle des précédentes n’était pas idéal. Malheureusement, elles sont toutes ratées car le cadrage est mauvais: on nous voit bien, mais pas l’arche et en plus la seule photo où nous regardons tous est floue 🤦🏼‍♀️🤪. Bref, le temps de les consulter, Marine est déjà repartie à la voiture 🙃. Nous nous contenterons donc des premières.

Après cette séance photos, nous nous rendons au premier site de peintures rupestres: Small Bushman Paradise. Une guide est présente pour nous donner quelques informations sur les peintures. Au moins là, nous sommes sûrs de les voir 🤪.  C’est une paroi à 30m du parking, avec des peintures datant d’il y a 2’000 ans, faites par les Bushmen. Comme pour les gravures, ces peintures représentent les animaux de la région, leurs techniques de chasse et leurs rituels. 

Sur cette paroi, nous commençons par découvrir une scène où des hommes sont au sol pour traquer un rhinocéros 🦏. Ce n’est pas un animal qu’ils ont l’habitude de manger, mais ils le suivent pour trouver un point d’eau. En effet, les rhinocéros ont leur territoire situé à proximité d’un point d’eau et ils s’y rendent régulièrement.
Nous observons également quelques scènes de danses et une représentation d’un zèbre blanc 🦓.

Les couleurs des peintures diffèrent selon les ingrédients utilisés et notre guide nous explique comment ils obtenaient les différents pigments. Le blanc était fait à base d’urine de daman des rochers (un espèce de gros rat), de blanc d’œuf d’autruche ou grâce à la sève d’une plante vénéneuse. Quant au rouge, il était obtenu grâce à de l’ocre, mélangé avec du sang d’animal.
Ces dessins sont comme une « lettre » laissée par un groupe au suivant, expliquant où se trouvent les points d’eau et les animaux de la région, mais ils racontent également leurs différents rites.

Après cette première « exposition artistique », nous nous rendons au deuxième site. Celui-là est surnommé Bushman Paradise. Il n’y a pas forcément beaucoup plus de peintures, mais il faut mériter sa visite car le chemin d’accès est plus compliqué: dix minutes de pente raide puis dix minutes de marche au sommet.

En chemin, le guide nous explique le rôle de certaines plantes qui étaient très importantes pour les Bushmen car elles leur apportaient des aliments, des médicaments et du bois.
Sur les photos suivantes, nous voyons la Terminalia. Les Bushmen, nomades, pelaient la graine des fleurs pour la placer sour leur langue afin de stimuler la salivation et ainsi avoir moins soif durant les migrations. Toute la famille se prête à l’expérience et effectivement, c’est efficace.

Notre guide nous explique également l’utilisation des œufs d’autruches par les Bushmen. Ils creusaient un trou d’une trentaine de centimètres, y déposaient l’oeuf, recouvraient le tout de terre et faisaient un feu au-dessus. Après six-sept heures de cuisson, ils sortaient l’oeuf, y coupaient un tout petit trou, prenaient deux baguettes de bois et mangeaient l’oeuf 😋. Ils le remplissaient ensuite d’eau et le rebouchaient avec une branche du bon diamètre. Cela leur faisait ainsi une gourde.

En chemin, nous voyons des gros rochers en équilibre au bord des parois. Ces blocs sont des restes du magma terrestre qui était sorti dans la région il y a des milliards d’années. L’érosion a créé ces formes et ces rochers en équilibre. Cela nous fait beaucoup penser aux « monuments » de pierres du sud du Colorado, de l’Utah et de l’Arizona.

Arrivés à la paroi où se trouvent les peintures, nous y découvrons le même style de représentations qu’au site précédent, mais celles-ci sont plus anciennes car elles datent d’il y a entre 2’000 et 4’000 ans. Les plus anciennes sont les plus hautes, les plus récentes se trouvent vers le bas. Comme auparavant, ce sont des scènes de chasse, de rituels et de recherches d’eau qui sont représentées.
ll y a des rhinocéros mais aussi des girafes qui, comme le rhinocéros, étaient rarement chassées pour leur viande, mais plutôt suivies pour trouver de l’eau. Elles étaient visibles au loin et si elles baissaient la tête, cela voulait dire qu’elles buvaient et donc qu’il y avait de l’eau à cet endroit. La direction où pointe la tête de l’animal montrerait la direction où se trouve un point d’eau.

Au retour, notre guide nous montre l’urine de daman, utilisée pour fabriquer la couleur blanche. C’est facile à repérer car le petit rongeur fait ses besoins sous des rochers qui se trouvent sur une pente. L’urine laisse donc des coulées blanches sur les parois.

Gabrielle l’interroge sur les peintures que nous avons vues dans le cratère du Messum et elle lui montre quelques photos que nous avons prises… Il pencherait pour que ce soient des vraies. Mais rien n’est jamais sûr 🙃.

Nous sommes restés plus longtemps que prévu sur les différents points d’intérêt du site. Nous décidons donc de pique-niquer en route, dans la voiture, car il est déjà passé 14h et il nous reste de la route à faire afin de rejoindre notre prochaine étape 🤪. 
Nous repartons en direction de Skeleton coast et nous faisons un arrêt pour observer un bateau échoué. Il s’agit du Zeila, vieux bateau de pêche vendu à une compagnie indienne pour être démantelé à Bombay et qui s’est échoué sur la côte en 2008. C’est impressionnant de le voir ainsi, isolé au milieu de nulle part, sur cette côte inamicale qui est aussi appelée «les portes de l’enfer». Nous comprenons aisément les premiers explorateurs portugais de la région qui décidèrent, à partir de 1550, de s’établir plus au nord, dans l’Angola actuel, en un lieu plus accueillant 😅.

Nous arrivons finalement à Swakopmund deux heures plus tard. Nous passons rapidement au supermarché local afin de faire nos courses et nous remplissons nos deux caisses de réserves.
C’est donc en fin d’après-midi que nous rejoignons le camping, en bord d’océan. Un rapide repas plus tard, nous nous réfugions dans la tente car le vent souffle fort et il fait froid et humide!
Tout le monde finit par s’endormir au bruit des vagues.

A très bientôt pour la suite de nos aventures namibiennes!
Gabrielle et Philippe

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