
5. L’Afrique – Madagascar
(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)
25.05 au 26.05.2022
Nous voilà maintenant bien installés sur la banquette arrière du taxi-brousse, très similaire à celui que nous avons pris pour rejoindre Ankarafantsika. Différence de taille: nous allons voyager de nuit 🌙 ! Du coup, nous avons droit à une ambiance disco à l’intérieur d’une auto-tamponneuse trop petite et très ventilée 🤪. Comprenez: le chauffeur a décidé de nous faire profiter de sa musique préférée, à fond, nous sommes secoués dans tous les sens en raison de la route, nos têtes cognent régulièrement le plafond et nos genoux rentrent dans le dossier devant nous… difficile donc de trouver une position confortable. Rien à dire niveau musical, le rythme est prenant, les basses se font bien entendre et nous aurions presque envie de nous mettre à danser. Le hic, c’est que ça va un moment… mais là, nous sommes partis pour une nuit entière de boîte de nuit. C’est quasiment le même chauffeur qui fait l’ensemble du trajet (à part un petit tronçon de 2-3h peut-être, durant lequel il est remplacé) et nous comprenons que la musique et la fenêtre ouverte c’est histoire de ne pas s’endormir au volant… 🙃. Du coup, il est dans notre intérêt de faire contre mauvaise fortune bon coeur et d’espérer que le voyage soit le plus court possible.
Nous allons être honnêtes avec vous, nous avons probablement passé une des pires nuit de notre vie. Impossible de dormir tellement notre position est inconfortable et le vacarme omniprésent… En plus, nous essayons d’offrir les meilleures conditions aux filles afin qu’elles réussissent à dormir quand même un peu… ce sera bénéfique pour nous demain (leur humeur sera meilleure 😅). De notre côté, à part quelques minutes volées par ci par là, c’est une nuit blanche!
Au bout d’une dizaine d’heures, l’aube commence à pointer le bout de son nez et heureusement, le chauffeur s’arrête pour prendre un petit-déjeuner dans une gargotte de bord de route, ce qui nous permet de nous dégourdir un peu les jambes. En vérifiant sur nos natels où nous nous trouvons, nous remarquons que nous sommes encore loin d’arriver à Ambanja 😩. En effet, l’état des routes est encore pire au nord d’Ankarafantsika et nous réalisons que le voyage ne va pas durer une douzaine d’heures mais davantage. Autre inconvénient, il y a de plus en plus de routes en terre, ce qui provoque beaucoup de poussière. A chaque fois que nous croisons un véhicule, il ne faut pas oublier de fermer les fenêtres afin de ne pas être envahis d’un nuage poussiéreux opaque. Le trajet commence vraiment à devenir long et pénible et nous désespérons d’arriver à destination.




Enfin! Nous voici arrivés à la gare routière d’Ambanja, après 17h de route dans des conditions plus qu’inconfortables. C’était une expérience… Que nous ne désirons pas forcément revivre 😜 !
Une fois nos affaires récupérées, de nombreux hommes nous abordent et nous proposent de nous emmener au port pour rejoindre l’île de Nosy Be, haut lieu touristique. Comme il n’y a encore que très peu de touristes, ils sont tous à l’affut du moindre Vazaha (nom donné aux étrangers, prononcé vaza) qui arrive. Mais malheureusement pour eux, ils font choux blanc car nous restons ici pour la nuit. Nous avons réservé un hôtel la veille afin de nous reposer. Nous prenons deux sortes de rickshaws tirés par des hommes en vélo. Nous pesons notre poids avec nos sacs et nos conducteurs peinent un peu à lancer les machines.

Nous arrivons finalement à notre logement et nous nous installons dans notre chambre. Il s’agit d’une chambre familiale, pas grande mais tout à fait correcte. L’hôtel a un restaurant et nous y testons le fameux zébu sauce poivre vert pour le dîner. Un vrai régal (c’est même devenu notre plat préféré du pays)! L’après-midi est dédié au repos, à un peu d’école et à une activité passionnante de notre voyage autour du monde: la lessive. Ici, pas de service simple et bon marché de laverie comme en Asie ou en Amérique latine. Nous empruntons donc le matériel à l’hôtel et nous lavons nos habits à la main. Il y a heureusement tout ce qu’il faut pour laver et étendre le linge.
Une fois nos tâches ménagères terminées, Gabrielle se sent l’âme d’une exploratrice et elle décide de sortir chercher de quoi prendre un petit goûter. Elle a repéré une boulangerie sur Google Maps et elle espère y trouver son bonheur. Pendant ce temps, Philippe et les filles se reposent et profitent de la table de billard, peu motivés à l’idée de déambuler en plein soleil après le long voyage.
Après s’être un peu promenée dans le village, Gabrielle revient avec quelques petits pains que nous nous faisons un devoir de goûter 😋.
Encore fatigués et pressés d’aller au lit, nous décidons de souper à l’hôtel. Nous nous réjouissons de retrouver les Rama (juniors, la soeur de Gabrielle, Nathalia, et sa famille) qui doivent venir nous chercher le lendemain matin! Cela fait plus d’un an et demi que nous ne les avons pas vus, car ils ont quitté la Suisse à l’automne 2020.
Après une bonne nuit d’un sommeil réparateur, nous prenons notre petit-déjeuner puis attendons impatiemment l’arrivée des Rama. Ceux-ci ont quitté leur île tôt ce matin avec un mini-bus privatisé. En effet, après quelques discussions, nous avons convenu qu’il serait plus simple et pratique de privatiser un véhicule avec chauffeur vu que nous serons neuf personnes. Cela nous permettra également d’être plus flexibles pour nos déplacements et nos horaires. En les attendant, nous profitons de faire quelques exercices scolaires avec Marine et Estelle car la semaine qui vient sera une semaine de vacances pour les cousins et donc pour les filles aussi.
Une ou deux heures plus tard, nous entendons un véhicule entrer dans la cour de l’hôtel puis nous voyons arriver un petit mini-bus gris…est-ce le bon? Eh oui, les voici! C’est un moment plein de joie et d’émotions après plus d’un an et demi sans nous voir 😍! Ils étaient sensés venir assister au mariage de Matthias et Pauline au mois d’août dernier (juste après notre départ de Genève) mais malheureusement les restrictions de voyage dues au Covid les en ont empêchés.


Les cousins se remettent rapidement à jouer ensemble, comme s’ils s’étaient quittés la veille! Pour les adultes c’est aussi un peu cette impression… c’est fou comme on retombe vite dans nos habitudes!


Nous profitons de prendre encore le repas de midi sur place puis nous embarquons dans notre taxi-brousse privé avec Stefano, notre chauffeur pour les jours à venir.
Nous avons décidé de partir en direction du nord de la grande île, région que les Rama ne connaissent pas encore. Notre prochaine étape est courte, nous nous rendons à la ville d’Ambilobe, à environ trois heures de route au nord d’Ambanja. Cela nous laisse le temps de profiter du paysage et de nous raconter nos vies respectives depuis que nous nous sommes quittés il y a 18 mois. Le trajet est bien plus agréable que le précédent 😄. La route n’est pas forcément meilleure mais nous n’avons pas de contraintes horaires et nous sommes beaucoup mieux installés dans le véhicule.
Un aspect positif, en plus du plaisir de retrouver la famille et de passer du temps ensemble, c’est que Hervé et Nathalia se chargent de jouer les intermédiaires et les négociateurs pour les restaurants, les logements et les activités! Au nord de la grande île et sur Nosy Be, ce n’est pas le merina (le malgache officiel) qui est parlé, mais le sakalava. Nathalia et les enfants l’ont appris assez rapidement car au village les personnes qui parlent couramment français se comptent sur les doigts d’une main. Hervé a dû aussi en apprendre une grande partie car il diffère pas mal du merina. Grâce à eux, moins de chances de se faire avoir en tant que Vazahas… 😉. Une fois installés dans notre hôtel (les trois filles sont ravies de pouvoir se partager une chambre), nous sortons souper et nous finissons notre journée de retrouvailles avec une bonne glace artisanale. Une fois les douceurs terminées, nous rejoignons nos lits, en espérant que les filles arriveront à dormir malgré l’excitation!

A bientôt pour la suite de nos aventures dans le nord malgache.
Gabrielle et Philippe
Coucou,
Nous venons de lire vos 3 articles sur Mada 😀😍 Trop bien !! Bravo !!! On attend avec impatience la suite !!!
Si jamais le papa d’Hervé s’appelle Arthur 😉
Gros bisous à vous tous,
Nath
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🙃🤦🏼♀️
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