Baan Mama (Kanchanaburi)

4. L’Asie – Thaïlande

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

17.03 au 23.03.2022

Nous sommes maintenant en route pour Baan Mama, un refuge pour éléphants fondé par Brigitte, une expatriée belge. Elle a été volontaire durant plusieurs mois (sur plusieurs années) dans un autre refuge de la région. Mais lorsqu’elle s’est rendue compte que ce lieu n’était pas aussi éthique qu’il le disait, elle a décidé de créer son propre refuge. Elle loue maintenant le terrain d’un ancien hôtel luxueux où elle accueille trois éléphantes, un éléphanteau, des touristes et des éco-volontaires. Nous allons être éco-volontaires dans son refuge pendant six jours et nous sommes impatients d’y arriver!
Après une vingtaine de minutes, nous voici à l’entrée du domaine, sans barrières, car les éléphants vont où ils veulent (tant que ce n’est pas dangereux pour eux ou si le propriétaire du terrain ne veut pas qu’un éléphant traverse sa propriété 🙃😅 ). Il fait déjà presque nuit et les éléphants sont à leur lieu de repos où ils sont attachés pour dormir (c’est le seul moment où ils sont attachés). C’est magique de les voir…et impressionnant! Nous tombons directement sous le charme de Tchou Tchaï, l’éléphanteau! Lorsqu’ils sont attachés, les mahouts (leur gardien, comme un berger en somme) ne sont pas près d’eux, il ne faut donc pas nous approcher car ils ne nous connaissent pas. Chaque éléphant a son propre mahout qui s’occupe de lui du matin au soir et le surveille pendant qu’il vit sa vie d’éléphant dans et autour du domaine. Il faut beaucoup de temps pour qu’une relation de confiance s’établisse entre le mahout et l’éléphant, c’est pourquoi les mahouts restent souvent très longtemps auprès du même animal.

Avant de commencer à vous en dire plus sur notre séjour, voici quelques informations sur le centre, sa philosophie et son histoire. Au fil de notre passage ici, nous avons beaucoup discuté avec Brigitte, passionnée des éléphants et amoureuse de ses pensionnaires. Outre les éléphants, il y a également une ribambelle de chats, chiens et chiots 😉.

Baan Mama signifie la maison de Mama, Mama étant le surnom de Brigitte. Elle a ouvert ce refuge en 2018 afin d’accueillir des éléphants âgés, malades ou fatigués.

La première éléphante accueillie à été Tao, une éléphante d’environ 63 ans, aveugle d’un œil, touchée par la cataracte. Elle avait mauvaise réputation car elle a tué son dernier mahout, qui avait l’habitude de la frapper lorsqu’il était saoul. Un jour, il est venu vers elle du côté de son œil aveugle en ayant bu et elle l’a envoyé valser avec sa trompe. Malheureusement, il a atterri la tête la première sur un arbre et il est mort sur le coup. Après ça, plus personne ne voulait d’elle! Brigitte étant une occidentale et en plus une femme, sans mari, elle avait beaucoup de peine à trouver son premier éléphant. En décembre 2018, le propriétaire de Tao a été d’accord de la lui louer.

En Thaïlande, les centres avec des éléphants sont rarement propriétaires des éléphants, ils les louent. Les propriétaires sont souvent également les mahouts de leurs éléphants et ils sont donc « loués » en même temps.

A son arrivée au refuge de Baan Mama, Tao était très craintive et refusait tout contact. Le propriétaire est âgé et il vit dans les montagnes. Ce n’est donc pas lui son mahout et Brigitte emploie quelqu’un pour être son gardien. Il a fallu plusieurs mois pour que Tao commence à avoir confiance en Win, son mahout. Entre temps, Tee a remplacé Win, qui lui réalise d’autres tâches sur le domaine. Aujourd’hui, Tao est une éléphante très douce, qui a repris confiance en les humains. Par contre, il ne faut pas s’approcher d’elle si tu sens l’alcool… Elle a une vraie mémoire d’éléphant! La relation entre Tee et Tao est très belle, les deux sont d’une douceur incroyable! Tee vit sur la propriété, dans un bungalow non loué, juste à côté du lieu de repos de Tao.

La prochaine éléphante que nous vous présentons est Tami. Ce n’est pas une éléphante âgée ni malade, mais elle a été accueillie durant la pandémie.
En effet, dès 2020, de nombreux propriétaires d’éléphants se sont retrouvés sans revenus car ils travaillaient dans des camps à nacelle.

Ces camps accueillent des touristes et leurs proposent des tours d’éléphant sur une nacelle attachée à leur dos (celles-ci peuvent blesser l’éléphant). De manière générale, ces éléphants vivent attachés plus de 18 heures par jour avec un travail répétitif. Ils ne sont pas forcément maltraités par leur mahout, mais souvent ils ne sont pas nourris de manière appropriée. Étant attachés, ils n’ont de plus pas l’occasion de faire leurs soins naturellement (bains de boue pour protéger leur peau du soleil, limage des ongles sur des souches, grattage de la peau sur les troncs d’arbres pour enlever les peaux mortes, etc). Il faut toutefois savoir que les propriétaires possèdent souvent leurs éléphants depuis bébé et ils ont ainsi un lien fort avec eux. Ils ne vont donc pas les maltraiter, d’autant plus qu’ils sont leurs « outils » de travail. Les vidéos qui circulent sur internet du matage des éléphanteaux par leurs propriétaires sont la plupart très vieilles et ces pratiques n’ont plus cours, en tout cas pas que ça se sache. Il s’agissait de pratiques brutales pour dresser les éléphanteaux sauvages, capturés dans la nature, chose interdite depuis. Cette manière de procéder est horrible car elle consiste à mettre l’éléphanteau dans une cage/caisse et de le frapper violemment pendant plusieurs jours afin qu’il se mette à craindre le dago (le bâton avec un crochet plat du mahout) et les humains. Il sera ainsi plus docile par crainte que cela ne recommence… 😢

Pour en revenir à Tami, son propriétaire et sa famille se sont retrouvés sans assez d’argent pour prendre soin de leurs éléphants (ils en ont deux autres que nous vous présenterons après). Ils sont donc venus avec leurs trois élephants chez Baan Mama car, en plus de louer les éléphants (à prix plus modeste que ce dont ils avaient l’habitude), elle offrait le gîte et le couvert pour la famille et la nourriture pour les éléphants. N’ayant de toute façon pas vraiment le choix, ils sont arrivés en masse 👨‍👩‍👦👨🏻🐘🐘🐘. Pan, son fils, sa femme et son frère vivent également dans des bungalows non utilisés de l’ancien hôtel.
Tami est une élephante de 26 ans qui est peureuse et elle barrit pour tout et n’importe quoi 🙃. Elle peut parfois s’affoler et 3.6 tonnes qui partent en vrille, c’est impressionnant! Pan est son propriétaire et son mahout depuis qu’elle a 2 ans et c’est impressionnant de voir comment il arrive à la calmer juste à la voix 😍.

La troisième éléphante qui vit au refuge s’appelle Douille Douille. Elle a 28 ans et c’est la plus grande du groupe. Elle pèse 3.8 tonnes! Elle appartient également à Pan et elle vit avec Tami depuis leur enfance. Elles sont donc comme des soeurs et nous ne voyons jamais l’une sans l’autre. Le mahout de Douille Douille est Chaï, le frère de Pan.

Comme vous pouvez le voir, Tee et Chaï tiennent quelque chose à la main, c’est un dago (appelé aussi ankus). C’est une sorte de petite pioche que le mahout tient constamment à la main. Cet outil possède un long manche et une pointe applatie au bout qui permet de maîtriser l’animal dans le cas où l’éléphant se mettrait en danger ou risquerait de blesser quelqu’un d’autre. Son long manche est important car il permet au mahout de garder une certaine distance avec l’éléphant. Si le mahout est trop près de l’éléphant lorsque l’utilisation du dago est nécessaire, il pourrait être gravement blessé. Cela est déjà arrivé dans des camps où le dago est interdit pour des questions «d’image». En effet, dans ces camps, les mahouts utilisent des clous, invisibles pour les observateurs, afin de garantir leur sécurité dans le cas où un éléphant se mettrait en danger ou mettrait en danger une autre personne. Mais ces clous étant cachés dans leur poing, les mahouts sont obligés de s’approcher de très près et c’est là que le danger est très grand…
Cet outil a une réputation extrêmement mauvaise sur internet, alors que pour Brigitte, c’est une sécurité indispensable pour un mahout. Elle exige de ceux-ci qu’ils le portent à tout moment sur eux mais par contre, il doit être utilisé dans les règles de l’art: pour diriger l’éléphant s’il ne veut pas écouter, mais sans aucune once de violence, simplement en touchant l’éléphant avec ou en lui prenant la trompe ou l’oreille, s’il ne veut pas obéir à l’ordre donné oralement. Gabrielle a testé, en l’appuyant fort sur elle et en tapant un peu, ce n’est pas agréable mais ça ne fait pas mal. En conséquence, si on fait cela sur un éléphant dont la peau fait 2 cm d’épaisseur, cela ne déclenche aucune douleur! Par contre, si un éléphant panique, et que le mahout n’arrive pas à le calmer à la voix, il peut, en dernier recours, l’utiliser de manière à préserver sa sécurité et celle des autres… mais au risque de lui faire mal. Nous sommes bien peu de chose face à un animal de trois tonnes en panique ou en furie! Brigitte est très claire, dans son refuge le dago ne doit être utilisé qu’en dernier recours!

Et enfin, nous vous présentons le dernier pensionnaire du refuge: Tchou Tchaï (dit Tchou Tchou). C’est le bébé de Tami, né durant la pandémie, qui a 15 mois à la publication de cet article 😍. Elle est arrivée enceinte au début de la pandémie, mais Pan n’était pas encore sûr qu’elle était portante. La naissance a été un grand moment de joie et d’émotion! C’est encore un bébé, mais de 300 kilos quand même 🤪, et il n’arrête pas de faire des bêtises (renverser les scooters, vouloir entrer dans la cuisine ou les chambres, grimper aux arbres) ou de courir après les volontaires. Bref, son mahout a fort à faire 😂 ! Tchou Tchou est destiné au fils de Pan, qui a trois ans. En attendant qu’il soit en âge de pouvoir être son mahout, c’est Raymond (son nom thaï étant difficilement prononçable, Brigitte l’a surnommé ainsi 😂 ) qui s’occupe de l’éléphanteau. Il doit apprendre à ne plus faire de bêtises, gros travail en perspective… Avec lui, pas de dago, mais une simple baguette de bois (une toute fine branche) pour l’empêcher de nous foncer dessus! Son mahout lui donne un petit coup sur la trompe qui fait une résonnance désagréable dans sa tête. Nous ne sommes pas toujours rassuré, car même si c’est un jeu, il est facile pour lui de nous renverser ou de nous écraser contre un arbre. Un jour, Gabrielle était au champ avec les éléphants, Tchou Tchou s’est approché et il l’a entourée par le cou avec sa trompe pour l’attirer vers lui… elle peut vous le confirmer, il a de la force! Après deux-trois pas de danse pour se dégager, son mahout est venu la « sauver » 🙃. Nous avons bien rigolé de ses bêtises, mais en étant toujours attentifs s’il était dans les parages! Il vit ainsi entouré de sa mère et de sa « tante » qui est comme une deuxième mère pour lui!
Si vous avez compté, Tchou Tchaï devrait être le cinquième éléphant, vu que Pan était arrivé avec deux éléphantes et un éléphanteau. Cet éléphanteau était en fait le premier fils de Tami mais par tradition, le premier né de toute éléphante doit être vendu par son propriétaire à la naissance du deuxième, sinon cela porterait malheur. Cela a été un crève-coeur pour Brigitte, mais également pour Pan et sa famille de devoir s’en séparer 😢 !

Après avoir fait connaissance avec les autres volontaires (une dizaine sans compter les enfants, de trois autres familles en tour du monde), nous sommes passés à table. Nous avons la chance de pouvoir bénéficier des talents de cuisinière de Brigitte avec un repas fait maison! Nous serons gâtés durant le séjour car nous aurons des soupers variés et délicieux: des hamburgers frites, des spaghettis, des lasagnes, des gâteaux, etc. Brigitte acceuille majoritairement des francophones, donc la communication et les partages se font rapidement entre tous.

Ce sont les ventres bien remplis que nous rejoignons nos deux bungalows, un pour les filles et un pour nous. Ca fait du bien d’avoir chacun notre chambre, une rareté depuis 7 mois!


Le lendemain, nous sommes tous excités de vivre notre première journée au rythme des éléphants!

Le petit déjeuner est vers 8h30 et nous avons la grande suprise de manger… des crêpes avec des confitures faites maison… et de la pâte à tartiner au chocolat et lait de coco confectionnée par Brigitte 😋 ! Elle nous gâte vraiment! Au cours du petit déjeuner, Tao arrive avec Tee pour que nous la nourrissions de fruits. Elle vient à la terrasse, juste en face du garde-manger et elle attend que nous arrivions… mieux vaut ne pas trop la faire attendre 😉 ! Tout le monde abandonne son assiette et rejoint la terrasse. S’en suit un travail à la chaîne pour peler les bananes et les lui donner. Elle les engouffre à un rythme effréné! Nous devons lui peler un peu les bananes car il ne lui reste que 2 dents au fond de la bouche et elle ne peut plus faire sortir la chair elle-même. Elle mange aussi les peaux et elle a sa technique bien à elle pour ramasser la fin du régime et récupérer les peaux tout en laissant le « trognon » 😉. Comme elle est aveugle du côté droit, il est important que nous nous mettions du côté gauche afin qu’elle ne nous bouscule pas accidentellement ou qu’elle ait peur de nous entendre soudainement sans nous voir. Si une approche par la droite est nécessaire, il est conseillé de le faire lentement tout en lui parlant pour signaler notre présence.

Une fois qu’elle a compris que nous n’avons plus rien à lui donner, elle s’en va avec Tee pour aller manger des herbes ou ce qu’elle trouve dans les champs environnants. Les agriculteurs demandent régulièrement à Brigitte de passer dans leurs champs après la récolte pour « tondre » ce qui reste. C’est donc un deal qui profite à tous!

Une fois Tao partie, nous nous remettons à table pour finir notre petit-déjeuner. Vers 09:30, c’est au tour de Tami, Douille Douille et Tchou Tchou de faire leur apparition à la terrasse. Cette fois-ci, c’est plus rock’n roll! Tchou Tchou est encore assez petit pour monter sur la terrasse pour manger et il nous faut être attentif à ne pas nous faire écraser par son enthousiasme! Tami et Douille Douille mangent des bananes, mais aussi des fruits à coque dure (dont nous ne savons plus le nom), des ananas, des patates, etc. Elles ont les dents pour ça! Tchou Tchou ne mange encore que des bananes entièrement épluchées, des patates ou des pommes coupées, pour compléter le lait de sa mère qu’il tête encore. Comme il est sur la terrasse, il ne se gêne pas pour régulièrement essayer d’entrer dans la réserve et se servir lui même 🙃 ! Le mahout nous aide à le repousser!

Un éléphant doit manger environ 10% de son poids par jour! Sa mâchoire est très puissante et elle contient quatre molaires au fond de la bouche. Celles-ci mesurent environ 20×10 centimètres et elles peuvent peser plusieurs kilos! Nous comprenons donc mieux l’aspect de certains arbres chez Baan Mama, dont les branches et l’écorce ont été arrachées et mangées par les éléphants!
Brigitte doit acheter près d’une centaine de kilos de fruits et légumes par jour pour nourrir ses pensionnaires… un sacré budget! Ces éléphants ont beaucoup de chance de vivre chez elle car elle les gâte! La vétérinaire a même dit que ça devait être les seuls éléphants qui ont grossi durant le confinement 😉 ! Tout l’argent économisé par Brigitte est donc passé dans la nourriture des éléphants. Elle a ainsi dû faire des économies sur l’entretien du lieu (voir plus bas).

Une fois que toute la réserve est terminée, les trois éléphants partent avec leurs mahouts pour manger dans les champs alentours.

A ce stade, vous avez peut-être remarqué que Tao n’est jamais en même temps que les autres. En fait, elle ne supporte pas Douille Douille et elle n’arrête pas de lui foncer dessus… Après plusieurs essais, Brigitte a renoncé à les mettre toutes ensembles. Tao reste donc solitaire, mais cela n’a pas l’air de la déranger car elle ne cherche jamais le contact avec les autres.

Lorsque les mahouts quittent la terrasse, Brigitte propose à ceux et celles qui le désirent de monter sur une des éléphantes. Celles-ci ont leur mot à dire et si elles ne veulent pas prendre quelqu’un sur leur dos, personne ne les force! Ce sont les éléphants qui décident chez Brigitte! Douille Douille et Tao sont les plus tranquilles et douces. Pour Tami, c’est différent car, étant craintive, il se peut que ce soit un peu plus dynamique sur son dos! Bien sûr, nous sommes toujours accompagnés du mahout, qui se tient derrière nous et qui peut nous sécuriser si nécessaire. Nous montons « à cru » sur leurs nuques, afin de ne pas blesser l’éléphant avec une selle ou une nacelle. Au début, nous étions circonspects sur le fait de monter sur un éléphant car cela est souvent critiqué sur internet ou dans les articles qui parlent de la préservation des éléphants. Gabrielle en a donc parlé avec Brigitte et elle a fini par être convaincue 😉 .

Les éléphants en Thaïlande sont apprivoisés depuis des millénaires, comme les chevaux en Europe. L’éléphant d’Asie a été domestiqué pour travailler pour les humains et les transporter… Comme le cheval! A la différence que porter 80 kilos quand on pèse trois tonnes est plus facile que de porter 80 kilos quand on pèse 300 kilos…. Notre pratique est donc « pire » en Occident, et personne ne s’en offusque. En Europe, certains chevaux sont maltraités dans des centres équestres ou épuisés par un dur labeur… comme ici pour les éléphants. L’avantage chez nous, par contre, c’est qu’il y a plus de contrôles. En Thaïlande, tous les éléphants qui travaillent dans les camps doivent être nés en captivité (ils sont pucés à la naissance) afin d’éviter la capture des derniers éléphants sauvages. Le nombre d’éléphants sauvages a drastiquement diminué ces dernières décennies, et non parce qu’ils ont été capturés ou braconnés pour l’ivoire, mais majoritairement parce que leur lieu de vie, la forêt, a été réduite à peau de chagrin. Il reste environ 3200 éléphants sauvages en Thaïlande et 3800 éléphants domestiqués. Ces derniers seraient incapables de survivre en liberté, car leur vie sauvage remonte à trop de générations. Gabrielle a quand même insisté en disant qu’on pourrait leur « apprendre » lorsqu’ils sont bébés et les relâcher assez rapidement pour qu’ils ne s’habituent pas à l’homme. Mais en fait les éléphants domestiques n’ont plus le même système immunitaire que les éléphants sauvages. En introduisant des éléphants domestiques au milieu d’éléphants sauvages, les deux groupes seraient décimés par les maladies que l’autre transmettrait.

Durant notre séjour, Gabrielle s’est promenée deux fois avec Tao, Marine, deux fois avec Tami et Philippe une fois sur Douille Douille. Ce sont les éléphants qui vont à leur rythme en direction du champ désigné pour ce jour-là. Une fois arrivés au champ, ils se mettent à manger tout ce qu’ils trouvent de bon. Nous pouvons rester sur le dos de l’éléphant autant de temps que nous le souhaitons. Après être redescendus, nous pouvons rentrer à pied au refuge (les champs sont souvent à 15 minutes à pieds au maximum) ou rester à observer les éléphants. La première fois, Gabrielle est restée une demi-heure sur Tao et ensuite elle a discuté un bon moment avec Tee car elle n’avait pas compris qu’ils allaient rester au champ plus de deux heures!! 🤦🏼‍♀️ Tee apprend le français avec Brigitte, mais ses connaissances sont encore basiques alors ils ont utilisé le français, l’anglais et beaucoup de Google Translate! C’est un outil très pratique pour communiquer en thaï!
Une fois les éléphants arrivés au champ, soit les mahouts descendent de l’éléphant, soit ils restent sur leur dos de manière hyper détendue tout en discutant entre eux. Ils sont très régulièrement chacun sur leur téléphone portable en jetant parfois un coup d’oeil sur leurs éléphants pour être sûr qu’ils ne font pas de bêtises… comme manger les fleurs du voisin qui a son jardin attenant au champ (véridique! 😂), vouloir abattre un arbre, etc. Durant notre séjour, nous avons eu droit à deux coupures d’eau… une éléphante avait écrasé une canalisation (elles ne sont parfois pas assez enterrées et le poids des éléphantes les brise)! Bon, ça c’est sans faire exprès 😉 !
Les mahouts sont de vrais funambules et ils peuvent se coucher sur l’éléphant (c’est plus confortable pour consulter instagram 😉) et passer d’un éléphant à l’autre sans une once de perte d’équilibre, tout ça en claquette. Les éléphantes les aident à monter de manière impressionnante, avec la trompe ou la patte, et les mahouts montrent une agilité stupéfiante. Nous avons été moins gracieux…c’est très haut 🤦🏼‍♀️🤦🏼‍♂️ ! Un éléphant d’Asie est plus petit que son cousin d’Afrique, mais il mesure quand même 2,5 mètres de haut en moyenne!
Les éléphants sont en liberté (il n’y a aucune clôture dans ces champs) et les mahouts les suivent et non le contraire. Comme mentionné précédemment, les mahouts guident les éléphants à la voix. Ces derniers seraient capables de comprendre une cinquantaine de mots mais comme tout est en thaï, ils nous est difficile de différencier les mots utilisés😜. Nous avons quand même reconnu « oï » qui veut dire « non » et quelque chose entre « mèèmèè » et « maamaa » qui veut dire « viens ».

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Nous avons remarqué que les queues des trois éléphantes ont des poils très courts sur la pointe alors que Tchou Tchou a de longs poils. Brigitte nous fournit l’explication: les brins de queues d’éléphants se vendent très chers et les propriétaires les coupent une fois longs pour les vendre.

Pour celles et ceux qui ne sont pas partis en balade, la suite du programme consiste en l’accomplissement de tâches pour faire tourner « l’hôtel » et lui redonner sa splendeur d’antan: vaisselle, nettoyage des chambres libérées et préparation de celles-ci pour les prochains arrivants, lessives, travaux d’électricité et de plomberie, peintures, réparations diverses et variées sur le domaine, etc. Chacun s’attèle à une tâche en fonction de ses capacités et de ses envies. Brigitte est très cool et tout cela se fait de manière détendue et sans aucune pression. Lorsque les éléphants viennent nous rendre visite, cela devient même un plaisir!

A un moment donné de la matinée, trois jeunes Thaïs du staff qui s’occupent plus de la manutention du jardin et des déchets viennent chercher deux ou trois volontaires pour aller couper des pousses et feuilles de bananiers à quelques kilomètres de là: un pick up arrive et nous entendons « bananiers, bananiers ». Philippe y est allé deux fois, toujours habillé avec de vieux habits du refuge car la sève de bananier ça tache et ça colle!
Tout ce qui a été « récolté » est ensuite ramené aux éléphants pour qu’ils les mangent. La tâche consiste également à nettoyer le lieu où ils dorment… mais dans les faits, nous ne l’avons jamais fait.

Durant ces tâches, nous avons quelques fois l’opportunité de faire un peu d’école pour les filles. Nous profitons de le faire au même moment qu’une autre famille, québécoise, c’est plus facile pour motiver les enfants 😜 .

Vers 12:00, c’est l’heure du repas. Au début du séjour, Brigitte commandait les dîners à un restaurant (pad thaï ou fried rice au choix), mais lorsqu’elle a embauché la mère de Tee à la moitié de notre séjour, nous avons pu bénéficier de la cuisine thaïe faite maison! 😋

Après le repas, il y a un petit moment de repos avant l’arrivée des éléphants pour les nourrir à nouveau. Comme d’habitude, c’est Tao qui arrive en première. Cette fois-ci, en plus des fruits, elle a le droit à des boules de riz avec du manioc. Nous aidons Tee à les préparer puis nous les lui donnons. Elle adore ça! Une des boules contient des compléments alimentaires et des vitamines nécessaires vu son âge avancé. Elle a droit aux trois-quarts de la ration, le reste étant pour Tami et Douille Douille. Tchou Tchou, lui, n’a droit qu’à des toutes petites!

L’en-cas terminé, Tao s’en va à la rivière avec son mahout pour se rafraîchir. Nous pouvons observer le bain depuis la rive ou nous pouvons entrer dans l’eau avec elle. C’est la seule avec laquelle nous pouvons le faire, car les autres sont trop fofolles dans l’eau et cela pourrait être dangereux. Nous restons à bonne distance, mais nous pouvons parfois demander à Tee s’il est possible de l’approcher. Selon la réaction de Tao à notre approche, il nous autorise à la toucher et parfois à nous coucher sur son dos. Mais à nouveau, c’est elle qui décide et qui te met bien vite à l’eau lorsqu’elle ne veut plus de toi 😂.

Les éléphantes de Baan Mama adorent l’eau et elles restent aussi longtemps qu’elles le veulent. Par contre, s’il fait mauvais temps ou nuageux, elles ne restent que 2-3 minutes… Elles sont frileuses apparemment 😉 ! Les éléphants se baignent pour se rafraîchir, se désaltérer et pour se laver. Pendant la baignade, les mahouts en profitent pour frotter les pachydermes car des parasites se cachent dans la terre qu’ils projettent régulièrement sur leur dos. Cette terre leur permet de protéger leur peau du soleil et de faire descendre leur température corporelle.

La baignade terminée, Tao s’en va au champ. A nouveau, il est possible de l’accompagner au champ, sur son dos ou en marchant. Il est souvent plus intéressant de rester en bas car depuis son dos, on ne voit que le dessus de sa tête, qui, soit dit en passant, est couverte de poils durs! Par contre, sa marche est lente et ça nous berce agréablement.

C’est maintenant à Tami, Douille Douille et Tchou Tchou d’arriver pour le bain. Depuis quelques jours, Tchou Tchou est encouragé à aller se baigner dans la rivière car jusqu’à maintenant, il prend son bain dans une grande bassine. Il adore jouer dans l’eau de sa petite piscine, mais là, impossible de le faire descendre dans la rivière, il est terrorisé! Tchou Tchou se mettant à paniquer lorsqu’il se retrouve seul sur la rive, Pan doit attacher une des éléphantes pendant que l’autre prend son bain. Au fil des jours, Tchou Tchou s’est approché de l’eau, mais nous sommes partis trop tôt pour assister à son premier bain dans la rivière! Grâce à Facebook et aux lives de Brigitte, nous avons pu y assister virtuellement. Depuis lors, il fait beaucoup de progrès: il est dorénavant à l’aise dans la rivière et il aime y jouer 😍.
Les éléphantes aiment beaucoup l’eau est nous comprenons vite pourquoi nous ne pouvons pas nous baigner avec elles: elles vont sous l’eau, s’y ébrouent, tapent sur l’eau avec leur trompe, etc.. Pan reste sur le dos de Tami car au moindre événement inhabituel dans l’eau, elle se met à paniquer… Il est un fin destrier, car parfois nous assistons à un vrai rodéo aquatique! En plus, il ne perd jamais ses schlaps! Il doit être vigilant et la calmer à la voix lorsqu’elle commence à être nerveuse. Une fois, elle est sortie de l’eau à toute vitesse car elle a eu peur et Pan n’a pas réussi à ce qu’elle se calme avant de sortir… C’était un peu mouvementé! Pan l’a faite redescendre dans l’eau pour que ce soit lui qui lui dise de sortir, afin de réaffirmer son autorité. S’il n’avait pas fait ça, il y aurait eu le risque qu’elle prenne le dessus sur lui et qu’elle ne veuille plus suivre ses ordres… à 3.6 tonnes, on ne rigole pas avec l’obéissance!

Une fois le bain terminé, nous suivons les éléphants qui se dirigent vers la terrasse afin de recevoir leur deuxième collation de la journée. Malgré le fait d’avoir mangé durant toute la matinée, ils ont toujours faim 🤪 !

Après cette collation, les trois éléphants s’en retournent aux champs pour continuer à se nourir. Ils profitent de ces moments en liberté pour faire leurs soins indispensables: se gratter, limer leurs ongles, se couvrir de terre pour protéger leur peau, etc.

Je me couvre de terre et je me gratte!

Après ce bon moment avec les éléphants, chacun reprend ou recommence ses tâches. Certaines d’entre elles sont plus rapides que d’autres, alors Brigitte compte sur la spontanéité de chacun pour réparer ou nettoyer ce que nous voyons. Gabrielle a eu la « mauvaise » idée de faire la lessive tous les jours, tâche qui commençait souvent à 9:00 pour se terminer vers 20:00… Avec 45′ de pause pendant que la machine tournait mais ce temps était souvent passé à étendre la lessive 🙃.
Un jour, Estelle a aidé un autre volontaire (éducateur de métier), Mathieu, à repeindre une chambre. Nous avons eu un bon contact et nous l’avons revu deux fois par la suite, c’est vraiment un chouette gars! Surtout pour traîner avec deux « vieux » et leurs enfants 😂. A part cet après-midi, les enfants ne font pas grand chose comme tâches, ils jouent plutôt avec les chiens ou entre enfants 😉.
A la place d’aller aux bananiers, l’après-midi c’est la coupe de longues herbes. Celles-ci sont très coupantes et il faut mettre des habits longs et des gants!

En fin d’après midi, nous avons plusieurs options d’activités. 
Nous avons descendu deux fois la rivière Kwaï! Brigitte monte ceux qui le désirent en amont de la rivière avec des gilets de sauvetage (tout neufs car achetés lors de notre deuxième jour sur place). La particularité thaïe, c’est de les enfiler « upside-down », c’est à dire comme une couche culotte 🙃🤪. Nous nous laissons tous convaincre, même les filles, et c’est top 😃 ! Le ridicule ne tue pas comme on dit 🙃 ! Nous flottons assis et c’est très confortable. L’entrée dans l’eau n’est pas forcément facile car elle est très brune et donc opaque, et avant de pouvoir nous mettre à flotter, nous devons faire quelques pas dans une épaisse couche de vase…. Une fois cette étape franchie, nous descendons tranquillement la rivière, portés par le courant. Les paysages sont jolis et nous pouvons observer quelques hôtels de luxe… Avec une architecture parfois très peu avenante, de vrais cubes de béton! Au bout d’une quarantaine de minutes, nous arrivons en vue de la terrasse de chez Baan Mama et il est temps de nous approcher de la berge. Nous ne sommes pas tous rassurés car les roseaux peuvent cacher des serpents 😳 😬!
Lors de nos deux sorties, personne n’en a vu 😅.
Nous apprendrons que deux jours après notre départ, le bar flottant aura été réparé et sera donc opérationnel… Zut!

En parlant de bar, la mère de Tee a repris la cuisine pour le repas de midi, mais elle a aussi repris le bar! Nous avons eu droit à une première soirée-test où Brigitte lui a appris les recettes, donc gratuite 🥳 ! Nous avons par la suite encore pu en profiter les deux derniers soirs. 🍻🥂

Une autre activité a été de faire des jeux de société ou du takraw, une sorte de football mais qui se joue comme du volley. On utilise donc les pieds pour renvoyer la balle par dessus un filet. Cela se joue en équipe de trois. Les premiers jours, nous avons observé les jeunes employés thaïs y jouer, puis quelques-uns se sont lancés, avec un certain brio il faut dire.

Comme mentionné précédemment, c’est Brigitte qui cuisine le matin et le soir. C’est donc toujours avec enthousiasme que nous nous mettons à table. Les repas durent souvent longtemps, ce qui fait que les enfants se couchent directement après. Nous les avons régulièrement vite rejoints, surtout Gabrielle!


Durant notre séjour, nous avons pu prendre une journée de « congé » pour aller visiter les chutes d’Erawan, à une heure et demie du refuge. C’est un site avec sept différentes cascades, toutes accessibles par un sentier d’environ un kilomètre et demi. Nous n’y allons que nous quatre car les autres volontaires y sont déjà allés (entre-temps, deux familles ont quitté le refuge et plusieurs couples les ont remplacés). C’est Noy, le frère de Tee, qui est notre chauffeur pour la journée. Le trajet passe rapidement et nous arrivons vers 11:00. Noy reste à l’extérieur du parc pour nous attendre… Pour au moins trois heures! Il est toutefois bien préparé car il a emporté son hamac qu’il accroche à deux piliers d’un abri du parking 😄 !

Au départ du sentier, nous devons louer quatre gilets de sauvetage que nous devons porter dans tous les bassins des cascades. Et impossible de frauder car des gardiens veillent au grain, certains sont même en civil 😂 🤪 ! Nous voulions emprunter ceux du refuge, mais il est interdit d’en amener de l’extérieur 🙃.
Les deux premières cascades sont toutes proches, mais nous décidons de monter directement à la dernière puis de redescendre lentement. Il fait bien chaud, et les cascades s’espacent de plus en plus… Le kilomètre et demi passe lentement, le sentier n’étant pas aussi facile que cela. Nous craquons à la cinquième cascade et nous nous jetons à l’eau. Le bassin de cette cascade est rempli de poissons, plus ou moins gros 😳, qui viennent grignoter nos peaux mortes. Une fish pédicure gratuite 😃! Heureusement les tout gros ne s’approchent pas vraiment de nous!
Après cette pause rafraîchissante, nous continuons le sentier pour atteindre la dernière cascade.

Nous nous y baignons un moment puis nous décidons de redescendre car il est presque 14:00 et nos estomacs crient famine (il est interdit de manger sur ce sentier, sauf tout en bas). Sur la descente, nous décidons de nous arrêter à la quatrième cascade car nous voyons deux jeunes y faire du toboggan! Les filles sont motivées alors nous mettons notre faim de côté pour goûter aux joies de la glisse. Pour finir, Marine n’y mettra pas les pieds car les poissons y sont trop gros à son goût. Une fois son appréhension mise de côté, Estelle s’en donne à coeur joie!

Après cette séance de glissade, nous descendons tous à un rythme rapide pour rejoindre les tables de pique-nique 😜 ! Le repas est vite avalé et nous rejoignons Noy pour le trajet retour. Lorsque nous arrivons au parking, pas de Noy en vue… Son hamac est en fait plus loin que nous le pensions! Il a dû nous entendre car il sort de son hamac, le plie soigneusement et nous rejoint. En route, nous croisons de sympathiques panneaux, c’est sûr, nous avons changé de continent!

Nous arrivons juste à temps au refuge pour la dégustation des cocktails 😃 !


Après six jours à Baan Mama, nous sommes convaincus de l’intégrité de Brigitte, sa réelle préoccupation pour les éléphants et son amour pour eux. Son premier soucis concerne le bien-être de ses éléphants, ses clients et son business ne vient qu’ensuite. Elle peut faire des concessions sur l’accueil des touristes et éco-volontaires, mais jamais sur les éléphants… Ils sont dans un refuge cinq étoiles! Nous avons pu nous promener partout sur le domaine, preuve qu’elle n’a rien à cacher. Elle nous dit ne pas être à 100% sûre de ce que font les mahouts lorsqu’ils sont loins de ses yeux ou de ceux des visiteurs, mais ils savent ce qu’elle ne veut pas voir dans son refuge. Avec Tee, c’est plus facile de lui dire les choses et de le reprendre si nécessaire car c’est son employé. Cependant pour Pan et Chaï, c’est plus compliqué car ils sont les propriétaires des éléphants. Mais, comme mentionné précédemment, ces derniers adorent leurs éléphants, donc il n’y a pas de raison qu’ils les maltraitent!
Brigitte pense que Pan et sa famille repartiront avec leurs éléphants lorsque les camps à nacelles rouvriront car ils sont mieux payés là-bas. Brigitte n’a malheureusement pas les fonds pour les payer d’avantage…. Elle verra en temps voulu! Elle espère que Tao pourra rester au refuge jusqu’à sa mort… mais cela dépendra de la décision des enfants de l’actuel propriétaire, lorsque celui-ci décédera. Si les enfants la mettent en vente, Brigitte fera tout ce qu’elle peut pour l’acheter 🤞🏻.

Pour conclure notre récit de cette belle étape de notre voyage, voici un article que nous avons trouvé avec une interview de Brigitte, datant de 2020, où elle explique beaucoup d’éléments sur les refuges/sanctuaires pour éléphants en Thaïlande. Elle ne s’est pas attirée que des amis en énoncant certaines vérités… Mais Brigitte est une personne très franche et honnête qui n’hésite pas à dire ce qu’elle pense 😉.
Le lien: https://mrmondialisation.org/elephants-maltraites-en-thailande-et-greenwashing-le-vrai-du-faux/

Nous avons passé un séjour hors du temps, une vraie parenthèse enchantée durant ce voyage! Nous repartons avec des étoiles dans les yeux et des souvenirs pleins la tête. Marine a déjà prévu d’y retourner avec son cousin ou des copines dans trois, quatre ans, car Brigitte acceuille les adolescents sans leurs parents 😉.

Pour conclure, voici une petite vidéo des « bêtises » de Tchou Tchou:

A bientôt pour découvrir la suite de notre séjour en Thaïlande.
Philippe et Gabrielle

Update de fin mai: depuis notre visite au Baan Mama, le refuge a accueilli une nouvelle éléphante, Punsap! Elle vient d’arriver et elle s’accoutume gentiment au lieu. Win (l’ancien mahout de Tao) est son nouveau mahout, et elle tiendra désormais compagnie à Tao 😍. Brigitte s’est battue pour l’accueillir au refuge, car elle vient d’un camp et elle souffre de malnutrition sévère. Son objectif est de lui faire prendre une tonne!
Vous pouvez suivre l’actualité du refuge sur Instagram et Facebook (Baan Mama éléphant).

4 commentaires sur « Baan Mama (Kanchanaburi) »

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