

22.01 au 27.01.2022
2. L’Amérique du Sud – Argentine
(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)
Nous voici arrivés à notre dernière étape de l’Argentine, Iguazu. En arrivant, nous constatons que la forêt tropicale qui entoure la région est encore malheureusement déboisée à grands renforts de feux.


En récupérant nos sacs, nous constatons qu’il nous manque l’équivalent de 250 CHF en pesos argentins !! 🤬 Pour la seule et unique fois que nos sacs ne sont pas mis sous clé, nous nous faisons voler ! Normalement, nous mettons un sac des filles et un sac adulte dans une grande fourre que nous cadenassons. Cela nous fait donc deux grands sacs d’environ 20kg chacun, standard de la majorité des compagnies d’aviation. Mais ce n’est pas le cas pour Aerolineas Argentinas et les bagages ne pouvaient pas peser plus de 15kg chacun, par contre nous pouvions en avoir quatre sans supplément. Nous avions donc fait le choix de vider un peu les sacs des adultes des choses lourdes pour les alléger et mettre seulement les deux sacs des filles dans une grande fourre avec chaque fois le surplus des sacs adultes. Pour la première fois, le sac de Philippe n’était donc pas fermé avec un cadenas et nous sommes tombés sur un/des employé/s peu scrupuleux qui ont fouillé son sac.
Bref, quelle 💩 !
Nous essayons de positiver, mais cela va nous poser problème car nous n’avons pas assez de cash pour payer les nuits d’hôtels, les activités et le bus pour Buenos Aires… Nous espérons que le bureau Western Union est bien ouvert et qu’il aura les fonds pour que nous puissions retirer ce qu’il faut.
Après ce triste constat, nous montons dans un taxi, direction notre auberge pour les trois prochaines nuits.
Nous arrivons en fin de journée et nous nous rendons très vite compte que nous allons avoir chaud ! En effet, il doit faire 30° et nous sommes le soir 🥵. Heureusement, que l’auberge que nous avons prise a une piscine (les Calvayrac, la famille française avec qui nous avons déjà effectué plusieurs étapes de notre périple, nous avaient avertis que c’était indispensable) !
Bien que la chambre soit très vétuste, nous avons heureusement l’air conditionné. Nous nous rendons très vite compte que le cadre est charmant, mais que la pension manque grandement d’entretien. Le petit déjeuner est très très spartiate et le frigo n’a pas dû voir une éponge depuis très longtemps 😝. Nous n’oserons pas y mettre quoique ce soit, à part nos gourdes ! L’eau de la piscine est également un peu trouble, mais bon, il fait trop chaud pour ne pas y plonger !
Et voilà, c’est l’heure d’aller découvrir les fameuses chutes d’Iguazu 😃! Il y a environ 275 cascades réparties sur 2,7km. Ces chutes ont la particularité d’être au croisement de trois pays: l’Argentine, le Brésil et le Paraguay. Le nom signifie «grandes eaux» en langue guarani. Nous avons décidé de commencer par le côté brésilien aujourd’hui et le côté argentin demain, sachant que le côté paraguayen n’a pas de vue sur les chutes.
Pour pouvoir entrer au Brésil, il nous faut remplir un formulaire spécial pour avoir une autorisation de passage pour 24 heures, sans test PCR. La procédure n’est pas compliquée et nous avons pu remplir tout ça en avance. Le passage des douanes argentine et brésilienne est grandement facilité par la présence de notre chauffeur de taxi qui fait ce passage plusieurs fois par jour et qui connaît la procédure sur le bout des doigts. Nous devons donc juste nous laisser guider… C’est agréable et cela nous réconcilie avec le passage d’une frontière terrestre 😜 (voir article sur la frontière bolivienne).
Nous arrivons donc rapidement du côté brésilien des chutes d’Iguazu. Ce parc national nous permet d’admirer les chutes depuis le bas, en suivant un court chemin pédestre.
En entrant dans le parc, nous décidons de prendre un billet combiné avec une sortie en bateau sous les cascades… Ces billets nous coûtent plus cher que l’entrée du parc lui-même ! Il est possible de faire cette sortie depuis les deux côtés des chutes, mais elle est interdite aux personnes de moins de 12 ans du côté argentin. Estelle ne se sentant pas de faire cette sortie, Marine et Philippe iront donc en premier pendant que Gabrielle restera avec Estelle. Nous échangerons ensuite les rôles pour que Gabrielle puisse aussi profiter de cette sortie.
Le «port» est vers l’entrée du parc et c’est donc la première activité que nous faisons. Nous sommes dépendants d’un bus navette qui parcourt le parc et s’arrête à divers endroits. Le lieu de la sortie navale se situe au premier arrêt. Depuis là, nous prenons une camionnette ouverte qui nous emmène sur un chemin de terre. Nous effectuons ensuite une petite marche de 15 minutes dans la forêt durant laquelle une guide nous donne quelques informations sur la faune et la flore du parc. Il y a beaucoup d’animaux divers qui vivent ici, mais le plus impressionnant est le jaguar. Il n’est pas rare d’en voir à la tombée de la nuit… Mais, heureusement, pas en pleine journée !
Après être arrivés à une plateforme avec un mini snack, Marine et Philippe prennent un ascenseur pour rejoindre le ponton et monter dans le bateau.
Cette sortie est pleine d’émotions car le bateau va vite, le bruit des cascades est assourdissant et surtout… Le bateau emmène ses passagers sous une des petites cascades du lieu! Le «capitaine» n’hésite pas à passer, repasser et s’arrêter sous la cascade. Résultat : les passagers sont littéralement douchés ! L’eau est froide, mais ça fait du bien car il fait plus de 40° ! Nous avions été avertis que nous serions mouillés, mais nous n’avions pas pensé que ce serait à ce point 🙃! Heureusement, Philippe n’avait pas pris son natel pour faire des photos! Il a pu avertir Gabrielle de ce qui l’attendait et elle a pu le placer dans deux sacs plastique en prévision de la rincée. Certains étaient plus informés que nous car ils avaient emmené un costume de bain.




Cette sortie s’étant faite en deux fois, elle nous a pris beaucoup plus de temps que prévu ! En effet, il est 14h30 lorsque nous quittons le «port» et nous souhaitons visiter le parc aux oiseaux (en dehors du parc des chutes) qui ne permet plus d’acheter des billets après 16h00 précise! Une course contre la montre commence pour effectuer la petite balade le long des chutes ! Il nous faut d’abord reprendre le bus pour aller au deuxième arrêt, lieu de départ du sentier qui longe la rivière en aval des cascades. Seulement, ils ne passent pas si souvent que ça… Et le premier passe tout droit parce qu’il est plein ! Nous commençons à stresser car l’heure tourne ! Au deuxième bus, miracle il s’arrête…Mais non, il est aussi plein ! Ce n’est qu’au troisième bus que nous pouvons monter juste juste !
Un fois arrivé à la deuxième station, nous empruntons le sentier à un rythme soutenu, mais nous prenons tout de même le temps d’admirer les chutes depuis les différents points de vue. Le sentier se termine sur une passerelle qui nous permet d’être au plus près des chutes. C’est une étrange sensation que de se retrouver si près des chutes d’eau et de voir cette beauté naturelle juste à côté de nous.
Les chutes se trouvent au milieu d’une forêt tropicale protégée, et nous avons la chance d’admirer quelques animaux «sauvages» :



Lézard / coati / coati
Revenant de la passerelle, nous voyons qu’un bus attend et qu’il semble partir tout bientôt… Nous sprintons sur les 100 derniers mètres (à 42°, c’est une performance 😝) et nous croisons les doigts pour que ce soit bien le cas ! Après cinq très longues minutes, le bus démarre. Selon Google Map, nous devrions arriver à la sortie du parc à 15h59 et le parc est à 3 minutes à pieds en courant ! Déjà qu’à 42° nous transpirons à fond, là nous sommes complètement en nage entre la chaleur et le stress. 😣
Nous arrivons à 15h58 à la sortie du parc des chutes et Philippe pique un sprint pour arriver à 16:00 au Parque das Aves. Arrivé là-bas, il est 16h02 et le guichet est déjà fermé !! Philippe toque de manière insitante et un employé arrive à la fenêtre. Après maintes supplications, il accepte de nous faire rentrer…mais problème, le terminal de carte de crédit est déjà bouclé et nous n’avons pas de reals brésiliens ! Comme nous sommes tout près de l’Argentine, ils acceptent aussi les pesos, et ouf, après une fouille de toutes nos poches, on a assez d’argent, à quelques billets près 🥳..
Le jeune homme nous ouvre le portail et nous pouvons entrer. Le parc ferme toutefois ses portes à 18h et il nous demande de ne pas sortir plus tard que cela.
Nous n’étions pas très chaud de visiter un «zoo» car nous ne voulons pas cautionner la mise en cages ou en volières de ces animaux… Toutefois, après de nombreuses lectures sur le net et quelques tergiversations, il s’avère que ce parc fait partie d’un projet de conservation de plusieurs espèces d’oiseaux en voie de disparition. Environ 50 % des oiseaux du parc ont été recueillis suite à un trafic d’animaux ou des maltraitances. Ces oiseaux sont magnifiques et malheureusement de nombreuses personnes sont encore prêtes à payer de grosses sommes d’argent pour en avoir un chez elle. Ce braconnage est honteux et 9 animaux sauvages capturés sur 10, ne survivent malheureusement pas à cette «chasse».
Le parc abrite également un espace dédié à la conservation des espèces en voie de disparition. Nous décidons donc que notre visite sera bénéfique pour ces projets, même si voir des animaux en cage nous attriste beaucoup et cela va à l’encontre de nos valeurs. Nous répéterons donc plusieurs fois aux filles pourquoi nous avons fait ce choix.
Plus d’informations sur leur travail (en anglais, brésilien ou espagnol), sous « menu » – « our work ».
https://www.parquedasaves.com.br/en/
Les Calvayrac ont trouvé cet article qui en parle :
https://www.geo.fr/voyage/au-bresil-visite-du-parque-das-aves-un-sanctuaire-pour-les-oiseaux-199604



Nous commençons la visite du parc et sa réputation n’est pas volée, les oiseaux (tous de la région) sont magnifiques. Certains oiseaux sont dans des volières séparées du chemin emprunté par les visiteurs et parfois c’est nous qui entrons dans les volières.





Les alagoas currasow (photos ci-dessous) ne vivaient que dans une petite partie de la forêt tropicale atlantique, mais cette espèce a malheureusement disparu à l’état sauvage à cause de la déforestation. Les cinq derniers alagoas currasow de la planète ont été sauvés et le parc aux oiseaux participe actuellement à un projet de reproduction et de future réintroduction de cette espèce dans la nature.



Un peu plus loin, nous arrivons à un café, qui va bientôt fermer ses portes, mais nous profitons de nous poser quelques minutes et déguster un goûter bien mérité après tout ce stress pour arriver. Nous sommes les derniers à quitter le café et il n’y a plus que le (jeune) garde du parc qui fait la voiture balais derrière nous. Nous avons donc la chance de profiter du parc comme si nous étions seuls ! Le garde n’est pas trop pressé et nous avons le temps d’admirer chaque espèce.
Nous arrivons rapidement à un stand avec quelques explications que nous étudions avec les filles.

Durant la suite du parcours, nous découvrons plusieurs autres oiseaux et un magnifique papillon.






Et nous pouvons même apercevoir… le nid du marsupilami !! (Oui, vous l’aurez compris, nous aimons bien cette BD 😜). En fait, c’est le nid d’un rapace à tête de chouette, mais le propriétaire est trop loin pour pouvoir le prendre en photo correctement.

Nous continuons à avancer tranquillement à notre rythme et nous arrivons finalement à la prochaine volière, qui est dédiée aux perroquets, animal familier de la forêt tropicale.
Puis c’est au tour des toucans. Gabrielle est sous le charme de ces oiseaux qu’elle espérait voir «en vrai» un jour. Nous en avions vu un à la jumelle lors de notre séjour dans la forêt amazonienne en Equateur, mais là nous pouvons les voir de près. Ils sont magnifiques !
Nous découvrons qu’il y a plusieurs espèces de toucans, dont un avec un bec vert:

Après cette merveilleuse rencontre, nous continuons notre visite parmi les oiseaux.

Ces oiseaux font partie d’une grande famille, sauvée du trafic.
Par la suite, nous entrons dans une grande volière, avec de grands perroquets très colorés. Comme nous sommes seuls, c’est magique !
Nous découvrons également des hiboux et chouettes, notamment certaines qui doivent faire à peine 20cm de haut.




Dans le parc, il n’y a pas que des oiseaux, il y a aussi des «visiteurs» externes et… un crocodile !



Nous finissons notre visite à 18h pile. Nous sommes enchantés par ce parc… même si voir des oiseaux en cage reste triste.
En rentrant, nous profitons de la piscine pour nous rafraîchir, on a vraiment eu chaud tout la journée (dans tous les sens du terme!).


Aujourd’hui, nous allons admirer les chutes d’Iguazu depuis le haut, du côté argentin. Il fait à nouveau plus de 40° et nous nous préparons à avoir chaud 🥵! De plus, nous savons qu’il nous faudra au moins 3h pour emprunter tous les chemins qui parcourent les chutes .


Le parcours en taxi est rapide et nous entrons dans le parc. Nous étions censés acheter les billets en ligne avec une carte de crédit, mais pour profiter du taux de change avantageux de Western Union nous avons fait exprès de ne pas le faire… Il parait qu’il est facile de dire que sa carte de crédit n’a pas fonctionné sur le site et que nous sommes envoyés à un petit guichet pour payer en cash…espérons que ça fonctionnera 🤞🏻.
Pour changer de la poisse qui nous suit depuis quelques temps, l’entrée se passe sans problème… Ils doivent être habitués à ce que les cartes étrangères coincent sur le site ou ils savent très bien pourquoi nous le faisons 😜.
Nous consultons rapidement la carte du parc et nous décidons de faire le début à pied et de ne prendre le petit train qui parcourt le côté droit du parc uniquement pour la dernière étape et pour rejoindre la sortie.

Des jaguars sont présents dans la forêt qui entoure le parc et également dans le parc, mais ils n’y viennent que la nuit ! Notre chauffeur de taxi en a d’ailleurs déjà vu le long de la route en fin de journée. Pour l’anecdote, nous découvrons en discutant avec lui que ses grands-parents sont nés à Bâle et qu’ils ont quitté la Suisse pour l’Argentine au début du XXème siècle 😁.

Notre première étape nous fait découvrir une mini-exposition sur le parc. Nous y voyons l’évolution de la forêt tropicale atlantique et l’impact des activités humaines dans le processus de déforestation 😢. Il faut savoir que 90% de cette forêt a aujourd’hui disparu. Le parc national d’Iguazu est donc très important pour préserver l’écosystème et la biodiversité spécifiques à cette région.





C’est maintenant l’heure d’entamer notre longue marche du jour. Nous découvrons avec de grands sourires d’amusement et de plaisir que le parc est ponctué de stations d’eau avec douche. Nous en ferons bon usage et de manière régulière, tout habillés… Tant pis pour notre look sur les photos, il fait vraiment trop chaud 😝 !



La vue sur les chutes est très belle et les sentiers nous rapprochent de plus en plus des nombreuses cascades.
Il y a environ 40 ans, la forêt en amont a été rasée et les effets de la déforestation ont été très visible : l’eau est passée de transparente à brune ! Les pluies emportaient la terre qui n’était plus tenue par les racines des arbres ! Ceci a eu un effet sur la faune car, par exemple, les poissons n’ont plus pu se retrouver pour procréer et les animaux qui les pêchaient pour se nourrir ne pouvaient plus les voir. Aujourd’hui, les barrages en amont retiennent cette terre et le problème est moindre.



Le paysage a été formé par des événements volcaniques et sismiques. Il y a une centaine de millions d’années, d’immenses coulées de lave se sont écoulées d’un volcan en éruption. Ces coulées se sont solidifiées en refroidissant. Par la suite, des mouvements sismiques ont provoqué un déplacement vertical et horizontal du terrain, créant peu à peu de larges failles. Le fleuve Iguazu se jette de nos jours dans la plus grande d’entre elles, qui a été agrandie par l’érosion de l’eau.




Comme du côté brésilien, le parc est également le terrain de jeu de certains animaux. De ce côté, les coatis sont omniprésents et parfois envahissant. En effet, les visiteurs sont très nombreux à les nourrir et cela fait qu’ils s’approchent très près des humains et en viennent même à monter sur nos chaises et notre tables pour manger notre pique-nique, à quelques centimètres de nous ! C’est impressionnant et même dangereux car ils restent des animaux sauvages avec de longues griffes et des dents pointues. Le parc est ponctué de panneaux rappelant l’interdiction de nourrir les animaux, mais la majorité des gens s’en fichent et les gardes-parcs ferment les yeux. Nous en parlerons d’ailleurs avec notre chauffeur de taxi et il nous dira que malheureusement « pour le gouvernement, l’argent des touristes est plus important que le bien-être des animaux…» 😢. C’est vrai qu’ils sont chous, surtout qu’il y a plusieurs bébés, mais cela n’est pas une excuse ! Ce comportement désapprend aux adultes à se nourrir par leur propre moyens et ils n’apprennent plus à leurs petits à le faire ! D’autant plus que «notre» nourriture n’est pas adaptée à leur régime alimentaire (voir les conséquences dans la suite de l’article). Nous risquons également de leur transmettre des virus et des microbes dont ils n’ont pas l’immunité pour se défendre et vice versa !
Vers le milieu d’après midi, le ciel se couvre et il fait de plus en plus lourd. C’est avec joie que nous accueillons un bref orage qui permettra de faire baisser la température de quelques degrés, d’autant plus que la pluie tombe pendant que nous faisons le trajet en train pour rejoindre le dernier sentier tout au nord.
Ce sentier nous permet de rejoindre la Garganta del diablo et d’admirer au plus près et depuis le haut la chute d’eau la plus impressionnante. Celle-ci mesure 82m de haut.
Nous arrivons finalement au bout du chemin où nous attend une vue et un bruit à couper le souffle : quelle puissance !!
Nous restons sur place plus d’une demi-heure, à admirer cette merveille de la nature. Nous avons la chance qu’il y ait peu de monde et de pouvoir en profiter en toute tranquillité !
Après cette dernière vue sur les chutes d’Iguazu, nous rentrons à l’hôtel où nous prenons une pizza à l’emporter et nous la mangeons dans notre chambre où la chaleur est plus supportable et les moustiques moins présents qu’au bord de la piscine (et de toute façon il fait nuit 😝).

Le lendemain matin tôt, c’est branle-bas de combat pour trouver de l’argent cash afin de payer notre logement et notre bus pour l’après-midi même. Notre logeur est sympa car pour l’instant nous n’avons pu payer que la moitié de notre séjour. En effet, nous avons dû garder du liquide pour payer les entrées des parcs. Nous sommes tendus car le seul bureau Western Union de la ville n’est ouvert que les mardis et jeudis de 11h à 14h et le cash part très rapidement. La somme de retrait étant limitée à 430 CHF, nous devons demander aux Calvayrac d’annuler le versement de la somme qu’ils nous doivent et refaire un versement en deux payements: un pour Philippe et un pour Gabrielle. En effet, un seul retrait par personne et par semaine est autorisé et nous devons rester en dessous la limite. Bien sûr, le paiement met du temps à être confirmé alors que normalement cela se fait en quelques minutes 🤪.
Nous nous mettons tout de même dans la queue des personnes attendant l’ouverture du bureau Western Union. Nous avons préféré venir assez en avance pour être sûrs qu’il reste assez de liquidités quand ce sera notre tour. Il n’y a que quatre personnes devant nous alors notre stress diminue un peu. Nous avons bien fait de venir tôt car les gens arrivent à un rythme régulier et lorsque le bureau ouvre, la queue est déjà longue !
A l’ouverture, nous sommes pris en charge après une dizaine de minutes d’attente, chacun à une des deux fenêtres… Ca passe pour Philippe… Et pour Gabrielle ! Ouf 😅 🥳 !
2e mission de ce matin: aller acheter nos billets de bus pour aller à Buenos Aires ! Hier, il ne restait que quatre places dans le bus de cet après-midi et malheureusement la personne au guichet ne pouvait pas les réserver sans que nous ne payions directement, malgré l’insistance de Philippe. En arrivant au terminal, le bus est bien entendu complet 😝 ! Qu’à cela ne tienne, nous partirons un jour plus tard que prévu, c’est aussi ça un voyage autour du monde qui se construit petit à petit, sans rien réserver trop à l’avance!
Pour nous remettre de nos émotions et récompenser les filles qui subissent notre stress depuis quelques jours, nous achetons quatre macarons qui nous faisaient de l’oeil dans la vitrine de la boulangerie ! Un délice !

Comme il est tôt et que nous avons la journée de libre, nous profitons de la matinée pour sauter dans la piscine, chercher un nouvel hôtel pour cette nuit supplémentaire à Iguazu (notre chambre actuelle étant déjà prise…) et pour réserver notre hôtel pour les prochaines nuits à Buenos Aires (heureusement que nous avions attendu d’être sûrs d’avoir nos billets de bus avant de le faire).


Nous trouvons rapidement un logement pour cette nuit mais le prix est plus élevé… Tant pis… il sera sûrement mieux entretenu que celui-ci !
Nous quittons notre hôtel avant midi car la chambre est prête. En arrivant à notre nouveau logement, nous sommes agréablement surpris. C’est en fait un mini appartement bien entretenu avec une piscine dont l’eau est très propre ! 😃

Pour l’après-midi, nous décidons de partir visiter un centre de soins et de réintroduction des animaux de la forêt tropicale: le centre Guiraoga. C’est le nom guarani des toucans (langue traditionnelle de la région). Les animaux sont amenés ici par la douane (braconnage), la police (ex : accident de la route) ou des familles qui ne veulent plus de leur animal domestique.
Marine décide de rester à l’hôtel car elle ne veut pas y aller… vive la pré-adolescence 😝 ! Ce sera donc une sortie exclusive avec Estelle et elle est toute contente d’avoir ses deux parents rien que pour elle ! 😍

A l’arivée, nous partons dans le parc en remorque tirée par un tracteur!
Notre guide nous informe que nous ne pouvons pas voir les animaux prêts à sortir car il leur faut le moins de contacts possibles avec les humains.
Nous commençons par visiter les perroquets. Le guide nous apprend que si ces oiseaux sont en confiance, ils peuvent répéter plus de 50 mots 😁.
Le grand perroquet bleu que nous avons aussi vu au Parque das Aves s’est éteint dans la nature 😔 .

Dans les forêts d’Amérique du Sud, il existe 20 espèces différentes de toucans. Par contre, seulement cinq espèces de toucans vivent dans la forêt tropicale argentine. Trois de ces cinq espèces se trouvent au centre : le toucan grande/Iguazu (le plus connu), le toucan pico verde (comme son nom l’indique, son bec est vert) et le toucan arasari (qui a le bout du bec noir).




Toucan grande / Toucan pico verde / Toucan arasari
Le centre abrite plusieurs espèces de singes et notamment le singe hurleur dont le cri peut-être entendu à plus de 2 km. C’est le plus grand singe d’Amérique du Sud. Il ne vient pas de la région, mais il a été transféré du zoo de Buenos Aires qui a fermé. Le centre a d’ailleurs reçu beaucoup de ses anciens pensionnaires. Nombre d’entre eux ont été trop longtemps aux contacts d’humains et ils ne peuvent plus être relâchés, ils vont donc vivre ici.
Le singe capucin vit par contre dans la région. C’est d’ailleurs un singe capucin que nous avons vu hier et qui portait son bébé sur le dos.
Dans le dernier enclos, nous pouvons découvrir plusieurs bébés. Leur mère a été tuée par des trafiquants qui ont été par la suite arrêtés par les douaniers. Les bébés devraient pouvoir être libérés une fois adultes.




Deux pumas se trouvent aussi au centre. Ce sont deux frères qui étaient des animaux domestiques. Les braconniers utilisent une méthode particulièrement ignoble pour les capturer : ils tuent la mère et ils vont ensuite chercher les bébés dans leur terrier car ceux-ci sont élevés de manière à ne pas s’en éloigner.
Les animaux adultes sont solitaires et ils s’adaptent tout autant aux régions désertiques qu’aux montagnes.
Nous pouvons aussi admirer un couple de loutres qui s’amuse dans leur bassin et nous font voir comme elles sont de bonnes nageuses.

Le centre accueille également très régulièrement des coatis de la région. En effet, ils sont régulièrement malades du fait que les humains les nourrissent avec de la nourriture inadaptée. Ces animaux développent ainsi des caries ou du cholestérol 🤦🏼♀️🤦. Une fois remis, les soigneurs du centre les libèrent le plus loin possible des chutes d’Iguazu et donc des humains.
Nous avons encore la chance d’apercevoir un magnifique ocelot. Ce félin est le troisième en taille des animaux d’Argentine (après le jaguar et le puma). Il peut atteindre les 145cm et il est capable de manger de gros animaux. Le centre en abrite deux. Le premier est aveugle et le deuxième est issu du trafic (il avait été capturé pour devenir un animal domestique). car cet animal se vend très cher aux particuliers. Les deux que nous pouvons admirer sont petits car ils n’ont pas pu développer leur musculature.


Nous sortons du parc avec une certaine tristesse de voir l’impact des humains sur la vie sauvage mais admiratifs du travail de ceux qui essayent de réparer les bêtises des autres.



Le lendemain, c’est piscine durant la matinée puis départ en bus pour Buenos Aires. Notre voyage durera 13 heures et il s’agit à nouveau d’un bus de nuit, notre dernier sur le sol argentin!
A bientôt pour la suite de nos aventures à Buenos Aires, notre dernière étape en Argentine.
Gabrielle et Philippe






















































































J’ai beaucoup aimé vos aventures à Iguazú et votre préocupation pour tout ce qui touche à la nature. Espérons qu’en vous lisant beaucoup prendront conscience. Iguazu est vraiment un endroit qui vous touche et reste avec vous pour la vie. Merci d’avoir partagé avec nous votre tour du monde.
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