Paracas

19.10.2021 – 22.10.2021

2. L’Amérique du Sud – Pérou

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Et nous voilà sur la route pour Paracas.
Sur le trajet, nous entrons dans le désert péruvien avec des dunes de sable à perte de vue et des terrains désertiques. De temps en temps, un oasis ou une rivière apparaît et tout à coup la paysage verdit. Ce sont à ces endroits-là que les villages sont construits afin d’avoir accès à l’eau.
Pour ce voyage, nous prenons pour la première fois un bus péruvien longue distance. Au plus grand plaisir des filles, chaque siège a son propre écran pour visualiser des films ou jouer à des jeux (comme dans les vols intercontinentaux).

Par contre, c’est avec une grande tristesse que nous nous rendons compte que le Pérou est beaucoup moins propre que l’Equateur. En effet, énormément de déchets jonchent les côtés de la route et des feux sont parfois allumés pour les brûler.
Hors de Lima, toutes les routes et rues des villages sont jonchées d’ordures. C’est impressionnant !

En 2007, la région de Paracas (tout près de Pisco, célèbre village où est fabriquée la boisson alcoolisée éponyme) est détruite par un tsunami. Cela explique l’état de délabrement de toute la région, qui se relève tranquillement.


Le lendemain de notre arrivée dans ce village côtier, nous partons en bateau pour visiter les îles Ballestas.
Sur le chemin, nous pouvons admirer un pétroglyphe (image gravée dans la pierre) : le Candelabra.

Ce dernier a été élaboré entre le IIe et Ie Ier siècle avant JC.
Le pétroglyphe a été gravé dans la roche avec une profondeur de 20cm (contrairement à Nazca où les images étaient aussi délimitées par des pierres et du sable) et il mesure 120m de long et 60m de large ! A ce jour, les chercheurs ne sont pas certains de ce que cela représente. Une hypothèse est qu’il montre un cactus utilisé comme anesthésiant à cette époque par les célèbres chamans de la civilisation Paracas afin de faire des trépanations. Les opérations du crâne étaient courantes à cette époque car les habitants avaient une forme de tête particulière. En effet, à la naissance, les têtes des bébés étaient enserrées dans des planches afin de leur donner une forme oblongue. De plus, les hommes étaient souvent blessés à la tête lors de combats.
Une autre hypothèse dit que c’est un signe pour les marins, car on le voit de très loin par temps clair. Cette image a été faite pour durer très longtemps car elle était protégée du vent.

Nous arrivons ensuite près des îles Ballestas. Ces îles sont connues comme « les Galapagos des pauvres » 😉 On y aperçoit donc les mêmes animaux que sur les Galapagos : certains oiseaux et des lions de mer.

Ces îles ont connu une notoriété mondiale au XIXe siècle pour le guano accumulé sur leurs roches durant des millénaires. En effet, ce guano est un engrais 8x plus puissant que les engrais classiques (de vaches ou de chèvres). Il est alors exporté de manière intensive et en conséquence, la réserve des îles passa de 15-20m d’épaisseur en 1840 à 1-2m 40 ans plus tard.

De nos jours, ces îles sont protégées et le guano n’est récolté que tous les 7 ans pour permettre son renouvellement et protéger la faune et la flore locale. Les visites ne sont possibles qu’à distance et seulement pour 3 îles. Celles qui sont plus éloignées sont inapprochables et protégées des humains. Là-bas il y aurait ainsi 10x plus d’oiseaux et d’otaries.

Extraction du guano

Le lendemain, nous partons pour découvrir un oasis, La Laguna Moron. Cette lagune est peu touristique et nous avons la chance d’y être seuls pendant 2h.

Selon la légende, cette lagune était le repère du bandit José Moron, un « Robin des Bois » du Pérou.

Le soir même, Philippe part pour Lima afin de terminer son traitement dentaire.


C’est donc entre filles que nous partons le jour suivant pour visiter la Réserve de Paracas.
Les historiens ont calculé que les premiers hommes de la région ont dû s’arrêter ici il y a 2000 ans. En effet, des oasis et des eaux souterraines venues des pluies des Andes sont nombreuses par ici.
Dans cette région, on parle le quechua, en plus de l’espagnol. Le mot Paracas veut dire sable et guano en langue quechua et c’est également le nom du très fort vent qui balaye la région.

Nous y decouvrons de beaux paysages:

Le premier élément qui nous est présenté est « La belle dormante de Paracas », une colline ayant une forme de femme enceinte.

Durant cette sortie, nous avons la chance de rencontrer plusieurs animaux, dont des crabes et plusieurs flamands roses. Ces derniers sont sur les côtes péruviennes de mai à novembre puis ils vont dans les Andes pour se reproduire. Nous apprenons qu’ils possèdent un filtre dans le cou, ce qui leur permet de transformer l’eau de mer en eau potable.

Durant la pause « almuerzo » (pause typique des tours organisés où le guide nous amène dans un restaurant partenaire…), nous goûtons la boisson typique de la région, le Pisco Sour!

Bon je vous rassure, je suis la seule à l’avoir bu! 🤪

Nous concluons cette sortie par la Playa Roja

La pierre y est rouge car il y a énormément de minéraux volcaniques dans la falaise. Cette falaise s’érode à cause du vent et de la mer et, grâce au fort courant dans la baie, les cailloux y sont coincés et, une fois transformés en sable, ils atterissent sur la plage.

A bientôt pour la suite!
Philippe et Gabrielle

6 commentaires sur « Paracas »

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