Cuenca

09.10.2021 – 13.10.2021

2. L’Amérique du Sud – Equateur

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Suite à notre séjour au Galapagos, nous partons plus au Sud, à Cuenca, considérée comme l’une des plus belles villes d’Equateur.

Nous débutons notre séjour par une visite du centre historique de la ville. Les édifices de la période coloniale sont encore très présents et nous pouvons en admirer l’architecture.


Le jour suivant, nous partons visiter le site inca de Pumapungo, consitué d’un musée et de quelques vestiges partiellement excavés. Après une jolie balade au bord du rio Tomebamba, nous arrivons au site…malheureusement fermé car nous sommes lundi. 😤 De plus, il s’avère que le musée est fermé depuis plus d’une année en raison de la Covid (ce ne sera pas la dernière fois que nous devrons renoncer à une visite à cause de ce virus! 😬). Nous renoncerons à revenir voir les vestiges car ceux-ci ne sont pas vraiment impressionants et nous avons pu les observer de loin depuis la rivière.
Nous décidons alors d’aller visiter un tout petit musée avec la riche collection personnelle d’un scientifique francophile: le musée des cultures aborigènes. Nous avons ainsi la chance d’avoir les panneaux explicatifs en français 😄
Les filles sont enchantées de pouvoir nous lire toutes les explications à propos des nombreuses civilisations qui ont habité la région. Très souvent, nous ne pensons qu’aux Incas, alors que cet empire ne s’est imposé qu’une centaine d’années avant l’arrivée des espagnols.
Les filles y apprennent de nouveaux mots: zoomorphique, anthropomorphique et phytomorphique. En effet, ces cultures reprensentaient énormément d’animaux, d’humains et de plantes sur leurs poteries et outils.

Nous pouvons voir sur la photo en haut à droite une boule au niveau de la joue…c’est en fait une boule de coca (feuilles de coca) que les habitants de la région mastiquaient régulièrement.
C’est encore le cas au Pérou car la coca y est légale.

Suite à cette plongée dans le passé, nous repartons dans le présent afin de remplir nos estomacs. Nous tombons sur un restaurant indien qui ravit nos papilles. Repus, nous nous dirigeons vers un autre musée, le musée del Sombrero de paja toquilla, plus connu sous le nom de « musée du Panama », plus classe que le musée du chapeau de paille… 😆

Nous y apprenons toutes les étapes de la fabrication de ces célèbres chapeaux qui, malgré leur nom, sont en fait originaires d’Equateur. Lors de la construction du canal de Panama, des ouvriers du monde entier en acquièrent pour se protéger du soleil et rapidement, le surnom de Panama est adopté. Même s’ils ont depuis inondé le monde de la chapellerie, les vrais Panama ne sont fabriqués qu’ici, en Equateur, car les plantes qui les constituent ne poussent qu’à Montecristi, sur la côte.

Le musée est en réalité intégré dans les murs du magasin qui ne se contente pas de vendre les chapeaux mais les fabrique aussi in situ. Nous avons ainsi la chance de pouvoir assister à des démonstrations des différentes étapes de production.

Le magasin/usine reçoit les chapeaux tressés des campagnes environnantes. Vous pouvez voir ci-dessous le travail fait par les paysans.

Dans l’atelier du magasin, nous avons pu assister aux différentes étapes de finition comme la découpe, l’assouplissement, le moulage pour donner la forme (par pression à chaud) et la pose du ruban.

A gauche: les brins peuvent être teints afin de faire des panamas colorés / à droite: la découpe

A gauche: les presses pour donner la forme / à droite: la pose du ruban

La finesse du tressage définit la qualité du chapeau et nous découvrons avec surprise que certains peuvent atteindre la somme de plusieurs milliers de francs! Il faut dire que pour les plus chers, le tressage peut prendre plus de 6 mois, alors que pour l’entrée de gamme, on parle de 3 jours.

Après avoir découvert avec intérêt les secrets de leur fabrication, toute la famille passe au stade des essayages. Dommage que nous ne soyons qu’au début du voyage car Philippe est bien tenté d’en acheter un. Mais pas sûr qu’il dure longtemps vu les conditions de voyage dans les bus!


Le jour suivant, nous partons à la découverte d’un mirador afin d’avoir une vue aérienne de la ville. Nous nous rendons ensuite au marché couvert local car, comme toutes les villes d’Equateur, Cuenca a son marché où il est possible d’acheter fruits, légumes et produits carnés de la région.

Voici une vue nocturne de Cuenca depuis la terrasse de notre hostal où nous avons passé une super soirée avec une autre famille française en voyage (Marielle, François, Eline et Léni) ainsi qu’un jeune couple françois.
Démarrée comme un apéro, 🍻🍷 (cuvées équatoriennes), cette soirée a fini à passé minuit, pour le plus grand bonheur des enfants ! 🥳

Et voilà, il est temps de retourner à Guayaquil, pour faire les tests PCR requis pour entrer au Perou.

A bientôt,
Gabrielle et Philippe

2 commentaires sur « Cuenca »

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