Ushuaïa

14.01 au 17.01.2022

2. L’Amérique du Sud – Argentine

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Et voilà, on touche le bout du monde! Après avoir posé nos pieds des deux côtés de l’équateur, nous marchons aujourd’hui sur le point terrestre le plus au sud du globe (sans compter l’Antarctique). Nous avons donc traversé tout l’hémisphère sud ! 🌎⇣

Nous arrivons en fin d’après-midi, il pleut et il fait 5 °C… Nous ne nous attendions pas à ça car en temps normal, il fait plutôt dans les 15 – 20 °C en janvier (l’été ici) à Ushuaïa 😝. Nous espérons que la météo sera plus clémente ces trois prochains jours, mais les prévisions d’AccuWeather refroidissent un peu notre optimisme 😜. Si vous êtes comme Gabrielle et que la première image qui vous vient en tête en entendant « Ushuaïa » c’est le produit de douche avec un paysage idylique de palmier et sable blanc… ce n’est pas tout à fait ça! Mais heureusement, Gabrielle avait compris très vite en préparant notre séjour que cela n’allait pas être le cas sinon ça aurait été une douche glacée!
Nous sortons de l’aéroport pour nous rendre à l’appartement que nous avons loué pour notre séjour… Nous sommes un peu stressés car l’appartement a l’air très sympa, mais le prix est anormalement bas pour la région et la saison, comparé à tout ce que nous avons vu jusque là. Nous appréhendons donc que ce soit une fausse annonce, même si Philippe a eu un contact via Wattsap, car nous ne sommes pas passés par Booking (tout était complet ou hors budget)!

Nous arrivons devant le portail de la résidence et sonnons… Ouf, un homme, qui a dépassé l’âge de la retraite depuis un certain temps, vient nous ouvrir ! 😀 C’est un homme très sympathique et bavard. Il est tout content que nous parlions espagnol et il commence par nous raconter pleins de chose (dont le fait que son fils a passé une année à Zurich dans le cadre d’un échange pour ses études). Mais sans nous dire s’il a bien un appartement pour nous… Le stress remonte. 😓 Il nous parle enfin de notre réservation mais en disant «je pensais que vous n’alliez pas venir» … Là, Gabrielle a cru que le ciel lui tombait sur la tête 😵 ! Il continue deux-trois minutes puis il nous dit enfin «alors pour votre appartement, c’est la 4!». Ooooouuuuff ! 😅 Il nous explique que, malgré l’inflation, il a voulu garder les prix bas car il n’a pas besoin de plus pour vivre. Voilà qui explique la bonne affaire. Nous sommes soulagés !

Après encore cinq bonnes minutes de conversation, il nous accompagne à notre appartement… Wahou, le rêve, un appartement duplex avec un coin salon doté d’un poêle !! C’est de loin l’appartement le plus chaleureux que nous ayons loué depuis notre départ de Suisse et le poêle vient à point nommé pour nous réchauffer le corps et les coeurs après le stress de ces derniers jours.

Lectures individuelles ou en groupe au coin du feu !🔥


C’est notre deuxième jour au bout du monde et nous nous réveillons avec enthousiasme… Mais il pleut des cordes dehors et le vent souffle fort. Nous décidons donc de profiter de cet appartement douillet jusqu’à la fin de la pluie avec au programme : pancakes, école, lectures, film, blog, etc. Pour finir, nous devrons attendre 16h pour sortir… Et encore, il pleuvine et le vent n’a pas diminué ! 🙃

Nous descendons au port où tout est fermé: cahutes pour vendre les tours en bateau, le pavillon d’artisanats, etc. et le bord d’océan est vide… On dirait qu’on est les seuls dehors ! 😜.

Monument aux premiers habitants de la région et aux pionniers / Capsule temporelle « Philco » contenant des informations sur la population de 1992 pour les futurs habitants de 2492.

Nous décidons rapidement de nous rendre au petit Museo del fin del mundo qui ferme à 17h. Le musée est vraiment petit mais intéressant. Nous aurions pu le visiter en 20′, mais c’était sans compter sur une étonnante mallette conçue pour les enfants ! Celle-ci contient 8 sachets avec des activités correspondant à certaines vitrines ! C’est top pour intéresser les filles… Et les adultes ! C’est donc parti pour 1h de découverte sur l’histoire, la culture ancestrale, la faune et la flore d’Ushuaïa.

Cette mallette était cachée dans un coin sur un chariot et heureusement qu’Estelle a posé la question sur l’utilité de ce chariot car sinon nous serions passés devant sans le voir et la visite aurait été assez…ennuyeuse ! C’est vraiment un plus qui détonne avec la simplicité de ce musée.

Sur le retour, nous trouvons une cahute ouverte et nous réservons une sortie en bateau de cinq heures sur le canal Beagle pour le lendemain à 8h00 du matin.

Nous retrouvons avec plaisir notre appartement pour un souper de pâtes avant de nous coucher, les enfants en bas et les adultes sur la mezzanine.


Le lendemain, nous nous réveillons tôt car il faut être à 7h30 au port. La sortie du lit est, comme toujours, un peu difficile pour les filles, mais nous arrivons à partir à l’heure prévue. Lorsque nous arrivons à la cahute, nous remarquons que les gens ont l’air un peu désappointés… et cela ne tarde pas à être notre cas car nous apprenons que la sortie est annulée en raison du vent 😔 ! Les responsables proposent de nous mettre sur la sortie de 14h ou du lendemain matin. Nous nous décidons pour la sortie de l’après-midi, afin de pouvoir encore reporter si nécessaire.

C’est donc déçus que nous ressortons et un peu désemparés… Qu’allons nous faire ce matin, il n’est que 7h35 ?!?

Nous décidons alors de faire une randonnée pas trop longue dans le parc national de Tierra de Fuego (des Terres de Feu) pour pouvoir revenir à 13h. Le seul problème est que dans le parc, il n’y a aucun réseau et il nous sera donc impossible de savoir si la sortie est maintenue ou pas…

Nous partons donc rapidement en taxi pour le parc, non sans quelques plaintes de la part des filles à qui nous avions dit « on ne marchera pas aujourd’hui vu qu’on sera dans le bateau toute la journée» (un de nos arguments pour les faire se lever 🤦🏼‍♀️🤦🏼‍♂️).

En arrivant à l’entrée du parc, nous découvrons avec une grimace que nous, touristes étrangers, devons payer 10 (!) fois le prix d’entrée par rapport aux Argentins et les filles comptent commes des adultes… Un peu l’arnaque quand on sait que l’argent part à Buenos Aires où le sort des parc nationaux n’est pas une des priorités…

Notre taxi nous dépose à la Bahia Ensenada Zaratiegui pour que nous puissions effectuer le sentier de la côte, qui est indiqué comme durant quatre heures, mais qui n’est que de 8km avec une difficulté moyenne. Comme il n’y a pas de réseau dans le parc, nous convenons de nous retrouver à 12h à la fin du sentier, au croisement de deux routes, en espérant que les quatre heures sont comptées larges vu qu’il nous reste pile quatres heures pour le faire. Il nous sera impossible de le joindre (ou n’importe quel taxi d’ailleurs) et vice-versa… Nous avons donc intérêt à être à l’heure au rendez-vous !

C’est ici que se trouve le bureau de poste le plus au sud du monde. Il est malheureusement fermé.

Comme il est très tôt, nous sommes dans les premiers à arriver. Il fait froid car le vent souffle fort et une petit bruine tombe… Heureusement, le sentier passe sous les arbres ! Nous marchons vaillamment… Les adultes essayent d’admirer la verdure luxuriante tout en essayant d’ignorer les plaintes venant de derrière 😣 .

Au bout d’une quinzaine de minutes, la pluie cesse, le soleil pointe de temps en temps le bout de son nez, et comme les plaintes se sont arrêtées, nous pouvons apprécier à leur juste valeur les paysages qui s’illuminent au gré de l’apparition du soleil.

Chemin faisant, nous arrivons sur une plage à marrée basse qui nous permet d’admirer un vrai tapis de moules accrochées aux rochers. C’est impressionnant !

Sur tout le sentier dans la forêt, nous découvrons des coquilles de moule, amenées là par le vent ou les vagues, mais surtout des espèces de boules gélatineuses et constellées de petits trous… nous mettons du temps à découvrir ce que c’est… Ce sont en fait des espèces de champignons qui tombent d’excroissances sur les branches des arbres. Cela fait une drôle de sensation quand nous marchons dessus, ce qui ne manque pas de nous amuser régulièrement durant la randonnée.

Au détour d’un virage, Philippe aperçoit une orchidée sauvage sur un talus, une vraie beauté ! 😍

Le sentier zigzague beaucoup, et nous sommes donc parfois au bord de l’océan et parfois au milieu de la forêt, cette variété de paysages est très sympa. Le chemin monte et descend et comme le sol est mouillé, il nous faut régulièrement être prudents.
Toutefois, cela ne nous empêche pas de respecter la durée prévue, et nous arrivons avec même dix minutes d’avance au point de rendez-vous, ce qui nous laisse le temps de manger notre pique-nique.

Nous espérons avoir bien compris le lieu précis et les minutes passent lentement en attendant de voir l’arrivée de notre taxi. Par chance, il n’arrive qu’avec trois minutes de retard, car, en bons suisses, nos ventres ont commencé à se serrer dès que l’heure précise avait été dépassée 🤪 .

En sortant du parc, nous n’avons pas encore reçu de message de la part de la compagnie de bateau et nous espérons que l’adage «pas de nouvelle, bonne nouvelle» est vrai. Après la guigne qui nous suit depuis El Calafate, nous ne sommes pas rassurés.
C’est donc avec joie et un grande soulagement que nous arrivons à la cahute et que nous apprenons que notre sortie est confirmée !
C’est donc après quatre heures de randonnées que nous enchaînons avec cinq heures de sortie en bateau… Une journée qui contrebalancera celle d’hier où nous avons mis le nez dehors pour à peine 1h30 😛. Le bateau est spacieux et il y a assez de place à l’intérieur pour tout le monde. Nous devons être environ une cinquantaine à bord et c’est pas hasard que nous sommes assis à une table un couple âgé italien dont le mari parle français car il a longtemps travaillé avec une entreprise suisse. La grande majorité des autres touristes sont argentins 😉.

Les filles adorent me piquer mon natel pour faire des photos (la seule fonction accessible lorsqu’il est verrouillé… Comme vous pouvez le constater, elles aiment les filtres! Marine n’a plus de taches de rousseur et j’ai l’air d’avoir 20 ans 🤦🏼‍♀️

La sortie se fait sur le canal Beagle, qui mesure 180 km de long et qui sépare l’océan pacifique de l’océan atlantique.
La première île que nous apercevons est couverte d’oiseaux… Seraient-ce déjà les manchots ? Mais non, ce sont des cormorans ! De loin, ces derniers ressemblent beaucoup aux manchots, mais ils volent, ce qui n’est pas le cas des manchots. Ces oiseaux ne migrent pas et restent là toute l’année.

Nous continuons avec l’île aux lions de mer. Nous en avons déjà vus pas mal aux Galapagos, mais le mâle que nous apercevons est impressionnant. La toison autour de son cou fait vraiment penser à une crinière et nous comprenons d’où il tire son nom ! (En espagnol ils disent «loup de mer» (lobos marinos), et c’est vrai que le loup a aussi plus de fourrure au niveau du cou).

Le gros mâle est sur la photo du milieu, mais vous le verrez mieux sur la vidéo qui se trouve plus bas.

Vient ensuite un paysage célèbre d’Ushuaïa, son phare rouge et blanc «le phare des éclaireurs ». Il date de 1919 et il sert à indiquer l’emplacement de cet îlot, dangereux pour les navires. Malgré ce qui est souvent dit, ce n’est pas le dernier phare de l’hémisphère sud.

Nous avons maintenant encore deux heures de bateau et nous passons le temps en jouant aux cartes… Les filles ont enfin accepté d’apprendre à jouer à d’autres jeux que le Jass et nous pouvons alterner entre Jass et Rummy. 😁
D’ailleurs, si vous avez des idées de jeux de cartes à 4 qui sont un minimum évolué (donc pas la bataille, même corse, please! 🙃 😂), c’est avec plaisir qu’on attend vos conseils!

Après ces joutes, nous arrivons enfin au point phare de notre sortie : La Pinguinera. C’est un îlot où énormément de manchots viennent pour se reproduire et se reposer.
Attention, il ne faut pas confondre les manchots et les pingouins… Contrairement au reste du monde, les francophones ont décidé d’appeler ces petits volatiles des «manchots» alors que dans toutes les autres langues, ils sont appelés «pinguins», «pinguinos», etc. De quoi nous rendre très confus ! Donc, pour résumer :
– Les pingouins se trouvent seulement dans l’hémisphère nord et ils volent.
– Les manchots sont dans l’hémisphère sud et ils ne peuvent pas voler.
Les animaux du film de La marche de l’Empereur et de Happy Feet sont donc des manchots 😊 🐧 .

Sur ces terres, nous avons pu voir trois sortes de manchots : le manchot de Magellan, le manchot Papou et même un manchot Empereur ! Il était magnifique, mais trop loin pour le prendre en photo ! C’est un couple français qui nous l’a indiqué et qui nous a gentiment prêté ses jumelles pour pouvoir l’observer.
Le manchot de Magellan mesure jusqu’à 76 cm. Il a la tête noire entourée d’une bande blanche. Son dos est également noir et son ventre blanc, avec deux bandes noires au niveau du haut de la poitrine.
Le manchot Papou est un tout petit peu plus grand que celui de Magellan, entre 76 et 81 cm. Il est également noir sur le dos et blanc sur le ventre, mais son bec et ses pieds sont oranges. Il possède également une tache blanche au dessus de l’oeil.
Le manchot Empereur est le plus grand de tous les manchots, il peut mesurer jusqu’à 122 cm. Il est à nouveau noir sur le dos et blanc sur le ventre. Le haut de sa poitrine est jaune et il y a deux taches jaunes au niveau de ses oreilles.

Nous n’avons pas le droit de descendre sur la terre ferme, afin de moins les déranger (nous les dérangeons quand même avec le bateau car il est gros et il vient carrément s’échouer sur la plage… ! 😞

Les manchots sont noirs dessus et blancs dessous pour se protéger des prédateurs. En effet, quand les manchots nagent, les oiseaux ne les voient pas du ciel car ils se fondent avec l’eau et les cachalots ne les voient pas non plus du fond de l’eau car ils se confondent avec le ciel.

Après 30 minutes d’émerveillement et de sourires devant la marche typique de ces êtres à courtes pattes, nous repartons en direction d’Ushuaïa. Le retour prendra un tout petit peu moins de 2 heures car nous ne ferons pas de pauses.

Voici une vidéo des lions de mer et des manchots :

C’est fourbus par cette journée bien remplie que nous allons nous coucher.


C’est notre dernier jour à Ushuaïa. Au programme, achat de souvenirs, randonnée et un loooong trajet en avion.

Pour le plus grand bonheur de Philippe, nous commençons par le shopping. Malgré l’indécision des filles quant à leurs achats, cette tâche est plutôt vite terminée et nous pouvons partir pour notre randonnée.

Nous souhaitons aller à la laguna Esmaralda, mais le sentier est impraticable à cause de la pluie des derniers jours. Déjà, en temps normal, le chemin est boueux, mais là tout le monde nous dit que c’est une vraie «piscine» et qu’il n’est pas possible de le faire… Nous optons donc pour retourner au parc national de Terre de Feu et y faire une autre randonnée.
A l’entrée du parc, nous demandons à bénéficier du pass de deux jours consécutifs qui nous permet de payer demi-prix, mais cela nous est refusé «car il fallait le dire hier». Malgré notre insistance et la venue de trois personnes différentes (ils se passent la patate chaude), rien n’y fait et nous finissons par payer, encore plus dégoûtés qu’hier par l’impression d’être grugés par le fait d’être étrangers. Bref… espérons que cet argent aille bien au parc !

Cette fois-ci, nous faisons une autre randonnée de quatre heures environ, car notre avion est en fin d’après-midi. C’est en réalité un enchaînement de plusieurs sentiers pour admirer différentes lagunes et rivières qui se trouvent autour de la baie de Lapataïa.

Nous observons de nombreuses rivières qui ont été colonisées par des castors. En effet, 25 couples ont été introduit en 1946 pour utiliser leur fourrure et malheureusement, ils ont très vite proliféré, faute de prédateurs et grâce à un environnement qui leur convenait parfaitement. Ils occupent maintenant tous les bassins de l’archipel des terres de feu. Ils mettent à mal les plantes et animaux endémiques de la région car ils utilisent les arbres pour construire leurs barrages et ceux-ci modifient les cours des rivières. Les garde-faunes régulent donc la population de ces castors afin que leur nombre reste bas.

Après cette deuxième visite du parc national, nous rentrons vite à l’hôtel pour récupérer nos sacs faits le matin afin de partir directement à l’aéroport.

Nous allons maintenant rejoindre Puerto Madryn, considérée comme une ville balnéaire. Nous nous réjouissons d’y retrouver le soleil et la chaleur…en tout cas nous l’espérons !

A tout bientôt, au chaud??
Gabrielle et Philippe

Mais où sont-ils?

Comme certains ont pu le remarquer, nos articles sont publiés avec en moyenne trois semaines de « retard ». Si vous vous demandez où nous sommes en temps réel, n’hésitez pas à consulter la page « Où sommes-nous » de notre blog. Nous mettons à jour la carte google qui s’y trouve au fur et à mesure de nos déplacements.

Bonnes vacances à ceux qui en ont!
Philippe et Gabrielle

El Calafate

10.01 au 14.01.2022

2. L’Amérique du Sud – Argentine

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Cette fois-ci, c’est un tout petit trajet de bus (à peine trois heures… facile! 😜) qui nous emmène jusqu’à El Calafate, un peu plus au sud encore. Arrivés en ville, nous avons le plaisir de découvrir que notre hostal est très agréable et a été rénové il y a peu. Si la chambre est, comme souvent, petite, les pièces communes (salle à manger, cuisine et salon) sont très jolies et agréables. Cela nous permettra d’y prendre le petit-déjeuner chaque matin et d’y souper aussi à l’occasion.

Comme mentionné précédemment, c’est ici, à El Calafate, que nous retrouvons les Calvayrac. Leur hôtel étant très proche, nous nous rejoignons le jour même avec plaisir pour une petite sortie en bord de lac. La vue est belle et les enfants peuvent se défouler sur les places de jeux.

Nous enchaînons avec un bon petit burger dans un des nombreux restaurants de la ville et partons rejoindre nos logements respectifs avant la grande excursion prévue le lendemain.

Jeux de cartes avec la nièce du propriétaire / Le cochon domestiqué appartient à la maman de la fille.


Voici venu le grand jour! En effet, c’est aujourd’hui que nous partons visiter la star de la région, le glacier Perito Moreno. S’il est aussi célèbre c’est pour deux raisons: il est facile d’accès et de temps en temps, une partie du glacier se brise de manière très spectaculaire. Il fait partie des trois glaciers argentins qui avancent constamment (environ 2m par jour) ce qui fait qu’il rejoint la terre ferme au bout de quelques temps. Toutefois, cette liaison crée un barrage sur le lac Argentino et le niveau du lac supérieur monte gentiment. La pression sur le barrage augmente graduellement et à un certain moment, la pression du courant est assez forte pour commencer à entamer le barrage. Petit à petit ce dernier se creuse et un tunnel est formé. A partir de ce point, la dégradation est inéluctable et inarrêtable. L’eau coule alors à flots car le niveau du lac inférieur est beaucoup plus bas. Ce torrent creuse de plus en plus rapidement le barrage pour former un pont de glace entre le glacier et la terre ferme. A partir de ce moment-là, ce n’est qu’une question d’heures pour que le poids de la glace ne devienne trop important et que le pont se brise dans un vacarme assourdissant. C’est un événement imprévisible qui arrive à intervales très irréguliers, il faut donc avoir beaucoup de chance d’être dans les environs quand ce processus commence. Ce qui n’est pas notre cas, nous n’aurons ainsi pas l’honneur d’assister à cet incroyable événement en direct.
Une fois le pont brisé, le glacier se remet directement à avancer pour reformer un barrage, et cela sans fin. Malgré la taille du glacier et sa force, il n’arrive jamais à séparer le lac Argentino de manière définitive!

Une vidéo qui nous montre la fin de la rupture du pont de glace. Le son ne rend pas honneur au grondement fracassant que cela a dû engendrer car lors des petites ruptures auxquelles nous avons assisté, le bruit était très fort!

Après 45 minutes de trajet, nous apercevons le lac supérieur et le Perito Moreno au loin. Nous effectuons donc nos premières photos (aui seront suivies de dizaines d’autres! 😜 ) de ce géant de glace et de ses icebergs (dont seulement environ 10% émergent de l’eau, les 90% restant se trouvant sous l’eau).

Nous souhaitons prendre notre temps pour effectuer les parcours longeant le glacier à des hauteurs différentes et ensuite prendre un bateau pour observer le glacier de plus près et au niveau de l’eau. Notre chauffeur nous conseille de faire cette sortie du côté droit du glacier car le contraste avec le vert de la montagne et le glacier et la couleur de l’eau translucide y est plus beau. Les bateaux ne peuvent pas passer d’un côté à l’autre car le passage à l’emplacement du pont éphémère est très peu profond et étroit.
Malheureusement, en arrivant au port, le seul bateau où il reste de la place est à 15h et cela ne nous laissera pas le temps de vraiment profiter de notre promenade le long de ce géant de glace. Nous renonçons donc à cette croisière. Par contre, nous constatons que notre chauffeur avait raison, la vue sur la glacier est bien plus belle à droite qu’à gauche!

Nous commençons donc par emprunter le sentier inférieur, fait de jolies passerelles, qui nous emmène en bas du glacier. Ce dernier mesure 70m de haut et la vue de cette masse de glace est impressionnante!

Nous remontons ensuite pour découvrir le glacier depuis le haut. Il est difficile de trier toutes ces magnifiques photos, alors à vous de les faire défiler! 😉
Nous aurions pu passer des heures à admirer les diverses formes du glacier et ses couleurs. Les enfants nous ont quand même fait comprendre que deux heures et demi de contemplation leur étaient suffisantes! 😂 Tout au long de ces heures d’admiration béate et de déambulation le long des passerelles, nous sommes aussi à l’affut des bruits du glacier. Chacun de ses craquements (souvent impressionnants par leur puissance) peut annoncer un effondrement d’une partie du glacier dans l’eau du lac.

Nous avons pu assister à plusieurs effondrements de petites parties du glacier, certains plus impressionnants que d’autres. Voici une petite vidéo:

Nous effectuons le trajet du retour encore envoûtés par cette merveille de la nature.

Le soir, nous mangeons un dernier repas avec les Calvayrac avant un au-revoir qui devrait être le dernier car nous ne devrions pas nous recroiser avant nos retours respectifs en Europe.


Le jour suivant, nous profitons d’une journée tranquille au village pour effectuer des démarches afin d’acheter nos futurs billets d’avion pour la suite de notre périple en Argentine. Malheureusement, cela s’avérera beaucoup plus compliqué que prévu… Tout d’abord, panne d’électricité générale dans la ville! L’agence de la compagnie aérienne est toutefois ouverte et l’employée peut au moins nous parler. Mais, oh stupeur, l’entreprise a changé son réglement au 1er janvier, et il n’est plus possible d’acheter des billets en liquide! Nous avions pourtant pu payer en cash un billet d’avion à Bariloche et nous étions déjà en 2022! Mais rien n’y fait, l’employée ne change pas d’avis et elle n’a aucune solution à nous proposer. Cela ne nous arrange pas du tout car nous ne pouvons pas profiter du change blue dollars de Western Union si nous payons par carte… Cela va donc nous coûter le double! Nous essayons par de nombreux autres moyens de pouvoir payer en cash, mais nous n’arrivons pas à trouver de solution. Nous en arrivons même à envisager de demander à l’employé de l’hôtel s’il accepterait de payer avec sa carte de crédit et que nous le rembourserions en cash! Nous trouvons finalement une solution avec la mère d’une amie argentine de Genève, qui accepte très généreusement d’acheter les billets pour nous avec sa carte de crédit et d’attendre notre venue à Buenos Aires pour la rembourser en liquide. 24h de grand stress qui, grâce à elle, se terminent de manière positive, ouf! 😅
Notre deuxième mission du jour est de trouver un lieu pour payer en cash des ahrres à l’hôtel que nous avons réservé pour dans une semaine, à Puerto Madryn. Après plusieurs échanges avec les propriétaires, ils souhaitent que nous payions sur le compte en banque de l’hôtel au plus tard aujourd’hui. Il nous faut donc trouver un lieu pour pouvoir faire ce versement en cash… Nous avions déjà essayé cela au nord du pays et il nous avait été impossible de le faire dans un bancomat. Oh joie, il n’y a pas de succursale de leur banque ici, car peut-être aurions-nous pu le faire au guichet. Nous essayons plusieurs bancomats qui accepent le cash, mais sans succès! Nous pensons enfin avoir trouvé la solution avec Western Union, mais cela ne fonctionne pas, il nous faut aller dans un PagoFacil. Mais, là-bas, cela ne fonctionne pas non plus! A bout d’idée, nous expliquons la situation aux propriétaires par wattsap et ils finissent par être convaincus de notre honnêteté et sont prêts à nous faire confiance. Ils acceptent donc de nous réserver la chambre sans pré-paiement. Nous espérons que ce sera vraiment bien le cas, car les hôtels libres et à prix abordables sont des denrées rare en cette période de vacances!

Finalement, pas si reposante cette journée! 🤪


Pour ce troisième jour à El Calafate, nous avons organisé une journée dans une estancia (un ranch) avec sortie à cheval. Depuis notre arrivée en Argentine, nous sommes agréablement surpris de constater l’espace dont profitent le bétail et les chevaux, car ils vivent en semi-liberté dans des plaines qui s’étendent à perte de vue.
A El Mitre, l’estancia où nous nous rendons, c’est la même chose. Ils ont une grande quantité de chevaux en liberté sur leur immense domaine. Ils les rassemblent de temps en temps pour les soigner, les compter, constater les naissances, etc. Les chevaux que nous monterons « travailleront » aujourd’hui, mais ils seront remis en liberté demain et d’autres chevaux seront appelés à les remplacer pour les balades.

A notre arrivée, les filles sont tout de suite attirées par les animaux du ranch et surtout… un bébé guanaco! Il est très mignon et les filles surmontent rapidement leur appréhension pour s’en approcher. Il a été récueilli alors qu’il était âgé de quelques jours car il s’était coincé sur une barrière, sans que sa mère soit restée à ses côtés. Il est donc habitué aux humains et il se laisse volontiers approcher. Après quelques minutes d’apprivoisement, les filles acceptent de lui donner le biberon. C’est un vrai glouton, et il le finit en deux minutes!

Le guanaco nous suit durant notre visite et il semble vouloir jouer avec nous. En voici une petite vidéo:

Après avoir découvert les alentours du ranch, c’est l’heure de partir pour notre balade à cheval. Cette fois-ci, les chevaux sont moins hauts et, forts de notre expérience en Bolivie, le démarrage se fait rapidement. Il nous faut juste apprendre à diriger le cheval « à la gaucho », les brides tenues à une seule main, l’autre sur la selle, dans la poche ou sur la hanche.
Le vent souffle fort et le ciel est nuageux, mais nous partons avec enthousiasme découvrir les plaines de Patagonie.


La sortie dure deux heures durant lesquelles nous pouvons admirer les paysages et notre accompagnant nous explique l’histoire du domaine et son travail. Cette promenade est vraiment agréable car les chevaux n’ont pas été drilés pour se suivre, et il nous est facile de les diriger où nous voulons et donc de monter côte à côte ou d’emprunter un chemin de travers… Bon, de toute façon, il n’y a pas de chemin donc chacun fait comme il veut. Cela contribue au sentiment de liberté que nous ressentons au milieu de cette plaine immense.

Nous retournons ensuite au ranch vers 14h pour déguster un repas concocté par nos hôtes du jour: steak de boeuf de la ferme pour les carnivores de la famille et très bonne courge butternut farcie aux légumes pour Marine et Gabrielle.

Après près de huit heures au ranch, il est l’heure de repartir au village. Le retour se fait avec le neveu et la nièce du propriétaire. Par hasard, la discussion passe au sport et nous découvrons avec une grande surprise que la jeune fille joue au hockey sur gazon. Evoluant à un bon niveau, elle est même venue jouer en Allemagne il y a quelques années. Après avoir bien échangé autour de la pratique du hockey, ils nous déposent au Glaciorum, musée du glacier, où nous en apprenons plus sur la formation des glaciers et sur le parc national Los Glaciares, dont le Perito Moreno fait partie.
Nous apprendrons, entre autres, que la magnifique couleur bleue des glaciers est dûe aux propriétés de la lumière (petit rappel de nos cours de physique du collège): le spectre lumineux est composé de toutes les couleurs, mais le jaune et le rouge possèdent moins d’énergie que le bleu. Ainsi, quand le rouge et le jaune « s’arrêtent » à une certaine profondeur dans la glace, le bleu continue et lui donne ces teintes magnifiques.

Pour terminer cette journée bien remplie, nous retrouvons deux familles françaises au restaurant, avec qui Philippe avait noué contact par le groupe des « Francais en Argentine » sur Facebook (bon on n’est pas français, mais les Suisses sont acceptés 😂). Ces familles font également un tour du monde et nous partageons nos aventures respectives autour d’un bon repas.

C’est donc après une journée bien remplie que nous retournons à l’hôtel pour y passer notre dernière nuit à El Calafate avant notre vol vers Ushuaïa.

A tout bientôt, encore plus au sud…Oui oui, c’est possible!
Gabrielle et Philippe

El Chalten

07.01 au 10.01.2022

2. L’Amérique du Sud – Argentine

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Nous arrivons à El Chalten à 8h du matin, après une nuit de sommeil pas si mauvaise que ça. Nous allons d’abord manger un petit déjeuner car il est trop tôt pour que notre chambre soit prête. Après cet en-cas, nous traversons le village pour rejoindre notre hôtel. C’est un village renommé pour ses randonnées (on le présente régulièrement comme la Mecque du trekking en Argentine) et l’escalade du Fitz Roy, un sommet culminant à 3’405 m et qui a donné son nom à tout le massif.
Le village est 100% dédié à la randonnée et à la montagne. Malgré le fait qu’il soit donc peuplé à 80% de touristes, c’est un village chaleureux que nous apprécions. Les paysages nous font beaucoup penser aux Alpes.

Après avoir pris possession de notre chambre, nous partons prendre un lunch/goûter vers 14h30, sous la pluie. Après le repas, nous décidons de rester au chaud en attendant une embellie pour aller admirer la cascade Chorillo del Salto à 4km du village. La pluie change régulièrement d’intensité, mais elle ne semble pas vouloir s’arrêter… Après environ deux heures de jass (jeu de cartes suisse) au restaurant, nous décidons de profiter d’un semblant d’accalmie pour convaincre les filles de partir à la cascade 😜.

Le vent souffle très fort, mais c’est vaillamment que nous nous mettons en route. Nous devons traverser le village pour atteindre le début du sentier. Celui-ci est mal indiqué et nous prenons la route au lieu du sentier piéton… Après une quinzaine de minutes de marche, le vent forcit et la pluie se remet à tomber. On n’en mène pas large car il reste encore un bon bout de marche. Par chance, un mini-bus s’arrête à nos côtés et propose de nous emmener à la cascade. Nous acceptons avec joie! 🙃
Quelques minutes plus tard, le bus nous dépose au parking de la cascade et nous marchons encore 5 minutes pour l’atteindre. Malgré le temps médiocre, nous profitons d’une belle vue sur la chute d’eau.

Pour le retour, nous ne nous faisons pas avoir une seconde fois, nous prenons le sentier piéton. La pluie est intermittente, mais comme le chemin est plus sympa, l’heure de marche passe plutôt vite. L’humeur reste bonne, malgré la pluie, ce qui est l’essentiel 🤪.


Le lendemain, le soleil est revenu, et nous partons à 9h pour une randonnée de 19 km… qui s’avèreront en fait 23km car nous devons traverser tout le village depuis notre hôtel jusqu’au départ du sentier! Le but de cette randonnée est la Laguna Torre, un lac glaciaire.

Nous entamons la randonnée avec enthousiasme (le beau temps y est pour beaucoup… 😝), le magnifique sommet du Fitz Roy en arrière fond.

Sur la photo du milieu, la montagne en arrière-plan se nomme le Cerro Chalten, qui veut dire « montagne bleue » ou « montagne qui fume » en langue tehuelche, langue du peuple originel de la région. Ce nom fait référence aux nuages presque constamment accrochés au sommet et qui ont fait penser aux premiers colons que c’était un volcan.

En cette belle journée, nous avançons à un bon rythme, les filles sont motivées, et cela fait plaisir à voir! Les quatre mois d’exploration depuis notre départ les ont habituées à marcher 😎.

Les paysages sont magnifiques et la perspective de voir de vrais icebergs dans la lagune nous motive bien!
Nous arrivons bientôt au but et toutes les personnes que nous croisons sur le dernier tronçon sont emmitouflées dans leurs vestes, alors que nous avons plutôt bien chaud malgré le vent. Seraient-ils tous frileux? Le dernier kilomètre se fait en montée, au milieu d’un paysage très rocailleux…. Et c’est vrai qu’il commence à faire frisquet! A 100m de l’arrivée, le vent est vraiment fort et glacial. C’est à notre tour de rajouter quelques couches… Une fois arrivés à la lagune, nous faisons face à des bourrasques qui pourraient décorner un boeuf! Les filles (et nous) ont de la peine à ne pas perdre l’équilibre et à rester debout tant le vent est fort. C’est vraiment impressionnant!

Nous décidons de descendre au bord de la lagune, espérant que les rafales se feront moins fortes, afin de voir de plus près les icebergs qui se sont détachés du glacier et qui dérivent sur l’eau. La vision de ces petits blocs de glace est très belle et nous ravit mais, le vent restant fort, nous ne nous éternisons pas bien longtemps. Nous décidons même de quitter les abords de la lagune et de retourner en arrière afin de trouver un espace abrité pour pouvoir manger au calme.

Une fois nos estomacs remplis et nos corps réchauffés, nous entamons le retour au village et profitons encore des magnifiques paysages que nous offre ce trek. C’est avec beaucoup de fierté que nous rejoignons notre hôtel, 7h après en être parti. En effet, les filles ont suivi le rythme de manière impressionnante, sans se plaindre! 🤩


Le jour suivant, nous partons pour une randonnée qui nous permettra de rejoindre la Laguna Capri. Nous démarrons à nouveau à 9h et nous faisons les 3 premiers kilomètres seuls. Nous avons donc l’espoir de peut-être voir des huemuls (sorte de petits cerfs, emblématiques de la Patagonie). Mais comme nous nous arrêtons pour faire un arrêt crémage (le soleil tape fort) et que nous nous faisons rejoindre par d’autres randonneurs, nos espoirs s’envolent. La montée est raide, mais nous avons de jolies vues sur le village et la vallée.

Petit à petit, le Fitz Roy commence à pointer le bout du nez. Arrivés au premier point de vue, nous avons la chance de pouvoir admirer ce majestueux sommet avec un magnifique ciel bleu en toile de fond.

Nous repartons de plus belle, afin de nous approcher de ce géant. Après avoir marché trois heures depuis notre départ, c’est l’heure du pique-nique. Nous le mangeons au soleil devant un superbe décor. Si nous avons des vestes sur quelques photos c’est que le vent est de la partie et le soleil ne suffit pas toujours à nous réchauffer.

Si vous regardez bien tout à gauche, vous pouvez voir les pieds de Gabrielle….Qui fait une petite sieste! 😴 😎.

Le repas terminé, nous repartons sur le sentier. Nous arrivons rapidement à la croisée de deux chemins…aller à la Laguna Capri, à un petit kilomètre de là, ou continuer encore 10 km (aller-retour) pour rejoindre la Laguna de Los Tres. Nous hésitons à tenter d’aller jusqu’à la deuxième lagune, mais cela voudrait dire refaire une randonnée de 24 km aller-retour et le dernier kilomètre est réputé comme très pentu et difficile. Les filles ayant déjà très bien marché hier, nous ne voulons pas les dégoûter 🤪 et nous partons direction la Laguna Capri.
Cette lagune est magnifique: eau transparente et entourée de majestueuses montagnes.

Les filles profitent du lac pour inventer de multiples jeux et Philippe pour faire une petite sieste à son tour. Gabrielle, elle, en profite pour redescendre au village à son rythme et profiter d’un rare moment seule, qu’elle fait durer en dégusant un thé et une pâtisserie au calme dans un café. 😁 ☕️ 🍰.

Les filles et Philippe s’achètent des cerises en rentrant, fruits qui étonnament poussent dans la région, à Los Antiguos, un village qui profite d’un climat et d’un sol particulier, propices à sa culture. Un fruit bienvenu vu que ça fait un moment qu’on ne mange que des pommes et des bananes! L’extraordinaire variété des fruits d’Equateur et du Pérou nous manque! 😜

Boucles d’oreilles, rouge à lèvre et teinture de langue 😋


Le lendemain, c’est départ pour El Calafate pour découvrir une des merveilles d’Argentine, le glacier du Perito Moreno. 🤩

A tout bientôt, encore plus au sud!
Gabrielle et Philippe

La Cueva de las Manos

06.01 au 07.01.2022

2. L’Amérique du Sud – Argentine

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Après 12h de bus, nous arrivons en fin de journée au village de Perito Moreno… En fait, le terminal des bus est à l’extérieur du village, le long de la fameuse RN40 qui traverse l’Argentine du nord au sud et que nous suivons depuis Salta (nous continuerons d’ailleurs à la suivre jusqu’au bout). Notre logement est à 500m du terminal, mais nous devons longer la grande route et il n’y a rien d’aménagé pour les piétons, nous marchons donc le plus à l’écart possible de la route. Nous sommes agréablement surpris d’arriver à un portail avec quelques petits bungalows mitoyens. Ils sont joliment aménagés et nous nous installons rapidement. Il est toutefois déjà 21h et il est impossible de trouver un taxi de libre (le village est très petit et ils sont rares) pour nous amener en ville. Nous n’avons pas l’impression qu’il est aussi tard car il fait encore grand jour. Plus nous descendrons au sud, plus les jours seront longs! Nous finissons par manger dans la chambre ce qui nous reste du pique-nique de midi et nous nous couchons rapidement.


Le lendemain, nous partons à 8h avec un chauffeur et deux autres touristes argentines pour aller voir la Cueva de las Manos (la caverne des mains) et la Tierra de Colores.

La première étape de cette excusion est la Cueva de las Manos. (Attention, Gabrielle est tombée amoureuse du site, alors elle a pris plein de notes de ce que nous a expliqué la guide 🤪).
C’est une caverne habitée il y a plus de 12’000 ans et dont les habitants ont décoré les parois avec des empreintes de leurs mains ou avec des dessins d’animaux et autres éléments de leur quotidien. Elle a été découverte en 1941 par Alberto de Agostini, mais c’est seulement en 1978 que des scientifiques sont venus pour les étudier.
Les premiers habitants étaient des chasseurs-cueilleurs nomades et plus de 80 sites avec de telles peintures rupestres ont été trouvés le long du canyon de 150 km. Il semblerait que cette vallée ait été habitée pendant plus de 8’000 ans car on peut y voir des peintures datant de plusieurs époques différentes. Le carbone 14 et le « style » des dessins en sont les principaux indices. Le gouvernement n’ayant pas investi dans l’étude de ces lieux, seuls trois sites sont visitables, dont un sur un terrain privé (et donc la protection du site est financée par eux-mêmes).

Après deux heures de route (dont une majorité de piste), nous arrivons au site. L’entrée n’est possible qu’en groupe avec un guide. Nous nous joignons donc au prochain groupe qui part dans 30 minutes. En attendant, nous admirons la vallée désertique, sauf le long de la rivière, et nous visitons le mini centre d’information.

Cette vallée aurait été formée lors de la séparation du continent sud-américain avec le continent africain.

Après cette petite attente, nous partons avec la guide le long de passerelles longeant les parois.

Nous commençons par découvrir une grand grotte (ouverte sur l’extérieur) dont les murs à l’entrée sont littéralement couverts de peintures, c’est impressionnant! Certaines sont très bien conservées car le climat est très sec dans la région et elles se trouvent à l’abri des intempéries. Nous avons l’impression qu’elles ont été faites hier! 🤩

L’élément peint qui revient le plus souvent est l’empreinte de mains en négatif (seuls les contours sont visibles). La grande majorité sont celles de mains gauches car la main droite était utilisée pour peindre! Sur le bas des parois, les traces sont plus petites, sûrement parce que toute la famille y déposait son empreinte et que celles du bas ont été faites par des enfants. Plusieurs hypothèses existent pour expliquer la présence de toutes ces mains: cette grotte serait peut-être un lieu de rencontre, un lieu de cérémonie ou un lieu de passage fréquenté lors des migrations de ces populations nomades.


Différentes techniques ont été utilisées pour peindre ces mains:
– la peinture était déposée sur une peau d’animal puis tamponnée sur la paroi autour de la main,
– la peinture était déposée dans un os creux (d’oiseau). La personne soufflait ensuite dedans et la peinture était projetée sur la paroi,
– la peinture était mise dans la bouche et la personne la crachait.


La peinture était fabriquée à partir de minéraux collectés durant la migration. Ceux-ci étaient mélangés avec de la graisse, de l’eau, de l’urine ou du sang pour en faire des pigments. Les différentes couleurs sont apportées par l’oxydation des différents minéraux. On peut voir du rouge, du noir, du blanc, du vert et du violet.

Le deuxième élément qui revient très régulièrement sur les fresques est le guanaco. Cet animal était très important à cette époque car il fournissait beaucoup de matériaux indispensables aux Hommes: les os, la viande, la peau, les tondons, la graisse, etc.
Nous pouvons constater cette importance car ils sont représentés en beaucoup plus grands que les humains.
La technique utilisée à cette époque pour chasser les guanacos est représentée sur les peintures. Ils utilisaient des bolas: sorte de lasso à boules, il s’agit d’une arme de jet comprenant plusieurs « boules » de pierre réunies par des cordes. Il y avait une poignée pour lancer cette arme afin d’entourer les pattes du guanaco et l’immobiliser.

Les guanacos sont en noir / représentation de la technique de chasse.

Sur deux grands rochers devant la caverne, nous pouvons voir de grands animaux: ce sont des femelles guanacos et certaines sont enceintes (nous pouvons voir leur ventre bien rond). Elles auraient été peintes durant une deuxième période de fréquentation du lieu (7’300 à 3’300 avant J.C.). Sur cette fresque, nous pouvons observer des cercles blancs. Il s’agirait d’une représentation de la lune, lors de la période des accouchements des femelles.

Sur l’avant de la grotte, des restes d’animaux ont été découverts. Ces ossements dateraient du néolithique (début de la sédentarisation des êtres humains avec l’élevage et l’agriculture). Aucun squelette humain n’a été trouvé dans la grotte ou à ses abords, mais certains os humains ont été découverts sur la route de la migration.
Il a été établi que les Hommes vivaient de 30 à 35 ans en moyenne et qu’ils mesuraient entre 160 et 175 cm. D’après les ossements trouvés, la mortalité infantile était très élevée.

Voici un film d’une partie de la paroi de la grotte:

Nous continuons notre visite et nous arrivons à un deuxième lieu avec des peintures.

Sur la première photo, nous pouvons observer des lézards, animal qui faisait régulièrement partie du régime alimentaire des habitants de la région. Ils mesuraient entre 20 et 25 cm, mais là, ils sont peints en beaucoup plus grands.
Nous pouvons également voir sur ces photos qu’une nouvelle technique est utilisée pour faire les empreintes: le rocher était peint puis l’empreinte était appliquée selon les techniques mentionnées ci-dessus. Les empreintes de mains sont ainsi colorées.

Nous continuons notre visite un peu plus loin. Nous y découvrons des peintures qui ont été réalisées entre 3’300 et 1’300 av. J.C. Celles-ci sont plus abstraites, avec des formes géométriques et symboliques. Des peintures plus anciennes sont également visibles au même endroit, créant une superposition de styles et d’époques différentes.

Les cercles concentriques pourraient représenter le cycle de la vie ou le passage du temps (comme lorsqu’on coupe un tronc d’arbre). Les autres symboles restent un mystère.

Ce saut dans le passé a été une expérience incroyable! C’était émouvant de voir ces « messages » des premiers habitants de la région, il y a plus de 12’000 ans.

Après cette visite inoubliable, nous remontons en voiture pour aller voir une (autre) montagne colorée, la Tierra de Colores. Nous ne nous attendons pas à grand chose de différent des précédentes montagnes colorées, mais nous nous trompons! Les couleurs y sont frappantes: on y admire un dégradé qui va du rouge au jaune et la petite marche à l’intérieur des collines est magnifique. Nous montons également à un point de vue dominant le site, c’est très beau! Par contre, la pente pour redescendre est plutôt raide! 😉

Il est maintenant temps de retourner à Perito Moreno pour effectuer la deuxième partie du trajet jusqu’à El Chalten.

Cette journée qui ne devait être qu’une étape permettant de couper la route en deux s’avérera en fait un des lieux phares de notre séjour en Argentine!

A tout bientôt, encore plus au sud!
Gabrielle et Philippe

BONUS
Nous avons un petit jeu pour vous.
Observez ces deux photos et trouvez trois éléments qui sortent de l’ordinaire: deux sur la première photo et un sur la deuxième (pour celui-ci, relisez attentivement l’article si vous ne le trouvez pas). Nous attendons vos réponses, par email ou Whatsapp. 😊
Bonnes recherches! 🧐
Nous publierons publierons la réponse dans notre prochain article.

Bariloche

31.12.2021 au 05.01.2022

2. L’Amérique du Sud – Argentine

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Après une nuit peu reposante dans le bus, nous arrivons à Bariloche. Nous sommes agréablement supris par le lieu où nous allons dormir: un bungalow avec vue sur le lac! C’est grâce à Adrien (Calvayrac), qui a usé de beaucoup de patience pour trouver un lieu libre et qui pouvait accueillir deux famille, que nous pouvons profiter de ce joli logement! Un luxe inhabituel avec un budget également inhabituel 😉.
Quelques minutes après nous, les Calvayrac arrivent et découvrent leur bungalow, juste au dessus du nôtre. Petits et grands sont enchantés de se retrouver dans un nouveau pays! 😃

Malheureusement pour nous, la mauvaise météo nous a rattrapés et notre séjour sera très venteux et pluvieux (météo inhabituel pour cette période, paraît-il 🤪).
Gabrielle et Adrien se dévouent pour braver le terrible vent et aller acheter de quoi organiser un apéro dînatoire pour le réveillon. Nous avons pleins d’idées de recettes et nous partons avec une liste longue comme le bras…mais avec de forts doutes de trouver tous les ingrédients souhaités!
Arrivés au coeur de la ville, nous sillonnons les rues et nous découvrons avec horreur que tous les magasins ont fermé à 16 h pour le réveillon et il est 17h50! Comment allons-nous manger?? Après plus d’une heure de recherche, nous trouvons un petit tabac/épicerie ouvert, que nous dévalisons! Nous ajustons les recettes avec les produits disponibles. Les vendeurs sont amusés par nos achats et participent allègrement à notre recherche de produits de remplacement 😂 .

De retour aux bungalows, c’est avec entrain que nous nous mettons à cuisiner. Il faut à nouveau improviser avec les ustensiles disponibles. Cela donne lieu à de grands moments de cuisine et de fou-rires!

Une bouteille de vin comme rouleau à pâtisserie / Un godet pour médicament de 15ml pour mesurer 350ml d’eau / Du pain à hot dog pour faire des bruschettas / De la pâte à pizza sans levure

Le résultat est finalement plutôt chouette, nous sommes fiers de nous!

La soirée est joyeuse et pleine d’énergie! Les enfants jouent dans les chambres/regardent un film et les parents papotent. Entre tourdumondistes, les sujets de conversations tournent presque toujours autour du voyage, mais comme cela fait plus de deux mois que nous vivons ensemble des expériences incroyables à intervales réguliers, nous sommes également passés à des sujets plus divers 😉.
Malgré la fatigue de tous, suite à nos voyages en bus du jour (et de la nuit précédente), nous tenons jusqu’à minuit. Par contre, pas beaucoup plus que ça et tout le monde finit au lit, heureux d’aller se coucher!

Bonne Année 2022!


C’est le premier jour de l’année et nous nous réveillons gentiment. En regardant dehors, nous constatons que la mauvaise météo nous a suivis en 2022 ! Cette journée sera donc consacrée à l’organisation de la suite de nos séjours respectifs en Argentine!
Normalement, nous nous y prenons 3-4 jours avant pour décider de la prochaine étape, mais en réservant pour venir à Bariloche, nous avons pu constater que le mois de janvier est la haute saison en Argentine! En effet, ce sont les vacances d’été et en plus, cette année, le gouvernement argentin a mis en place une incitation au tourisme local: le pre-viaje. Avec ce système, les Argentins ne payent que 50% (!) de leurs frais de voyage: transport, logement, nourriture, achats, etc, le gouvernement prenant en charge l’autre moitié. C’est donc l’afflux de touristes locaux dans les lieux phares du pays! C’est une aubaine pour le secteur du tourisme, mais pas vraiment pour nous, tourdumondistes avec un budget limité 🤪 ! Nous avons d’ailleurs l’impression que certains hôtels profitent de cette aide gouvernementale pour augmenter les prix… 🤨 Si l’intention nous semble plutôt bonne, nous nous demandons comment l’Etat va pouvoir financer ces dépenses qui s’annoncent pharaoniques vu le nombre de gens en profitant, alors que la situation économique du pays est déjà plus que compliquée…

Pour ce début de journée tranquille de planification et d’organisation, nous avons permis aux enfants d’aller dans le bungalow des Calvayrac…nous espérons que tout s’y passe bien car pour finir cette organisation nous prend plusieurs heures! En effet, tout devient plus compliqué. Là où nous trouvions en dix minutes notre prochain hôtel et planifiions globalement la suite de notre périple, nous passons des heures à contacter par wattsapp ou mail les différents logements que nous trouvons, qui pour la plupart s’avèrent déjà pris. Nous devons éplucher aussi toutes les options de transport (dates, trajets, moyens de transport, etc.) afin de minimiser les coûts. Tout cela ajoute un stress considérable que nous n’avions pas encore vécu jusqu’ici. Pas très agréable… Heureusement, malgré le temps libre accordé aux enfants, nous les retrouvons sans casse, ni blessure 😜.
La pluie ayant diminué, nous décidons de braver le vent et de sortir manger des gaufres en ville. Chloé a repéré sur Instagram un lieu réputé pour cette gourmandise ainsi que ses chocolats. Heureusement qu’il y a cette motivation car sinon personne n’est vraiment enthousiaste pour sortir 😂.

Nous avons oublié de vous dire que la région de Bariloche est considérée comme une « petite Suisse ». En effet, de nombreux immigrés suisses sont arrivés ici à la fin du XIXe siècle.

Après 20 minutes de marche, nous voici arrivés à destination et nous dégustons avec gourmandise cette récompense bien méritée!


Le lendemain, afin de bien entamer cette nouvelle année, Gabrielle a préparé une tresse pour le petit déjeuner, encore de quoi nous rappeler la Suisse!

Ayant appris le soir d’avant que la sortie prévue pour aujourd’hui est reportée au jour suivant pour cause d’absence de chauffeur, nous décidons de braver le vent pour faire une petite randonnée au Cerro Campanario. Le soleil est revenu, cela aide à motiver les enfants qui pensaient pouvoir profiter de cette journée de découverte de la région bien installés dans un mini-bus 😅.

La montagne est à 30 minutes de bus (public) de la ville et nous nous rendons à l’arrêt le plus proche de notre hôtel. Après trois bus qui passent pleins à craquer, nous décidons de prendre un taxi (en fait deux, puisque nous sommes huit. Les Argentins sont moins enclins à accepter que les passagers s’entassent dans une même voiture! 🙃 ).
Nous arrivons au départ du lieu de randonnée et nous mangeons directement notre pique-nique car il est déjà 13h30… Les enfants remarquent qu’il y a un téléphérique pour atteindre le sommet de la montagne, mais heureusement Hugo et Kenzo sont motivés à monter à pied, ce qui suffit à convaincre les filles!

La montée est assez raide mais les enfants se motivent parmi: ramassage de bâtons, marche en équilibre sur des troncs, etc.

La vue depuis le sommet est très belle et nous permet de contempler quelques uns des magnifiques lacs de la région!

La jeune femme sur la photo s’appelle Savery, une jeune Indienne qui a fait la montée en notre compagnie.

Il ne fait pas très chaud là-haut, même pas 7° (pas tout à fait l’été que nous espérions avoir!).

Pour la descente, nous voyons sur maps.me qu’il y a une possibilité de faire un petit écart pour avoir une autre vue sur les alentours. Mais le chemin semble s’arrêter au bout d’un moment et nous devrons donc revenir sur nos pas…après quelques moments d’hésitations, nous nous lançons.
Après 30 minutes de descente, nous nous disons que nous allons rebrousser chemin car il va falloir remonter tout ce que nous avons déjà descendu! Gabrielle est toutefois motivée à continuer car « ça va sûrement déboucher sur une route ». Philippe est dubitatif « il va y avoir un ravin infranchissable, si le chemin s’arrête c’est bien pour une raison »…. Bref, nous décidons quand même de poursuivre.

Après une longue descente… Gabrielle a raison! (je ne peux m’empêcher de mentionner cette anecdote sur le blog bien sûr! 😇). Nous arrivons dans un lotissement de maisons… Bon, d’accord, nous avons dû passer par le jardin d’un sympathique Argentin avant d’y arriver! 😂

Pour rejoindre la grande route où passe le bus, nous traversons le lotissement et c’est avec joie que nous y découvrons des framboises sauvages! Ce genre de surprise est toujours bienvenue pour récompenser une bonne randonnée!

Bon ,c’est pas tout, il faut retourner à l’hôtel maintenant! Après avoir vu passer trois bus qui ne daignent même pas s’arrêter (ils sont plus que pleins et, à huit, les chauffeurs n’hésitent même pas)!
Nous décidons donc de faire du stop! Adrien, Gabrielle, Kenzo et Estelle sont motivés et se mettent au bord de la route pendant que les autres se « cachent » pour ne pas effrayer les éventuelles bonnes âmes! Nous avons l’impression d’être dans Pékin Express et nous gesticulons avec enthousiasme… Enchaînant les échecs, celui-ci retombe assez vite chez les enfants 😝! Après un long moment, une voiture s’arrête et quatre d’entre nous y montent. Le chauffeur avertit qu’il s’arrêtera avant notre hôtel, mais les quatre essayeront d’en trouver un autre pour la fin du voyage. Après un peu de tchatche avec le chauffeur, il propose de continuer jusqu’au bout. Vraiment comme dans Pékin Express! 😄

Gabrielle, Philippe, Marine et Hugo attendent donc une prochaine voiture. Mais, oh surprise, un bus s’arrête et nous pouvons y monter. Nous arriverons finalement presque en même temps que le premier groupe.

Pour nous remettre de cette journée bien remplie, nous nous faisons un petit apéro sur le balcon avec vue sur le lac.

Vous ne le voyez peut-être pas, mais le vent est toujours aussi fort (regardez les arbres) et nous avons vite froid.


Le jour suivant, nous partons pour la balade prévue le jour précédent: la route des sept lacs. Cette route est longue, plus de sept heures aller-retour, mais les paysages y seraient magnifiques. Nous avions prévu de louer une voiture pour la faire en deux-trois jours, mais même en nous y prenant une semaine avant, tout était déjà réservé!
Il fait malheureusement moche et nous partons sous la pluie. Celle-ci nous suit toute la journée et les paysages sont donc un peu monotones et gris.

Avant d’entamer le retour, nous faisons une pause dans un café avec de belles pâtisseries! « Une étape indispensable pour les Bernhard » diraient les Calvayrac… Il paraît que nous sommes gourmands et ne ratons pas une occasion de goûter aux douceurs 😇 😂…

En conclusion de cette sortie, nous sommes un peu déçus… Bien entendu, le temps n’a pas aidé à la rendre inoubliable, mais nous avons finalement fait beaucoup de kilomètres sans avoir réellement le temps de profiter de nous arrêter autant que nous le voulions et là où nous le désirions. Une excursion pareille sur un seul jour et avec chauffeur n’est pas idéale. Afin d’en profiter pleinement, il aurait véritablement fallu avoir notre propre voiture et plusieurs jours pour pouvoir l’apprécier!

Une fois rentrés, nous allons directement manger… Au restaurant suisse! Il est tenu par un homme âgé dont les parents étaient suisse-allemands. Il parle le dialecte de Bâle, mais nous revenons rapidement à l’espagnol! 😅
Nous y dégustons une fondue, avec des morceaux de pommes de terre frites! Elle n’est pas incroyable, mais un petit goût de chez nous fait du bien! En plus le temps s’y prête bien… 😝


Pour ce quatrième jour à Bariloche, nous repartons faire une nouvelle randonnée dans les environs. Le soleil est de la partie cette fois, mais le vent aussi!
Cette fois-ci, nous ne nous faisons pas avoir, et nous marchons jusqu’au centre ville pour pouvoir monter au départ du bus! Après une bonne heure de trajet, nous voici arrivés à destination: Llao Llao.

Les paysages ensoleillés sont magnifiques et nous marchons avec plaisir malgré le vent (il ne nous lâchera décidément pas!).

Nous arrivons maintenant au croisement de deux options possibles: monter au sommet (aller-retour) ou poursuivre la route. Le groupe se sépare en deux, Adrien et Gabrielle décidant de faire l’ascension.
Le groupe des motivés accélère le rythme pour monter et Philippe, Chloé et les enfants s’amusent en continuant sur le chemin.

La vue est magnifique, Adrien et Gabrielle ne regrettent pas d’y être montés.

Sur le retour, comme dans un jeu de pistes, c’est avec un grand sourire que nous découvrons les petits mots et les flèches laissés pour nous sur le sol par le premier groupe 😍.

Le soir venu, c’est le moment des aux-revoirs car les Calvayrac restent dans la région encore trois jours alors que nous descendons plus vers le sud. Mais cette fois-ci c’est moins difficile car nous savons que nous allons nous retrouver dans une dizaine de jours à El Calafate pour aller admirer ensemble le glacier du Perito Moreno!


Le lendemain, c’est le départ pour 12 heures de bus vers Perito Moreno, mais le village, pas le glacier! Cela ne doit être qu’une simple étape pour ne pas faire 24h de bus d’un coup, mais vous verrez que cela sera en fait un coup de coeur pour Gabrielle!

A bientôt pour la suite de nos aventures!
Gabrielle et Philippe

Mendoza

27.12 au 30.12.2021

2. L’Amérique du Sud – Argentine

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Après une nuit en bus, nous arrivons à Mendoza. Il y fait chaud et le ciel est bleu! Ca nous change de la pluie des jours précédents. ☺️
Nous avons loué un appartement juste à côté de la place centrale, la place de l’indépendance, et nous sommes contents d’y poser nos sacs. Nous allons pouvoir profiter de la cuisine pour rester tranquilles à l’appartement les soirs et même faire une tresse pour le petit déjeuner! 😋

Comme notre nuit a été courte (nous arrivons à dormir dans les bus, mais pas tant que ça 🤪), nous en faisons pas une grande expédition et partons découvrir le centre ville à pied. Nous décidons de nous diriger vers les quatres petites places qui entourent la place de l’indépendance et qui sont là pour rendre hommage aux fondateurs de la cité: la plaza España, la plaza Italia, la plaza Chile et la plaza San Martin. Ces parcs ont été réalisés lors de la reconstruction de la cité, détruite par un tremblement de terre le 20 mars 1861.

Nous commençons par la plaza España, très joliment décorée de faïences, du sol jusqu’aux monuments. Nous nous amusons à rechercher des pairs parmi toutes les images différentes…nous mettons d’ailleurs un bon moment à trouver le double de l’une d’entre elles!

La fresque représente la fondation de la ville par les Espagnols en 1561 et le monument représente la fraternité hispano-argentine.

Les places suivantes seront décevantes et nous ne faisons pas de photos. Nous découvrons tout de même sur internet la raison du nom de ces places:
Plaza Italia: la communauté italienne a grandement influencé la vie de la province de Cuyo de Mendoza. La pizza est d’ailleurs un des plats phares de la ville! 🍕
Plaza Chile: le Chili a énormément aidé la ville de Mendoza touchée par le grave tremblement de terre de 1861.
Plaza San Martin: cette place est nomée en l’honneur du Général San Martin, qui a conduit plusieurs pays d’Amérique latine à l’indépendance envers l’Espagne. Presque toutes les villes de tous les pays que nous avons déjà traversés ont une place ou rue San Martin! Avec Simón Bolívar, Antonio Jose de Sucre et Bernardo O’Higgins, il est l’un des héros des indépendances sud-américaines.

Après cette balade fort instructive sur l’histoire de la ville, nous rentrons à notre appartement où les filles nous préparent un apéro que nous dégustons devant un film de notre jeunesse, E.T. ! 🍻🧃🥨🍅🎞🥰

Une bonne conclusion à cette journée!


Le lendemain, nous décidons de visiter le reste de la ville en mode flémards: nous prenons un bus touristique qui sillonne la cité en faisant des courtes pauses à deux endroits marquants: l’église de San Francisco et le parc General San Martin.
L’église San Francisco fut construite au XVIIe siècle par les Jésuites venus évangéliser les Amérindiens. Ce sanctuaire fut ensuite repris par les Franciscains après l’expulsion des Jésuites du continent car la couronne d’Espagne voyait d’un mauvais oeil l’autonomie et le pouvoir acquis par eux en Amérique du Sud. Ce bâtiment est le seul vestige du tremblement de terre de 1861 et ces ruines ont été partiellement rénovées.

@https://tripin.travel/ruinas-san-francisco-mendoza/

Le parc General San Martin, un vrai paradis de verdure de 307 hectares. Nous avons l’impression d’être à Central Park (les palmiers en plus…🤪)!

Le monument est dédié à l’indépendance du pays / La fontaine représente les quatres continents (l’Océanie n’était alors pas encore considérée comme un continent / Le portail en fer forgé a été acheté à Paris.


Nous passons notre deuxième jour dans le parc thermal de Cacheuta, à une quarantaine de minutes de la ville. Depuis la veille, nous sommes tous les quatre victimes d’une dysentrie carabinée et cette visite en sera impactée. En effet, en arrivant au parc, où il fait une chaleur implacable, Marine s’évanouit, tombe en arrière et se tape fortement la tête sur le sol 😱 . Elle perd connaissance quelques dixièmes de secondes, suffisant pour qu’elle se réveille terrorisée, ne comprenant pas ce qui lui est arrivé. Notre stupeur passée (nous étions prêts à gronder les filles en pensant qu’elles s’étaient battues, provoquant la chute de Marine 😅), une surveillante nous amène à l’infirmerie. Après cinq minutes d’attente (qui nous parraissent interminables), l’infirmière arrive et prend soin de Marine. Résultat: une déshydratation avec chute de tension et heureusement pas de soupçon de commotion. Elle reste tout de même en observation pendant près d’une heure.
Estelle est bien remuée, mais elle accepte finalement de se séparer de Marine et d’aller profiter du parc avec Gabrielle. Ce parc est vraiment chouette avec des bassins d’eau chaude et d’autres d’eau froide. Il y a même des toboggans et une rivière à courant.
Marine n’en profitera malheureusement pas car elle est encore un peu faible et elle a peur de s’évouir à nouveau. Bien perturbés par cette mésaventure, nous en oublions de faire quelques photos souvenirs de ce sympathique lieu de détente.


Pour conclure notre séjour à Mendoza, nous allons visiter une bodega. C’est un lieu de fabrication et dégustation de vins de la région. Il y en a des centaines, Mendoza étant la région principale pour la production des vins argentins. Notre choix se porte sur Alta Vista, suivant les conseils d’un ami argentin. Nous commençons par une visite de la fabrique:

Puis, nous passons à la dégustation de leurs vins avec une belle assiette de picadas. Estelle souhaite tester, elle y trempe les lèvres, mais ce n’est pas à son goût. 🤪

Ce moment est suivi par l’inévitable passage dans la boutique du domaine et un moment de détente dans le jardin.

Après cette visite, nous nous rendons directement au terminal pour prendre le bus pour Bariloche où nous allons fêter le nouvel an avec les Calvayrac (la famille avec qui nous avons tissé une belle amitié depuis le Pérou). Nous y emmenons d’ailleurs trois bouteilles du domaine à déguster avec eux.

Nous ne pouvons nous empêcher de faire une photo du café où nous prenons un rapide souper avant d’entamer nos 19 heures de bus. Pour ceux qui ne sont pas des fans de hockey sur gazon genevois, ces sont les meilleures ennemis de Servette, club où joue Philippe et Marine. 😂

A bientôt pour passer en 2022!
Gabrielle et Philippe

Les Incas

Par Marine et Estelle Bernhard

Durant la traversée de l’Equateur, du Pérou, de la Bolivie et de l’Argentine, nous avons appris énormément de choses sur la culture pré-colombienne de ces pays et notamment sur la dernière grande civilisation avant l’arrivée des Espagnols: les Incas.
Les filles ont travaillé ensemble pour vous faire un résumé de ce qu’elles ont retenu:

La vie des Incas

Nous appelons les gens du peuple inca « les Incas », mais en fait il n’y avait qu’un seul Inca et c’était le chef. Les personnes du peuple s’appellent les Quechuas.
Leur empire a duré 100 ans de 1’450 à 1’550 après J.C. Avant ils avaient un plus petit territoire.

La religion des Incas

Leurs dieux étaient Inti (le soleil), Pachamama (la terre), Mama Quilla (la lune) et Mama Cocha (la mer), il y en a sûrement plus mais on ne se souvient plus.

Les animaux sacrés des Incas sont le puma, le condor, le serpent et le lama. Le puma représente le monde du milieu, le condor représente le monde du haut et le serpent le monde du dessous. Le lama était sacré car il les nourrissait, les habillait et transportait leur matériel. On le sacrifiait pour les dieux.

****

Les Incas faisaient des sacrifices d’enfants ou d’animaux pour apaiser les dieux lorsque quelque chose se passait mal : tremblements de terre, ouragans, etc. Comme Juanita, une enfant entre 12 et 14 ans, qui a été sacrifiée pour El Nino (voir l’article sur Arequipa).

Le tumi est le couteau sacrificiel inca utilisé pour tuer les animaux.

Les constructions incas

Les Incas ont construit des temples comme celui du soleil et de l’eau et pour d’autres divinités. Les pierres étaient très serrées et emboitées parfaitement, rien ne les collait ensemble. Elles étaient immenses.

Alimentation

Ils mangeaient énormément de patates, de différentes sortes et de couleurs variées. Ils mangeaient aussi beaucoup de maïs.

Les boucles nord et sud de Salta

20.12 au 26.12.2021

2. L’Amérique du Sud – Argentine

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Il est maintenant temps de quitter Salta pour faire un road trip de 6 jours dans la région. Nous louons une voiture et c’est parti! Quel sentiment de liberté après avoir été dépendants des horaires et trajets de bus ces 3 derniers mois!
Pour commencer, nous partons faire « la boucle nord » en rouge sur la carte.

Au moment du départ, la route devant notre hôtel est barrée par une manifestation. Ce sont des citoyens argentins qui descendent dans la rue pour protester contre le remboursement de la dette du pays au FMI. Depuis la grave crise économique qui a touché le pays en 2001, le FMI est très mal vu. En 2018, l’Argentine a à nouveau emprunté près de 45 milliards de dollars et elle est depuis confrontée à des échéances de remboursement impossibles à tenir. Le pays vit donc dans une crise économique permanente depuis de nombreuses années. Si le phénomène du Blue dollar est une aubaine pour nous, touristes étrangers, il vient surtout souligner la terrible crise de confiance du monde économique international envers le pesos argentin. Il ne faut pas oublier que derrière ces conflits, c’est la population qui trinque, voyant son salaire stagner alors que les prix augmentent quasiment chaque mois!!! Nous apprenons que le pays est confronté à une vague d’émigration de sa jeunesse qui ne voit pas d’avenir pour elle en restant ici. C’est triste… 😢

Une fois la route libérée, nous entamons notre périple vers le nord. Plus nous montons, plus les paysages, les villages et les locaux ressemblent à ce que nous avons pu voir en Bolivie. Notre premier arrêt se fait à Purmamarca, un village aux abords d’une colline colorée.

Empanadas (chaussons principalement à la viande ou au fromage) et humitas (purée de maïs), plats que nous apprécions tout particulièrement.


Le lendemain, nous partons faire une petite randonnée de deux heures pour faire le tour du Cerro de Los Siete Colores… bon après avoir vu Palcoyo (voir notre article d’Arequipa au Pérou) les couleurs nous impressionnent moins (ca fait bizarre de commencer à être blasés, ça fait presque peur! 😱), mais cela est aussi dû au fait que le temps est couvert et les couleurs sont donc plus ternes. C’est tout de même très beau de voir le mélange des couleurs dans le paysage, la terre rouge, les buisson verts, le sable gris. Nous terminons la marche par l’escalade de la colline d’en face pour avoir une vue suplombant le village et la colline aux couleurs. La vue est superbe! Le chemin escarpé qui y mène est fait de débris de roches colorées, c’est très joli! Les parois s’effritent très facilement et il faut faire attention lorsque le sentier devient étroit car le flanc est à pic.

Il est temps de reprendre la route et de monter plus au nord, en direction de Humahuaca. Sur la route, nous passons devant « la palette du peintre », une autre montagne colorée grâce aux minéraux qui s’y trouvent.

Nous effectuons un deuxième arrêt sur la route qui traverse un point géographique important: le tropique du capricorne. Après l’équateur, voici une autre occasion de faire un peu de géographie avec les filles, en leur exliquant de manière simplifiée le concept de latitude. Par contre, nous abandonnons vite l’idée de nous lancer dans l’explication de ce que représente ce tropique par rapport au solstice d’été…un peu difficile de simplifier ce concept, déjà pas simple à comprendre pour nous! 🤦🏼‍♂️🤦🏼‍♀️

Après deux heures de conduite, nous voici à Humahuaca, joli village du nord. Nous y retrouvons les vendeuses d’articles de tissus colorés, typiques des régions plus au nord.


Pour le jour suivant, nous avons dû changer nos plans car la météo est pluvieuse (ce temps nous suivra d’ailleurs pour encore plusieurs semaines…bien que ce soit l’été 😔). Nous profitons d’une météo matinale clémente pour aller faire une randonnée dans la « Quebrada de las Señoritas ». Ce lieu est appelé ainsi car quelques fiancées de l’Inca seraient venues à cet endroit afin de fuire les Espagnols, emmenant avec elles de l’or qui leur était destiné. Elles se seraient transformées en pierre dans le canyon. Nous ne les avons pas trouvées! 🧐

Philippe s’est fait « cactusifier » 😂

Une bonne surprise nous attend à la fin du chemin (c’est un aller-retour) : un canyon très rouge et mystérieux, creusé par une rivière désormais à sec. Nous l’explorons donc avec enthousiasme.

Après cette marche, nous partons pour voir la montagne aux 14 couleurs (un petit air de déjà vu) depuis le mirador del Hornocal, à 4350m d’altitude. En chemin, la pluie est assez forte et nous commençons à craindre une mauvaise surprise au bout de cette route sinueuse…et cela ne manque pas, la vue est bouchée! Il est impossible de voir la montagne.
Philippe est persuadé que notre chance va tourner et nous patientons près d’une heure (dans la voiture ou, dans le froid et le vent, au point de vue). Sa patience n’aura pas été vaine, car le brouillard et les nuages finissent pas s’écarter un peu pour laisser la montagne apparaître!

C’est magnifique et l’attente aura valu le coup!

Il nous faut maintenant décider où nous allons dormir ce soir! Nous devrions continuer notre route le lendemain, direction las Salinas Grandes et le projet est de faire la boucle par une route en terre qui passe par de jolis paysages. Mais au vu des pluies tombées ces derniers jours, il ne nous sera pas possible de prendre la route en terre. Il nous faut donc revenir en arrière jusqu’à Purmamarca pour pouvoir rejoindre les salines demain. On hésite à louper cette étape car la partie qui rejoint Salinas Grandes à San Antonio de los Cobres est également trop boueuse et difficilement carrossable sans 4×4 et aucun signal ne permettrait de téléphoner en cas d’embourbement. Cela signifie donc un aller-retour sur la même route.
Nous finissons par décider de garder notre programme initial et d’aller voir les salines malgré les kilomètres de route. En espérant qu’il y ait du soleil demain pour admirer ce désert de sel.

Dans notre hôtel du soir, nous sommes accueillis par la mascotte de l’hôtel… une tortue. Elle se promène dans l’hôtel à sa guise et les employés en prennent soin durant leur shift.
La récéptionniste du jour a également un chiot et, tenez-vous bien, Philippe s’entiche de cette petite bête! Serait-il en train de s’habituer au fait que nous devrions adopter un chaton à notre retour…? 😉


Après une bonne nuit de sommeil, il est temps de se lever. Nous constatons rapidement que ce sera à nouveau une journée bien pluvieuse… on aurait peut-être mieux fait d’aller voir autre chose! Mais qui sait, le soleil va peut-être faire son apparition. C’est important d’être optimiste 🤪.
Bon bein, c’est raté! Nous constatons en arrivant qu’il est impossible de conduire sur le désert de sel et il fait vraiment froid. Bref, nous faisons deux-trois photos et nous repartons en arrière, un peu dépités. A relever aussi qu’après les merveilles d’Uyuni, ce désert de sel nous parait bien moins impressionnant.

Ce quatrième jour de road trip est constitué de beaucoup de voiture car nous repassons par Salta afin d’entamer la boucle sud (en noir sur la carte), ne pouvant pas emprunter la piste en raison des conditions météorologiques.

Nous faisons une halte d’une nuit à Coronel Moldes. Nous sommes enchantés d’arriver à la maison d’hôte choisie, qui est une très belle surprise! C’est une maison juchée sur une colline avec une vue magnifique sur les alentours et au bord d’une rivière. C’est grâce au fait d’avoir une voiture que nous pouvons nous éloigner des villes et villages et nous loger dans des lieux aussi paisibles. Il y a mêmes cinq chevaux et un poulain au pré que les filles s’empressent d’aller saluer.

Pour le soir, sur conseil de notre hôte, nous partons vers le lac Cabra Corral afin d’y trouver un restaurant pour manger. Les kilomètres s’enchaînent et toujours pas de restaurant en vue ni grand chose d’autre d’ailleurs, tout semble abandonné ou fermé. Nous commençons un peu à nous inquiéter car nos estomacs crient famine. La route est un peu perdue et nous avons vraiment l’impression de rouler au milieu de nulle part. Nous décidons que si nous ne trouvons toujours rien d’ici 5 minutes, nous retournerons au village de Coronel Moldes pour y acheter deux-trois trucs à grignoter dans la chambre pour au moins ne pas nous coucher le ventre vide.
Juste avant de perdre tout espoir, nous arrivons à un hôtel qui semble ouvert et qui a un restaurant. Miracle, nous pouvons y manger!
Ce lieu sera une belle suprise car il a une très jolie vue sur le lac et nous pouvons assister à une jolie tombée de nuit (le coucher du soleil avait déjà eu lieu). Les plats s’avèrent très bons, tout particulièrement le poisson du lac.

Après avoir bien mangé, nous repartons à la maison d’hôte. Nous y sommes acueillis par les deux chiens de la propriétaire. Ils ont dû oublier qui nous sommes car ils s’élancent vers nous, en aboyant furieusement et en grognant. Les filles sont terrorisées et nous ne sommes pas rassurés car ils avaient déjà sauté sur Gabrielle à notre arrivée. Heureusement, la propriétaire arrive assez rapidement et elle les prend avec elle en disant « ne vous en faites pas, ils sont gentils »… 🤔
Nous rentrons un peu secoués dans notre chambre. Au milieu de la pièce on trouve un caca… Un peu énervé de penser que le petit chien de la propriétaire s’est introduit dans notre chambre, Gabrielle va jeter le caca et lorsqu’elle se penche vers la poubelle, quelque chose jaillit. Après un bref hurlement, elle se rend compte que c’est un crapaud et pas un petit, il est énorme! On a trouvé le responsable du petit cadeau… Gabrielle va chercher à nouveau la propriétaire et l’informe de l’intrus. Gabrielle lui demande un seau pour l’attraper mais elle lui répond qu’elle a l’habitude (la maison est au bord d’une rivière, rappelez-vous) et qu’elle va venir le prendre à la main. Elle semble un peu dubitative du genre « encore un petit animal dont ils ont peur ». En arrivant dans la salle de bain, elle change de tête…ah oui, il est plus gros qu’elle le pensait! Elle va donc quand même chercher un seau.
Une fois le crapaud sorti, les filles acceptent de rentrer dans la salle de bain pour se laver les dents avant d’aller se coucher. Au moment d’éteindre la lumière, Marine s’exclame « il y a un papillon »! Nous sommes un peu las de ces frayeurs animales et nous ne pouvons nous empêcher de dire aux filles que « c’est bon, c’est qu’un papillon, arrêtez vos histoires! ». En fait nous avons tort car en rallumant la lumière, nous nous apercevons qu’il doit faire un bon 20 cm de diamètre (ailes ouvertes)! Les filles refusent de dormir avec ce papillon qui pourrait venir vers elle… bon c’est vrai qu’aucun de nous n’aimerait avoir ce géant sur le visage en dormant! C’est donc avec une grande bravoure que Gabrielle prend la raclette de la salle de bain (une sorte de grand balais pour racler le sol, comme la petite raclette pour enlever l’eau des tableaux noirs, mais en plus grand) et elle aide le papillon à rejoindre son habitat naturel.

Après toutes ces aventures, nous nous endormons enfin!


C’est le 24 décembre! Nous avons beaucoup de peine à nous en rendre compte, n’ayant pas eu d’automne ni tous les préliminaires habituels pour ces fêtes de fin d’année! De plus, depuis notre arrivée en Argentine, les décorations de Noël se sont faites beaucoup plus rares comparé à ce que nous avions pu admirer en Bolivie. Après un petit déjeuner sur la terrasse face à un magnifique paysage verdoyant, les filles et Gabrielle retournent voir les chevaux et leur donner les carottes et laitues achetées exprès hier pour eux, après l’accord de la propriétaire de la maison d’hôte bien sûr. Les chevaux sont très enthousiastes et certains ont de la peine à se faire une place pour accéder aux friandises. Ces élans musclés ne plaisent pas toujours aux filles, surtout lorsque nous sommes à l’intérieur du pré! C’est grand un cheval et leurs chicaneries sont impressionnantes lorsqu’on est au milieu! Sur la fin, le propriétaire des chevaux vient pour les emmener à la rivière. Une fois passé la barrière de la propriété, il les laisse librement aller où ils veulent le long du chemin ou de la rivière. Il nous dit qu’il ne « surveille » que la cheffe du groupe car les autres ne s’en éloignent pas trop. C’est beau de voir ces chevaux jouir d’une liberté sans entraves. D’ailleurs, en Argentine, les chevaux ont la chance de vivre en semi-liberté. Il est très rare qu’on en voie un attaché et ils sont rarement dans un enclos. La plupart sont dans des ranchs avec des terrains immenses et vivent à leur guise.

Après cette matinée au milieu de la nature, nous repartons avec enthousiasme sur la route en direction de Cachi car nous avons réservé un hôtel avec piscine, plus luxueux que d’habitude, un petit cadeau de Noël familial. Nous espérons que la pluie ne va pas tout gâcher…

Sur la route, nous passons par le parc national de Los Cardones avec des cactus à perte de vue. Certains sont en fleur, c’est très beau! (Pour les amateurs du marsupilami, ces cactus en fleur nous font penser à l’album « Le pollen du Monte Urticando »).

Sur ce tronçon, nous passons par la « recta de Tin Tin », une portion de route absolument toute droite et nous pouvons apercevoir nos premiers guanacos. Les guanacos font partie d’une autre espèce de camelidés et ils sont donc des cousins des lamas. Ils leur ressemblent beaucoup, mais ils ont la tête beaucoup plus foncée et ils ne sont pas domestiqués. C’est chouette de pouvoir voir cette espèce, la seule qui manquait à l’appel de cette famille (lama, alpagua, vigogne et guanaco).

Après trois heures de route, parfois sous la pluie, nous arrivons à Cachi et à notre hôtel! Ouf, le soleil est de la partie et nous pouvons profiter de la piscine avant que les nuages et la pluie n’arrivent.

Un réveillon de Noël très différent!

Le soir nous avons réservé dans un restaurant haut de gamme et nous passons une très bonne soirée accompagnée d’un très bon repas!


C’est Noël et par chance le Père Noël est passé, même si nous n’avons pas d’adresse fixe cette année!

Il est sympa, il n’a apporté que des cadeaux qui peuvent entrer dans nos sacs à dos 😉

Nous ne nous attardons pas trop à l’hôtel car il pleut et il fait trop froid pour profiter de la piscine.
Nous prenons la route pour passer notre dernière nuit du road trip à Cafayate. Cette fois-ci, nous pouvons passer par la route en terre…en espérant que la route sera praticable! 🤞🏻

La route n’est pas en super état et nous ne dépassons pas les 30 km/h. Cela fait toutefois plaisir de pouvoir rouler sur des routes plus « bucoliques ». Il pleut pas mal et la route commence à être inondée par endroit. Nous devons passer certaines rivières qui ont bien gonflé avec les pluies des derniers jours et celles qui tombent maintenant. Les deux premiers passage de rivière se passent bien. Cela fait plus de deux heures que nous roulons et nous n’avons croisé que deux voitures. Nous décidons de faire une pause dans un village pour manger, mais le village est désert et tous les restaurants sont fermés…eh oui, c’est Noël! Il pleut des trombes d’eau et Philippe se dévoue pour aller chercher des chips au seul kiosque ouvert! Un repas de Noël des plus frugal 🤪 !

Nous reprenons vaillament la route et après environ une heure, nous voyons une file de voitures à l’arrêt… la route est coupée par la rivière en crue! Certains sont là depuis midi (il est 15h) à attendre que la rivière veuille bien baisser… Chouette activité de Noël 😔 ! Nous avons déjà fait plus de trois heures de route et nous ne nous voyons pas faire demi-tour pour rejoindre Cachi et ensuite devoir encore faire toute la route pour repasser par Colonel Moldes et prendre la route plus au sud! En plus, les deux rivières précédentes doivent également avoir gonflé et nous ne sommes même pas sûrs de passer! On patiente donc en espérant pouvoir traverser dans peu de temps. Il arrête de pleuvoir et nous sortons observer le travail de la pelle mécanique arrivée en renfort pour désembourber une voiture 4×4 qui a tenté de traverser, la rivière ayant bien décru. Après maints essais, la voiture peut passer. La pelle mécanique se met ensuite au travail pour applatir l’entrée et la sortie de la rivière car cette dernière a énormément creusé la berge et c’est un vrai mur à franchir pour passer de l’autre côté.

A midi, la rivière allait de la terre mouillée aux voitures que l’on peut voir dans le fond. Elle a donc déjà bien décru à notre arrivée!

Petit à petit, des locaux tentent la traversée. La première s’embourbe et la pelle mécanique vient à sa rescousse. Une deuxième passe du premier coup, une troisième, une quatrième… bon, nous décidons de nous lancer! Qui va être le.la conducteur.trice 😬 ? C’est Gabrielle qui se lance, elle a plus d’expérience! La descente dans le lit de la rivière se passe bien, mais il faut maintenant réussir à remonter de l’autre côté dans la boue…sans 4×4! Après avoir écouté avec grande attention les conseils d’un Argentin qui semble habitué à ces situations, nous nous lançons! Nous passons de justesse de l’autre côté, non sans avoir bien patiné! 🥳
Nous avons eu de la chance car le soir à Cafayate nous croisons un couple qui était également coincé et qui est passé juste après nous: ils se sont embourbés et ils ont dû attendre l’arrivée d’une plus grosse pelle mécanique pour les aider à sortir de là 😱.

A Cafayate, nous voyons à nouveau l’alphabet manuel de la langue des signes argentine. Il semble que la langue des signes soit bien plus visible en Amérique du Sud car ces fresques sont courantes dans les villages que nous visitons depuis notre arrivée en septembre.

Je pense bien à toute l’équipe du Centre pour Enfants Sourds et Malendants de Montbrillant (nommé CCS, Centre de Compétences en Surdité, à présent) où j’ai travaillé pendant 10 ans.


Et voilà, nous entamons notre dernière matinée de road trip car nous devons rendre la voiture à midi et prendre un bus de nuit pour Mendoza à 19h.

Sur le retour, nous prenons tout de même le temps de visiter deux trois points de vue: la ventana, l’anfiteatro et la garganta del diablo.

Si vous ne voyez pas les filles, c’est normal! Elles sont restées dans la voiture 🤦🏼‍♀️🤦🏼‍♂️

Après avoir rendu la voiture, nous prenons un dîner et faisons quelques courses pour le trajet. Celui-ci s’avère long, ce sont environ 20h de bus qui nous attendent.
En chemin, Gabrielle peut vérifier que Jésus est bien arrivé à Noël:

16 décembre / 26 décembre 😉

A bientôt!
Gabrielle et Philippe

Salta

15.12 au 20.12.2021

2. L’Amérique du Sud – Argentine

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Nous voici en Argentine!

Notre arrivée à Salta nous dépayse complètement! Nous pensions continuer sur notre lancée de paysages et cultures andines alors que tout est vraiment différent ici. Nous avons l’impression d’avoir changé de continent, tellement cela ressemble à l’Europe: la couleur de peau et les traits de la population, les magasins, l’organisation, la propreté, etc. Pour la première fois, on ne détonne presque pas avec nos peaux (très) blanches et les cheveux très blonds des filles, c’est même agréable de se fondre un peu dans la masse. 🤪
Bon, les cheveux de Marine, spécialement clairs, lui vaudront quand même encore plusieurs fois des exclamations d’admiration de la part de personnes âgées. 😉 Cependant, beaucoup moins souvent que dans les précédents pays, où cela arrivait tous les jours!

Nos 4 premiers jours en Argentine se passent à Salta. Nous profitons des températures très agréables pour découvrir la ville.

Journée tranquille pour se remettre du voyage des jours précédents.

En allant chercher nos premiers pesos argentins, nous nous rendons vite compte que nos porte-monnaies seront bien remplis! Le pesos argentin a subi une inflation impressionnante depuis quelques années et il ne vaut plus grand chose! Malheureusement, les prix ont suivi l’inflation alors que les salaires, eux, stagnent, ce qui rend la vie quotidienne difficile pour bien des Argentins.
En préparant notre séjour en Argentine, nous avions lu sur plusieurs blogs qu’il existe le change « blue » chez Western Union. Ce change « blue » permet de recevoir le double de pesos en cash que le change officiel. Nous étions sceptiques mais après discussion avec d’autres voyageurs qui sont déjà passés par l’Argentine, ce change nous est confirmé. Heureusement pour notre budget, cela fonctionne très bien!

2000 Euros changés en pesos… Une impression d’avoir braqué la banque!

En nous promenant le premier jour, nous tombons sur une campagne de vaccination qui utilise le vaccin de Pfizer. Nous nous empressons de leur demander s’il nous est possible de faire le booster en tant que touristes… et par chance, c’est faisable. Nous reviendrons donc demain!


Le lendemain c’est avec notre carnet de vaccination que nous retournons bravement au stand. En 2 minutes, Philippe et Gabrielle sont vaccinés!
Les enfants peuvent également se faire vacciner, mais après discussion avec Diego et Philippe2, médecins à Genève, nous décidons de ne pas le faire. En effet, ce n’est pas (encore) vraiment nécessaire et, surtout, ils n’ont que la dose complète et non la mini-dose enfant 😱. Cela va sans dire que les filles sont extrêmement soulagées! 🤪

Notre première sortie nous guide vers le téléphérique afin de monter au sommet de la colline qui domine la ville.


Le jour suivant, c’est journée surprise pour les filles! Nous avons organisé une journée festive, offerte par leurs oncles et tantes vdH pour la Saint-Nicolas (par tradition, dans la famille de Gabrielle, les cadeaux sont offerts à la Saint-Nicolas et non à Noël).
C’est avec deux filles impatientes de découvrir ce que cette journée leur réserve que nous quittons l’hôtel! 🥳

Après 20 minutes de marche et 45 minutes de bus, nous voici arrivés à notre première destination: un accrobranche! Il a été construit tout récemment en s’inspirant de…la Suisse! En effet, celui qui a créé ce concept, assez récent en Argentine, est Suisse. Contrairement à l’Europe, cet accrobranche ne se trouve pas dans une forêt, mais tout les parcours font partie d’une structure artificielle.
Marine est enchantée et elle enfile rapidement son baudrier pour partir à l’assaut des parcours. Il faudra de la persuasion et beaucoup de temps à Estelle pour s’élancer à son tour.
Les filles s’amusent comme des folles pendant plusieurs heures…en plein soleil et à 30° 🥵 ! Nous sommes contents de les observer depuis en bas! 😉

Après une pause rafraîchissante au bar, nous reprenons le bus pour la 2e activité surprise de la journée: le cinéma! Nous allons voir le nouveau dessin animé de Disney, Encanto, sorti début décembre et qui se passe en Amérique du Sud (en Colombie plus exactement, mais il aurait pu tout à fait se passer dans un des pays visités précédemment, tant les paysages et la culture sont ressemblantes). Le film se déroule en espagnol mais avec leurs quelques connaissances, nos traductions et leurs déductions, les filles comprennent bien l’histoire. Elles resortent du cinéma enchantées (prenez votre dico français-espagnol 😉)!


C’est dimanche et la ville est au repos car les argentins respectent la pause du dimanche et…la sieste! Nous avons été, en effet, étonnés de constater que les magasins ferment entre 13h et 16h, moment certes propice pour faire une pause digestive 😁.

Le Musée Archéologique de Haute Montagne est toutefois ouvert (il est fermé le samedi) et nous profitons de nous y rendre. Le nord de l’Argentine faisant partie de l’Empire inca, les mêmes rituels religieux quechuas y étaient pratiqués, dont le sacrifice d’enfants que nous avons déjà pu découvrir à Arequipa (Pérou, article « Arequipa« ).
Ce petit musée met en valeur un groupe de trois momies d’enfants retrouvées en 1999 sur le volcan Llullaillaco. Ce volcan étant le plus haut sommet de la région (6’739m), il devait très certainement être un des lieux sacrés les plus importants de l’époque inca. Jusqu’à aujourd’hui, 200 sites archéologiques ont été recensés dans les Andes, dont 50 dans la province de Salta.

Les momies des enfants retrouvés ont chacune reçu un nom :
LA DONCELLA (la demoiselle), une jeune fille de 15 ans.
EL NIÑO (le garçon), un enfant de 7 ans.
LA NIÑA DEL RAYO (la fille de l’éclair), une enfant d’un peu plus de 6 ans. Elle a été nommée ainsi car son corps a été touché par un éclair entre sa mort et sa découverte.

Les momies sont visibles dans une chambre très froide, mais seulement une à la fois. La momie reste 2-3 mois en exposition puis une rotation s’opère afin d’en présenter une autre. Les momies sont conservées dans un caisson reproduisant les conditions « climatiques » du lieu où elles ont été retrouvées.
Lors de notre visite, nous voyons « la doncella ». Nous sommes impressionés par son niveau de préservation, on dirait vraiment qu’elle dort! Il est interdit de prendre des photos des momies, celles ci-dessous ont été prises sur le blog d’un autre voyageur:
(https://ausuddusud.wordpress.com/2013/11/17/les-enfants-de-llullaillaco)

Les trois enfants retrouvés ont été extrêmement bien conservés.

A gauche: des objets accompagnant les trois enfants dans leur deuxième vie. / A droite: le site sur lequel les tombes ont été découvertes.

Après cette visite impressionnante, nous partons nous rafraîchir dans le modeste Aquaparc du coin. Nous prenons le bus public et nous demandons au chauffeur de nous indiquer l’arrêt où descendre. Après 45′, il nous fait signe, et nous descendons… nous voici au milieu de nulle part! Nous avons vraiment l’impression qu’il s’est trompé. 😬 Le centre aquatique étant indiqué sur Google Map, nous sommes un peu rassurés et nous longeons la route. Heureusement, nous arrivons bientôt en vue du parc.
C’est un tout petit complexe un peu vétuste, mais l’eau fraîche est très agréable car il fait plus de 30°! Par contre, mieux vaut ne pas s’attarder sur la propreté de l’eau avant d’y plonger 🤪.

Sur la deuxième photo de ligne du bas, il est possible de voir… un lama! 🦙

On y passe un chouette après-midi et il est rapidement l’heure de reprendre le bus pour rentrer au centre-ville. Nous ne sommes pas certains de où est l’arrêt, mais le bus s’arrête lorsque nous lui faisons signe.

Pour conclure cette journée en beauté, nous allons souper avec un jeune couple français rencontré à Potosi, Maëva et Guillaume, que nous avons recroisé par hasard ce matin. Marine et Maëva se sont très vite alliées pour nous convaincre d’aller manger des sushis! 😉🍣 Nous y étions déjà allés deux jours avant, mais comme nous nous étions régalés, c’est avec plaisir que nous y retournons! 😋

C’est donc sur cette très chouette soirée que nous finissons la découverte de notre première ville d’Argentine. Dès demain, nous partons en road trip d’une semaine pour faire « la boucle nord » et « la boucle sud » en voiture!
Suite au prochain épisode!

A tout bientôt!
Gabrielle et Philippe