Tahiti

3. L’Océanie – Polynésie

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

18.02 au 22.02.2022

Après environ 9 heures de vol, nous voici sur notre troisième continent (après l’Europe et les Amériques). Il est presque minuit sur place, donc en fait 3h du matin pour nous qui sommes encore à l’heure de San Fransisco 😵. Nous sommes claqués, d’autant plus que dormir sur des sièges d’avion n’est pas confortable du tout… nous regrettons les bus d’Amérique du Sud, où nous pouvions incliner bien d’avantage les sièges 🤪.

Malgré l’heure tardive, nous sommes accueillis en musique 😄 et cela nous met tout de suite dans l’ambiance des îles. La suite est moins sympathique car nous devons tous faire un test PCR et comme Estelle les appréhende énormément, nous mettons beaucoup de temps à passer cette étape… Une fois les formalités administratives passées, nous récupérons notre voiture de location et nous nous rendons à notre logement, un peu en dehors de Papeete. Après quelques mauvaix choix de bifurcation (Google Maps avait mal placé le lieu), nous arrivons enfin, à près de 1h du matin, à notre petit bungalow dans les hauteurs. Nous ne tardons pas à rejoindre nos lits, impatients de découvrir Tahiti à la lumière du jour!


Au réveil, c’est une jolie vue sur la côte que nous pouvons admirer. Notre logement est vraiment petit mais très moderne et sympa. Nous avons une terrasse avec un espace cuisine extérieur et une petite piscine en prime pour nous rafraîchir.

Notre programme de la journée n’est pas très ambitieux, nous sommes encore bien fatigués du voyage et la nuit a été très courte! Direction le supermarché pour y faire nos courses. C’est une étrange sensation de se retrouver devant un Carrefour, des produits connus et semblables à ceux qu’on trouverait chez nous et tout ce monde qui parle français! C’est dépaysant après plus de 5 mois à entendre de l’espagnol et de l’anglais 😝. Nous découvrons que le tutoiement est de mise en Polynésie et après quelques hésitations, nous adoptons rapidement cette sympathique habitude.
Par contre, si les produits sont les mêmes, les prix ne le sont pas… Là aussi ça fait bizarre, car connaissant à peu près les prix des articles en France, on réalise qu’en Polynésie les articles coûtent quasiment le triple 😱 ! Bon, ça ne nous empêche pas de craquer sur des petits pains au chocolat et des croissants pour le petit déjeuner 🤪.

Une fois nourris et reposés, notre deuxième objectif de la journée est de trouver une plage pour nous baigner. Peu attirés à l’idée d’aller trop loin, nous visons la plage Lafayette, très proche de notre logement. Nous découvrons une jolie plage de sable noir avec une eau à la température idéale mais assez agitée car les vagues y sont énormes. Les filles s’y trempent à moitié, peu rassurées par les grosses vagues qui viennent régulièrement se briser proches de nous. De notre côté, nous testons les vagues, et franchement, heureusement que les filles n’y sont pas allées… Ca secoue bien! 🙃

Oui, oui, le guignol qui lève les bras au milieu de la dernière photo, c’est bien Philippe 😜 !


Pour cette nouvelle journée qui arrive, ayant à peu près récupéré du voyage et du décallage horaire, nous décidons de partir à la découverte de l’île. le but est d’alterner les visites de certains lieux intéressants et les baignades. Notre départ étant plus tardif qu’escompté, nous commençons par nous rendre à la plage de Vaiava, aussi appelée PK18 ou point kilométrique 18 (souvent les lieux d’intérêts sont reliés à leur point kilométrique sur Tahiti). C’est une jolie plage publique avec parking, toilettes et douches ainsi que gazon pour se poser et pique-niquer. Cerise sur le gâteau, la plage a aussi un jardin de corail avec de jolis poissons. C’est pour nous le premier d’une longue série d’émerveillement à observer la vie maritime de Polynésie!

Après cette première rencontre avec les fonds marins tahitiens, nous partons découvrir la suite de l’île. Les prochains arrêts sont les Marae Ta’Ata et Arahurahu. Les Marae étaient des espaces réservés aux activités cérémonielles, sociales et religieuses des anciens Polynésiens. Ils formaient des monuments de dimensions différentes qui suscitèrent l’intérêt des observateurs européens de la fin du 18ème siècle. Nous en observerons sur toutes les îles que nous visiterons.

Le marae était un espace de méditation, de rituels et de communication des tahu’a’upu (prêtres) avec les dieux dont il était important de s’attirer les faveurs. Des cérémonies religieuses s’y déroulaient, donnant lieu à des prières, des chants, des invocations aux ancêtres ou aux divinités, et à des sacrifices. Le marae était également le reflet d’une organisation des sociétés polynésiennes anciennes, très hiérarchisées et dont les communautés ou « hui » étaient néanmoins étroitement dépendantes les unes des autres. Ils servaient également pendant les cérémonies d’intronisation des nouveaux souverains et ils étaient donc des lieux d’enjeux de pouvoir politique et religieux entre les chefferies. Les différences architecturales et ornementales sont notables et elles semblent autant liées à une différenciation culturelle des îles les unes par rapport aux autres qu’à un jeu d’alliances politiques des chefferies.
Ces complexes architecturaux évoluaient avec la communauté qu’ils représentaient. Un agrandissement ou une extension pouvait donc indiquer une avancée du prestige du propriétaire. Lors d’une prise de possession de terres, de nouveaux marae pouvaient être édifiés à côté ou à l’emplacement d’un ancien. Si la conception et la consctruction d’un marae variait d’une île à l’autre, l’architecture de base comprenait généralement une pierre angulaire (ôfa’i tihi), une aire quadrangulaire, la cour du marae (te tahua), pourvue d’un autel (te ahu) à l’une des extrémités et d’un ensemble de pierres dressées (ôfa’i ti’a) et de pierres-dossiers (ôfa’i turu’i). Les marae étaient des constructions en pierres sèches. Aucun mortier n’était utilisé dans l’agencement des pierres.
Grâce aux techniques de datation, les archéologues ont pu estimer l’âge de plusieurs marae qui pour la plupart se situent entre la fin du 15ème et la fin du 18ème siècle. Ces scientifiques pensent que les plus anciens remonteraient même au 10ème siècle.

Des Tikis, symbolisant l’ancêtre mi-humain, mi-dieu qui fut le premier homme. C’est ce personnage mythique qui a donné naissance aux êtres humains. A notre grand étonnement, nous ne verrons que peu de tikis sur les îles.

Après cette première immersion dans la culture polynésienne, nous continuons notre tour en nous arrêtant de temps à autre pour découvrir les merveilles de la nature que nous offre l’île de Tahiti. Nous commençons déjà par nous émerveiller de tous ces palmiers et de la proximité de l’eau. La route longe majoritairement la côte (ce sera le cas de quasiment toutes les îles que nous visiterons) et nous multiplions les points de vue magnifiques.

La route nous mène ainsi jusqu’aux grottes de Maraa. Il s’agit de 3 cavités naturelles creusées dans la roche au milieu d’une végétation luxuriante. Des infiltrations d’eau ont formé des petits lacs aux eaux transparentes. Si les deux premières sont petites et jolies, la troisième est plus impressionnante. C’est une grande grotte, profonde, avec une belle hauteur de voûte et dans laquelle nous pouvons nous baigner. L’eau est limpide mais bien fraîche! Vu la chaleur, nous n’hésitons pas à nous y plonger.

En repartant de la grotte, nous tombons sur un local qui tient absolument à ce que nous fassions une photo avec son vélo. C’est vrai qu’il est joliment décoré et il se propose même de faire pour nous une photo de famille. Il est tellement enthousiaste qu’il finit par « s’imposer » pour que nous photographions l’oeuvre d’art qu’il a sur le dos.
Pour l’anecdote, sachez que le terme tatouer vient du tahitien « tatau » qui sigifie marquer, dessiner ou frapper. Durant tout notre séjour dans les îles, nous pourrons admirer de magnifiques tatouages, preuve que la tradition polynésienne est encore bien vivante dans les archipels!

De retour dans la voiture, nous poussons plus au sud de l’île pour aller voir les jardins d’eau de Vaipahi. C’est un petit jardin botanique où la sérénité et le calme dominent. Nous passons un très bon moment à déambuler dans le parc et à découvrir les différentes espèces végétales endémiques.

Pour notre dernière étape de la journée, nous quittons Tahiti Nui (la grande) et nous passons sur la péninsule de Tahiti Iti (la petite), au sud-est. L’objectif est de nous rendre sur le lieu de la mythique vague de Teahupoo. Il s’agit d’un lieu célèbre pour les amateurs de surf et il a d’ailleurs été choisi pour la compétition de surf des Jeux Olympiques de Paris 2024. En réalité, la vague est belle mais lointaine et c’est surtout aux mois de juillet et août qu’elle est le plus impressionant. Nous nous contentons donc de l’observer (ainsi que les quelques surfeurs qui la chevauchent) à la jumelle depuis la plage et de prendre quelques photos souvenirs. Nous ne nous baignons pas car une averse nous surprend…

Etant parti un peu tard ce matin, nous terminons le tour de l’île dans la nuit et remettons au lendemain la visite des derniers lieux que nous avions envisagés voir. De retour à notre bungalow, nous commençons à préparer notre souper quand nos voisins, des locaux en vacances, nous apportent une assiette d’Uru. Il s’agit du fruit de l’arbre à pain qu’ils ont commencé par griller sur le barbecue puis qu’ils ont patiemment pelé avant de le couper en morceau. Cela nous fait penser à de la purée de pomme de terre mais plus ferme et en légèrement plus sucré, avec un aspect visuel qui nous rappelle le coeur d’artichaud, sans le côté filandreux. C’est sur cette découverte culinaire que nous allons nous coucher, bien décidés à terminer notre tour de l’île le lendemain!


Pour rester dans le domaine culinaire, nous débutons cette nouvelle journée avec un tour au marché de Papeete. Bon, pas aux aurores, hein! Il nous faut encore un peu récupérer de notre voyage et le réveil est toujours assez difficile. Du coup, nous n’avons pas énormément de stands présents, mais nous trouvons quand même un cousin du litchi, le ramboutan, ainsi que plusieurs autres fruits qui vont ravir nos papilles gustatives durant la journée.

Après avoir déambulé dans les allées du marché, nous reprenons notre véhicule pour terminer le tour de l’île et les quelques sites dignes d’intérêt que nous avons manqué hier. Nous arrivons d’abord à la belle cascade de Faarumai. Ce sont en fait 3 cascades mais l’accès ne nous est autorisé qu’à la première, Vaihamuta, d’une hauteur de près de 100m. Les chemins d’accès aux deux autres étant en travaux, nous sommes un peu déçus de devoir nous contenter d’une seule cascade (même si elle est magnifique) car tout le lieu est lié à une légende qui englobe les trois chutes d’eau, légende que voici:

Il y a très longtemps, vivait dans une vallée de Tiarei une grande famille royale. Le père était craint et respecté par tout le district. Il avait une fille qui s’appelait Faùai et elle était la plus jolie fille de Tiarei. Celle-ci n’était pas autorisée à parler aux garçons de son âge, car son père le lui interdisait.
C’était une fille tapu (tabou): celui qui s’en approcherait sans autorisation risquait la mort. Cette distinction la rendait très triste et lorsqu’elle chantait pendant ses moments de mélancolie, la douceur de sa voix attirait involontairement les garçons.
Un jour, Faùai décida d’aller cueillir des fleurs dans la vallée. Comme à chacune de ses sorties, des gardes l’accompagnaient. Sur le sentier, elle rencontra un jeune homme prénommé Tua qui s’empara des fleurs qu’elle tenait à la main et s’enfuit. Effrayée, Faùai cria et les gardes poursuivirent Tua. Ils le tuèrent car il avait brisé le tabou. Faùai fut très en colère et elle s’en voulut d’avoir poussé ce cri qui fut fatal au jeune homme.
Peu de temps après, sa mère tomba malade et Faùai resta auprès d’elle des journées entières. Le tahu’a (guérisseur) ordonna que l’on aille cueillir des plantes médicinales pour soigner la femme du grand chef. Faùai partit donc en chercher.
Dans la vallée, bien qu’elle soit accompagnée par deux gardes, elle rencontra Ivi (ce qui signifie « maigre »), un jeune homme de son âge. Il lui dit : « Je m’appelle Ivi, je suis aussi à la recherche de plantes médicinales. » Faùai demanda aux gardes de rester à distance, prétextant le besoin de se recueillir quelques instants et elle entraîna le jeune homme derrière un buisson. Faùai comprit vite qu’Ivi voulait l’entraîner avec lui dans la vallée et elle accepta aussitôt. Tous deux se faufilèrent entre les buissons et quand les gardes se rendirent compte de la disparition de Faùai, ils se mirent à sa recherche. Effrayés par l’idée d’être poursuivis, Ivi demanda à Faùai de se séparer de lui, mais la princesse refusa. Elle lui raconta sa vie malheureuse et sa privation de liberté et elle lui expliqua qu’elle voulait le suivre afin de fuir son père tyrannique. Elle lui dit : « Tu me cacheras et on restera toujours ensemble. » Sur ces mots, Ivi lui révèla son secret : il était le génie de la vallée qui s’était métamorphosé en un beau jeune homme. Mais entre-temps, les gardes s’étaient rapprochés et ils étaient près de les rattraper. Faùai s’exclama: « Je resterai à tes côtés quoiqu’il advienne. » On entendit alors un bruit assourdissant et de l’eau se mit à couler sur les parois de la montagne. Ivi et Faùai furent vite recouverts par ce rideau d’eau.
Depuis, ils vivent heureux derrière les deux cascades. Ces deux cascades ont été nommées Haamaremare Rahi et Haamaremare Iti. Les gardes, sur le chemin du retour, furent eux aussi recouverts par un rideau d’eau. C’est ainsi que la troisième cascade fut créée et nommée Vaimahuta. Depuis lors, cette vallée fut appelée Faarumaì.

Nous avons donc pu admirer la cascade « des gardes » mais pas celles des amoureux. Nous cherchons tout de même une photo sur internet afin de pouvoir admirer virtuellement ces deux cascades.

C’est inspirés par cette belle légende que nous repartons en direction du trou du souffleur de Arahoro (la route qui hurle). Cette fois-ci, point de merveille naturelle devant laquelle rester ébaubis mais une particularité géologique fort amusante: le trou du souffleur. C’est un geyser maritime: un tube de lave formé il y plusieurs millions d’années, avec un trou au plafond. Les jours de forte houle, l’eau de l’océan pénètre dans la cavité sous-marine et comprime l’air jusqu’à ce que la pression déclenche le jaillissement de l’eau vers l’extérieur. A intervalles assez réguliers, un jet d’embruns, semblable au souffle d’une baleine, est expulsé des rochers. Le bruit qui accompagne ce souffle est assez impressionnant.

Pour clôturer la journée, nous partons en direction de la plage de la pointe Venus afin de nous y baigner. En chemin, nous profitons encore de superbes points de vue le long de la route.

La plage de la Pointe Venus, point le plus au nord de l’île, tient son nom du fait que le capitaine James Cook, selon la légende, s’y serait rendu afin d’observer le passage de Vénus devant le soleil en 1769. Au delà de cet épisode, le lieu est aussi connu car il accueille le seul phare de Tahiti. Pour la petite anecdote, durant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de la commune avaient peint sur le phare des cocotiers afin de le camoufler et retirer ainsi tout point de repère à la flotte japonaise qui risquait de débarquer.

Le parc abrite aussi un monument célébrant l’arrivée des premiers missionnaires sur Tahiti. En 1797, un petit groupe de missionaires protestants de la London Missionary Society débarque du bateau « The Duff » afin d’évangéliser la population locale. Ils commencent à apprendre la langue tahitienne puis enseignent aux habitants à lire et à écrire dans leur propre langage. La diffusion du christianisme se fera dans toutes les îles du Grand Océan à partir de Tahiti. Durant tout notre séjour en Polynésie, nous avons été frappés par le très grand nombre d’églises rencontrées un peu partout. Nous apprenons d’ailleurs que la religion chrétienne joue un rôle important dans la société des îles.

Après cet épisode culturel, place à la détente! La plage est peu propice au snorkeling car la mer y est agitée par des vagues de dimensions modestes. Nous profitons donc de cette jolie plage de sable noire pour nous amuser dans l’eau et dans le sable sans danger. Nous décidons de nous y attarder jusqu’au coucher du soleil, qui nous laisse sans voix, comme souvent en Polynésie.

Après cette belle journée bien remplie, nous rentrons profiter une dernière fois de notre logement et de sa belle terrasse sur Tahiti car, demain, une autre destination nous attend!

A très bientôt pour découvrir une nouvelle île polynésienne!
Gabrielle et Philippe

Bilan des USA

2. L’Amérique du Nord – USA

30.01.2022 – 18.02.2022

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

C’est l’heure du bilan pour cette étape imprévue qu’ont été les Etats-Unis. Nous y avons passé presque trois semaines principalement nourris, logés et blanchis 😁. Ce n’est donc évidemment pas représentatif d’un séjour pour des tourdumondistes 🤪 !


Notre bilan des USA est bien entendu très positif, vu que nous y avons été cajolés, chouchoutés, aussi bien par les Vaughan que par les Silverstein. Cela aura représenté une petite parenthèse de normalité dans cette année très spéciale autour du monde.

Nos coups de coeurs familiaux
Voici en vrac quelques éléments qui nous ont particulièrement plu.

  • Se sentir comme à la maison pendant un peu plus de deux semaines chez les Vaughan et les Silverstein
  • Les soirées jeux
  • Les 40 ans de Gabrielle
  • La découverte de la ville de San Francisco

Gabrielle:
Ce que j’ai préféré: avoir l’occasion de retrouver les Vaughan et de passer du temps avec eux.
J’ai également beaucoup apprécié de pouvoir aller courrir à Parker et à San Francisco, ce que je n’avais pas encore osé faire en Amérique du Sud, ne me sentant pas assez en sécurité seule ou l’environnement ne s’y prêtant pas.

J’ai moins aimé: ne pas être restée plus longtemps à San Francisco.

Philippe:
Ce que j’ai préféré: la sortie à vélo jusqu’au Golden Gate Bridge 🌉 🚴‍♂️🚴‍♀️🚴‍♀️🚴 .

J’ai moins aimé: ne pas pouvoir profiter de l’hiver et de la neige pour aller skier au Colorado. Trop compliqué et beaucoup trop cher…

Marine:
Ce que j’ai préféré: voir les Vaughan et jouer dans la neige.

J’ai moins aimé: le retour à pied dans les rues escarpées de San Francisco.
(Il faut avouer que nous leur avions dit que cela durerait 15 minutes alors que le retour a plutôt pris 45 minutes avec beaucoup de montées et descentes 😬 🤪 ).

Estelle:
J’ai aimé: retrouver une vie « normale ».

J’ai moins aimé: devoir faire l’école tous les jours 😜 🤪!


Statistiques de notre séjour aux Etats-Unis

  • Nombre de jours: 20
  • Distance parcourure: 669km, sans compter tous les petits trajets en voiture ni les vols internes (1986km).
  • Budget prévu: CHF 3693.-, c’est à dire CHF 194.- par jour, pour nous 4.
  • Budget dépensé: CHF 2264.- Pour ce pays, nous avons donc économisé CHF 1429.- Mais bien sûr ce n’est pas du tout représentatif d’un séjour aux USA puisque nous avons principalement logé chez des amis!


Pour plus de détails sur nos aventures aux Etats-Unis, n’hésitez pas à lire les articles précédents. Il vous suffit de retourner tout en haut de cet article (si vous le lisez sur le blog) et de cliquer sur « Articles du blog ».

A bientôt!
Estelle, Marine, Philippe et Gabrielle

La Californie

13.02 au 18.02.2022

2. L’Amérique du Nord – USA

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Après ces deux semaines de repos au Colorado chez les Vaughan, nous changeons d’état pour rejoindre la Californie. Nous continuons cependant à être chouchoutés car nous rejoignons Béatrice et Mike Silverstein à Palm Desert. Il s’agit de la meilleure amie de la maman de Philippe et de son mari qui ont déménagé aux USA pour y passer leur retraite. Nous atterrissons à l’aéroport d’Ontario, à l’est de Los Angeles où Béatrice nous récupère pour nous conduire chez elle. Ils habitent dans un quartier résidentiel pour les personnes retraitées. Aucune famille n’a le droit d’y emménager, les enfants ne pouvant y résider que pour de courtes durées. Ce sont 3 jours « comme à la maison » qui nous attendent, qui plus est dans un environnement francophone, pour le plus grand plaisir des filles, qui ont l’impression de retrouver un papy et une mamy l’espace de quelques jours.

Après les Rocheuses et les grandes plaines du Colorado, nous voici dans un environnement bien différent. Palm Desert est situé à la lisière du désert et nous découvrons avec surprise la densité démographique importante de la région, avec une multitude de villes, villages et quartiers résidentiels, situés juste en bordure de paysages désertiques.


Après une bonne nuit de sommeil, notre première journée est dédiée à l’école, la pratique artistique et la piscine. Béatrice aime beaucoup peindre et elle initie les filles à l’art de la peinture sur cailloux. Une fois l’atelier installé, elles s’en donnent à coeur joie et rivalisent d’imagination pour produire toute une série de magnifiques oeuvres qui embelliront le jardin des Silverstein. Elles écoutent attentivement les conseils de Béatrice qui devient, le temps de quelques heures, leur professeur d’art. Si seulement elles pouvaient être aussi attentives et appliquées quand leurs parents deviennent professeur de français ou de mathématiques… 🤪

Pour récompenser nos artistes en herbe, Béatrice nous emmène dans l’une des piscines qui se trouvent dans leur quartier résidentiel. C’est très déroutant de se retrouver à barboter dans une piscine entourée de palmiers, avec une température estivale, alors qu’on vient de quitter le Colorado, sa neige et son froid…

Pour terminer cette belle journée, quoi de mieux qu’une sortie au restaurant. Ayant laissé le choix aux filles, vous devinez ce qu’elles ont choisi?

Eh oui… Des sushis 🍱 🍣 ! 😝


Pour cette deuxième journée à Palm Desert, Béatrice souhaite nous faire découvrir son lieu de prédilection: le parc national de Joshua Tree. Il s’agit d’un parc où deux déserts, avec deux écosystèmes différents, se rencontrent: le désert de Mojave et le désert du Colorado (la rivière, pas l’état). Ce parc tient son nom de l’arbre emblématique du désert de Mojave, l’arbre de Josué, une variété de Yucca. Au millieu du 19e siècle, des pionniers mormons se sont déplacés en direction de la côte ouest en longeant la Colorado River. La légende veut qu’en arrivant dans la région, ils aient nommé les arbres d’après le personnage biblique de Joshua, car les arbres ressembleraient à des personnes les bras levés les guidant dans leur périple.

En arrivant au parc, nous commençons par pique-niquer à l’abri de rochers en lisière d’une plaine couverte de Joshua Trees. Le vent souffle très fort et nous devons bien nous couvrir pour ne pas avoir froid. Nous constatons que Béatrice est vraiment une habituée car elle a emporté de quoi scotcher la nappe à la table, ainsi que les assiettes à la nappe!! On peut même scotcher les noyaux de dattes pour qu’ils ne s’envolent pas 😂. En parlant de dattes, celles de Béatrice sont succulentes. Elle les achète directement chez le producteur, qui en possède plusieurs variétés. Nous avons donc la chance de pouvoir en déguster de toutes sortes.

Nous partons ensuite nous balader derrière les rochers de notre abri afin de découvrir de près les fameux Joshua Trees. Sa floraison est très dépendante du climat et elle n’a donc pas lieu chaque année. Béatrice la guette toujours avec impatience. Il est trop tôt dans l’année pour que nous puissons en être témoin et nous attendrons donc ses photos ! 🤞🏻

Comme dans plusieurs parcs nationaux (dont Yellowstone ou Grand Teton que nous avions faits en famille il y a quelques années), il existe une brochure Junior Ranger pour les enfants afin de les intéresser à la visite. C’est parfait pour nous… Encore une occasion d’apprentissage sans qu’Estelle ou Marine ne s’en rendent compte 😉. Toute une série de thèmes sont abordés et ils font appel au sens de l’observation des filles ainsi qu’à leur talent de dessinatrices.

Durant cette balade, nous nous posons des questions sur la formation des rochers environnants. Ceux-ci semblent empilés les uns sur les autres et ils ont parfois des formes très géométriques. Mais sans montagne à l’horizon, cela nous semble vraiment bizarre. Nous apprenons dans la brochure du parc que cette architecture est en fait dûe à un phénomène géologique qui a eu lieu sur plusieurs millions d’années. En résumé, du magma du centre de la terre est arrivé sous la surface et il a formé une roche de granite. En refroidissant, la roche s’est fissurée de manière horizontale et verticale et grâce à l’action d’eaux souterraines, les rochers ont été polis. Lorsque la pluie et le vent ont fait disparaitre la terre qui se trouvait en surface, ces empilements de rochers sont apparus… Ils étaient en fait, au départ, un seul et même morceau de granite !

Une vidéo du parc montre comment cela s’est passé:

https://www.nps.gov/media/video/view.htm?id=E1400DC5-1DD8-B71B-0B00A0CF1091FA62

Après ce petit tour, nous reprenons la voiture afin d’aller découvrir un rocher qui forme naturellement un crâne, au milieu d’un labyrinthe de pierres.

Après avoir bien grimpé et marché dans ce dédale de pierres, les filles décident de rester vers le crâne avec Béatrice pendant que nous allons faire une petite boucle de 45 minutes. Sur le chemin, nous découvrons des lignes intriguantes sur les rochers et incrustées dans le sol. Cela semble naturel… Nous cherchons des réponses sur les panneaux du sentier puis sur internet, mais nous ne trouvons malheureusement rien… Avis aux géologues!

De retour à la voiture, nous partons vers la deuxième partie du parc, le désert du Colorado. Nous y découvrons des cactus très particuliers et surtout très piquants, les Cholla! Gabrielle remarque qu’un bout de cactus s’est accroché à son pantalon et en voulant l’enlever d’un léger mouvement du pied, sa chaussure se retrouve incrustée d’une vingtaine d’épines très difficiles à enlever! Une fois la boucle terminée, nous voyons un pauvre visiteur qui a dû faire la même expérience mais qui a utilisé sa main pour ôter le morceau de cactus. Elle est couverte d’épines que sa femme s’efforce d’enlever une par une avec une pince de brucelles 😱 😬.

Pour conclure cette belle journée et notre séjour chez Béatrice et Mike, nous nous rendons dans un restaurant plutôt chic par rapport aux restaurants que nous fréquentons depuis quelques mois. En effet, les parents de Philippe nous ont donné comme mission d’inviter nos hôtes pour l’anniversaire de Béatrice. La mère de Philippe a pour habitude d’aller manger avec elle pour son anniversaire, mais cette année Béatrice n’a pas pu rentrer en Suisse. C’est donc avec nous qu’elle profite de cette tradition 😋.


Le jour suivant, c’est déja le départ pour San Francisco. Nous passons une dernière matinée avec les Silverstein avant de leur dire au revoir.

Merci pour votre accueil !

Béatrice nous emmène à l’aéroport de Palm Springs (bien plus proche que celui d’Ontario 🙃 ) et nous le découvrons avec un grand sourire: les salles d’attente sont à l’extérieur! Eh oui, si proche du désert, les températures restent agréables toute l’année et la pluie y est extrêmement rare.

Bye Bye le désert et Hello San Francisco!

Pour cette dernière étape sur le sol américain, nous ne restons que deux nuits à San Francisco. Arrivés en fin de journée, nous n’avons en réalité qu’une grosse journée pour visiter et profiter de la ville, sachant que nous devons aussi caser un test antigénique en prévision de notre prochaie étape. C’est donc rapidement que nous rejoignons les bras de Morphée afin de nous réveiller tôt le lendemain.


Après une bonne nuit de sommeil, nous nous mettons en route pour rejoindre le bord d’océan. Nous arrivons sur une jetée qui nous permet d’admirer au loin le Golden Gate Bridge ainsi que la prison d’Alcatraz, deux sites emblématiques de la ville. Estelle et Marine aiment beaucoup s’approcher de tous les pêcheurs afin de les observer remonter leurs prises.

Nous continuons notre marche en direction des quais et c’est ainsi que nous croisons d’autres lieux symboliques comme le panneau du Fisherman’s Wharf, les statues de crabes ou encore le Pier 39. Gabrielle nous a plusieurs fois raconté comment elle avait été impressionnée en 2001 par le nombre de lions de mer en train de se reposer sur ce quai, le vacarme qu’ils faisaient et l’odeur qui s’en dégageait. Mais une fois sur place, nous nous demandons si nous sommes bien au bon endroit… Il n’y a qu’une vongtaine de specimens, bien éloignés de nous. Apparemment nous ne sommes pas à la bonne période de l’année pour en voir 😔 🙃.

C’est déçus que nous nous asseyons un moment pour profiter du soleil quand soudain Estelle nous dit: « Eh, ce ne serait pas la famille qu’on a vue en Argentine? ». Eh oui, hasard de la vie, nous retrouvons les Marrau avec qui nous avions mangé à El Calafate. Les enfants sont ravis de retrouver des copains de jeu et les parents de pouvoir échanger leurs expériences argentines et états-uniennes ainsi que leurs futures plans pour la suite de nos voyages respectifs!

Après les avoir quittés, nous allons louer des vélos. En effet, quel meilleur moyen d’admirer le Golden Gate Bridge que de l’emprunter 🌉 ? Plutôt que le faire en bus ou en taxi, autant lier l’utile à l’agréable et profiter d’une jolie ballade à vélo, la première depuis 6 mois 🚲 ! Les modèles fournis ne sont pas de première fraîcheur mais les vitesses passent, les vélos sont adaptés aux filles et il fait beau! Que demander de plus? 😄

Voici le trajet emprunté, de la pointe de la flèche jusqu’au Golden Gate Bridge 🚴‍♀️🚴🚴‍♂️🚴‍♀️

Le chemin parcouru (13 km aller-retour) longe majoritairement la baie et nous permet de bénéficier de nombreux jolis points de vue sur ce titan de métal. Une fois arrivés sur le pont, c’est avec un peu d’appréhension que nous entamons la traversée. Celle-ci nous offre encore une fois quelques beaux aperçus de la baie de San Francisco mais elle ne nous emballe pas plus que ça. Le traffic est dense et le bruit des voitures assourdissants.

Presque arrivés de l’autre côté, nous décidons de rebrousser chemin car nous avons un rendez-vous programmé afin de passer notre test antigénique pour notre vol du lendemain. Seuls les parents, vaccinés, doivent effectuer le test alors que les filles, pourtant non vaccinées, n’ont pas besoin de le faire 🤦🏼‍♀️🤦🏼‍♂️. Estelle est ravie 😃 (après 6 mois de voyage, c’est toujours aussi difficile pour elle d’avoir un coton-tige dans le nez ou la bouche 🤪 ).

Après le test, nous décidons de rentrer à pied afin d’admirer une dernière fois la ville de San Francisco. Nos pas nous mènent jusqu’à un délicieux restaurant indien où nous prenons notre souper. Une fois nos ventres bien remplis (on en a même pour notre voyage de demain… 😋), nous continuons notre marche mais cette fois de nuit… Nous décidons de passer par Chinatown et, même si nous ratons la porte d’entrée du quartier 🤦🏼‍♀️🤦🏼‍♂️, nous profitons de l’atmosphère particulière du lieu ⛩.

Durant cette journée bien chargée, nous n’avons malheureusement pas eu le temps de caser une sortie en tramway, autre symbole de la ville de San Francisco 😢. Heureusement, nous avons le plaisir d’en voir plusieurs pendant notre marche car nous croisons un grand nombre de leurs lignes 🚋 ! Nous sommes impressionés par les pentes qu’ils sont capables de gravir!

Nous profitons encore de passer par Lombard street, surnommée « crooked street ». Elle est connue pour être la rue la plus sinueuse des Etats-Unis (ce qui apparemment ne serait pas la vérité…): dénivelé de 27 degrés et huit virages bien serrés, le tout sur une centaine de mètres! D’autres rues de la ville sont également très en pente et il nous est arrivé plus d’une fois de craindre pour les voitures parquées là… Une petite poussée pourrait facilement leur faire faire des tonneaux en bas de la pente 😱 !

C’est accompagnés de la pleine lune de que nous rejoignons notre hôtel après une très longue journée de visite. Nous avons beaucoup apprécié notre court séjour à San Francisco et nous regrettons de ne pas y rester un peu plus longtemps. Il nous faudra y revenir afin de terminer notre visite de la ville et de la région 😜 !

Nous vous donnons rendez-vous sous peu pour vous faire découvrir notre nouvelle destination. Changement de continent en vue!
Gabrielle et Philippe

Le Colorado

30.01 au 13.02.2022

2. L’Amérique du Nord – USA

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Il y a encore trois semaines, les Etats-Unis n’étaient pas prévus dans notre itinéraire initial! Mais comme l’île de Pâques, l’Australie et la Nouvelle-Zélande restent fermés, nous décidons de remplacer ces destinations par la Polynésie. En effet, comme ces trois îles auraient été chères, nous avons le budget pour partir découvrir les îles sous le vent 😎. Pour aller en Polynésie, nous devons passer par les USA et nous ne pouvons pas rater l’occasion d’aller voir les Vaughan, la famille d’accueil de Gabrielle! Elle a habité chez eux pendant une année en 1999-2000 pour y faire sa 3e année du collège (4e année de High School). Aujourd’hui, les parents, Howard et Barbara, habitent toujours la même maison avec leur deuxième fille, Hanna. Lauren, l’aînée, s’est mariée avec Doug et ils ont deux garçons, Brooks (6 ans) et Hudson (4 ans). Ces derniers habitent à 15 minutes en voiture de la maison des parents et nous pourrons donc facilement les voir 😀 !
Nous avons gardé un lien fort avec eux ces 20 dernières années et nous essayons de les voir environ tous les trois ans. Notre dernière visite datant de 2017, il est temps de revenir les voir!

2017 – 2022


Notre départ de Buenos Aires se fait tard le soir. Nous avons donc un vol de nuit jusqu’à Dallas puis un vol de jour jusqu’à Denver.
Avant de vous raconter nos aventures en terres états-uniennes, nous vous proposons de faire tourner vos méninges en résolvant cette petite énigme mathématique :
– Un vol Buenos Aires – Los Angeles, via Dallas, coûte CHF 1321.- pour nous 4.
– Combien coûte le même vol mais seulement jusqu’à Dallas (même compagnie, même numéro de vol, même date…donc le même avion) ?

Et bein CHF 1532.- !

Nous devons donc payer plus cher pour nous arrêter à Dallas alors que nous ne faisons même pas la deuxième partie du tronçon 🤔.

Deuxième partie de l’énigme :
En sachant:
– Qu’un vol low cost de Los Angeles à Denver coûte CHF 400.- et qu’il faut y ajouter le transport, d’au moins CHF 100.-, entre deux aéroports différents.
– Qu’un vol low cost de Dallas à Denver coûte CHF 420.-
Quelle option pensez-vous que nous avons choisie ?

Bingo ! Nous avons choisi l’option la moins chère! En voyage d’une année, chaque dollar compte et nous avons régulièrement ce genre de problèmes mathématiques à résoudre 😉. Les compagnies aériennes ont parfois une logique économique qui nous échappe 🤪!

Une petite inconnue reste toutefois en suspens : la compagnie aérienne peut-elle nous obliger à faire la deuxième partie du tronçon ? Notre porte d’entrée aux USA étant Dallas, nous devons de toute façon y récupérer nos bagages et passer la douane avant de nous réenregistrer sur la deuxième partie du vol. Normalement, ça devrait jouer… mais avec les USA, on ne sait jamais ! Ils sont particulièrement tâtillons à l’entrée dans leur pays.

Nous voici donc un peu tendus au comptoir d’American Airlines (pour ne pas les citer) de Buenos Aires en espérant que notre choix de ne pas effectuer la deuxième partie du tronçon fonctionnera. Lorsque nous informons l’hôtesse que nous allons pour finir nous arrêter à Dallas pour visiter des amis, cela ne lui pose pas de problème et elle nous dit même: « si vous le souhaitez, vous pouvez aller au comptoir là-bas et vous pouvez voir pour changer la date du deuxième vol ». Eh bein, nos craintes étaient vraiment infondées 🙃 ! C’est donc rassurés que nous embarquons.

Après une petite nuit, nous arrivons à Dallas. Le passage de la douane se passe bien (beaucoup plus vite qu’attendu) et nous avons quelques heures à attendre avant d’embarquer sur notre vol pour le Colorado.

Notre deuxième trajet est court et nous arrivons rapidement à Denver, où Howard est venu nous chercher en voiture. Nous conduisons 45 minutes pour arriver à Parker, petite ville agricole au sud de la capitale de l’Etat. C’est avec une grande joie que nous retrouvons les Vaughan 🥰. Pour faciliter, je les appelle tous les Vaughan alors que Lauren et sa famille s’appellent maintenant Whiting, le nom de Doug 😉 !


Durant nos deux semaines chez les Vaughan, nous nous reposons beaucoup et nous faisons des activités dans les environs. Quel bonheur de retrouver le confort habituel et un environnement familier ! Nous voyons Lauren et les garçons tous les jours, pour des sorties et/ou pour le souper. Brooks a l’école de 8h30 à 14h30 et nous pouvons donc facilement faire des activités ensemble les après-midis.

Voici un aperçu de ce que nous avons fait :

Nous nous rendons deux fois à Castle Rock pour des randonnées :

Nous passons deux après-midis dans un centre de loisirs pour jouer au bowling et à des jeux d’arcades:

Nous nous rendons également deux fois à la patinoire au centre de Parker:

Nous jouons régulièrement à des jeux ou regardons des films. Nous jouons également après le souper car, de manière générale, les Vaughan mangent vers 17h30 (pire que des Suisse-allemands… 🤪 😂).

Un soir, nous jouons à Pie Face, un grand moment de rigolade! Le principe: tu tournes une flèche qui va indiquer un chiffre. Tu dois ensuite tourner les manettes le nombre de fois indiqué par la flèche. A un moment donné, la main se soulève et le joueur du moment se fait tartiner de crème. La technique est propre à chacun pour en avoir le plus possible dans la bouche et le moins sur le visage! Hanna et Gabrielle sont les plus chanceuses, car elles ne déclenchent jamais le méchanisme… Mais elles peuvent quand même déguster de la chantilly à la cuillère! 😋
Marine et Estelle ont préféré être spectatrices. Au milieu de la partie, Marine s’exclame: « J’adore ce jeu… Mais quand les autres jouent! » 🤣


Nous profitons également de ces journées pour mettre un coup d’accélérateur sur le travail scolaire «sur table», les mathématiques et le français. Les filles ne sont pas enchantées de ce rythme quotidien, mais nous arrivons à avancer presque tous les jours 🤪. Nous profitons de commencer avec elles l’apprentissage de la dactylographie sur le clavier de l’ordinateur. Ce n’est pas au programme scolaire, mais autant commencer dès le départ car sinon elles vont apprendre à taper à deux doigts et cela leur sera difficile de devoir ralentir pour apprendre la technique à l’aveugle. Là, elles sont de toute façon lentes donc ça ne les dérange pas. Comme c’est un programme ludique, ça leur plait plus que les fiches et elles le demandent dorénavant à chaque séance d’école! Elles apprennent vite et elles l’utilisent spontanément lorsqu’elles doivent écrire sur l’ordinateur pour les devoirs.

Gabrielle se rend un jour avec Barbara et Hanna pour assister à l’entraînement de basket de cette dernière.


Un événement important a lieu durant notre séjour : les 40 ans de Gabrielle 🥳. Elle avait fêté ses 18 ans avec les Vaughan et c’est à nouveau un beau cap qu’elle célèbre avec eux. C’est vraiment chouette de pouvoir fêter cette nouvelle étape ensemble !

En fin de matinée, Lauren et Gabrielle partent se faire une manucure 💅🏻 pendant que Philippe fait l’école aux filles. Devinez qui aura eu le plus de plaisir 😂 ? C’est vraiment très agréable de prendre le temps de se faire «chouchouter» après 6 mois de vie « nature »!

« French manucure »

En fin de journée, c’est un repas festif qui nous attend avec, pour changer, des sushis! 🍣 🍱

Et bien sûr Gabrielle a fait un appel vidéo avec ses soeurs triplées!


Pour nous, ces deux semaines sont vraiment un havre de tranquillité et de normalité :

Nous retrouvons d’ailleurs l’hiver ! Nous n’avions pas du tout prévu d’aller au nord pendant ce voyage et bien sûr nous n’avons pas grand chose pour le froid ! Heureusement, Lauren et Doug peuvent nous prêter des habits pour nous 4 ! Durant notre séjour ici, nous avons toutes les températures, de – 20° à 15°, avec deux journées de neige et sinon que du beau temps ! La neige a donc fondu assez vite, mais contrairement à Genève, la neige reste blanche car ils habitent dans un quartier résidentiel en dehors de la ville de Parker.

Nous profitons aussi de ce passage chez les Vaughan pour leur confier les filles le temps d’une soirée. Ce n’est que la deuxième fois que nous pouvons nous retrouver rien que les deux durant cette année autour du monde. C’est donc avec un grand plaisir que nous partons manger dans un délicieux restaurant mexicain en amoureux! 🥰


Nous nous rendons un jour à Denver pour visiter la ville et le Museum of nature and science.

Nous commençons par la visite du capitole de l’état du Colorado, siège du gouvernement. Si le dôme est doré, c’est pour rappeler la ruée vers l’or qui s’est emparée de la région dans la seconde moitié du XIXe siècle. Sur place, nous expliquons aussi aux filles pourquoi Denver est souvent nommée Mile High City: elle est située à exactement 1600m (one mile) au-dessus du niveau de la mer (la 13e marche du capitole pour être exacte 🤪). Enfin, nous profitons d’observer de charmants petits écureuils peu farouches ainsi que quelques oies grises sur les pelouses.
Nous apprenons que le Colorado s’appelle le Centennial State parce qu’il est devenu un état lorsque les Etats-Unis célèbraient le 100e anniversaire de la signature de la déclaration d’indépendance (1776).

Le temps passe vite et il est déjà l’heure de prendre un dîner bien américain dans un pub 😜.

Nos ventres bien remplis, nous continuons notre visite de la ville. Cette fois nous nous dirigeons vers LoDo (Lower Downtown), le quartier le plus ancien de la ville de Denver.

Big blue bear (12m de haut) qui regarde par la fenêtre du centre de congrès / Bell Tower

Union Station, la gare rénovée et branchée / Le Colorado est un état agricole 🐄

Après avoir bien déambulé dans le quartier, nous partons visiter le musée d’histoire et des sciences de Denver. Nous y découvrons beaucoup d’informations sur l’espace, les animaux, la paléontologie ou encore la formation géologique du Colorado. Nous aurions pu y rester quelques heures de plus, mais c’est déjà l’heure de la fermeture. Ce musée est vraiment intéressant et interactif, un vrai plaisir!

Le Colorado d’hier / le Colorado d’aujourd’hui


Durant le séjour, Barbara et Howard nous offrent, ainsi qu’aux Withing, un séjour dans un parc aquatique: le Great Wolf Lodge, à Colorado Springs. Nous découvrons avec plaisir le cadre chalheureux de l’hôtel, la chambre customisée des filles, ainsi que l’espace aquatique et ses nombreuses attractions qui vont nous ravir pendant deux jours. Il n’y a pas beaucoup de monde et nous pouvons tous enchaîner sans devoir attendre les sessions de toboggans (avec ou sans bouées), les jeux d’eau et la piscine à vagues.

Trois louves contentes de leur séjour! 😄


C’est avec beaucoup de tristesse que nous voyons arriver le moment du départ. Cette parenthèse imprévue de deux semaines nous a permis de recharger les batteries et de passer de bons moments en compagnie des Vaughan et des Withing. C’est le coeur lourd mais heureux que nous nous disons au revoir et à bientôt, en Europe ou ailleurs!

Les Rockies

Nous vous retrouvons prochainement en Californie pour la suite et fin de notre séjour américain!
Gabrielle et Philippe

Bilan de l’Argentine

2. L’Amérique du Sud – Argentine

15.12.2021 – 29.01.2022

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Et voilà, nous avons passé six semaines en Argentine, deux semaines de plus que prévu! Ne pas avoir de billet de transport pour sortir du pays nous a permis d’avoir une agréable liberté pour adapter notre séjour à nos envies.


Notre bilan de l’Argentine est très contrasté: beaucoup de points positifs, mais de nombreuses tracasseries organisationelles et administratives ont un peu terni notre expérience dans ce magnifique pays.

Nos coups de coeurs familiaux
Voici en vrac quelques éléments qui nous ont particulièrement plu.

  • Le glacier du Perito Moreno
  • La Cueva de las Manos
  • Les chutes d’Iguazu et le Parque das Aves
  • Les randonnées à El Chalten
  • Toucher le « bout du monde » à Ushuaïa
  • Découvrir les manchots et les dauphins toninas vers Puerto Madryn.
  • Admirer l’immensité des plaines de Patagonie qui permet aux chevaux et au bétail de vivre en semi-liberté sur des domaines qui s’étendent à perte de vue.
  • Avoir traversé l’Argentine du Nord au Sud en bus, en grande partie sur la fameuse Ruta 40.

Gabrielle:
Ce que j’ai préféré: en plus de ce qui est mentionné ci-dessus, je dirais la liberté procurée par notre road trip dans la région de Salta. C’était très confortable après environ quatre mois à devoir suivre les horaires de bus et les arrêts officiels.

J’ai moins aimé: le mauvais temps! Les journées ensoleillées ont été trop rares à mon goût et le thermomètre est resté plus bas que je ne l’aurais souhaité pour dire que c’était l’été 😉!

Philippe:
Ce que j’ai préféré: la contemplation du Perito Moreno et l’excitation qui nous prenait à chaque fois qu’on entendait la glace craquer, en attente d’assister à la chute d’un morceau. Très souvent rien ne se passait mais nous avons tout de même eu la chance d’en voir deux bons bouts se détacher et tomber dans l’eau.

J’ai moins aimé: nous retrouver au mois de janvier en Patagonie, en plein dans les vacances d’été des nombreux Argentins profitant du système Pre viaje. A partir de là, tout est devenu beaucoup plus compliqué… Sans parler des soucis liés aux retraits d’argent avec Western Union. Une solution financièrement avantageuse pour nous, c’est certain, mais aussi une montagne de stress et de soucis d’organisation qu’on n’avait pas connus jusque là!

Marine:
Ce que j’ai préféré: les animaux!

J’ai moins aimé: l’Aquaparc où je me suis évanouie!

Estelle:
J’ai aimé: voir le film de Disney « Encanto » à Salta et la ballade à cheval à El Calafate.

J’ai moins aimé: la visite des chutes d’Iguazu du côté brésilien car il faisait trop chaud et qu’il n’y avait pas de douche pour se rafraîchir!


Statistiques de notre séjour en Argentine

  • Nombre de jours: 46
  • Distance parcourure: 8802km 😱, sans compter tous les petits trajets en taxi, ni les kilomètres passés à marcher, ni les vols internes (6202km)!
  • Budget prévu: CHF 6998.-, c’est à dire CHF 155.– par jour, pour nous 4.
  • Budget dépensé: CHF 6543.-. Pour ce pays, nous avons donc économisé CHF 455.-.

Heureusement que nous avons pu profiter du taux de change avec Western Union (blue dollars), sinon nous n’aurions jamais pu tenir notre budget! D’où l’importance d’utiliser cette astuce malgré le fait que nous aurions bien voulu jeter l’éponge au vu du @!#% que ça a été!

Notre iItinéraire en Argentine


En bonus, deux photos qui prêtent à sourire et qui nous amènent à penser que les pharmacies sud-américaines n’ont pas tout à fait les mêmes objectifs que celles en Europe! Nous avons vu cela dans les quatre pays visités 🤪.

Il manque les chips sur la première photo!


Pour plus de détails sur nos aventures en Argentine, n’hésitez pas à lire les articles précédents. Il vous suffit de retourner tout en haut de cet article (si vous le lisez sur le blog) et de cliquer sur « Articles du blog ».

A bientôt!
Estelle, Marine, Philippe et Gabrielle

Buenos Aires

27.01 au 29.01.2022

2. L’Amérique du Sud – Argentine

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Après une nuit en bus nous voici à Buenos Aires. Notre première mission: aller retirer notre dernier versement chez Western Union! Il y a un bureau de la compagnie juste à côté de l’arrêt des bus et Philippe s’y rend de suite pendant que les filles et Gabrielle prennent le petit-déjeuner.
Première bonne nouvelle, il n’y a pas de file d’attente. Deuxième bonne nouvelle, il n’y a pas de limite pour les retraits. Troisième bonne nouvelle, ils ont les fonds pour nous verser la somme. Bon,vous vous en doutez, l’aventure Western Union ne pouvait pas se terminer si facilement…😅 Arrivé à l’étape de la validation du paiement avec le passeport, le système le rejette. La responsable du bureau ne comprend pas ce qu’il se passe et elle m’explique qu’il se peut que mon passeport soit bloqué car j’aurais fait trop de retraits… Etrange car les sommes ne sont pas si importantes que ça et il n’y en a eu que 4 ou5 en tout. Elle me suggère de me rendre au bureau central de la compagnie dans le centre ville de Buenos Aires afin de tenter d’y remédier 🤬.
C’est donc bien frustrés que nous sautons dans un taxi afin de clore nos aventures financières en Argentine! Cette fois-ci, il y a du monde et l’attente commence à être pénible. Nous n’avons qu’une envie, en finir avec ces histoires d’argent et pouvoir aller à notre hôtel. Heureusement, tout finit par s’arranger 🥳. La personne qui s’occupe de nous ne comprend pas ce qu’il s’est passé au terminal de bus car elle n’a aucun problème pour valider notre versement et nous donner notre argent. C’est donc avec une grosse somme (eh oui, pour rappel, nous devions initialement retirer ce gros montant à Iguazu. Montant qui aurait couvert toute la fin de notre séjour en Argentine, depuis les chutes d’Iguazu jusqu’à Buenos Aires…) que nous pouvons finalement rejoindre notre logement.

Et là, double joie: nous pouvons prendre possession de la chambre tout de suite et elle est plus classe que tout ce que nous avons eu ces derniers temps! Les filles sont toutes contentes d’avoir chacune leur lit! Le lieu ressemble à un vrai hôtel avec une réception 24/24, un réceptioniste aux petits soins, des jolis bouquets de fleurs, etc. Il y a même une cuisine qui aurait plu à Philippe Etchebest tellement elle est nickel et propre (cf. son émission Cauchemar en cuisine) et nous pouvons même l’utiliser! Mais zut, nous n’en aurons en fait pas besoin ces deux prochains jours 🤪.

Après cette chouette découverte, nous partons nous renseigner sur les tests PCR à faire demain et nous faisons un peu de lèche-vitrine. En effet, nous avons « trop » de cash et nous profitons durant ces deux jours d’acheter quelques articles qui nous manquent ou qu’il nous faut remplacer: gourde, costume de bain pour Gabrielle et Philippe, leggings et sous-vêtements, chaussures de marche pour Gabrielle, des jumelles et des cadeaux pour la famille d’accueil de Gabrielle qui nous accueillera ces deux prochaines semaines. Gabrielle profite aussi d’aller chez le coiffeur… mais juste pour couper les pointes, c’est pas un énorme changement! 😜
Nous faisons quand même attention de n’acheter que le nécessaire car sinon nous aurions bien craqué pour une GoPro ou des masques de plongée intégraux!

Gabrielle se rend à un centre de test de l’Etat, à cinq minutes de l’hôtel, pour se renseigner sur le prix des tests antigéniques et la possibilité de les faire en tant que touriste. C’est avec étonnement qu’elle apprend que ce sera gratuit! Nous avons donc encore plus de cash que prévu! 🤦🏼‍♀️

Après cette balade de reconnaissance, Gabrielle rentre rapidement à l’hôtel car nous avons rendez-vous pour le goûter! Nous allons rencontrer Patricia (la mère d’une amie de Genève) qui avait très généreusement accepté de nous payer nos billets d’avion pour Ushuaia puis Puerto Madryn avec sa carte de crédit (cf. article à El Calafate).
Nous passons un bon moment ensemble à discuter de l’Argentine et de la Suisse, discussion accompagnée de délicieuses pâtisseries 😋.

Merci Patricia!


Le lendemain matin, nous profitons de la terrasse pour un petit-déjeuner avec la spécialité du pays, le dulce de leche 😋 !

Nous partons ensuite en direction du centre de test Covid, en prévision de notre départ demain aux USA. Les tests se font rapidement et c’est avec soulagement que nous finissons cette dernère étape « administrative » de notre périple en Argentine.

Le reste de la journée sera consacré aux achats mentionnés plus haut. Fatigués par les démarches administratives et n’ayant finalement que peu de jours en ville en raison de nos péripéties à Iguazu, nous ne visitons donc pas Buenos Aires, malgré les nombreuses possibilités que la ville semble offrir. Ce sera pour une prochaine fois! 😜


Et voilà, c’est notre dernier jour en Argentine et donc aussi en Amérique du Sud.

N’ayant toujours pas pu recevoir le résultat de nos tests antigéniques, nous retournons au centre de tests. Il faut normalement passer par internet, mais cela nous est impossible! En effet, il nous est demandé d’entrer notre numéro de passeport qui, malheureusement, comporte une lettre alors que seuls les chiffres sont reconnus 🙃.
Au centre, ils trouvent nos résultats qui, heureusement, sont tous négatifs. L’employé nous les imprime…mais c’est en noir et blanc, sans logo de l’hôpital dont dépend le centre et qu’il coupe au ciseau car il a mis deux pages sur une… Bref, ça a vraiment l’air d’être des faux papiers très mal faits 😬. Gabrielle s’assure que cela sera suffisant pour les USA car ils sont plutôt tâtillons, mais l’employé semble convaincu que ça ira très bien! Heureusement, pour entrer aux USA, il faut passer par une application où scanner nos résultats… et ça passe 😅 !

Pour finir en beauté notre séjour en Argentine, ce n’est pas un repas local que nous dégustons, mais des… sushis! C’est le choix des filles car c’est leur repas préféré 😉.

Après ce délicieux repas, c’est l’heure de partir à l’aéroport. Notre chauffeur de taxi souhaite faire une photo de nous avec son taxi et Marine en profite pour se mettre au volant!

Bye Bye Argentina!

A tout bientôt pour le bilan de ces six semaines en Argentine!
Gabrielle et Philippe

Iguazu

22.01 au 27.01.2022

2. L’Amérique du Sud – Argentine

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Nous voici arrivés à notre dernière étape de l’Argentine, Iguazu. En arrivant, nous constatons que la forêt tropicale qui entoure la région est encore malheureusement déboisée à grands renforts de feux.

En récupérant nos sacs, nous constatons qu’il nous manque l’équivalent de 250 CHF en pesos argentins !! 🤬 Pour la seule et unique fois que nos sacs ne sont pas mis sous clé, nous nous faisons voler ! Normalement, nous mettons un sac des filles et un sac adulte dans une grande fourre que nous cadenassons. Cela nous fait donc deux grands sacs d’environ 20kg chacun, standard de la majorité des compagnies d’aviation. Mais ce n’est pas le cas pour Aerolineas Argentinas et les bagages ne pouvaient pas peser plus de 15kg chacun, par contre nous pouvions en avoir quatre sans supplément. Nous avions donc fait le choix de vider un peu les sacs des adultes des choses lourdes pour les alléger et mettre seulement les deux sacs des filles dans une grande fourre avec chaque fois le surplus des sacs adultes. Pour la première fois, le sac de Philippe n’était donc pas fermé avec un cadenas et nous sommes tombés sur un/des employé/s peu scrupuleux qui ont fouillé son sac.
Bref, quelle 💩 !

Nous essayons de positiver, mais cela va nous poser problème car nous n’avons pas assez de cash pour payer les nuits d’hôtels, les activités et le bus pour Buenos Aires… Nous espérons que le bureau Western Union est bien ouvert et qu’il aura les fonds pour que nous puissions retirer ce qu’il faut.

Après ce triste constat, nous montons dans un taxi, direction notre auberge pour les trois prochaines nuits.
Nous arrivons en fin de journée et nous nous rendons très vite compte que nous allons avoir chaud ! En effet, il doit faire 30° et nous sommes le soir 🥵. Heureusement, que l’auberge que nous avons prise a une piscine (les Calvayrac, la famille française avec qui nous avons déjà effectué plusieurs étapes de notre périple, nous avaient avertis que c’était indispensable) !

Bien que la chambre soit très vétuste, nous avons heureusement l’air conditionné. Nous nous rendons très vite compte que le cadre est charmant, mais que la pension manque grandement d’entretien. Le petit déjeuner est très très spartiate et le frigo n’a pas dû voir une éponge depuis très longtemps 😝. Nous n’oserons pas y mettre quoique ce soit, à part nos gourdes ! L’eau de la piscine est également un peu trouble, mais bon, il fait trop chaud pour ne pas y plonger !


Et voilà, c’est l’heure d’aller découvrir les fameuses chutes d’Iguazu 😃! Il y a environ 275 cascades réparties sur 2,7km. Ces chutes ont la particularité d’être au croisement de trois pays: l’Argentine, le Brésil et le Paraguay. Le nom signifie «grandes eaux» en langue guarani. Nous avons décidé de commencer par le côté brésilien aujourd’hui et le côté argentin demain, sachant que le côté paraguayen n’a pas de vue sur les chutes.
Pour pouvoir entrer au Brésil, il nous faut remplir un formulaire spécial pour avoir une autorisation de passage pour 24 heures, sans test PCR. La procédure n’est pas compliquée et nous avons pu remplir tout ça en avance. Le passage des douanes argentine et brésilienne est grandement facilité par la présence de notre chauffeur de taxi qui fait ce passage plusieurs fois par jour et qui connaît la procédure sur le bout des doigts. Nous devons donc juste nous laisser guider… C’est agréable et cela nous réconcilie avec le passage d’une frontière terrestre 😜 (voir article sur la frontière bolivienne).

Nous arrivons donc rapidement du côté brésilien des chutes d’Iguazu. Ce parc national nous permet d’admirer les chutes depuis le bas, en suivant un court chemin pédestre.
En entrant dans le parc, nous décidons de prendre un billet combiné avec une sortie en bateau sous les cascades… Ces billets nous coûtent plus cher que l’entrée du parc lui-même ! Il est possible de faire cette sortie depuis les deux côtés des chutes, mais elle est interdite aux personnes de moins de 12 ans du côté argentin. Estelle ne se sentant pas de faire cette sortie, Marine et Philippe iront donc en premier pendant que Gabrielle restera avec Estelle. Nous échangerons ensuite les rôles pour que Gabrielle puisse aussi profiter de cette sortie.

Le «port» est vers l’entrée du parc et c’est donc la première activité que nous faisons. Nous sommes dépendants d’un bus navette qui parcourt le parc et s’arrête à divers endroits. Le lieu de la sortie navale se situe au premier arrêt. Depuis là, nous prenons une camionnette ouverte qui nous emmène sur un chemin de terre. Nous effectuons ensuite une petite marche de 15 minutes dans la forêt durant laquelle une guide nous donne quelques informations sur la faune et la flore du parc. Il y a beaucoup d’animaux divers qui vivent ici, mais le plus impressionnant est le jaguar. Il n’est pas rare d’en voir à la tombée de la nuit… Mais, heureusement, pas en pleine journée !

Après être arrivés à une plateforme avec un mini snack, Marine et Philippe prennent un ascenseur pour rejoindre le ponton et monter dans le bateau.

Cette sortie est pleine d’émotions car le bateau va vite, le bruit des cascades est assourdissant et surtout… Le bateau emmène ses passagers sous une des petites cascades du lieu! Le «capitaine» n’hésite pas à passer, repasser et s’arrêter sous la cascade. Résultat : les passagers sont littéralement douchés ! L’eau est froide, mais ça fait du bien car il fait plus de 40° ! Nous avions été avertis que nous serions mouillés, mais nous n’avions pas pensé que ce serait à ce point 🙃! Heureusement, Philippe n’avait pas pris son natel pour faire des photos! Il a pu avertir Gabrielle de ce qui l’attendait et elle a pu le placer dans deux sacs plastique en prévision de la rincée. Certains étaient plus informés que nous car ils avaient emmené un costume de bain.

Cette sortie s’étant faite en deux fois, elle nous a pris beaucoup plus de temps que prévu ! En effet, il est 14h30 lorsque nous quittons le «port» et nous souhaitons visiter le parc aux oiseaux (en dehors du parc des chutes) qui ne permet plus d’acheter des billets après 16h00 précise! Une course contre la montre commence pour effectuer la petite balade le long des chutes ! Il nous faut d’abord reprendre le bus pour aller au deuxième arrêt, lieu de départ du sentier qui longe la rivière en aval des cascades. Seulement, ils ne passent pas si souvent que ça… Et le premier passe tout droit parce qu’il est plein ! Nous commençons à stresser car l’heure tourne ! Au deuxième bus, miracle il s’arrête…Mais non, il est aussi plein ! Ce n’est qu’au troisième bus que nous pouvons monter juste juste !

Un fois arrivé à la deuxième station, nous empruntons le sentier à un rythme soutenu, mais nous prenons tout de même le temps d’admirer les chutes depuis les différents points de vue. Le sentier se termine sur une passerelle qui nous permet d’être au plus près des chutes. C’est une étrange sensation que de se retrouver si près des chutes d’eau et de voir cette beauté naturelle juste à côté de nous.

Les chutes se trouvent au milieu d’une forêt tropicale protégée, et nous avons la chance d’admirer quelques animaux «sauvages» :

Lézard / coati / coati

Revenant de la passerelle, nous voyons qu’un bus attend et qu’il semble partir tout bientôt… Nous sprintons sur les 100 derniers mètres (à 42°, c’est une performance 😝) et nous croisons les doigts pour que ce soit bien le cas ! Après cinq très longues minutes, le bus démarre. Selon Google Map, nous devrions arriver à la sortie du parc à 15h59 et le parc est à 3 minutes à pieds en courant ! Déjà qu’à 42° nous transpirons à fond, là nous sommes complètement en nage entre la chaleur et le stress. 😣
Nous arrivons à 15h58 à la sortie du parc des chutes et Philippe pique un sprint pour arriver à 16:00 au Parque das Aves. Arrivé là-bas, il est 16h02 et le guichet est déjà fermé !! Philippe toque de manière insitante et un employé arrive à la fenêtre. Après maintes supplications, il accepte de nous faire rentrer…mais problème, le terminal de carte de crédit est déjà bouclé et nous n’avons pas de reals brésiliens ! Comme nous sommes tout près de l’Argentine, ils acceptent aussi les pesos, et ouf, après une fouille de toutes nos poches, on a assez d’argent, à quelques billets près 🥳..
Le jeune homme nous ouvre le portail et nous pouvons entrer. Le parc ferme toutefois ses portes à 18h et il nous demande de ne pas sortir plus tard que cela.

Nous n’étions pas très chaud de visiter un «zoo» car nous ne voulons pas cautionner la mise en cages ou en volières de ces animaux… Toutefois, après de nombreuses lectures sur le net et quelques tergiversations, il s’avère que ce parc fait partie d’un projet de conservation de plusieurs espèces d’oiseaux en voie de disparition. Environ 50 % des oiseaux du parc ont été recueillis suite à un trafic d’animaux ou des maltraitances. Ces oiseaux sont magnifiques et malheureusement de nombreuses personnes sont encore prêtes à payer de grosses sommes d’argent pour en avoir un chez elle. Ce braconnage est honteux et 9 animaux sauvages capturés sur 10, ne survivent malheureusement pas à cette «chasse».
Le parc abrite également un espace dédié à la conservation des espèces en voie de disparition. Nous décidons donc que notre visite sera bénéfique pour ces projets, même si voir des animaux en cage nous attriste beaucoup et cela va à l’encontre de nos valeurs. Nous répéterons donc plusieurs fois aux filles pourquoi nous avons fait ce choix.

Plus d’informations sur leur travail (en anglais, brésilien ou espagnol), sous « menu » – « our work ».
https://www.parquedasaves.com.br/en/

Les Calvayrac ont trouvé cet article qui en parle :
https://www.geo.fr/voyage/au-bresil-visite-du-parque-das-aves-un-sanctuaire-pour-les-oiseaux-199604

Nous commençons la visite du parc et sa réputation n’est pas volée, les oiseaux (tous de la région) sont magnifiques. Certains oiseaux sont dans des volières séparées du chemin emprunté par les visiteurs et parfois c’est nous qui entrons dans les volières.

Les alagoas currasow (photos ci-dessous) ne vivaient que dans une petite partie de la forêt tropicale atlantique, mais cette espèce a malheureusement disparu à l’état sauvage à cause de la déforestation. Les cinq derniers alagoas currasow de la planète ont été sauvés et le parc aux oiseaux participe actuellement à un projet de reproduction et de future réintroduction de cette espèce dans la nature.

Un peu plus loin, nous arrivons à un café, qui va bientôt fermer ses portes, mais nous profitons de nous poser quelques minutes et déguster un goûter bien mérité après tout ce stress pour arriver. Nous sommes les derniers à quitter le café et il n’y a plus que le (jeune) garde du parc qui fait la voiture balais derrière nous. Nous avons donc la chance de profiter du parc comme si nous étions seuls ! Le garde n’est pas trop pressé et nous avons le temps d’admirer chaque espèce.

Nous arrivons rapidement à un stand avec quelques explications que nous étudions avec les filles.

Durant la suite du parcours, nous découvrons plusieurs autres oiseaux et un magnifique papillon.

Et nous pouvons même apercevoir… le nid du marsupilami !! (Oui, vous l’aurez compris, nous aimons bien cette BD 😜). En fait, c’est le nid d’un rapace à tête de chouette, mais le propriétaire est trop loin pour pouvoir le prendre en photo correctement.

Nous continuons à avancer tranquillement à notre rythme et nous arrivons finalement à la prochaine volière, qui est dédiée aux perroquets, animal familier de la forêt tropicale.

Puis c’est au tour des toucans. Gabrielle est sous le charme de ces oiseaux qu’elle espérait voir «en vrai» un jour. Nous en avions vu un à la jumelle lors de notre séjour dans la forêt amazonienne en Equateur, mais là nous pouvons les voir de près. Ils sont magnifiques !

Nous découvrons qu’il y a plusieurs espèces de toucans, dont un avec un bec vert:

Après cette merveilleuse rencontre, nous continuons notre visite parmi les oiseaux.

Ces oiseaux font partie d’une grande famille, sauvée du trafic.

Par la suite, nous entrons dans une grande volière, avec de grands perroquets très colorés. Comme nous sommes seuls, c’est magique !

Nous découvrons également des hiboux et chouettes, notamment certaines qui doivent faire à peine 20cm de haut.

Dans le parc, il n’y a pas que des oiseaux, il y a aussi des «visiteurs» externes et… un crocodile !

Nous finissons notre visite à 18h pile. Nous sommes enchantés par ce parc… même si voir des oiseaux en cage reste triste.

En rentrant, nous profitons de la piscine pour nous rafraîchir, on a vraiment eu chaud tout la journée (dans tous les sens du terme!).


Aujourd’hui, nous allons admirer les chutes d’Iguazu depuis le haut, du côté argentin. Il fait à nouveau plus de 40° et nous nous préparons à avoir chaud 🥵! De plus, nous savons qu’il nous faudra au moins 3h pour emprunter tous les chemins qui parcourent les chutes .

Le parcours en taxi est rapide et nous entrons dans le parc. Nous étions censés acheter les billets en ligne avec une carte de crédit, mais pour profiter du taux de change avantageux de Western Union nous avons fait exprès de ne pas le faire… Il parait qu’il est facile de dire que sa carte de crédit n’a pas fonctionné sur le site et que nous sommes envoyés à un petit guichet pour payer en cash…espérons que ça fonctionnera 🤞🏻.
Pour changer de la poisse qui nous suit depuis quelques temps, l’entrée se passe sans problème… Ils doivent être habitués à ce que les cartes étrangères coincent sur le site ou ils savent très bien pourquoi nous le faisons 😜.

Nous consultons rapidement la carte du parc et nous décidons de faire le début à pied et de ne prendre le petit train qui parcourt le côté droit du parc uniquement pour la dernière étape et pour rejoindre la sortie.

Des jaguars sont présents dans la forêt qui entoure le parc et également dans le parc, mais ils n’y viennent que la nuit ! Notre chauffeur de taxi en a d’ailleurs déjà vu le long de la route en fin de journée. Pour l’anecdote, nous découvrons en discutant avec lui que ses grands-parents sont nés à Bâle et qu’ils ont quitté la Suisse pour l’Argentine au début du XXème siècle 😁.

Notre première étape nous fait découvrir une mini-exposition sur le parc. Nous y voyons l’évolution de la forêt tropicale atlantique et l’impact des activités humaines dans le processus de déforestation 😢. Il faut savoir que 90% de cette forêt a aujourd’hui disparu. Le parc national d’Iguazu est donc très important pour préserver l’écosystème et la biodiversité spécifiques à cette région.

C’est maintenant l’heure d’entamer notre longue marche du jour. Nous découvrons avec de grands sourires d’amusement et de plaisir que le parc est ponctué de stations d’eau avec douche. Nous en ferons bon usage et de manière régulière, tout habillés… Tant pis pour notre look sur les photos, il fait vraiment trop chaud 😝 !

La vue sur les chutes est très belle et les sentiers nous rapprochent de plus en plus des nombreuses cascades.

Il y a environ 40 ans, la forêt en amont a été rasée et les effets de la déforestation ont été très visible : l’eau est passée de transparente à brune ! Les pluies emportaient la terre qui n’était plus tenue par les racines des arbres ! Ceci a eu un effet sur la faune car, par exemple, les poissons n’ont plus pu se retrouver pour procréer et les animaux qui les pêchaient pour se nourrir ne pouvaient plus les voir. Aujourd’hui, les barrages en amont retiennent cette terre et le problème est moindre.

Le paysage a été formé par des événements volcaniques et sismiques. Il y a une centaine de millions d’années, d’immenses coulées de lave se sont écoulées d’un volcan en éruption. Ces coulées se sont solidifiées en refroidissant. Par la suite, des mouvements sismiques ont provoqué un déplacement vertical et horizontal du terrain, créant peu à peu de larges failles. Le fleuve Iguazu se jette de nos jours dans la plus grande d’entre elles, qui a été agrandie par l’érosion de l’eau.

Comme du côté brésilien, le parc est également le terrain de jeu de certains animaux. De ce côté, les coatis sont omniprésents et parfois envahissant. En effet, les visiteurs sont très nombreux à les nourrir et cela fait qu’ils s’approchent très près des humains et en viennent même à monter sur nos chaises et notre tables pour manger notre pique-nique, à quelques centimètres de nous ! C’est impressionnant et même dangereux car ils restent des animaux sauvages avec de longues griffes et des dents pointues. Le parc est ponctué de panneaux rappelant l’interdiction de nourrir les animaux, mais la majorité des gens s’en fichent et les gardes-parcs ferment les yeux. Nous en parlerons d’ailleurs avec notre chauffeur de taxi et il nous dira que malheureusement « pour le gouvernement, l’argent des touristes est plus important que le bien-être des animaux…» 😢. C’est vrai qu’ils sont chous, surtout qu’il y a plusieurs bébés, mais cela n’est pas une excuse ! Ce comportement désapprend aux adultes à se nourrir par leur propre moyens et ils n’apprennent plus à leurs petits à le faire ! D’autant plus que «notre» nourriture n’est pas adaptée à leur régime alimentaire (voir les conséquences dans la suite de l’article). Nous risquons également de leur transmettre des virus et des microbes dont ils n’ont pas l’immunité pour se défendre et vice versa !

Vers le milieu d’après midi, le ciel se couvre et il fait de plus en plus lourd. C’est avec joie que nous accueillons un bref orage qui permettra de faire baisser la température de quelques degrés, d’autant plus que la pluie tombe pendant que nous faisons le trajet en train pour rejoindre le dernier sentier tout au nord.

Ce sentier nous permet de rejoindre la Garganta del diablo et d’admirer au plus près et depuis le haut la chute d’eau la plus impressionnante. Celle-ci mesure 82m de haut.

Nous arrivons finalement au bout du chemin où nous attend une vue et un bruit à couper le souffle : quelle puissance !!

Nous restons sur place plus d’une demi-heure, à admirer cette merveille de la nature. Nous avons la chance qu’il y ait peu de monde et de pouvoir en profiter en toute tranquillité !

Après cette dernière vue sur les chutes d’Iguazu, nous rentrons à l’hôtel où nous prenons une pizza à l’emporter et nous la mangeons dans notre chambre où la chaleur est plus supportable et les moustiques moins présents qu’au bord de la piscine (et de toute façon il fait nuit 😝).


Le lendemain matin tôt, c’est branle-bas de combat pour trouver de l’argent cash afin de payer notre logement et notre bus pour l’après-midi même. Notre logeur est sympa car pour l’instant nous n’avons pu payer que la moitié de notre séjour. En effet, nous avons dû garder du liquide pour payer les entrées des parcs. Nous sommes tendus car le seul bureau Western Union de la ville n’est ouvert que les mardis et jeudis de 11h à 14h et le cash part très rapidement. La somme de retrait étant limitée à 430 CHF, nous devons demander aux Calvayrac d’annuler le versement de la somme qu’ils nous doivent et refaire un versement en deux payements: un pour Philippe et un pour Gabrielle. En effet, un seul retrait par personne et par semaine est autorisé et nous devons rester en dessous la limite. Bien sûr, le paiement met du temps à être confirmé alors que normalement cela se fait en quelques minutes 🤪.
Nous nous mettons tout de même dans la queue des personnes attendant l’ouverture du bureau Western Union. Nous avons préféré venir assez en avance pour être sûrs qu’il reste assez de liquidités quand ce sera notre tour. Il n’y a que quatre personnes devant nous alors notre stress diminue un peu. Nous avons bien fait de venir tôt car les gens arrivent à un rythme régulier et lorsque le bureau ouvre, la queue est déjà longue !
A l’ouverture, nous sommes pris en charge après une dizaine de minutes d’attente, chacun à une des deux fenêtres… Ca passe pour Philippe… Et pour Gabrielle ! Ouf 😅 🥳 !

2e mission de ce matin: aller acheter nos billets de bus pour aller à Buenos Aires ! Hier, il ne restait que quatre places dans le bus de cet après-midi et malheureusement la personne au guichet ne pouvait pas les réserver sans que nous ne payions directement, malgré l’insistance de Philippe. En arrivant au terminal, le bus est bien entendu complet 😝 ! Qu’à cela ne tienne, nous partirons un jour plus tard que prévu, c’est aussi ça un voyage autour du monde qui se construit petit à petit, sans rien réserver trop à l’avance!

Pour nous remettre de nos émotions et récompenser les filles qui subissent notre stress depuis quelques jours, nous achetons quatre macarons qui nous faisaient de l’oeil dans la vitrine de la boulangerie ! Un délice !

Comme il est tôt et que nous avons la journée de libre, nous profitons de la matinée pour sauter dans la piscine, chercher un nouvel hôtel pour cette nuit supplémentaire à Iguazu (notre chambre actuelle étant déjà prise…) et pour réserver notre hôtel pour les prochaines nuits à Buenos Aires (heureusement que nous avions attendu d’être sûrs d’avoir nos billets de bus avant de le faire).

Nous trouvons rapidement un logement pour cette nuit mais le prix est plus élevé… Tant pis… il sera sûrement mieux entretenu que celui-ci !
Nous quittons notre hôtel avant midi car la chambre est prête. En arrivant à notre nouveau logement, nous sommes agréablement surpris. C’est en fait un mini appartement bien entretenu avec une piscine dont l’eau est très propre ! 😃

Pour l’après-midi, nous décidons de partir visiter un centre de soins et de réintroduction des animaux de la forêt tropicale: le centre Guiraoga. C’est le nom guarani des toucans (langue traditionnelle de la région). Les animaux sont amenés ici par la douane (braconnage), la police (ex : accident de la route) ou des familles qui ne veulent plus de leur animal domestique.
Marine décide de rester à l’hôtel car elle ne veut pas y aller… vive la pré-adolescence 😝 ! Ce sera donc une sortie exclusive avec Estelle et elle est toute contente d’avoir ses deux parents rien que pour elle ! 😍

A l’arivée, nous partons dans le parc en remorque tirée par un tracteur!
Notre guide nous informe que nous ne pouvons pas voir les animaux prêts à sortir car il leur faut le moins de contacts possibles avec les humains.

Nous commençons par visiter les perroquets. Le guide nous apprend que si ces oiseaux sont en confiance, ils peuvent répéter plus de 50 mots 😁.
Le grand perroquet bleu que nous avons aussi vu au Parque das Aves s’est éteint dans la nature 😔 .

Dans les forêts d’Amérique du Sud, il existe 20 espèces différentes de toucans. Par contre, seulement cinq espèces de toucans vivent dans la forêt tropicale argentine. Trois de ces cinq espèces se trouvent au centre : le toucan grande/Iguazu (le plus connu), le toucan pico verde (comme son nom l’indique, son bec est vert) et le toucan arasari (qui a le bout du bec noir).

Toucan grande / Toucan pico verde / Toucan arasari

Le centre abrite plusieurs espèces de singes et notamment le singe hurleur dont le cri peut-être entendu à plus de 2 km. C’est le plus grand singe d’Amérique du Sud. Il ne vient pas de la région, mais il a été transféré du zoo de Buenos Aires qui a fermé. Le centre a d’ailleurs reçu beaucoup de ses anciens pensionnaires. Nombre d’entre eux ont été trop longtemps aux contacts d’humains et ils ne peuvent plus être relâchés, ils vont donc vivre ici.
Le singe capucin vit par contre dans la région. C’est d’ailleurs un singe capucin que nous avons vu hier et qui portait son bébé sur le dos.
Dans le dernier enclos, nous pouvons découvrir plusieurs bébés. Leur mère a été tuée par des trafiquants qui ont été par la suite arrêtés par les douaniers. Les bébés devraient pouvoir être libérés une fois adultes.

Deux pumas se trouvent aussi au centre. Ce sont deux frères qui étaient des animaux domestiques. Les braconniers utilisent une méthode particulièrement ignoble pour les capturer : ils tuent la mère et ils vont ensuite chercher les bébés dans leur terrier car ceux-ci sont élevés de manière à ne pas s’en éloigner.
Les animaux adultes sont solitaires et ils s’adaptent tout autant aux régions désertiques qu’aux montagnes.

Nous pouvons aussi admirer un couple de loutres qui s’amuse dans leur bassin et nous font voir comme elles sont de bonnes nageuses.

Le centre accueille également très régulièrement des coatis de la région. En effet, ils sont régulièrement malades du fait que les humains les nourrissent avec de la nourriture inadaptée. Ces animaux développent ainsi des caries ou du cholestérol 🤦🏼‍♀️🤦. Une fois remis, les soigneurs du centre les libèrent le plus loin possible des chutes d’Iguazu et donc des humains.

Nous avons encore la chance d’apercevoir un magnifique ocelot. Ce félin est le troisième en taille des animaux d’Argentine (après le jaguar et le puma). Il peut atteindre les 145cm et il est capable de manger de gros animaux. Le centre en abrite deux. Le premier est aveugle et le deuxième est issu du trafic (il avait été capturé pour devenir un animal domestique). car cet animal se vend très cher aux particuliers. Les deux que nous pouvons admirer sont petits car ils n’ont pas pu développer leur musculature.

Nous sortons du parc avec une certaine tristesse de voir l’impact des humains sur la vie sauvage mais admiratifs du travail de ceux qui essayent de réparer les bêtises des autres.


Le lendemain, c’est piscine durant la matinée puis départ en bus pour Buenos Aires. Notre voyage durera 13 heures et il s’agit à nouveau d’un bus de nuit, notre dernier sur le sol argentin!

A bientôt pour la suite de nos aventures à Buenos Aires, notre dernière étape en Argentine.
Gabrielle et Philippe

Puerto Madryn

18.01 au 22.01.2022

2. L’Amérique du Sud – Argentine

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Pour arriver à Puerto Madryn, nous avons décidé de prendre l’avion, mais l’aberration des compagnies aériennes fait que nous devons passer par Buenos Aires avant de redescendre sur Trelew, à une heure de Puerto Madryn. Le voyage est donc long… Nous sommes partis d’Ushaïa à 20h45 et nous arrivons à passé minuit à Buenos Aires. Comme notre prochain avion est à 6h10, nous devons passer le reste de la nuit à l’aéroport. Le terminal où nous sommes est tout petit et il n’y a donc aucune infrastructure. Nous n’avons pas du tout dormi dans l’avion car il y avait des petites télés individuelles (pour l’immense joie des filles 😜), sauf Gabrielle, qui a tenté de se reposer une petite heure. Il faut dire qu’après avoir passé plusieurs nuits dans des bus, les sièges d’avion sont beaucoup moins agréables!! Ils ne s’inclinent presque pas et ils sont beaucoup plus étroits 😬 .
Après recherche d’un endroit un peu au calme, nous trouvons un petit kiosque publicitaire, fermé vu l’heure, et nous nous installons à côté. Le sol est très froid et la nuit passe lentement… Les filles s’endorment deux-trois heures sur Philippe, qui tente lui aussi de dormir un peu. Au bout de 1h30, Gabrielle se lève pour aller à une table du café (encore fermé) pour avancer le blog car il lui est impossible de s’endormir sur ce sol glacé.

Le vol étant retardé d’une heure, nous arrivons à 8h30 à Trelew.

Nous partons directement en direction d’un café ouvert pour prendre le petit déjeuner. Apparemment, un seul serait ouvert et servirait quelque chose qui correspond à un vrai petit-déjeuner et nous nous y rendons rapidement.

Après quelques croissants et tartines et une ou deux parties de jass, nous profitons d’avoir atterri à Trelew pour visiter son musée paléontologique, qui est plutôt bien noté. Il est à la fois un musée et un centre de recherche scientifique où nous pouvons admirer des fossiles de la faune et de la flore de Patagonie. Ces fossibles datent d’il y a plusieurs millions d’années.

Le point phare du musée est le Patagotitan Mayorum, le fossile du plus grand dinosaure jamais trouvé sur terre (bon, il paraît qu’il y en aurait un autre qui a été trouvé entre temps, mais ça ils ne le disent pas 😉). C’était un herbivore de la famille des sauropodes, ceux qui ont un très long cou, et il mesurait environ 40m (voir la photo avec le nom de la ville un peu plus haut pour savoir à quoi il ressemblait). Le paragraphe en espagnol indique 42m, mais seulement 38,9m dans la partie traduite en anglais… Les anglais doivent être plus modestes 😂 . A l’entrée du musée, une salle de cinéma nous permet de visionner un film décrivant la découverte du fossile et son analyse scientifique qui a duré 2 ans. C’est très intéressant!
Une extension du musée est en train d’être construite pour pouvoir abriter le fossile reconstitué. Il avait été reconstruit temporairement dans une halle prêtée par la ville, mais ils ont dû le déplacer quelques temps après.

Cet os n’est que le fémur droit de ce gigantesque dinosaure

C’est le seul os que nous pouvons toucher, il a environ 110 millions d’années

Marine me prend mon natel pour jouer à la guide, voici ce que cela a donné:

Après cette rapide visite (le musée est petit), nous partons en bus pour une heure de trajet jusqu’à Puerto Madryn, ville balnéaire de la côte est. On se réjouit de rejoindre notre hôtel et découvrir la plage.
Nous avons une agréable surprise en découvrant l’auberge car elle est tenue par un jeune couple qui s’y investit beaucoup. Ils habitent d’ailleurs sur place, dans une partie privatisée. Le petit déjeuner est vraiment bon et avec des produits frais. La jeune femme me dit « j’ai beaucoup voyagé et j’ai voulu faire en sorte d’offrir un petit-déjeuner comme ce que j’aimais trouver en voyageant ».
Après nous être installés dans notre chambre, nous partons découvrir la plage et la ville. La plage est jolie et nous nous réjouissons d’y passer la journée après-demain, jour où nous n’avons rien organisé. Par contre, toute la ville est « morte », c’est dimanche et l’heure de la sieste! Nous trouvons le seul café ouvert et nous y mangeons notre dîner/goûter. Comme toujours, nous jouons aux cartes en attendant nos plats.


Le lendemain, nous partons visiter la réserve naturelle de Punta Tombo avec Lionel, un Français qui habite en Argentine depuis plusieurs années. Cette réserve abrite une gigantesque population de manchots de Magellan. Elle se trouve à 2h30 au sud de Puerto Madryn. En chemin, nous parlons de la météo et notamment du vent fort et presque constant depuis que nous sommes arrivés. Sa réponse: « la Patagonie sans le vent, ce n’est pas la Patagonie ». Il nous dit qu’il fait grand beau 300 jours par an à Puerto Madryn, on espère que cela nous portera chance car il faisait 30° la semaine passée, et là il fait juste 20°… 🤞🏻

Arrivés au centre d’accueil, nous allons visiter une petite exposition sur l’histoire du peuple indigène, les Tehuelche, qui peuple la Patagonie. L’exposition commence à l’arrivée des Européens au XVIe siècle. Durant les siècles suivants, les contacts se limitent aux peuples habitant la côte. Ces derniers découvrent et adoptent le cheval, ce qui change profondément leur mode de vie car ils leur permettent de s’éloigner de la côte et de ses précieuses ressouces. Les premiers colons arrivent dans la région dès 1869 et ils établissent entre eux des relations commerciales et pacifiques. Toutefois, cette bonne entente cesse à la fin du XIXe siècle lorsque la couronne espagnole dérobe les terres ancestrales et les ressources des indigènes. Ces événements forcent les Tehuelche à migrer, provoquant beaucoup de morts, de séparations des groupes familiaux et une déstructuration de leur culture.
Comme dans beaucoup de régions du monde, l’Argentine a gentiment commencé à reconnaître les droits des peuples autochtones, qui constituent, aujourd’hui, une part importante de la population de la Patagonie. Depuis quelques années, des demandes sont faites pour une reconnaissance de leurs droits, de leur histoire et de leur culture.

La vie marine de la région est également présentée dans cette exposition et nous profitons donc de cette visite pour faire un peu de biologie et de géographie.

Après cette visite, nous partons découvrir la fameuse colonie de manchots de Magellan. Ils sont plus d’un million à venir se reproduire, se reposer et se nourrir dans la région. Ce lieu leur permet également de se protéger de leurs prédateurs. Sur terre, ces derniers sont les oiseaux, les renards, les tatous, etc. dont ils sont protégés grâce aux buissons très épineux qui poussent sur cette zone. Dans l’eau, le danger vient surtout des orques, des lions de mer, des éléphants de mer et des pétrels géants (grands oiseaux de mer).
Les manchots de Magellan sont petits et ils ne mesurent que 60 à 75 cm de haut. Les mâles et les femelles ne se distinguent que par la forme de leur tête, les femelles ont la tête plus ronde que les mâles. Pour se nourrir, ils sont capable de chercher leur nourriture dans un rayon de 600 km. Ces manchots ne connaissent jamais la glace car quand le froid arrive, ils partent au Brésil, plus au nord.

Comme mentionné précédemment, cette réserve est un lieu de reproduction pour les manchots qui sont des animaux monogames. En septembre, le mâle arrive pour nettoyer le nid (le couple garde toujours le même) ou il en prépare un nouveau si le leur a été « volé ». Les nids se trouvent sous les arbres épineux ou dans un tunnel sous la terre, et parfois très loin de l’eau. Lorsque les femelles arrivent vers octobre, le mâle appelle sa « femme » et cette dernière le rejoint car elle reconnaît son cri. Les « époux » se connaissant déjà, la parade amoureuse est très courte.
Pendant 40 jours, le mâle et la femelle vont se relayer pour couver les 1 à 3 oeufs afin de les maintenir au sec et au chaud. Les deux parents possèdent une poche ventrale qui leur permet de couver les oeufs sans les écraser. L’un part chasser pendant environ une semaine puis c’est à l’autre de partir se nourrir.
Lorsque les poussins éclosent, ils sont nus et se recouvrent petit à petit d’un duvet gris. Vers le mois de février, les poussins muent pour obtenir leur plumage d’adulte. Ce plumage ressemble énormément à du cuir, mais ce sont en fait dix petites plumes par cm2 que le manchot va constamment lisser grâce à une huile sécrétée vers sa queue puis étalée sur tout le corps avec son bec et ses joues. Tous les manchots font cette « toilette » très régulièrement dans la journée. La mue terminée, les parents quittent la colonie et les petits manchots deviennent autonomes. Les parents ne leur apprennent pas à pêcher car cela est instinctif.

Quelques guanacos et nandous (autruche d’Amérique du Sud) ont également établi domicile dans cette réserve.

Les manchots, bien que conscients de la présence humaine, ne sont pas vraiment dérangés par celle-ci. Il est par contre interdit de trop s’approcher ou de les suivre lorsqu’ils viennent sur le chemin piéton. Pour éviter les accidents et préjudices aux animaux, le parc a installé des passerelles qui permettent aux visiteurs de circuler sans risquer de provoquer l’effondrement des tunnels et aux manchots de passer à leur guise sans être génés par notre présence. Lionel nous indique toutefois qu’au fil des années, les nids se sont déplacés plus loin du passage dédié aux humains… Nous avons donc tout de même un impact sur eux 😔.

Voici un petit montage des vidéos que nous avons prises:

Comme vous pouvez l’entendre, c’est très venteux… 😅

Il est maintenant l’heure de partir pour retourner à Puerto Madryn. Plus on s’approche de la ville, plus le temps se couvre… Et la pluie ne tarde pas! Nous avons eu de la chance d’avoir du soleil sur la réserve car il a plu toute la journée à Puerto Madryn! Nous espérons que ce n’est que passager…. Nous avons une journée plage prévue demain!


Le lendemain au réveil, il pleut à torrent! Quelle déception! Nous faisons un peu d’école en espérant que la pluie cesse et que le soleil réapparaisse… en vain 😬 ! Nous tentons une sortie mais la pluie et le vent nous dissuadent d’aller bien loin. Nous allons donc jusqu’au même café qu’avant-hier, le plus proche de notre hôtel.
Notre journée de détente à la plage tombe donc à l’eau… C’est le cas de le dire! 😞
La malchance nous suit car nous apprenons dans l’après-midi que notre sortie de demain sur la péninsule Valdes est annulée. En effet, la pluie de ces dernières 48h a rendu le lieu trop boueux et, les routes d’accès étant en terre, les gardes-parcs ont fermé le parc national! Malgré le soleil annoncé, la péninsule ne rouvrira pas avant un ou deux jours, le temps que l’eau disparaisse des chemins… Nous avions prévu une sortie à la journée sur cette péninsule afin de découvrir cette réserve qui abrite des éléphants de mer, des lions de mer et où l’on peut même parfois apercevoir des orques. Qu’allons-nous donc faire demain? Nous nous décidons pour tenter une sortie en bateau afin d’aller voir des dauphins… Mais toutes les agences nous informent que le vent prévu demain empêchera les bateaux de sortir du port… Bref, nous risquons de devoir à nouveau rester à l’hôtel, d’autant plus si la pluie continue!

C’est donc fort déçus que nous allons nous coucher, en espérant que la situation s’améliore demain.


Le lendemain, Gabrielle se lève tôt pour aller faire le tour des agences, au cas où l’une d’elles aurait changé d’avis… Malheureusement, elles restent sur leur position de la veille, malgré le fait que la garde du port indique que celui-ci est ouvert et que les bateaux pourraient sortir. Sur le retour, Gabrielle s’arrête dans une agence de voyage afin de se renseigner sur les prix pour des billets d’avion Buenos Aires – USA. Nous aimerions les payer en liquide, histoire de profiter encore du taux de change favorable avec Western Union. Pendant qu’elle attend, un jeune couple entre et pose la même question que Gabrielle depuis une heure « allez-vous sortir en mer pour voir les dauphins aujourd’hui » et, oh surprise, l’employée répond que oui!! Gabrielle s’empresse de lui demander s’il reste quatre places pour nous et, après appel à la compagnie de navigation, oui! Gabrielle appelle donc le reste de la famille pour qu’ils se préparent rapidement car nous devons tous être au port 45′ plus tard et c’est à une bonne vingtaine de minutes de notre hôtel. Elle rejoint donc l’hôtel au pas de course et nous repartons tous cinq minutes plus tard.
Nous arrivons à l’heure pile au port, mais le bateau ne partira finalement que 30 minutes plus tard 🤦🏼‍♀️ .

C’est avec enthousiasme que nous partons pour deux heures en mer… Mais c’est un nouveau coup dans l’eau, aucun dauphin ne montrera le bout de son bec! Une nouvelle grosse déception 😕 .
Nous verrons quelques lions de mer, mais bon, ça ne compense pas!

Nous essayons de nous consoler en nous disant que nous en verrons peut-être durant notre sortie de demain matin à côté de Trelew (sortie que nous avions reservée déjà avant car la sortie de ce jour n’était pas prévue).


C’est aux aurores que nous quittons l’hôtel pour un trajet aux multiples étapes: bus jusqu’à Trelew, un autre bus pour Rawson, un taxi jusqu’à Puerto Rawson, sortie en bateau de 2 heures, taxi pour l’aéroport et vol pour Iguazu en début d’après-midi. Un timing bien serré qui, nous l’espérons, nous permettra de voir des dauphins bien particuliers. Cette fois-ci, ce ne seront pas les dauphins gris que nous avons loupé hier, mais des dauphins toninas, connus également sous le nom de dauphin de Comerson, du nom du scientifique qui a été le premier à les étudier au XVIIIe siècle. Ils sont noirs et blancs (un peu comme des mini-orques) et ils ne mesurent qu’entre 120 et 145 cm.

Il nous faut être au port à 9h30, et le trajet va durer deux heures et demi, alors le temps nous est compté! Les bus s’enchaînent sans problème, mais arrivés à la deuxième gare routière… aucun taxi en vue! Il est trop tôt et il n’y a personne aux alentours… Heureusement, une dame qui était dans le bus avec nous connait le numéro des taxis et elle nous en commande un!
Nous arrivons juste à l’heure au port, mais ce n’est pas le stress car les gens sont encore en train d’arriver et de s’équiper 😅 . Nous convenons avec le chauffeur qu’il revienne nous chercher à la fin de la sortie car nous devrons partir rapidement pour l’aéroport, notre avion étant programmé à 13h20.
Nous laissons nos sacs à dos au bureau de la compagnie et nous enfilons nos gilets de sauvetage. Nous sommes prêts à partir et découvrir ces minis dauphins!! Ils ne vivraient qu’en Patagonie et ils sont présents dans la baie tout au long de l’année. Comme ils sont très curieux et joueurs, il devrait être facile de les voir 🤞🏻.

Nous sommes une vingtaine de personnes à monter dans le bateau. En sortant du port, nous pouvons observer… des lions de mer, encore 😝 !

Après une petite demi-heure de navigation, le capitaine voit les premiers dauphins au loin… et voilà, notre premier dauphin toninas ! Il sera suivi de beaucoup d’autres 😁🐬.

Ils sont vraiment incroyables car ils viennent très vite près du bateau pour jouer dans les vagues, passer sous le bateau, se placer juste devant la proue et semblent vouloir faire la course. Comme un deuxième bateau nous a rejoint, nous pouvons facilement admirer les dauphins qui se trouvent près de leur coque et vice-versa.
C’est un spectacle qui va durer plus d’une heure et notre enthousiasme ne faiblit pas! Les dauphins ne s’éloignent jamais des bateaux et heureusement le capitaine n’a pas besoin de les suivre, ce qui est contraire à toutes les règles d’observation d’animaux sauvages : nous les laissons venir, mais nous ne devons jamais les pourchasser.

Voici une vidéo des points forts de cette sortie:

Il est l’heure de quitter ces incroyables dauphins et de rentrer au port. Nous y arrivons rapidement et quelques minutes plus tard, notre taxi arrive. Nous partons directement vers l’aéroport de Trelew, sans prendre de bus, car cela aurait pris trop de temps.

Pour la petite histoire, vous aurez peut-être remarqué que les noms de villes dans cette région de l’Argentine ne sonnent pas très hispaniques! Puerto Madryn, Trelew, Puerto Rawson, etc. En effet, il s’agit d’un territoire qui a vu l’arrivée de nombreux colons originaires du Pays de Galles, d’où ces noms étranges et qui se prononcent bizarrement en espagnol! 😝

Après cette matinée bien remplie, nous montons dans l’avion pour Iguazu, lieu d’immenses chutes d’eau qui se trouvent entre le Brésil, le Paraguay et l’Argentine.

Nous avons à nouveau une escale à Buenos Aires, mais cette fois c’est logique vu que c’est «sur le chemin». Nous passons les deux heures d’escale en jouant et lisant.

Nous arrivons en fin de journée à Puerto Iguazu, en même temps que le coucher du soleil.

Affaire à suivre!
Gabrielle et Philippe

L’Ecole en voyage

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Un voyage d’une année autour du monde, c’est aussi assurer un minimum de scolarité pour les filles 😉 !
Nous sommes partis de Suisse avec comme objectifs:

  • Deux-trois séances d’école par semaine (d’environ 1h) pour le français et les maths « sur table ».
  • Francais: lectures, tenue d’un journal de bord, suivi du manuel, fiches de français généreusement partagées par le collègue de Gabrielle, Jean-Luc, avec les notions de grammaire, conjugaison et orthographe de leurs années respectives.
  • Maths: suivi du manuel, fiches de maths, également de Jean-Luc, jeux de société (comptage des points au Jass ,par exemple) et autres applications pratiques.
  • Géographie, histoire: études des pays visités.
  • Education physique: randonnées principalement, nage, jeux de balles.
  • Art: landart, illustration d’articles, etc.


Voici un petit bilan à la moitié de notre voyage (51/4 mois):

La réalité, c’est que le premier mois, nous avons tenu le rythme de deux, voire trois séances « sur table » par semaines… Mais nous avons rapidement ralenti 🤪😅. A ce jour, nous faisons plutôt une (voire parfois deux) séances par semaine. Nous nous sommes rendus compte que ces séances durent en réalité 1h30 car le temps d’écrire dans le journal et de faire une fiche de français ou de math, les 60 minutes sont déjà dépassées.
Nos deux filles ne se montrent pas toujours d’un enthousiasme débordant pour se mettre au travail sur table, ce qui rallonge d’autant plus le temps nécessaire pour réaliser le travail prévu 😅. Nous pensions également avoir plus de temps « libre », mais nous avons vite constaté que nos journées sont bien remplies par les activités prévues et que nos jours de glandouille finalement assez rares. Il est donc difficile de rattraper le « retard » en une seule journée… Ce serait le meilleur moyen pour dégoûter Estelle et Marine!


Si le passage au temps d’école n’est pas toujours évident pour les filles, il y a bien une chose pour laquelle nous ne devons pas nous battre, c’est la lecture. Nous sommes chacun partis avec une liseuse e-book et elles dévorent une quantité impressionnante de livres. A notre grande surprise, Estelle s’est même lancée dernièrement dans la lecture d’une série constituée de pavés de quelques 600 pages! 😮
Un grand merci à la famille Saugy qui nous a fourni plusieurs gigas octets de livres électroniques qui sont plus que bien utilisés! 😄


Au-delà des opportunités laissées par nos visites pour travailler, il y a aussi la question des lieux. Nous n’avons pas toujours une table ou des chaises dans notre chambre ou dans la pension/hôtel où nous résidons, et nous devons parfois nous adapter.

Par contre, aux USA, nous sommes chez les Vaughan, la famille d’accueil de Gabrielle où elle a habité en 1999-2000 (au Colorado) puis chez les Silverstein, une des meilleures amies de la maman de Philippe (en Californie). Les conditions de travail scolaire y sont beaucoup plus faciles car les journées sont bien moins chargées. Nous profitons donc de faire un peu d’école tous les jours 🙃 .


Nous pensions faire des fiches de maths et français des manuels officiels suisses, mais en fait, il est plus simple de faire les fiches de devoir de Jean-Luc et d’approfondir ensuite les nouvelles notions qui y apparaissent. On s’adapte ainsi à ce que les filles savent déjà et ce qu’elles doivent encore apprendre cette année. Pour l’instant, ça fonctionne… A voir si ça continue!
Donc vraiment MERCI, Jean-Luc!


Comme nous sommes restés plus de 4 mois et demi en Amérique du Sud, nous avons décidé que les filles (et Gabrielle) prendraient des cours d’espagnol. C’est une initiation pour les filles et une révision pour Gabrielle. Cette langue n’est pas au programme des élèves de 5P et 7P en Suisse romande, mais cela prépare déjà le cerveau à jongler entre deux langues. L’allemand et l’anglais seront travaillés plus tard 😉. Nous pensions introduire l’anglais en Nouvelle-Zélande et en Australie et le pratiquer un peu sur place, mais comme ces deux pays restent fermés, nous devons changer nos plans. Comme nous avons finalement décidé de partir au USA trois semaines, nous profitons de notre séjour pour faire « un bain » d’anglais aux filles.


Comme mentionné précédemment, nos journées sont bien remplies et notamment par des visites de sites historiques, de musées, de villes, de marchés, etc. Les filles apprennent donc aussi beaucoup sur l’histoire, la géographie, les cultures, les traditions. des pays traversés, sans qu’elles aient l’impression « d’être à l’école » 🤫 et cela est donc aussi plus facile pour nous. 😜 Nous essayons donc de prendre avantage de toutes les opportunités pour introduire ou compléter une notion…même en escale à l’aéroport (photo avec la map monde).


Pour ce qui touche à la biologie, les filles apprennent beaucoup de choses à chaque fois que nous avons eu la chance de faire des sorties accompagnées, comme par exemple en Amazonie, aux Galapagos, en Argentine et ailleurs. Nos guides ont chaque fois réussi à nous captiver et nous avons énormément appris sur la faune et la flore de ces régions.


Les arts visuels et musicaux sont bien entendu aussi de la partie, le plus souvent lors de sorties natures en effectuant du landart ou des expérimentations musicales.

Merci Béatrice, les filles ont adoré ton « cours » d’art visuel!


Enfin, les cours d’éducation physique ne sont pas mis de côté, mais ils s’intègrent naturellement à bon nombre de nos activités terrestres et aquatiques. Voici quelques exemples:

Et pour terminer cet article, voici une petite vidéo:

Cet article n’est évidemment pas exhaustif et il n’est qu’un aperçu de la scolarité en voyage. (C’est surtout pour vous montrer que les filles travaillent quand même 🤪).

A bientôt pour la suite de nos aventures.
Gabrielle & Philippe

Enigme de La Cueva de las Manos – Solution

06.01 au 07.01.2022

2. L’Amérique du Sud – Argentine

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Pour celles et ceux qui n’ont pas eu le temps de chercher et qui le souhaitent, revoici l’énigme:
Attention, la solution sera en-dessous 😉.

BONUS
Nous avons un petit jeu pour vous.
Observez ces deux photos et trouvez trois éléments qui sortent de l’ordinaire: deux sur la première photo et un sur la deuxième (pour celui-ci, relisez attentivement l’article si vous ne le trouvez pas). Nous attendons vos réponses, par email ou WhatsApp. 😊
Bonnes recherches! 🧐
No

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Première photo

  1. Main à 6 doigts
  2. « Mains » de nandou (autruche d’Amérique du Sud), et non pas d’extra-terrestre…
  3. (rose) une main droite….donc faite par un gaucher qui a utilisé sa main droite pour peindre!
    On a trouvé celle-là que plus tard 😜

Deuxième photo

  1. La main droite qui faisait partie de l’énigme dès le début