Bangkok 3

4. L’Asie – Thaïlande

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

25.04 au 27.04.2022

Nous voici une dernière fois de retour sur Bangkok avant de prendre l’avion pour notre prochain pays sur le continent asiatique. Le bus de nuit s’est bien passé, même si nous en ressortons quand même un peu fatigués 🤪. Pour ces derniers jours en Thaïlande, nous avons choisi un hôtel avec piscine plutôt bien centré. Au programme ce matin, pas grand chose, si ce n’est un peu d’administratif et un peu d’école. Il nous faut en effet commencer à planifier la suite, au-delà du billet d’avion! Ce n’est pas une période de vacances donc nous avons le luxe de pouvoir planifier nos trajets et nos visites à la dernière minute, en fonction de nos envies du moment.
L’après-midi, nous décidons de faire une petite excursion au parc Lampini. Il s’agit du Central Park de Bangkok (toutes proportions gardées) mais surtout il paraît qu’il y a plein de varans qui s’y baladent en liberté. 🦎

Après un rapide trajet en Bolt, le Uber asiatique, nous arrivons devant un grand écrin de verdure en plein milieu du quartier économique. Et avant même d’entrer, nous tombons sur un varan qui nage dans le petit canal à côté des portes. Ça promet !

Une fois les portes du parc franchies, nous nous lançons à la recherche des varans. C’est quand même l’objectif principal de la sortie! Le parc est vraiment grand et nous comprenons rapidement que si nous voulons en voir, il nous faut nous diriger vers les différents étangs qui abritent de nombreux specimens, que ce soit dans les arbres, sur les rives ou bien même dans l’eau, en train de nager! Nous pouvons en admirer de toutes les tailles: d’environ 30 cm à au moins 2 mètres! Les petits nous semblent bien inoffensifs, mais les énormes, eux, nous font penser à leurs lointains cousins de Komodo! Ces reptiles nagent comme des crocodiles, ils possèdent une tête semblable à celle du serpent et un corps de lézard… Un peu impressionnant de les voir en liberté, si près de nous 😳 !

Même si notre chasse aux varans occupe la majeure partie de notre visite, nous n’oublions pas d’admirer et de profiter de ce parc et de sa belle verdure. C’est vrai qu’il a un côté Central park en raison des nombreux gratte-ciels et autres hauts bâtiments qui l’entourent.

Nous avons la surprise de trouver dans le parc un cadran solaire, offert en 1999 par une maison horlogère suisse, la maison Türler! Ce cadeau a même eu l’honneur d’être inauguré par la soeur de l’ancien roi de Thaïlande, le roi Bhumibol, qui a toujours conservé un lien fort avec la Suisse, en souvenir de ses études à Lausanne de 1933 à 1950.

Une fois de retour à l’hôtel, nous profitons encore de la piscine et sortons manger de délicieux plats thaïlandais. Il faut en profiter car c’est bientôt la fin… 😢


Pour entamer ce dernier jour entier à Bangkok, nous commençons par chercher un lieu pour notre petit-déjeuner. Gabrielle a repéré, pas loin de notre hôtel, une petite boulangerie française et c’est avec un grand bonheur que nous profitons de délicieux croissants, petits pains au chocolat et autres gourmandises.

Une fois nos ventres bien remplis, nous nous dirigeons vers notre dernier lieu de visite en Thaïlande… Et non, ce ne sera pas un temple 😂 ! Mais un musée: la maison de Jim Thompson. Jim Thompson était un homme d’affaires américain, ancien membre de l’OSS. Durant les années 1950, il a été l’initiateur du renouveau de l’exportation de l’industrie de la soie en Thaïlande et il a collectionné de nombreux objets d’art de la civilisation thaïe. Sa collection est exposée dans son ancienne demeure, faite de nombreuses bâtisses traditionnelles en teck. Nous n’étions pas certains de vouloir faire cette visite, mais de nombreuses familles rencontrées durant notre séjour thaïlandais nous ont dit que cela en valait la peine.
Arrivés sur place, nous avons le plaisir de découvrir qu’il y a des visites guidées et que certaines sont même en français! Cela sera encore plus intéressant pour les filles, qui pourront suivre les explications en direct, même si l’accent de la guide fait que nous ne comprenons pas toujours tout ce qu’elle nous dit… 😀
Nous passons d’une pièce à l’autre et nous admirons l’architecture des bâtiments et les nombreux objets exposés tels que de la vaisselle, des peintures, des statues ou encore tout simplement le mobilier des différentes chambres. C’est très beau et le cadre est très reposant.

Nous constatons que certaines portes et fenêtres sont en forme trapézoïdale afin de renforcer leur structure qui ne comporte pas de métal. C’est comme faisaient les Incas! La guide nous fait également remarquer qu’une des statues de Bouddha a les yeux baissés et le visage incliné vers le sol, ce qui est rare! Dans une chambre à coucher, nous découvrons un chat en porcelaine bleu et blanc… C’est en fait un pot de chambre 😉 ! Dans une des dernières pièces, nous comptons environ 450 petites représentations du Bouddha sur du béton sculpté.

Sur certaines photos, vous remarquez peut-être que les seuils de porte entre les pièces sont surélevés (entre 10 et 50 centimètres). Il s’agit d’une croyance selon laquelle les mauvais esprits ne peuvent pas passer ces seuils car ils rampent et ne peuvent aller que tout droit. Il ne peuvent donc pas se déplacer au sein de la maison. Cela permettait également que les enfants en bas âge ne se baladent pas n’importe où.

Une fois de retour à l’hôtel, nous profitons encore une dernière fois de la piscine. Alors que Marine prend sa douche avant de sortir souper, elle nous appelle pour nous dire que ses cheveux sont devenus verts… Et c’est vrai 😬 ! Un vert pâle colore le bas de ses cheveux 🙃. Heureusement, Gabrielle ne stresse pas car elle se souvient que sa soeur, Nathalia, a vécu la même mésaventure il y a de cela quelques années. Il s’avère que c’est une réaction des cheveux très blonds au chlore utilisé pour la piscine. Après quelques jours et quelques lavages il n’y paraîtra plus, ouf! 😅

Après un dernier délicieux repas thaï et un peu de shopping, nous rentrons nous coucher tôt car nous prenons l’avion à 9h du matin le lendemain.


Sur le trajet vers l’aéroport, nous avons encore la surprise de croiser quelques moines qui font leur tournée d’aumône pour la journée. Comme vous pouvez le voir, ils se déplacent avec leur bol et leur sac, dans lesquels les habitants déposent de la nourriture.

Et voilà, c’est la fin de notre séjour thaïlandais. Un mois et demi de belles découvertes en sillonnant le pays.

Nous vous donnons rendez-vous très bientôt pour le bilan de la Thaïlande et la découverte de notre prochain pays !
Philippe et Gabrielle

Ao Nang

4. L’Asie – Thaïlande

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20.04 au 24.04.2022

Le trajet de bus est assez rapide et après deux heures et demi de route (dont 15 minutes sur un bac pour rejoindre le continent) nous arrivons à Ao Nang. En soit, cette ville n’a rien de bien enchanteur, mais elle nous permet de rayonner vers plusieurs lieux intéressants de la région.
Nous avons choisi un hôtel sur la rue principale qui descend vers la mer. Les Calvayrac nous l’ont recommandé tout en nous disant que deux réceptionnistes s’y relaient… un très sympathique et dynamique et l’autre beaucoup moins. Nous avons de la chance car les quatre nuits que nous y passons se passent bien (même si nous entendons la musique des bars environnants) et le réceptionniste est « le sympa » durant presque tout le séjour.
Pendant que Gabrielle et les filles profitent de la petite piscine de l’hôtel, Philippe part à la recherche des meilleures offres pour les différentes visites que nous souhaitons faire ces prochains jours. La ville étant très touristique, il y a une multitude d’options et les prix varient souvent d’un magasin à l’autre. En général, plus on s’éloigne du bord de mer, plus les prix deviennent bas! Après avoir arpenté la rue principale, Philippe opte pour une agence qui nous propose de bonnes conditions à un prix avantageux.
Une fois nos prochains jours ici organisés et réservés, il est temps de passer au repas. Juste en face de l’hôtel se trouve un mini restaurant servant de la nourriture locale. Il deviendra notre QG du soir car les plats sont économiques et savoureux et il propose aussi de délicieux jus de fruits. Les enfants des cuisiniers/patrons sont en vacances alors ils sont tout contents de pratiquer l’anglais appris à l’école pour prendre nos commandes.


Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Philippe, il a 41 ans!

Mais pas d’anniversaire tranquille pour autant, c’est une journée chargée qui nous attend! Le programme du jour est constitué de trois visites: une piscine naturelle aux eaux turquoises, une source d’eau chaude et un temple. Cela fait un moment que nous n’en avons pas visité… ça devrait passer auprès des filles 😂 ! Pour ces nombreuses visites, nous avons pris l’option « chauffeur privé » qui passera la journée avec nous pour nous emmener aux différents endroits. Cela aurait été trop compliqué avec les transports publics et ça nous laisse plus de liberté pour gérer nos horaires sur place.

Notre première destination est Emerald Pool, un bassin bleu turquoise à la température idéale pour s’y baigner. Mais avant d’y arriver, il nous faut marcher une vingtaine de minutes dans une superbe forêt et sa rivière. La couleur de l’eau est déjà magnifique et elle semble s’écouler un peu partout à travers les arbres. C’est une très agréable ballade durant laquelle nous pouvons aussi admirer quelques animaux et la végétation luxuriante de la région.

Une fois arrivés au bassin d’Emerald Pool, nous nous dépêchons de nous mettre à l’eau et profitons de la beauté du lieu et de la clarté de l’eau pour y faire quelques photos sous-marines!

Nous montons ensuite vers Blue Pool, un peu plus en amont. C’est une nouvelle fois une très jolie ballade qui nous mène à une source naturelle en pleine forêt. Ce bassin a une température qui atteint les 50 °C car il est alimenté par des eaux souterraines très chaudes. La couleur de cette eau est absolument magnifique! La baignade y est toutefois interdite, afin de préserver la beauté de ce site naturel. Nous nous contentons donc d’observer les diverses nuances de bleu depuis l’extérieur et c’est déjà très beau. A certains endroits, nous pouvons même voir les bulles d’eau chaude monter à la surface et bouillonner.

Il est l’heure de quitter ce paysage idyllique et, en partant, nous avons la surprise d’un message en français pour prendre congé de nous! 🤪

Une fois notre chauffeur retrouvé, nous partons pour Krabi Hot Spring, une source d’eau chaude. Il est possible d’accéder à la source et de s’y baigner, puis le cours d’eau est dirigé vers des bassins qui sont aménagés en bains thermaux. Malheureusement tous les bassins sont très, très chauds, et il ne sont donc pas du tout rafraîchissants. Vu la température extérieure, nous n’avons pas réussi à tremper grand chose de plus que nos jambes, et encore… 😅
Il n’y a presque personne sur le site mais apparement, avant le Covid, c’était un lieu très fréquenté. Après coup, nous nous disons que cette étape, à cette période de l’année et avec avec une telle chaleur, n’était pas indispensable!

Nous partons ensuite pour la dernière étape de notre journée, à savoir la visite du temple de la grotte du tigre: le Wat Tham Suea. Ce temple se trouve en haut d’une colline et nous devons grimper 1260 marches pour y arriver. Les escaliers sont très raides et très souvent les marches sont inégales et mesurent 30 à 40 centimètres de haut! Ce n’est pas toujours facile pour nous, alors nous vous laissons imaginer pour les filles!
Au milieu de la montée, nous sommes surpris par une très grosse averse qui transforme les escaliers en rivière. Les filles ne sont pas des plus ravies mais nous arrivons tant bien que mal à les persuader de ne pas redescendre et de poursuivre notre ascension. La pluie redoublant d’intensité et le tonnerre se faisant entendre, nous nous abritons à côté d’une statue d’un ermite sous un auvent, mais deux touristes indiens nous indiquent que cela pourrait être offensant pour les Thaïlandais. Nous reprenons donc notre route et nous nous arrêtons sous un arbre. Nous nous rendons cependant vite compte que l’arbre nous protège à peine et que nous continuons à nous faire tremper! Nous décidons donc de nous remettre en marche afin de trouver un « vrai » abri. C’est dégoulinant que nous en trouvons enfin un: une petite cahute, déjà prise d’assaut par les touristes. A noter que les filles ont été très courageuses car l’orage est vraiment proche de nous et, suite à l’épisode de la foudre à Torotoro, le tonnerre a tendance à les tétaniser…

La pluie finit par diminuer d’intensité et nous terminons notre montée, pas mal frigorifiés! Marine en a marre et elle décide de s’arrêter à la 1260e marche, sans monter vers le sommet et son stupa. Nous montons vite avec Estelle pour quelques photos avant de redescendre. La vue à 360° est belle mais elle est tout de même encore un peu bouchée suite au gros orage qui nous est tombé dessus. Le retour vers notre voiture est beaucoup plus agréable et rapide sans la pluie! Nous y arrivons toutefois une heure plus tard que ce qu’on pensait, en raison de nos nombreux arrêts pour nous abriter… A relever que nous n’avons quasiment pas vu de singes car le mauvais temps les a chassés, au grand soulagement des filles! Une fois arrivés en bas, c’est une sucette bien méritée qui les attend pour les féliciter de leur courage vu les conditions dantesques de cette visite! 🤪

Le soir, pour son anniversaire, Philippe choisit de manger… au petit restaurant d’en face! Il préfère compter sur une valeur sûre que sur un éventuel plat « luxueux » mais pas forcément à la hauteur des ses papilles 🙃 !


Le lendemain matin, en prenant notre petit-déjeuner sur la terrasse devant notre chambre (nous achetons la plupart du temps de quoi manger le matin en magasin, afin d’économiser un peu, car c’est souvent une option chère ou simplement pas possible à l’hôtel), nous voyons une famille qui déguste… du maté! Nous les reconnaissons direct comme argentins, vu que ce sont presque les seuls adeptes de cette boisson amer, facilement reconnaissable par son thermos, ses tasses et sa paille. Nous passons un moment à discuter avec eux de notre séjour en Argentine et de leur vie là-bas.

Après le petit-déjeuner, nous partons pour Railey Beach. Cette fois-ci, pas de visite organisée, nous gérons nos déplacements et notre horaire tout seuls. Nous prenons un tail boat (barque à moteur) car il n’y a pas d’accès par la route et découvrons cette plage bien connue de la région. Pendant le trajet, nous pouvons admirer les formations karstiques, caractéristiques de la région. Il s’agit de ces impressionnants rochers qui semblent avoir été posés en pleine mer. Parmi les plus connus, que nous ne visiterons cependant pas, il y a Koh Tapu, le repère de l’homme au pistolet d’or, adversaire de James Bond, dans le film du même nom.
La plage de Railey est très belle, mais nous ne sommes pas forcément fans car il y a beaucoup de cailloux, l’eau nous arrive aux genoux jusqu’à très loin et elle n’est du coup pas très rafraîchissante! Nous nous y installons quand même un moment afin de nous reposer, de lire un peu et pour jouer avec les petits crabes qui peuplent la plage.

A partir de 13:00, les touristes affluent et la plage est bondée. C’est donc avec plaisir que nous empruntons les petits sentiers qui parcourent l’île pour nous rendre à la deuxième plage, celle de Phra Nang. Pour la rejoindre, il nous faut traverser le petit village de Railey, succession d’hôtels, de restaurants, de bars et autres salons de tatouage. Du monde et de la musique à fond, pas tout à fait le cadre que nous recherchons. Pour rejoindre la plage, une fois sortis du village, nous longeons de magnifiques falaises de calcaire, refuges de varans et de singes.

Arrivés sur la plage, celle-ci nous plaît direct beaucoup car elle est moins fréquentée et bien plus belle! L’eau y est fraîche et claire, il y a du sable et l’eau est assez profonde pour y nager. Nous nous mettons à l’eau et nous profitons à nouveau de le faire avant que la foule ne finisse par arriver là aussi. Il faut relever que Pukhet, haut lieu du tourisme de masse en Thaïlande, n’est distante que de 42km à vol d’oiseau. Il est donc fréquent de voir de nombreux touristes arriver de là-bas à bord de speed boat.

Avant de rebrousser chemin pour aller prendre notre taxi maritime et rentrer sur Ao Nang, nous passons voir la grotte qui se trouve juste à côté de la plage. Celle-ci a pour spécificité qu’elle est remplie de sculptures/totems de phallus en bois. Selon la légende, une princesse indienne aurait fait naufrage en ces lieux lors d’une tempête. L’histoire raconte que l’esprit de la princesse se serait réfugié dans la grotte, près de l’épave, et que depuis elle exauce les voeux de fertilité et de pêche abondante de ceux qui viennent lui rendre hommage et la prier.

Après cette journée un peu plus tranquille et moins mouvementée que celle d’hier, nous rentrons sur Ao Nang et allons nous coucher afin d’être en forme pour une belle sortie en mer demain.


Aujourd’hui, nous partons pour une sortie en bateau dans les îles Hong. Il s’agit à nouveau d’un tour organisé mais nous sommes seuls à bord de notre tail boat avec son capitaine. Jusqu’ici nous avons toujours eu des personnes très sympathiques pour conduire les bateaux dans lesquels nous nous sommes retrouvés mais à chaque fois il est difficile de communiquer avec eux car la plupart ne parlent que très peu anglais. Dommage…

Le but de la journée est de naviguer sur cette mer d’Andaman et de profiter de nous arrêter sur différentes îles afin de pouvoir nous y promener et nous y baigner. Le temps est magnifique et nous pouvons encore une fois admirer ces paysages majestueux de rochers plantés dans l’eau.

Notre premier arrêt se situe sur l’île de Koh Lao Lading. Une jolie petite île avec son décor de carte postale. Malheureusement, nous comprenons rapidement que nous n’allons pas être seuls sur ces différentes îles. En effet, de nombreux bateaux sont déjà amarrés et il semble qu’il s’agit d’un circuit classique fort prisé des touristes…

Un autre point qui nous refroidit quelque peu est la présence importante de méduses. Durant notre trajet en bateau nous pouvons en voir plusieurs dans l’eau, parfois de taille impressionnante et, arrivés sur la plage, nous en découvrons quelques cadavres… De plus, un panneau met en garde contre ces animaux et il explique les risques en cas de blessure. Pas fait pour rassurer les filles suite à l’épisode malheureux de la piqûre de méduse subie par Marine sur Koh Phi Phi!

Après une brève visite de l’île, nous remontons dans le bateau et nous poursuivons notre route jusqu’à l’île suivante, Koh Pak Bia. Une île un peu plus petite et avec un peu moins de monde, ce qui nous plaît davantage. Cette fois-ci nous nous trempons un peu en faisant bien attention de ne pas faire de rencontre inopportune.

Après une petite heure de détente sur cette jolie plage, nous repartons pour notre dernière étape, l’île de Hong. Elle est sensée être le clou du spectacle et nous nous réjouissons de la découvrir, tout en espérant ne pas être déçus. Au passage, nous continuons de profiter du magnifique paysage qui nous entoure. Arrivés à notre destination, notre capitaine nous débarque sur un ponton flottant qui nous mène à l’île. Il s’agit d’une mesure simple, permettant aux plages de ne pas être remplies de bateaux parqués là et empêchant les touristes de profiter de l’eau. L’île est magnifique et nous sommes conquis. En effet, nous ne regrettons pas notre choix de sortie. La végétation est belle et nous retrouvons comme d’habitude quelques varans qui gambadent librement autour de nous.

Le point d’intérêt principal de l’île, au-delà de sa belle plage, est la possibilité de profiter d’une vue à 360° depuis le sommet (109m), après une courte mais raide ascension. Effectivement, la vue est splendide et nous restons un long moment à contempler la belle plage de l’île Hong, la mer d’Andaman et ses nombreuses autres îles. Le seul point négatif de ce moment paisible est le passage des nombreux tail boat qui font un bruit infernal. Vraiment bruyantes ces machines…

Après un dernier passage à l’eau afin de nous rafraîchir suite à notre ascension, nous remontons sur notre bateau et partons visiter le lagon de l’île. C’est le moment choisi par le capitaine pour nous préparer un petit goûter. Nous dévorons avec délectation un succulent ananas et quelques bananes, tout en désespérant devant les emballages plastiques omniprésents.

Voilà, c’est déjà l’heure de rentrer sur Ao Nang et nous profitons une dernière fois de ce cadre idyllique, tout en admirant la dextérité de notre capitaine, qui conduit notre tail boat d’une manière bien particulière… 🤪

Une fois de retour au port, nous nous attardons encore un moment sur la longue plage de Ao Nang afin de profiter d’un petit apéro et d’un dernier coucher de soleil sur la mer d’Andaman. Les couleurs sont magnifiques et c’est le tête remplie de belles images que nous allons nous coucher.


La dernière journée à Ao Nang est dédiée à l’école, un peu de shopping et de la glandouille au bord de la piscine. Nous finissons par prendre un bus de nuit qui doit nous ramener à Bangkok pour nos derniers jours en Thaïlande avant notre prochaine destination!

A tout bientôt !
Philippe et Gabrielle

Koh Lanta

4. L’Asie – Thaïlande

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14.04 au 20.04.2022

BON, IL EST TEMPS DE REPRENDRE NOTRE RECIT… QUI A STAGNE EN THAÏLANDE UN BON MOMENT 😇

Après environ deux heures de speed boat, nous arrivons à Koh Lanta. Nous allons y rester une semaine, mais cette fois-ci en mode « vacances » avec moins de déplacements 🤪. Le rapport qualité/prix des hébergements en Thaïlande est vraiment le meilleur jusqu’ici (et le restera pour la suite du tour du monde) et nous avons opté pour un hôtel en bord de plage, avec piscine et toboggan. Les filles sont enthousiastes… et nous aussi 😃. Plusieurs familles nous l’avaient recommandé et nous avons bien fait de suivre leur conseil! Nous avons droit à deux petits bungalows, heureusement pas juste à côté de la piscine car parfois les (nos) enfants sont bruyants 🤦🏼‍♀️🤦🏼‍♂️. Nous profitons de la terrasse du bar avec vue sur la mer pour admirer de très beaux couchers de soleil, accompagnés de cocktails ou bières.

Durant notre séjour, nous faisons deux jours entiers à la piscine. La plage à côté de l’hôtel est sympa à marée haute mais, à marée basse, beaucoup de rochers coupants apparaissent. De plus, il n’y a presque rien à observer et l’eau n’est pas très claire… Nous nous rendons compte que nous sommes devenus très exigeants après la Polynésie 🤪. Nous n’y mettrons donc que les pieds.

Les vacances de printemps ont lieu en Europe durant notre séjour ici, et nous rencontrerons plusieurs familles qui sont « seulement » en visite en Asie pour quelques jours.
Nous sympathisons cependant avec une famille avec trois enfants, qui part toujours un mois en Thaïlande à cette époque de l’année. Ils sortent les enfants de l’école car le père gère un commerce en France et il vient s’approvisionner en marchandises à Bangkok. Il profite ainsi d’allier travail et vacances en famille. Nous passons une chouette journée puis soirée ensemble.


Après deux jours de farniente, nous louons des scooters afin de visiter l’île. Les filles ne sont pas hyper rassurées au début, mais elles y prennent vite goût! Sur les routes, nous croisons souvent des singes, mais qui heureusement ne s’approchent pas de nous.

A Koh Lanta, le plein d’essence se fait de manière très exotique! Les routes sont parfois bordées de petites étagères avec des bouteilles en verre diverses et variées (souvent d’anciennes bouteilles d’alcool), remplies d’un liquide jaunâtre. Au début, nous ne sommes pas sûrs du contenu, mais nous nous apercevons rapidement que c’est de l’essence et que les scooters s’y arrêtent pour faire le plein. La première fois, la vendeuse nous aide, puis nous le ferons nous-mêmes.

Pour cette première journée en scooter, nous partons visiter le nord de l’île et un village à l’est: Old Town. C’était un haut lieu du commerce en son temps et c’est maintenant un joli village avec une rue bordée de maisons sur pilotis.

Après cette visite, nous allons découvrir une des plages tout au sud de l’île: Pirate Beach. Pourquoi elle s’appelle comme ça? Bonne question! 🤪 Nous imaginons donc des scènes de piraterie avec des trésors cachés!

En parlant de trésor, les Calvayrac nous ont concocté une chasse au trésor ici car ils étaient sur Koh Lanta il y a une semaine! Les filles ont des tâches à effectuer avant de recevoir la carte au trésor. C’est parti donc pour un certain nombre de défis:

Trouver des bernards-l’hermites et de jolis coquillages.

Creuser un trou assez grand pour s’y tenir.

Dessiner la maison de leur rêve: un mobilehome tiré par des chevaux et un camping car avec piscine et mezzanines pour les lits.

Attraper un crabe vivant! 🦀

Une fois les défis relevés, nous devons rejoindre la plage de Long Beach, à l’ouest, où le trésor est enterré. En chemin, nous observons plusieurs lieux où la technique des brûlis (voir article 3/3 du road trip) est utilisée afin de transformer les terrains en parcelles agricoles, c’est impressionnant!

Les terrains sont brûlés, défrichés, cultivés et ensuite une forêt est replantée afin de pouvoir recommencer un cycle une fois que la forêt sera redevenue mature. Les forêts qui s’ensuivent paraissent très « ordonnées » car les arbres sont tous alignés.

Arrivés à Long Beach, nous entamons directement la chasse car la nuit va bientôt tomber. Nous trouvons assez vite le point de départ, mais nous galérons ensuite pour effectuer le parcours. Nous dépassons généreusement le point à trouver et nos premières recherches s’avèrent très infructueuses!

Heureusement, les Calvayrac nous aident pas messages et après avoir recompté nos pas, nous arrivons au bon endroit. Il ne reste plus qu’à creuser dans les environs pour trouver le trésor🤪. A défaut de le trouver rapidement, nous découvrons pas mal de déchets dans les broussailles 🙃.

Au deuxième trou, bingo! Nous déterrons une corde avec une boule en bois… ces éléments nous semblent trop « neufs » pour que ce soient des déchets. Quelques centimètres plus profonds, nous découvrons, au bout de la corde, une petite bouée d’amarrage avec un bouchon… le trésor est à l’intérieur! Une chasse au trésor avec un matériel de pro!

Merci les Calvayrac pour cette chasse et les bonbons!

Nous finissons juste à temps pour profiter d’un magnifique coucher de soleil sur cette plage extra-longue.


Le lendemain, nous enfourchons à nouveau nos scooters pour découvrir le parc national de Mu Ko Lanta, tout au sud de l’île. Ce parc a été créé en 1990, mais malgré cette protection nationale, la faune et la flore sont mises en danger par les déchets des touristes et la déforestation.
Pour visiter le parc, nous effectuons une petite boucle de seulement trois kilomètres, mais le dénivelé est important. Heureusement, une grande partie est à l’ombre, donc nous arrivons à supporter la chaleur. La flore est impressionnante et très sauvage. A certains endroits, les racines ont repris leurs droits et le sentier est grandement soulevé et craquelé.

Cette jolie balade nous amène vers une petite plage, toute proche de l’entrée. Nous nous baignons puis nous nous installons pour manger notre pique-nique.

Tout se passe bien durant le repas, mais au moment de ranger pour partir, Gabrielle se dirige vers la poubelle pour jeter nos pelures de carottes. A ce moment-là, quelques macaques s’approchent, dont un gros mâle qui s’intéresse de près aux pelures. Gabrielle préfère lâcher le sac, car nous savons qu’ils peuvent être agressifs. Mais, malheureusement, nous restons quelques instants pour observer les singes, et, le sachet terminé, le gros mâle se précipite vers notre table et nos sacs. Il fouille consciencieusement ceux-ci et, dans le sac de Philippe, il trouve un petit sachet d’Algifor liquide, que nous avons en réserve pour les filles. Il arrive à l’ouvrir et le boit avec délectation…. en voilà un qui n’aura pas mal à la tête aujourd’hui 🤪 ! Nous essayons de le faire partir, mais il devient menaçant et il montre les dents. Nous n’avons donc plus qu’à attendre qu’il ait fini sa fouille… Tout à coup, deux gardes du parc arrivent en scooter et le singe s’enfuit avec une pochette contenant des biscuits. Les singes reconnaissent vite les gardes et ils savent qu’ils sont plus « dangereux » que nous 🙃 ! Un des hommes saute en bas du scooter et poursuit le singe en lui courant après et en lui jetant ses flaps jusqu’à ce qu’il lâche la pochette. C’est assez comique, mais efficace car nous récupérons notre pochette, qui nous est d’ailleurs bien utile. C’est un peu secoués que nous retournons aux scooters, craignant une nouvelle rencontre avec les singes.
Cette épisode illustre bien le mal que font les personnes qui nourrissent les animaux sauvages: ils s’approchent trop des humains, ils deviennent agressifs pour avoir de la nourriture, ils mangent des choses qui ne leur sont pas adaptées et qui les rendent malades (diabète, cholestérol, etc.), des contacts permettent à des virus d’animaux de passer chez l’homme et vice versa.

Nous quittons rapidement le parc et, depuis lors, nous ne sommes pas rassurés lorsque des macaques sont dans les parages!

En chemin pour rentrer, nous nous arrêtons sur une plage ornée du… Tiki de Koh-Lanta (émission française)! Nous ne pouvons nous empêcher d’en garder un souvenir photographique 😉.

Pour nos deux dernières nuits sur Koh Lanta, nous devons changer d’hôtel car il n’y a plus de place dans celui où nous étions. Nous n’avions pris que trois nuits, au cas où l’hôtel n’était pas si bien que ça. Nous n’avons dès lors plus de toboggan ni de bar en bord de plage, mais l’accueil nous plaît (voir la photo ci-dessous 😉 ). Nous profiterons tout de même de la piscine du premier hôtel car il est juste à côté!

Le soir, nous allons manger dans un petit restaurant fort sympathique et bon à quelques centaines de mètres sur la route. Ce n’est pas au bord de la mer, mais nous y avons droit à des concerts de grenouilles! Le gonflement de leur gorge et leur bruit sont impressionnants!


Pour cette dernière journée, nous avons prévu des massages en famille. Nous optons pour des massages relaxants car aucun.e d’entre nous n’a envie d’un massage traditionnel thaï…un peu trop appuyé à nos goûts! Cette séance de massage avec vue sur la mer au soleil couchant est très chouette! C’est le premier pour les filles et cela leur plaît… Juste pas quand les dames leur font craquer les doigts de pieds 😂 !


Le lendemain, nous quittons l’île de Koh Lanta pour rejoindre Ao Nang sur le continent, notre dernière étape en Thaïlande. Nous prenons un mini-bus qui emprunte le bac pour rejoindre la terre ferme et qui nous conduit jusqu’à destination.

A tout bientôt !
Philippe et Gabrielle

Koh Phi Phi

4. L’Asie – Thaïlande

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10.04 au 14.04.2022

Après notre nuit dans le bus, nous arrivons à 6:00 à Krabi. La nuit s’est plutôt bien passée malgré les sièges étroits et peu inclinables. Nous avons eu droit à une petite collation: eau, sandwich, biscuits salés et petit cake. C’était une bonne surprise! Nous avons décidé de prendre le ferry pour rejoindre Koh Phi Phi (Koh veut dire « île », et le « ph » se prononce /p/) et pas un fast boat. Le trajet prendra un peu plus de temps mais il sera beaucoup moins cher! Pour atteindre le port, il faut prendre un taxi ou un tuk tuk pour une demi-heure. Nous négocions un prix avec le chauffeur du tuk tuk et insistons bien sur le fait de nous emmener au port du ferry et pas au port des fast boat. Il ne parle quasiment pas anglais et nous ne parlons toujours pas mieux le thaï… Résultat des courses: bien sûr, il nous emmène au port « pour touristes »! 🤬 Nous arrivons finalement à lui faire comprendre de nous emmener au bon endroit! 
Nous arrivons vers 7:00, et le prochain bateau part à 10:00 d’après ce que nous disent le personnel de nettoyage rencontrés sur place. L’endroit est presque désert avec quelques bancs sous un toit de tôle. Nous attendrons là les trois heures suivantes, en voyant petit à petit des gens arriver. Nous commençons à être un peu tendus car le guichet n’est pas encore ouvert et tout le monde semble déjà avoir son ticket. Le personnel nous dit que le guichetier va arriver à 8:30… A 9:00, il n’y a toujours personne et il commence à y avoir pas mal de monde. Le responsable arrive enfin, sans se presser. Nous sommes les cinquièmes dans la file (alors qu’on était là les premiers..) pour acheter les tickets alors le stress augmente. Arrivés à la table, le vendeur ne parle que peu et mal l’anglais et il semble dire qu’il n’y plus de place… 😰. Heureusement, une personne vient à notre rescousse, lève le malentendu et nous avons finalement nos billets 🥳.

Le trajet en bateau se passe bien et nous arrivons à 12:00 sur Koh Phi Phi. Ça fait très bizarre car le premier bâtiment à la fin du débarcadère est un… Burger King 🤪! Il y a beaucoup de touristes, asiatiques et occidentaux, car notre séjour coïncide avec le nouvel an bouddhiste, Songkran, et les vacances de printemps pour l’hémisphère nord.
Nous déclinons les nombreuses offres d’aide pour porter nos sacs et nous partons découvrir notre logement pour ces prochains jours (une spécificité de l’île est qu’il n’y a aucune voiture!). Nous avons choisi un hôtel à l’écart du centre, pour être loin du bruit des festivités. En effet, Kho Phi Phi est connue pour être une île très fréquentée et un lieu de fête pour les touristes. Ce n’est pas du tout ce que nous cherchons comme lieux de visite habituellement mais nous avons fait le pari qu’avec le Covid la fréquentation de l’île serait moindre et plus calme. En voyant le nombre de touristes au mètre carré dans les rues principales, nous nous demandons si nous n’avons pas fait une erreur, mais tout le monde nous assure que d’habitude c’est le double de touristes qui débarquent😱… Et finalement, nous nous rendons compte que dès que nous sortons un peu du centre du village et de ses principales artères, il y a moins de monde.
Arrivés à notre logement, nous sommes agréablement surpris par nos chambres qui sont spacieuses, lumineuses, et agencées comme dans un hôtel. Cela nous semble presque luxueux, bien mieux que ce que nous pensions trouver au prix que nous allons payer 😃.

Une fois installés, douchés et reposés, nous partons à la découverte du village. L’île est au sud de la Thaïlande et les habitants y sont davantage de religion musulmane que bouddhiste, contrairement au nord. Nous ne voyons donc pas de temple… Ce qui réjouit les filles 😂🤪 !
En bord de mer, nous admirons les long tail boats, ces bateaux si caractéristiques de la Thaïlande, décorés de couleurs vives, et un très beau coucher de soleil.

Nous mangeons dans un restaurant tout simple en bord de mer et nous rentrons rapidement nous coucher.


Ce matin, le réveil se fait au son des singes qui courent sur les toits de tôles 🐒! Ils descendent de la forêt le matin pour « récolter » les déchets alimentaires en ville, abandonnés la veille. C’est impressionnant de les voir sauter d’un toit à l’autre et sur les balcons ! Nous voyons de nombreuses femelles avec leurs petits accrochés sous le ventre. Une heure ou deux plus tard, nous les voyons passer en sens inverse, nombreux et toujours aussi bruyants.

A midi, nous avons rendez vous avec… Les Calvayrac! Ils arrivent ce matin sur l’île, accompagnés des deux grands-mamans, venues les rejoindre pour trois semaines.
Nous avons rendez-vous sur une des plages pour un pique-nique, mais il se trouve que leur hôtel est juste en face du marché où nous faisons nos emplettes et les enfants se repèrent très vite!

Le programme du jour: pique-nique, puis sortie en kayak de quatre heures pour découvrir deux plages. Nous nous répartissons dans quatre kayaks, Gabrielle part avec les deux grands enfants et Philippe avec les deux petits, tandis que Chloé et Adrien sont chacun avec une grand-mère.

Après une trentaine de minutes de pagaye, avec plus ou moins d’aide des enfants 🙃, nous atteignons la première plage: Monkey Bay. Contrairement à ce que son nom nous a fait penser, nous n’en voyons aucun! Les Calvayrac sont plutôt contents car ils ont déjà eu des déboires avec ces macaques, très voleurs et parfois agressifs.
Une fois les kayaks sécurisés sur la plage, nous partons nous baigner et explorer les fonds marins. L’eau y est un peu trouble, mais nous admirons tout de même quelques beaux poissons.

Après le snorkeling, il est temps de remonter sur nos embarcations pour découvrir une autre plage, de l’autre côté de la baie.
La traversée est longue car nous sommes à contre-courant et nos bras fatiguent. Sur le trajet, nous longeons de belles falaises, aux reliefs impressionnants.

En arrivant, nous découvrons une très jolie plage, Nui Bay. L’endroit est superbe, mais malheureusement de nombreux déchets souillent l’eau et la plage 😔. Nous n’avons apparemment pas de chance car une famille nous en avait parlé comme étant leur coup de coeur à Kho Phi Phi et il n’y avait pas de déchets. Le courant les a sûrement amenés là ces jours. Cela ne nous empêche cependant pas de profiter encore une fois de l’eau, ni les enfants de jouer avec les kayaks.

Pour rentrer, il nous faut à nouveau pagayer et nous sommes bien fatigués 🤪. C’est les bras en compote que nous atteignons la plage de départ 😅 !

Nous quittons les Calvayrac car nous soupons chacun de notre côté ce soir. Nous choisissons de manger dans un restaurant avec une jolie terrasse donnant sur la baie. A la commande, nous faisons la grossière erreur de ne pas dire « may say pik », et les plats qui arrivent sont très épicés ! C’est là que nous constatons que nos palais se sont quand même un peu habitués aux épices car nous arrivons à en manger une grande partie 🤪 👄🔥 !
Sur le chemin du retour, nous assistons à une scène qui nous fait rire: une femme se ballade en vélo le long de l’eau et elle s’arrête tous les 50m environ pour remplir quelques bols de croquettes pour chat 🐱 . Les chats aperçus jusqu’à maintenant (il y en a beaucoup sur l’île) nous paraissaient bien en chair… nous comprenons maintenant mieux pourquoi 😂 !


Le lendemain matin, nous partons en excursion pour découvrir Maya Bay.

Cette baie est célèbre car c’est ici que le film « La Plage », sorti en 2000 avec Leonardo di Caprio, a été tourné. Suite au succès du film, le site a attiré plusieurs millions de touristes, qui arrivaient directement sur la plage en bateau. Ce tourisme de masse et ces vas-et-vient d’embarcations ont causé de nombreux dommages: érosion de la plage, déchets, cassure des coraux par les ancres ou les humains, pollution par les moteurs, etc. Cette dégradation avait atteint un tel sommet que le ministère de l’environnement thaïlandais a décidé de fermer la plage en 2018 afin de permettre à la faune et la flore marines et côtières de se régénérer. Cette fermeture devait durer 4 mois, mais elle a finalement duré 3 ans et demi! Cette pause a été bénéfique car cela a permis à ce fragile écosystème de se régénérer: la santé du massif corallien s’est grandement améliorée, le requin pointe noire est revenu dans ces eaux (voir la vidéo plus bas), etc. Depuis le 1er janvier 2022, il est à nouveau possible de visiter la baie, mais les conditions d’entrée y sont très strictes: interdiction aux bateaux d’y accoster, entrée des visiteurs par l’arrière de l’île, accès à la plage à pied, interdiction de mettre plus que les chevilles dans l’eau, présence de nombreux surveillants, etc.
(En mai 2022, la plage a été à nouveau fermée pour 2 mois. En effet, durant les congés de Songkran, il y a eu plus de 3’000 (!) visiteurs par jour!)

Nous avons réservé une barque hier en rentrant du kayak et notre capitaine nous attend à 8h00 afin d’essayer d’éviter la foule. Nous sommes seuls dans le bateau et nous profitons d’admirer la vue qui s’offre à nous.

Lorsque nous approchons de la baie, nous nous arrêtons quelques minutes au large afin de pouvoir l’admirer. Il y a une corde sur l’eau, qui indique aux bateaux de ne pas s’approcher d’avantage. Le ciel est couvert et les couleurs ne sont donc pas à leur avantage, mais cela ne nous empêche pas de prendre des photos 🤪.

Nous comprenons vite pourquoi l’accès des bateaux à la plage a été interdit car lorsque nous approchons de la baie qui se trouve à l’arrière de l’île, des dizaines et des dizaines de bateaux y sont « parqués », et cela malgré l’heure matinale! C’est un vrai port, réglé comme du papier à musique: les barques amènent les visiteurs au ponton flottant, ils débarquent et le capitaine va se « garer », en attendant que ses passagers reviennent. En accostant, nous devons mémoriser le numéro du bateau pour que le responsable sur le ponton puisse le rappeler avec un porte-voix à notre retour! Nous préférons prendre une photo pour être sûr… car il nous serait impossible de reconnaître le bateau parmi tous les autres!
Nous parcourons le ponton flottant pour rejoindre la petite plage. Un droit d’entrée est perçu pour visiter Maya Bay et pour nous c’est 10x le prix que payent les locaux 😅. Le nombre de touristes est limité à 300 par heure, mais il y a déjà beaucoup de visiteurs…! Nous n’osons pas imaginer la fourmilière que cela devait être lorsqu’il n’y avait pas de limite! Après une dizaine de minutes de marche sur des passerelles de bois, nous arrivons à la fameuse baie. L’eau et la vue sont magnifiques! Nous pourrions vous faire croire que nous avons la plage pour nous seuls car le challenge est de bien sûr faire des photos sans voir les autres touristes… C’est probablement ce que nombre d’Instagrameurs et Instagrameuses font mais, honnêteté oblige, il nous faut avouer qu’il y a du monde… 🤪

Comme il est interdit de se baigner, nous avons la chance d’apercevoir plusieurs bébés requins, qui nagent tout près du bord 🦈 ! Nous ne pouvons bien sûr pas nous empêcher de chanter la chanson que bien des enfants connaissent: Baby Shark! 🤦🏼‍♀️🤦🏼‍♂️

Après avoir jeté un dernier regard à la plage, nous repartons au « port » afin de continuer notre excursion nautique. Nous montrons notre photo au responsable qui appelle notre capitaine au mégaphone… Ouf, c’est le bon 🤪 !
Pour la suite de la visite, nous nous mettons à l’eau dans deux baies différentes pour faire du snorkeling. La première est bien fréquentée et nous ne restons pas très longtemps.

Dans la deuxième crique, nous sommes quasiment seuls, avec un unique autre long tail boat comme compagnon. Le snorkeling y est donc plus sympa vu que nous n’avons pas besoin de faire gaffe aux autres bateaux 🙃 ! En nous approchant du bord, nous apercevons un banc de poissons incroyable: des milliers de tout petits poissons argentés qui se meuvent en véritable vague 🐟 . C’est une des manières de se protéger des prédateurs… mais cela ne nous empêche pas de voir une sorte d’échassier ressortir triomphant de l’eau, un poisson dans le bec!

De retour au village, nous mangeons rapidement notre repas au marché local où les prix sont raisonnables (ce qui n’est pas le cas de la plupart des restaurants de l’île 🙃) ! Nous avons déniché le jour précédant une dame qui fait de très bonnes crêpes thaïs, sucrées et salées, appelées roti ou rotee. Nous y retournons donc pour nous remplir le ventre avant d’aller rejoindre… Mathieu! Notre ami du Baan Mama est sur l’île avec Caroline et Lisa, deux jeunes femmes qui étaient également au refuge en même temps que nous. C’est sympa de les revoir et les filles sont toutes contentes de jouer avec Mathieu dans l’eau.

Le soir, nous avons rendez-vous avec les Calvayrac pour notre dernier soir ensemble. Ils quittent l’île demain, les grands-mamans pour rentrer en France et la famille pour découvrir le nord du pays. Nous passons une chouette soirée qui se termine sur la plage avec un spectacle d’artistes jonglant avec des objets en feu 🔥 ! Estelle et Kenzo décident de se baigner et ils admirent le show depuis l’eau… c’est courageux vu qu’il fait nuit et qu’il est donc impossible de voir ce qui s’y promène! C’est un grand pas pour Estelle, qui d’habitude n’aime pas ce genre de situation!

Cette fois-ci, ce sont des adieux avec les Calvayrac, car nos chemins ne vont plus se croiser en ce tour du monde 😥! Nous nous promettons toutefois de nous revoir tout bientôt en France ou en Suisse!


Le lendemain matin, nous profitons de faire une matinée tranquille à l’hôtel et nous nous mettons en route à 14h00. Après être passés manger notre rotee, nous retournons à la plage près de l’hôtel de Mathieu car nous avons vu hier qu’il est possible d’y louer des kayaks. En chemin, nous croisons quelques enfants avec des pistolets à eau qui arrosent les passants: c’est la tradition à Songkran! C’est dommage de ne pas être au nord de la Thaïlande, il paraît que l’ambiance y est très sympa lors de cet événement! Ici, puisque les habitants de l’île sont plutôt de religion musulmane, nous n’avons pas vraiment l’impression que c’est le Nouvel An!

Le but de notre sortie en kayak est de découvrir deux plages: Viking Beach et Long Beach. Nos bras ont récupéré de la sortie d’il y a deux jours, c’est donc dans la bonne humeur que se déroule notre sortie. Malheureusement, lors de notre session snorkeling sur la deuxième plage, après cinq minutes et quelques jolis poissons clowns admirés, Marine se fait piquer par une méduse au niveau du poignet! Heureusement nous sommes à proximité d’un hôtel qui nous donne du vinaigre afin de traiter la blessure. Par contre, cet incident signe la fin de notre sortie en kayak… Les filles ne veulent plus mettre les pieds dans l’eau et nous rebroussons donc chemin en direction de la maison!

Après cette sortie, Gabrielle décide de monter au sommet de l’île afin d’y admirer le coucher du soleil. Philippe y renonce car il a peur d’arriver trop tard et d’être très frustré, et Marine et Estelle veulent se reposer tranquillement dans leur chambre. La montée est rude et Gabrielle doit la faire en courant car sinon elle va rater la plongée du soleil dans l’eau. C’est donc bien transpirante qu’elle arrive au dernier point de vue. Les deux premiers, étant moins hauts, étaient très remplis, alors elle a préféré monter tout en haut pour être plus « seule ». Elle a bien fait car il y a peu de monde.

La descente est plus rapide, malgré le fait qu’il fasse de plus en plus sombre.

Une fois rentrée et douchée, Gabrielle rejoint le reste de la famille au restaurant car nous avons rendez-vous avec Mathieu et Lisa pour manger. Nous passons une très sympathique soirée!

Comme vous pouvez le voir, Estelle ne peut s’empêcher de le taquiner, mais heureusement Mathieu a l’habitude des enfants 🤪.


Ce matin, c’est au tour de Philippe de monter admirer le point de vue sur l’île. Il renonce à se lever trop tôt pour admirer le lever du soleil mais il essaye d’éviter les trop grandes chaleurs qui arrivent en milieu de matinée. Comme Gabrielle, il s’arrête au différents points de vue et réussit même à observer un joli serpent vert sur l’une des plateformes 🐍 (à vous de le repérer sur les deux photos 🤪…).

Une fois de retour, nous faisons nos sacs et nous allons manger une dernière fois des rotees au marché. Nous sommes de tellement bons clients depuis trois jours que la dame nous offre les desserts 😀 ! C’est l’estomac bien rempli que nous nous dirigeons vers l’embarcadère pour prendre un speed boat afin de rejoindre notre prochaine île, Koh Lanta. En effet, en raison du Covid, cette liaison en ferry n’a pas encore repris et nous sommes obligés de prendre l’option plus rapide mais aussi plus onéreuse. Nous quittons donc Koh Phi Phi pour rejoindre la fameuse île qui a donné son nom à l’émission française… et non l’inverse comme le pensent certains touristes 😂.

A tout bientôt !
Philippe et Gabrielle

Bangkok 2

4. L’Asie – Thaïlande

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

09.04.2022

Après une nuit plutôt bonne dans le train, nous arrivons « malheureusement » à l’heure car il nous faut nous réveiller vers 5:30, l’arrivée étant prévue à 6:30. Et pas possible de traîner un peu car le responsable du wagon passe rapidement pour défaire les lits et les ranger.

Aujourd’hui, c’est un passage éclair dans la capitale, mais il vaut la peine car Gabrielle va y retrouver un ami d’il y a plus de 20 ans : Pok Pong ! Ils se sont rencontrés au Colorado en 1999-2000, car tous deux étaient étudiant.e.s dans la même high school. Ils avaient gardé un lointain contact grâce à Facebook et Gabrielle l’avait contacté lorsque nous avions su que nous allions pouvoir entrer en Thaïlande. Il travaille actuellement pour l’ONU à Phnom Penh, mais il revient très régulièrement à Bangkok car sa femme et ses parents y habitent. Sa femme habite avec ses parents à lui, comme le veut la tradition.

C’est d’ailleurs grâce à Pong que nous avons pu acheter de la crème solaire waterproof en début de voyage car tout était écrit en thaï et impossible de trouver l’info avec l’option appareil photo de Google Translate.

Nous passons d’abord au terminal de bus pour y déposer nos sacs et acheter de quoi grignoter pour le petit-déjeuner.
Le bâtiment est plutôt bien rempli et tout à coup tout le monde se lève et/ou s’immobilise… C’est impressionnant! Nous mettons une dizaine de secondes pour comprendre que cela est dû au retentissement de l’hymne national! Il est en effet obligatoire de cesser tout mouvement durant toute la durée de la musique en l’honneur du roi du pays. Tout le monde obéit, c’est étonnant à voir! Lorsque retentit la dernière note, la vie reprend soudain comme avant.

Après cet étrange interlude musical, nous partons pour le Palais Royal, où nous avons rendez-vous avec Pong. Notre taxi nous dépose à l’opposé de l’entrée du palais et nous devons marcher une bonne vingtaine de minutes pour rejoindre le bon endroit… Non sans que de nombreux chauffeurs de tuk tuk nous assurent qu’il est fermé aujourd’hui mais qu’ils peuvent nous emmener pour voir un autre temple magnifique 🙃. Heureusement, nous sommes habitués à ce stratagème et nous continuons notre marche. Ce détour n’étant pas prévu, nous sommes en retard pour notre rendez-vous avec Pong… Il faut avouer que notre ponctualité suisse en a pris un coup depuis huit mois 🤪.
Au passage du premier portail, nous constatons que la rumeur dit vrai… Même les hommes doivent avoir les jambes couvertes ici! Ce qui n’est, bien sûr, pas le cas de Philippe. Nous sommes donc obligés d’acheter un pantalon large pour lui, vendu partout d’ailleurs… Ça fera un souvenir 🤪🤦🏼‍♂️🤦🏼‍♀️.

Nous arrivons enfin au lieu de rendez-vous et retrouvons Pong, qui nous attend patiemment malgré notre retard… Il avait pris un livre 🙃.
C’est très chouette de le revoir… Nous n’avons pas tant changé que ça en 20 ans 😂 !
Les présentations faites, nous partons pour visiter le palais royal, où se trouve la statue du Bouddha d’Emeraude, retrouvée à l’origine à Chiang Rai (son histoire est racontée dans notre article sur Chiang Rai).
C’est une bonne chose de visiter ce site avec Pong car c’est comme avoir un guide personnel. Il est d’ailleurs interpellé deux fois par un guide puis un gardien car il n’a pas de badge lui permettant d’être guide en ce lieu 🙃. En effet, il est ici interdit de guider des gens sans être patenté.

Nous commençons par observer les fresques qui se trouvent juste à l’entrée. Elles racontent les mythes fondateurs de la Thaïlande: les mythes des Rama, dont la dynastie actuelle a d’ailleurs repris le nom. Ces histoires sont constituées de multiples batailles entre les démons et les Rama. Ces derniers étaient accompagnés de singes qui avaient des pouvoirs magiques et qui les aidaient dans leurs combats.

Lors de nos nombreuses visites, nous avions remarqué beaucoup de statues au style très chinois: signes du zodiaque chinois, hommes à barbe longue, garde chinois, etc. Pong nous explique que c’est grâce à la Chine qui faisait beaucoup de commerce avec la Thaïlande. A l’aller, il leur fallait lester leur bateau et ils utilisaient alors ces statues très lourdes. Ils les vendaient ensuite en Thaïlande et ils s’en retournaient chez eux les cales pleines de produits thaïs. Il y en a énormément à Bangkok !

Maintenant il est tant d’entrer dans le vif du sujet: le temple accueillant le Bouddha d’émeraude. Beaucoup de personnes s’y rendent pour prier (l’entrée est gratuite pour les Thaïs). Nous constatons que la statue est habillée et Pong nous explique que les habits sont changés à chaque saison (pluie, chaude, froide) et que c’est le roi en personne qui vient procéder à l’habillage.

Les visiteurs thaïlandais sont nombreux et nous avons régulièrement rencontré des moines dans les temples, venus prier mais également venus visiter en tant que touristes. Cela nous faisait bizarre au début! Nous avons souvent vu des moins dans des lieux de la vie quotidienne et pas forcément dans les temples, comme le veut la tradition.

En passant devant le palais du roi Rama V, Pong nous parle de ce roi qui a ouvert le pays vers l’Occident. Il a d’ailleurs fait construire les bases de son palais selon l’architecture occidentale: ce sont des éléphants qui gardent l’entrée (et pas des « lions ») et la base du palais possède des colonnes grecques. Ce roi a fait preuve d’ingéniosité car il a envoyé ses 77(!) enfants dans les différents pays d’Europe pour y être scolarisés. Ceci aurait permis à la Thaïlande de garder de bonnes relations avec tous ces pays et cela aurait donc grandement contribué au fait que la Thaïlande n’ait jamais été colonisée.
De nos jours, les ambassadeurs sont accueillis ici.

Après cette visite, nous allons manger avant de partir faire un tour en bateau sur les khlongs (les canaux) du fleuve Chao Phraya (le troisième plus grand fleuve de Thaïlande). Pong s’est occupé de réserver le bateau et il nous raconte avoir à nouveau été pris pour un guide et que le batelier voulait nous faire payer le prix fort. Un autre avantage de visiter avec un local 😉 !

Nous passons rapidement devant le Port Royal avec les bateaux royaux. Il y abrite certains modèles richement décorés, utilisés lors de cérémonie religieuse ou protocolaire. Ce port n’est pas si intéressant que ça car nous ne pouvons pas admirer les différents navires et nous ne nous y attardons pas 🙃 !

A un moment donné, Pong nous propose de nourrir les poissons qui se trouvent dans la rivière juste devant un temple. Ceux-ci sont privilégiés car, s’ils se trouvent là, ils ne peuvent être pêchés ! La tradition bouddhiste de les nourrir leur permet donc de ne pas finir au bout d’un hameçon 😅.

Le long du canal, nous découvrons des maisons très diverses: de très délabrées à très luxueuses! Dans les jardins privés, nous observons de nombreux petits autels et Pong nous explique que ceux-ci sont construits pour que les esprits des ancêtres protègent la maisonnée. Nous passons également devant un marché flottant, animé malgré le fait que nous soyons l’après-midi. Tout au long de notre ballade au fil de l’eau, nous pouvons observer de nombreux varans qui vivent le long du fleuve, malgré les très nombreux déchets qui y flottent.

Durant le trajet, Pong nous explique avoir été moine durant un mois, à l’âge de 21 ans. En effet, la tradition thaïlandaise veut que les jeunes hommes thaïs (et jeunes femmes si elles le désirent) passent entre un et trois mois dans un monastère, une étape marquant le passage de jeune à adulte. 
Il a vécu ce mois de manière stricte, c’est-à-dire sans contact, sans internet et sans journaux. Il se levait à 3:00 du matin pour méditer. À 6:00, il sortait avec les autres moines pour chercher à manger (les moines sortent avec un grand bol dans lequel les personnes déposent de la nourriture). Au retour, ils mangeaient ce qu’ils avaient reçu puis ils nettoyaient le temple. A 12:00, ils mangeaient le reste de ce qu’ils avaient reçu le matin et à partir de ce moment, ils ne pouvaient plus manger jusqu’au lendemain matin. Ils avaient cependant le droit de boire.
De nos jours, cette période de « retraite spirituelle » est beaucoup moins suivie, ou juste pour une semaine. De plus, les moines ne suivent plus forcément des principes très strictes car ils ont souvent des natels! Les enfants et adolescents que nous voyons dans les temples sont envoyés par leurs parents pour avoir une éducation, eux-mêmes ne pouvant pas la payer.

Nous terminons notre sortie sur le fleuve au Wat Arun, originalement appelé Wat Chaeng , le temple de l’aube. Ce temple a été construit avant le XVIIe siècle puis il a été restauré en 1767 par le roi Taskin le Grand lorsqu’il a dû fuir la ville d’Ayutthaya, attaquée par les Birmans. Durant sa fuite, il a dit vouloir construire la nouvelle capitale au lieu où ils se trouveraient au lever du soleil. C’est juste à côté de ces ruines que le roi se trouvait à l’aube et il décida donc de les restaurer et de construire son palais sur le site. Ce n’est que plus tard que le palais royal fut transféré sur l’autre rive du fleuve.
Pong nous explique que nous pouvons voir que c’est un temple d’origine hindoue car il n’y a pas d’image du Bouddha, mais des divinités hindoues et des éléphants. Chaque stoupa est soutenue par des éléments différents: des géants, des singes ou des dieux. Par la suite, des reliques du Bouddha ont été déposées à l’intérieur de la plus grande tour.

Une fois la visite terminée, nous nous rendons dans un café pour un goûter. (C’est ici que nous avons pris la photo du moine en train de lire, que nous avons insérée plus haut). Une bonne heure plus tard, il est temps de dire au-revoir à Pong. Ce n’est toutefois pas un adieu car nous avons prévu de nous voir à Phnom Penh, au Cambodge, puisqu’il y travaille.

Nous prenons ensuite un bateau-bus puis un taxi pour rejoindre la gare des bus car il est bientôt l’heure pour nous de quitter la capitale en direction du sud de la Thaïlande et des ses îles. Notre passage éclair à Bangkok est terminé et nous embarquons en début de soirée pour notre premier trajet asiatique en bus de nuit. Ce n’est pas aussi confortable qu’en Amérique du Sud car les sièges ne s’inclinent presque pas, on verra comment nous allons dormir… 🙃.

A tout bientôt !
Philippe et Gabrielle

Chiang Mai 2

4. L’Asie – Thaïlande

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

06.04 au 08.04.2022

Nous revoici à Chiang Mai et nous avons la journée pour aller découvrir trois temples que nous n’avions pas pu visiter lors de notre premier séjour ici : le Wat Muen Toom, le Wat Jet Lin et le Wat Doi Suthep . Nous avons gardé la voiture car le Phrathat Doi Sutep est à l’écart de la ville.

Nous commençons par visiter Le Wat Muen Toom, qui est accessible à pieds. Celui-ci nous intrigue car les statues extérieures nous font penser à des personnages de mangas ou de dessins animés 😝 !

Nous nous rendons maintenant au Wat Jet Lin, un temple au style plus classique qui se distingue par un très joli jardin avec un étang. Les carpes y sont géantes et les filles ramassent les graines qui se trouvent déjà au sol (tombées des rations précédentes) pour les nourrir. Comme d’habitude, le combat qui suit est impressionnant! Ces hôtes des temples sont tellement habitués au fait que les prêtres et les fidèles les nourrissent (ça fait partie des rites du bouddhisme) que dès qu’un humain s’approche du bord, ils s’agglutinent, tous prêts à attraper le moindre bout de nourriture.

Un autre aspect nous fait sourire, même si ce n’est pas uniquement dans ce lieu que nous y sommes confrontés. En effet, nous avons remarqué que les temples sont souvent des lieux où la récolte d’argent est très présente. La plupart du temps ce sont de simples boîtes en bois ou de véritables coffre-forts, mais parfois ces récoltes de dons sont plus originales. Ici, par exemple, c’est un automate qui émet des sons lorsqu’une pièce est introduite. Beaucoup de gadgets en plastique se trouvent également dans les temples, des éléments qui détonnent à nos yeux d’Occidentaux, plutôt habitués aux vitraux et dorures anciennes dans les lieux religieux. Nous y trouvons aussi une balance pour nous peser, juste à l’entrée d’un lieu où on retrouve des statues de moines vénérés et de Bouddha… 🤪

En marchant pour nous rendre à ces deux temples, nous nous rendons compte que les filles ont une manière toute à elles de se souvenirs des lieux visités: « Ce temple c’est celui où on avait trop faim », « Ça, c’est celui où il y avait les rats » 🤦🏼‍♀️🤦🏼‍♂️😂.

Après cette balade, nous prenons la voiture pour aller visiter un des temples les plus connus de la région, le Wat Doi Suthep, qui se trouve sur une des collines dominant la ville.
En arrivant, nous sommes frappés par l’impression d’abandon aux abords du temple. C’est un site religieux qui est habituellement très visité et la route d’accès est normalement bordée d’étals de souvenirs ou d’offrandes. Le tourisme n’ayant encore que peu repris (le Thaïland Pass est très contraignant), les 2/3 des petites échoppes sont vides, abandonnées ou en mauvais état… Ça fait très bizarre!
Le Wat Phrathat Doi Suthep est un haut lieu de pèlerinage pour les bouddhistes car il est considéré comme le temple le plus sacré du nord de la Thaïlande. Il a été construit en 1371 AD et il doit sa réputation au mythe qui l’entoure: la légende de l’éléphant blanc.

Voici l’histoire selon Wikipédia:
Selon la légende, un moine de Sukhothai du nom de Sumanathera a vu en rêve un dieu lui dire d’aller rechercher une relique à Pang Cha. Sumanathera s’est rendu sur place et y a trouvé un os, que beaucoup pensent être un os de l’épaule de Bouddha. La relique a montré des pouvoirs magiques: elle a rougeoyé, elle pouvait disparaître, se déplacer et se dupliquer. Sumanathera l’a apportée au roi de Sukhothai, le Dharmmaraja. Le Dharmmaraja a fait des offrandes et une cérémonie pour l’arrivée de Sumanathera. Cependant, la relique n’a alors montré aucune caractéristique anormale et le roi, doutant de son authenticité, a dit à Sumanathera qu’il pouvait la garder. Cependant, le Roi Nu Naone du royaume de Lanna a entendu parler de la relique et offert au moine de la prendre. En 1368, avec la permission de Dharmmaraja, Sumanathera a apporté la relique à l’actuelle Lamphun, au nord de la Thaïlande. La relique s’est apparemment dédoublée: une pièce était de la même taille, et l’autre plus petite que l’originale. Le morceau le plus petit a été enchâssé au temple à Suandok et l’autre a été placé par le roi sur le dos d’un éléphant blanc qui a été libéré dans la jungle. L’éléphant a escaladé Doi Suthep, alors appelé Doi Aoy Chang (montagne d’éléphant de sucre), et a gémi trois fois avant de mourir. Ceci a été interprété comme un signe et le Roi Nu Naone a ordonné la construction d’un temple à l’emplacement de sa mort.

Une fois les visites terminées, nous nous rendons à l’aéroport car, bien que notre location de voiture soit valable jusqu’à demain matin, nous avions décidé de la rendre le soir précédent car nous avons un cours de cuisine prévu demain à 8:00. Arrivés à l’aéroport, personne à la chaise en plastique (souvenez-vous, c’est le bureau de l’agence 🤪)… Et, comme au départ, personne ne répond au bureau ni au numéro d’urgence! Nous avions pourtant bien précisé que nous allions la rendre le soir avant la fin de la réservation et ils nous avaient affirmé qu’il y aurait quelqu’un jusqu’à 18:30. Après 15 minutes d’attente, plusieurs SMS, de nombreux appels et un email, nous abandonnons la partie et nous rentrons à l’hôtel.

Ce soir, nous avons rendez vous avec Mathieu (du Baan Mama) pour manger dans un petit restaurant non loin de l’hôtel. Nous passons une très chouette soirée avec lui dans ce restaurant qui avait déjà conquis nos papilles hier soir. C’est d’ailleurs ici que Gabrielle mange son meilleur Kao Soi de Thaïlande ! 😋
Durant le repas, l’agence de location rappelle Gabrielle car ils ont lu notre email… Nous convenons que Gabrielle ramènera la voiture demain matin à 7:30 à l’aéroport, en espérant ainsi être de retour à temps à l’hôtel pour le transport de 8:00 vers le cours de cuisine.


Le lendemain matin, Gabrielle appelle le cours de cuisine, et le transport peut venir la chercher directement à l’aéroport, c’est donc un peu moins le stress 👍🏻 😃.
Mais c’était sans compter sur une nouvelle poisse: la batterie est à plat 😰. Nous avons dû mal fermer une portière hier🤦🏼‍♀️🤦🏼‍♂️. Gabrielle appelle l’agence de location mais bien sûr personne ne répond 🙃. A l’heure de notre rdv de 7:30, ça ne répond toujours pas 😡. Enfin quelqu’un nous rappelle à 7:40 et la personne nous informe qu’elle va envoyer quelqu’un. Heureusement ils arrivent rapidement à deux et, bonne surprise, ils font la procédure de reddition sur place en deux minutes chrono car notre transport est arrivé.
Tout est bien qui finit bien, mais cette agence nous aura bien pris la tête 😅.

Nous avons hésité entre deux lieux pour faire cette journée culinaire à la découverte de la cuisine thaï:
– Une agence qui propose le cours en français, ce qui serait plus facile puisque les filles comprendraient directement le prof. Ce cours propose toutefois un programme restreint et peu de plats à préparer.
– la deuxième agence propose un programme en anglais mais il est plus complet: passage au marché, utilisation de produits bio provenant directement de leur domaine, et cuisine sur le domaine, en dehors de Chiang Maï, en campagne.
Nous avons choisi la deuxième option car nous pensons  avoir une expérience plus complète et respectueuse de l’environnement avec l’agence « anglophone »: Smile Organic Farm.

Nous sommes une dizaine à faire le cours aujourd’hui et le transport passe les chercher à leur hôtel respectif. Une fois au complet, nous partons en direction du marché.
Sur place, notre « cheffe » du jour nous présente les différents ingrédients que nous allons utiliser aujourd’hui. Elle n’achète cependant rien, car tout pousse dans leur ferme bio. La visite se fait rapidement, un peu trop peut-être, car la vitesse de son débit et son accent en anglais la rend parfois peu compréhensible 🙃.

Dans ce marché, ils vendent également de nombreux objets et fleurs pour les offrandes dans les temples bouddhistes.

Après avoir déambulé un peu et acheté quelques produits pour nos futurs pique-niques, nous ré-embarquons pour nous rendre sur leur ferme afin d’attaquer le vif du sujet. Tout est en place lorsque nous arrivons, postes de travail au carré et tabliers. 
La première étape consiste au choix des plats que nous allons cuisiner. Nous allons avoir deux plans de travail pour nous quatre (au lieu de un chacun), mais nous n’allons vraisemblablement pas mourir de faim car le menu sera composé de six plats et une tisane chacun:
– Un rouleau de printemps
– Une soupe
– Une salade
– Un stir-fried
– Un plat au curry
– Une tisane
– Un dessert

La deuxième étape nous amène à découvrir le jardin potager et à récolter les produits dont nous aurons besoin. C’est très sympa de pouvoir sentir et choisir les ingrédients ! Notre cheffe nous explique également comment utiliser les différentes épices et les légumes que nous découvrons: aubergines, pois papillon, citronnelle, courge, basilic thaï, holly basil, citron kafir, papaye, mangue, noix de coco, ciboulette, coriandre, etc.

Philippe se met au travail avec Estelle car ils ont choisi des plats carnés et Marine et Gabrielle vont, de leur côté, préparer des plats végétariens.

Chaque fois qu’un plat est terminé, nous laissons nos plans de travail de côté pour le déguster. Nous nous régalons 😋 !
Cette manière de faire est idéale car cela nous permet de digérer un peu entre les plats 😅.

Nous apprenons également à préparer notre propre curry.

En fin de repas, nous confectionnons les trois tisanes du jour: hibiscus, citronnelle ou butterfly. Nous découvrons que pour enlever l’amertume de ces tisanes, il suffit d’ajouter du citron (et pas forcément du sucre, comme nous le pensions).

La journée se termine avec nos estomacs plus que remplis. Nous sommes ravis d’avoir appris à confectionner de nombreux plats thaïs et nous nous réjouissons de pouvoir les refaire un fois de retour en Suisse! Nous repartons avec un livre de recettes regroupant les différents plats confectionnés aujourd’hui, ça aidera! 😉

La journée n’est pas terminée pour autant car nous avons notre train de nuit à 17:00 pour retourner à Bangkok. Nous allons y passer douze heures avant de prendre un bus de nuit pour le sud et ses îles.

A tout bientôt sur Bangkok!
Philippe et Gabrielle

Road Trip 3/3: Nam Lod cave, Mae Hong Son et Doi Inthanon

4. L’Asie – Thaïlande

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

04.04 au 06.04.2022

Les démarches administratives effectuées pour la prolongation de notre visa, nous quittons Paï pour rejoindre Mae Hong Son en fin de journée.

Notre première étape du jour est la découverte du Big Bouddha de Paï, sur une colline à quelques kilomètres de la ville. Il est visible depuis très loin car il se trouve en haut de 300 marches!
Le nombre de marches a l’air impressionnant depuis en bas! Marine déclare forfait avant même que nous nous parquions… Nous n’insistons pas longtemps car cela permet à Estelle d’avoir un moment seule avec nous et à nous de faire cette visite sans un enfant qui ronchonne 🤪 !
Estelle est très motivée et elle monte une bonne partie des escaliers en courant. Arrivés en haut nous n’avons compté que 297 marches… Les trois dernières doivent être celles du socle de la statue! Nous admirons la belle vue en contre-bas et la statue avant de redescendre.

Avant de quitter la région, il nous reste encore à visiter la grotte de Nam Lod. En nous parquant, nous avons l’agréable surprise de voir la famille « Bruns ». Les enfants sont tous excités de cet heureux hasard et nous décidons de visiter la grotte tous ensemble. Cette fois-ci, nous avons un guide (en fait deux car nous sommes un grand groupe) car il y a plusieurs grottes successives et un passage à faire en barque. De plus, la visite se fait à la lampe à huile, ce qui ajoute un aspect mystérieux. La première grotte est impressionnante car elle fait 21 mètres de haut et nous pouvons admirer des peintures rupestres sur une des parois. Ces dessins datent d’il y a entre 2’000 et 3’000 ans et il nous est difficile de bien distinguer ce qu’ils représentent. Un animal très effacé peut être ?
Nous observons également de belles stalactites et stalagmites; un petit truc mnémotechnique: -tite = tombe ; -mite = monte. Certaines ont des formes « officielles » et d’autres sont laissées à l’imagination des visiteurs.

Nous vous laissons le panneau explicatif qui pourra peut-être vous aider à mieux repérer les peintures… 🤪

Petit indice: sur l’une des photos il y a un crocodile 🐊 ! Le trouvez-vous?

Après une quinzaine de minutes de marche, nous arrivons à la rivière souterraine où nous embarquons pour une croisière d’une dizaine de minutes. Nous pouvons apercevoir de belles stalactites et quelques chauves-souris. Tout le long du trajet une multitude de poissons nous accompagnent, dont quelques beaux specimens de poissons-chats qui atteignent une taille assez impressionnante. Apparemment, ils sont fréquemment nourri par les touristes. 

Une fois débarqués, nous sommes envahis par une odeur nauséabonde… Dûe aux montagnes d’excréments déposés là par les oiseaux vivant dans la grotte (elle est ouverte sur l’extérieur à cet endroit). Manon, Marine et Philippe ont même la chance de se faire baptiser par ces volatiles 😝. La montée des nombreux escaliers est rendue difficile car ils sont couverts de guano. Impossible donc de se tenir aux rambardes malgré le fait que les escaliers sont parfois vraiment raides.
Durant la visite de cette deuxième partie, nous découvrons un cercueil datant d’il y a entre 2’400 et 1’000 ans et une mue de serpent… Un peu morbide et pas pour nous rassurer 🤪. Mais apparemment les serpents ne sortent que la nuit pour manger les chauves-souris et les oiseaux 😅.

Le retour se fait rapidement et nous disons adieu aux « Bruns » car nos chemins ne devraient plus se croiser. Nous avons maintenant plusieurs heures de route devant nous pour rejoindre Mae Hong Son. Tous les échos que nous avons eus de cette ville sont négatifs : ville morte depuis le Covid et nulle part où manger. Les Blonds et les Bruns nous ont recommandé un petit logement chez l’habitant à 15 minutes au sud de la ville et nous y avons donc réservé une chambre. La route n’est pas des plus intéressante même si de temps à autre, un joli paysage s’offre à nos yeux, comme ces rizières avec quelques buffles.

Nous arrivons en milieu d’après-midi à Mae Hong Son… Il n’y a personne et aucun restaurant en vue! Nous sortons de la voiture nous dégourdir les jambes près du lac artificiel au centre de la ville, à la recherche d’un endroit où manger… Mais rien n’est ouvert. Nous finissons par acheter deux crêpes en bord de route en espérant trouver un lieu où remplir nos estomacs proche du village où nous allons dormir cette nuit. Il est en effet bientôt 18h et nous n’avons rien mangé depuis le petit-déjeuner de ce matin… 🙃. Depuis huit mois, nous n’avons pas vraiment d’horaires et nous mangeons quand nous avons faim… Là, il est temps!

Nous partons donc à la recherche d’un restaurant… Rien dans le village où se trouve notre logement… Nous continuons notre route… Toujours rien, pas même une petite gargotte de bord de route! Au bord du désespoir, nous finissons pas trouver un restaurant d’hôtel. Les prix sont surfaits et le personnel ne parle que thaï, mais comme nous connaissons le nom des plats habituels, nous arrivons tout de même à commander. Heureusement, les plats qui arrivent ressemblent plus ou moins à ce que nous avions en tête et ils ne sont que peu épicés 😅 .

Les ventres enfin remplis, nous nous dirigeons vers notre hébergement pour nous coucher. Nous arrivons à la tombée de la nuit à celui-ci et on ne nous a pas menti: notre hôte est hyper accueillant et, comme il n’y a personne d’autre, il nous propose deux chambres attenantes à une grande terrasse depuis laquelle nous avons une vue sur les champs du propriétaire où il cultive des papayes, des haricots et du riz.. Le soleil est en train de se coucher, c’est magnifique!


Le lendemain matin, Gabrielle part acheter du pain et un jus dans une petit échoppe juste à côté. Nous avons de la confiture et du miel (que nous avons toujours avec nous car les petits-déjeuners sont rarement inclus ou même disponibles) pour les agrémenter. Les Blonds nous avaient parlé de pancakes offerts par l’hôte, mais nous préférons ne pas compter dessus puisqu’il est noté qu’il n’y a pas de petit-déjeuner… Mais il faut dire que nous y pensons tous et nous espérons secrètement pouvoir aussi en profiter à notre tour 🤞🏻.
En rentrant, Gabrielle croise notre hôte et, oh joie, il lui explique qu’il a préparé de la pâte à gaufres et qu’il a mis à disposition un gaufrier. Nous découvrons sur la table : quatre œufs frais, du thé et du café et le nécessaire pour faire les gaufres… Le rêve ! 🤩😋 Les filles sont ravies de les cuisiner et elles sont délicieuses!

Gabrielle note toujours les hôtels sur Booking après notre passage et là il mériterait plus que cinq étoiles! C’est un des nos meilleurs souvenirs d’hébergement en Thaïlande, et le numéro un au niveau hospitalité !

Nous aurions aimé rester une nuit de plus, mais nous devons rendre la voiture dans deux jours sur Chiang Mai et il nous reste encore beaucoup de kilomètres à faire. Nous quittons donc à regret notre charmant hôte et son logement puis revenons un peu en arrière pour visiter un autre pont de bambou, le pont Su Tong Pae. Ce pont ressemble à celui que nous avons vu quelques jours auparavant, mais il est dominé par une colline avec un temple au sommet.

Avant de monter les marches pour y accéder, nous découvrons des statues originales… Ce sont des statues de gardes traditionnels, mais avec une légère touche de modernité… 😂

Au sommet, se trouvent plusieurs petits bâtiments avec beaucoup de drapeaux de prières. Le temple se trouve au milieu de ceux-ci et sa particularité est d’avoir des centaines de petites planches de bambou, accrochées à divers endroits. Sur chacune d’entre elles, nous retrouvons des prières! La plupart sont écrites en thaï, mais certaines sont en langues occidentales. Les filles souhaitent écrire une prière elles aussi car le matériel est à disposition et nous acceptons. C’est avec une certaine émotion que nous découvrons qu’Estelle a écrit: « je souhaite que la guerre s’arrête ». Nous avons un peu parlé de la guerre en Ukraine avec les filles et nous avons écouté une émission radio pour enfants à ce sujet. Mais c’était il y a plusieurs jours. Il faut dire que durant ce voyage nous sommes très préservés de toutes ces nouvelles anxiogènes (Covid, guerre en Ukraine, etc) car nous ne regardons pas la télévision ni ne lisons les journaux locaux. Nous nous tenons informés de loin en lisant des journaux suisses en ligne, mais notre vie quotidienne se déroule loin de tout ça. Une chance !

Après cette visite, nous repartons au sud pour découvrir (encore) un pont de bambou surplombant des rizières. Celui-ci est tout près d’où nous avons dormi. Long de 154m, il enjambe une rizière. C’est un domaine agricole qui se veut aussi un lieu pédagogique… Il y a quelques panneaux explicatifs sur l’agriculture (et sur la pyramide alimentaire selon les Thaïs 😆 ) et la population locale mais nous restons tout de même sur notre faim.
En parlant de faim, les Blonds nous ont conseillés un petit restaurant avec des glaces gigantesques juste à côté du pont! Nous nous y rendons donc pour manger deux plats thaïs à partager et deux coupes de glace. Encore une fois, le menu n’est qu’en thaï et nous nous débrouillons avec les images et Google Translate pour nous en sortir. Un peu atypique ces glaces dans ce restaurant qui ne paye pas de mine, mais nous nous se régalons!

Nous continuons ensuite notre route pour Mae Chem, notre prochaine étape. La route est longue mais pas monotone! En chemin, nous admirons quelques beaux paysages et des camions bien chargés qui rejettent une belle grosse fumée noire toutes les 10 secondes. Mais le plus étonnant, c’est bien cet éléphant, mené par son mahout, que nous dépassons tout d’un coup dans un virage. Drôle de rencontre, même si il s’agit probablement d’un animal qui est encore utilisé pour réaliser des travaux dans les champs ou les forêts. Après notre semaine à Baan Mama, nous nous demandons surtout quelles sont ses conditions de vie…

Nous finissons par arriver de nuit à notre logement. Comme nous sommes bien fatigués et que nous n’avons pas l’énergie de ressortir chercher un restaurant, nous « dégustons » notre repas de secours: des nouilles instantanées 🤪 ! Ce n’est pas hyper bon (surtout que les épices à ajouter sont très souvent trop épicées…donc nous ne mettons que du sel), mais c’est vite prêt et ça dépanne n’importe où… Il faut juste une bouilloire !


C’est aujourd’hui notre dernier jour du road trip, jour que nous allons passer dans le parc national du Doi Inthanon. Avant d’entrer dans le parc, nous passons par deux cascades qui se situent juste en dehors de celui-ci: Huai Sai Lueang et Mae Pan.
Nous garons notre voiture dans un petit parking… vide! Pour atteindre cette première cascade, nous n’avons que trois minutes de marche sur un terrain plat. Nous avons la chance de découvrir une magnifique cascade et cela sans le moindre effort ! Nous vous laissons imaginer comme les filles sont contentes… 🤣

Nous remontons en voiture pour rejoindre la deuxième cascade. Cette fois-ci, le chemin est plus compliqué et plus long: 30 minutes de sentier escarpé, avec parfois des blocs de rochers à escalader, tout ça par une chaleur humide. La cascade de Mae Pan est la plus haute de Chiang Mai, elle chute d’une hauteur de plus de 100m. Nous espérons qu’elle sera au moins aussi belle que la première! Et c’est le cas, la cascade est magnifique et nous pouvons en plus nous y baigner. Nous avons la chance d’être seuls et de pouvoir en profiter en toute tranquillité 😃… Même si nous ne restons pas très longtemps dans l’eau car elle est glacée ! 

Après cette promenade rafraîchissante, nous nous remettons en route pour cette fois entrer dans le parc du Doi Inthanon. Il y a d’avantage de monde dans le parc, surtout au premier arrêt, qui permet d’atteindre le plus haut sommet de Thaïlande, qui culmine à 2’565m. Après la chaleur, nous nous nous retrouvons dans le froid humide de la montagne. Nous avons bien perdu 15 degrés et nous devons ressortir les pulls de nos sacs! Un sentier pédagogique sur des passerelles monte au sommet tout en nous donnant diverses informations sur le lieu et en nous racontant la légende de cet endroit. A relever que les panneaux sont intéressants et bien réalisés, ce qui n’est pas toujours le cas!
Nous nous trouvons donc dans la forêt des cieux. Cette forêt s’appelle ainsi car elle s’est adaptée à l’altitude, au climat froid, humide et au vent. Il s’agit d’un éco-système très riche car la montagne abrite cinq forêts, différentes les unes des autres selon l’altitude à laquelle elles se trouvent. Plus de 200 espèces d’arbres différents s’y trouveraient et ils se sont tous adaptés à leur manière: certains arbres laissent un trou dans leur feuillage pour y laisser passer le vent qui peut souffler très fort et ainsi éviter de se retrouver déracinés. D’autres ont un tronc et des racines très solides et des branches et des feuilles très flexibles.
A part les arbres, d’autres plantes ont elles aussi dû s’adapter aux conditions climatiques, comme les fougères qui ont « appris » à hiverner. Elles grimpent aux arbres pour avoir de la lumière mais, de ce fait, elles reçoivent moins de nutriments puisqu’elles se retrouvent loin du sol. Ce manque les pousse à hiverner lors de la saison sèche (où le sol est plus pauvre) et à se réveiller lorsque l’humidité est de retour.

Nous apprenons que le premier calcul de l’altitude de la montagne a été fait avant l’apparition des instruments de mesures modernes. Les scientifiques de l’époque ont donc utilisé la trigonométrie (nous avons expliqué le principe le plus simplement possible aux filles) afin de faire leurs calculs. Ils ne se sont trompés que de 10 mètres, une sacrée performance!!!

Nous étions censés faire une petite randonnée d’une heure trente avec un guide, afin d’admirer la vue jusqu’à Chiang Mai, mais nous y renonçons car nous sommes entourés d’un brouillard à couper au couteau 🙃 🤦🏼‍♀️. 🤦🏼‍♂️.
Nous nous rabattons donc sur un deuxième sentier pédagogique un peu plus bas, qui nous fait découvrir la faune et la flore de cette forêt humide. A nouveau, de nombreux panneaux d’informations nous accompagnent tout le long du chemin et nous approfondissons nos connaissances sur cet éco-système si riche.
Nous observons également les effets du changement climatique sur la flore du parc: les arbres fleurissent à des mois différents qu’auparavant et les espèces de « cheveux » sur les arbres sont moins nombreux qu’il y a quelques années, indication que l’air est moins pur!

Notre deuxième ballade pédagogique terminée, nous reprenons la voiture et partons à la recherche d’une température plus clémente mais surtout de trois nouvelles cascades : Sirithan, Wachirathan et Mae Ya. Ces trois cascades sont plus connues et il y a pas mal de touristes (pas tant que ça quand on y pense, une quinzaine tout au plus, mais nous n’avons pas l’habitude d’en voir beaucoup depuis 8 mois… Un avantage de voyager en période Covid).
Les touristes sont, pour la plupart, asiatiques et les poses selfies s’enchaînent… Au début, nous trouvons ça drôle, c’est VRAIMENT pas naturel 😂! Mais à la quatrième personne qui enchaîne les selfies pendant de très longues minutes, nos sourires s’effacent peu à peu… Il faut dire qu’elles sont toujours au meilleur spot et nous aimerions bien avoir une photo des chutes sans elles 🤪. 

Sirithan:

Wachirathan:

Mae Ya, qui mesure 280 mètres!

Il est temps maintenant de quitter le parc pour rejoindre Chiang Mai. Après coup, en y réfléchissant cette boucle n’était pas si géniale que ça… Nous avons beaucoup apprécié d’être à nouveau autonome et de pouvoir gérer notre emploi du temps et notre programme comme nous l’entendions grâce à notre voiture de location. Cependant nous avons avalé beaucoup de kilomètres, dans des paysages qui n’étaient pas toujours si intéressants. Nous avions hésité à raccourcir notre road trip pour passer quelques jours dans un homestay (chez l’habitant qui nous accueille dans sa maison afin de découvrir son mode de vie le temps de quelques jours), nous aurions peut être dû…
Un des aspects de ce road trip qui nous a bien gêné, c’est la tradition thaïe de brûler la forêt au mois de mars-avril: les brûlis. Durant cette période, de nombreux feux bordent les routes et le ciel est constamment brumeux et grisâtre, ce qui a parfois gâché les paysages que nous traversions.

Cette tradition séculière consiste à cultiver les terres selon un cycle déterminé: brûler la forêt (faire de la place et nourrir le sol), cultiver le terrain, le laisser en jachère, y replanter des arbres, choisir un autre terrain de forêt, le brûler, le cultiver, etc. Tout ça dans un cycle qui permet de revenir au terrain initial une fois que la forêt plantée a recouvré son aspect originel. Il faut absolument laisser à la forêt le temps de se régénérer, sinon le « brûlis » n’apportera pas les nutriments nécessaires à la terre.
Ce procédé a toutefois de nombreux aspects négatifs:
– il est très polluant,
– les forêts disparaissent petit à petit car elles n’ont pas le temps de se régénérer. En effet, le cycle n’est plus respecté par les paysans, par ignorance du procédé ou par manque de terrain, le nombre de paysans ayant fortement augmenté ce dernier siècle.

Les brûlis sont officiellement interdits en Thaïlande, mais cette loi n’est pas respectée. Une habitante de la région, une jeune Française mariée à un Thaï, nous a expliqué qu’ils ont l’habitude de quitter leur domicile durant cette période car l’air devient très pollué et irrespirable. Heureusement pour nous, nous n’avons pas été trop gênés pour respirer car l’air n’a que rarement été très enfumé. Nous avons aussi eu la « chance » de vivre une journée de pluie, ce qui a lavé l’air et empêché les brûlis pendant un ou deux jours. Nous avons suivi avec attention la qualité de l’air de la zone grâce à une application qui, comme vous pouvez le voir ci-dessous, ne vend pas du rêve 😰 !

Nous avons remarqué que les Thaïlandais portent le masque partout, même lorsqu’ils sont seuls dans les champs ou sur leur barque pour pêcher… 🤔. Peut-être est-ce justement dû aux fumées des brûlis qui opacifient le ciel et saturent l’air ?

A bientôt pour vous conter la fin de notre séjour au nord.
Gabrielle et Philippe

Road Trip 2/3: Chiang Dao et Pai

4. L’Asie – Thaïlande

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

31.03 au 04.04.2022

Aujourd’hui nous quittons Chiang Rai pour rejoindre Pai. Nous avons prévu de nous arrêter à Chiang Dao pour la nuit. Ce trajet dure quatre heures et il est sans grand intérêt : énormément de virages, de montées et de descentes, plutôt raides, tout ça avec une météo pluvieuse et des paysages très nuageux.

Parfois les nuages et la brume s’écartent pour nous laisser entrevoir le paysage 🙃 .

Après plusieurs heures de route, nous arrivons à la grotte de Chiang Dao, juste avant sa fermeture en fin d’après-midi. Nous n’avons donc que 20 minutes pour visiter l’intérieur 🙃. Nous n’avons pas le temps de faire le grand tour avec guide et nous nous contentons de la première partie, visitable tout seuls. C’est un temple à l’intérieur d’une grotte, avec de jolies stalactites.

Il y a également un joli temple juste à l’extérieur de la grotte, le Phare Mahajedee Rachsamjammadhevesrivechai.

Son nom est imprononçable, mais les filles s’y essayent suite à un défi lancé par Philippe, bonbons à la clé!

Après cette visite, nous retournons à la voiture pour une petite quinzaine de minutes de route avant de rejoindre notre logement pour la nuit. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre car les commentaires sur Booking et Google Maps datent d’avant le Covid… Certains établissements ont bien périclité durant ces deux ans ! Comme ce n’est que pour une nuit, nous avons quand même réservé là 🤞🏻.
Nous mettons quelques temps à trouver le lieu, mais nous sommes très agréablement surpris! C’est très bien entretenu, décoré avec simplicité et bon goût, dans un endroit paisible. De plus, la terrasse/salle à manger commune donne sur un joli étang avec des nénuphars. Nous avons un petit bungalow avec balcon pour nous quatre. Nous ne nous attendions pas à ça pour le prix payé! Ce lieu nous plaît tant que nous décidons de rester une nuit de plus afin de pouvoir en profiter davantage et de faire un peu d’école.

Le logement est un peu éloigné de la ville et il n’y a pas de restaurant à proximité. Etant trop fatigués pour ressortir avec la voiture, nous mangeons des nouilles instantanées devant le dessin animé de Raya, le dernier dragon… Le propriétaire doit avoir pitié de notre maigre pitance car il nous propose des glaces du congélateur 😂 😋.


Ce matin, notre petit-déjeuner devait être tout simple car nous l’avons acheté hier à la station service avant d’arriver (en même temps que les nouilles), mais nous avons le bonheur de constater que nous avons à disposition de quoi l’agrémenter de beurre et de confiture, le tout accompagné de thé 😃.

Le matin, nous profitons donc du cadre agréable pour faire un moment d’école puis nous partons découvrir la cascade de Mok Fa qui se trouve à une petite heure de notre logement.
Après avoir garé la voiture, nous avons environ une demi-heure de montée. Un petit dilemme apparaît: manger notre pique-nique à l’ombre avant de monter ou monter d’abord et manger ensuite, avec le risque qu’il n’y ait pas d’ombre. Un petit débat plus tard, nous décidons de manger tout de suite… La gente féminine n’est pas de la meilleure humeur lorsque les estomacs sont vides 🤪 😂 .
Le ventre bien rempli, c’est direction les toilettes pour enfiler nos costumes de bain et séance de crémage car nous devrions pouvoir nous baigner à la cascade. Une fois prêts, nous partons en direction de celle-ci. Un garde du parc nous dépasse et nous dit « vous ne pouvez pas vous baigner ». Comme son anglais est approximatif, nous nous disons que nous avons dû mal comprendre car tous les blogs consultés et les voyageurs rencontrés nous ont dit qu’ils avaient pu s’y baigner 🤞🏻.
Une fois arrivés en haut, nous voyons le garde qui demande à tout le monde de sortir de l’eau… Super! 😬
Il y a un grand panneau qui indique le règlement à suivre pour se baigner ici, mais dix mètres plus loin une banderole indique « no swimming » 🙃. Nous essayons d’en demander la raison au garde du parc, mais nous n’arrivons pas à nous comprendre. Bref, c’est peut-être dû aux fortes pluies des derniers jours qui ont créé le risque d’une accélération soudaine du débit de la cascade et de la rivière 🤷‍♀️🤷‍♂️ …
Les baigneurs se rhabillent plus ou moins vite. Certains semblent espérer que le garde parte… Et nous aussi 🤪. Nous trempons sagement nos pieds dans l’eau et au bout d’un moment, le garde quitte les lieux car il ne reste que deux Thaïs et nous. Est-ce qu’il s’agit-là d’assistants-surveillants ? Comme nous ne sommes pas sûrs (et qu’Estelle nous en empêche 😂), nous ne bravons pas l’interdit et nous improvisons un lancer de cailloux sur la paroi de la cascade pour exprimer toute notre frustration. Marine tient de son père et ses lancers sont efficaces… Meilleurs que ceux de sa mère dont ce n’est pas le point fort 🤪. (Je l’écris car sinon Philippe le rajoutera de toute façon 😂 🤦🏼‍♀️).

Point 4 de la deuxième photo: « check your member after swimming » 🤔 … euh tu peux avoir perdu un membre en nageant? 😱 😂

Un questionnement nous tarabiscote en redescendant: est-ce notre crémage et nos costumes de bain qui ont provoqué la montée du garde? Et donc, si nous étions montés avant de manger, aurions-nous pu nous baigner car rien n’aurait mis la puce à l’oreille du garde? Bref, « avec des si, on mettrait Paris en bouteille » comme on le dit si bien…

Après cette sortie à demi ratée, nous rentrons à Chiang Dao et nous allons directement manger en « ville ».  Ne trouvant pas de restaurant local (et donc à petit budget), nous nous décidons pour un petit restaurant spécialisé dans les burgers. C’est bien plus cher, mais très bon 😋 !


Le lendemain matin, nous profitons à nouveau de la tranquillité du lieu et de la terrasse pour faire un peu d’école, d’autant plus qu’il pleut fort (la pluie a commencé durant la nuit et ne s’arrête pas). Nous partons vers midi pour Pai, la prochaine étape de notre périple.
Nous arrivons en fin d’après-midi à notre logement… Et, comme d’habitude lorsque nous prenons un logement avec piscine, il pleut et il fait froid 🙃 !

Nous sommes un peu déçus du lieu car il ne ressemble en rien aux photos sur Booking. Voilà un autre effet du Covid. Les photos datent d’avant la pandémie mais durant deux ans sans touristes, beaucoup d’endroits ont été laissés à l’abandon… Les extérieurs ne semblent pas vraiment avoir été entretenus, l’eau de la piscine est très trouble et nos deux chambres donnent sur un énorme trou! Nous avons un hamac devant notre chambre, mais il est au-dessus de la rambarde juste à côté du trou. Ce n’est pas rassurant du tout et il est difficile de s’y détendre! Gabrielle ira profiter de celui en face d’une chambre qui semble vide, éloignée du trou 😉.

Le soir, nous avons rendez-vous au marché de nuit de Pai avec les deux familles de Baan Mama, rencontrées il y a quelques jours à Chiang Mai. Nous sommes par hasard tous dans la même ville ce soir malgré nos itinéraires différents: les « Blonds » (Pierre, Marie, Zoé et Capucine) et les « Bruns » (Manon, Xavier, Jules, Valentine et Louise). Nous ne connaissons souvent pas les noms de familles des gens que nous rencontrons alors, quand c’est une famille, il est parfois plus facile de leur donner un surnom pour parler d’eux 🤪. Nous devons sûrement être « la famille suisse » pour beaucoup 😂 ! C’est plus compliqué pour nous, 90% des familles que nous rencontrons sont françaises 🙃 ! 
Le marché est très petit et nous constatons que la ville mérite sa réputation « baba cool »: une quantité impressionnante de restaurants et d’échoppes vendent des herbes, des cocktails, des mets et des expériences « relaxantes » aux herbes 🧘‍♂️🧘‍♀️🧪✌️☮️ . Tous ces lieux sont tenus par des occidentaux, ça fait bizarre de voir autant de « blancs ».
Nous sommes un peu déçus du marché de nuit car il y a peu de stands d’artisanat et de nourriture. C’est en fait plutôt une rue bordée de restaurants avec terrasse pour touristes et de magasins!
Une fois les trois familles réunies, nous cherchons un endroit plus authentique et nous nous rendons au seul lieu avec des petites tables et une cuisine extérieure, proposant des plats traditionnels. Gabrielle y découvre un plat typique du nord de la Thaïlande : le Kao Soï. C’est une soupe épicée avec du lait de coco, du curry, des nouilles, des légumes et du tofu. Cela devient instantanément son « plat préféré ». C’est épicé, mais un vrai régal!
Durant le repas, nous avons le plaisir d’apercevoir Mathieu du Baan Mama qui effectue luis aussi la boucle de Mae Hong Son, mais en scooter! 😃 Il se joint à nous avec une autre fille du refuge pour éléphants. C’est un plaisir de le revoir et il peut ainsi faire la connaissance de Jules qui a peint la fresque dans la chambre dont il a repeint les autres murs avec Estelle 😃 (voir l’article sur le Baan Mama). Ils ne se connaissent pas car les familles sont parties avant que Mathieu n’arrive.
A la fin de la soirée, nous convenons avec Xavier et Manon (les « Bruns ») de nous retrouver le lendemain soir pour un apéro au coucher du soleil au canyon de Pai. Nous espérons qu’il fera beau 🤞🏻! Les Blonds ont d’autres plans pour le lendemain car ils continuent leur road trip.
Nous serons de retour en même temps que Mathieu à Chiang Mai et nous planifions donc de nous y retrouver pour un souper car ça croche bien avec lui, autant nous qu’Estelle!


Aujourd’hui, nous allons visiter Kho Kuu So (touristiquement appelé Bamboo Bridge 🤪), une plantation de riz surplombée par de nombreux ponts de bambous. Nous sommes les seuls et nous découvrons avec plaisir ce joli parcours de bambous, même si les rizières sont asséchées! Les ponts se succèdent avec, bien sûr, de nombreux endroits dédiés aux photos « instagramables »!

Après avoir parcouru le petit kilomètre de ponts, nous arrivons de l’autre côté des rizières où nous pouvons aller visiter un petit temple logé dans la forêt, le Wat Huai Kaai Kiri. C’est un temple tout simple, entouré de petites maisons pour les moines qui sont cependant aux trois quarts vides. Sur le chemin, nous sommes suivis par quelques chiens qui ne semblent pas commodes et nous ne sommes pas rassurés… c’est donc munis d’un bâton que nous effectuons la suite de la visite.

Une fois la visite terminée, nous empruntons à nouveau les ponts pour retourner à la voiture. C’était intéressant d’observer comment les ponts sont fabriqués: le plancher du pont est fait en tissage de demi tiges de bambous en technique « dessus, dessous, dessus, dessous ». Les ponts ont plusieurs épaisseurs et il nous semble que lorsque celle du dessus est abîmée, une nouvelle est simplement ajoutée par-dessus. Il n’y a qu’un long bambou de chaque côté pour tenir le tout ensemble, entre deux poteaux. C’est étonnant mais ça tient bien!
C’est à cet endroit que nous observons nos premiers buffles d’eau:

Et même un troupeau qui nous fait penser à nos vaches suisses avec leurs cloches!

Le soir, nous avons rendez-vous au canyon de Pai afin d’y déguster un apéro au coucher du soleil avec les « Bruns ».
Le lieu est magique: un vrai dédale de canyons de terre rouge. Certaines parties sont plus accessibles que d’autres. Nous ne tentons pas le diable sur certains passages et nous préférons renoncer à visiter l’entier du site. 
La famille « Bruns » nous rejoint un peu avant le coucher du soleil et nous essayons d’atteindre le lieu qui semble le meilleur niveau vue… Le chemin est raide avec pas  mal de vide des deux côtés… La montée nous semble juste juste avec les enfants et comme il faudra redescendre tout ça de nuit, nous optons pour une option moins risquée.
C’est devant un magnifique coucher du soleil que nous profitons de notre apéro en bonne compagnie.


Avant de quitter Pai pour la suite de notre road trip, nous devons nous rendre au bureau de l’immigration pour demander une extension de notre visa. Ce dernier est valable trente jours, mais nous prévoyons de rester plus longtemps en Thaïlande car il nous reste encore tout le sud à découvrir. Nous avons beaucoup lu et entendu parler de cette démarche administrative qui peut être très longue et pénible selon où elle est effectuée. Pai semble être le bon lieu car c’est une petit ville et donc potentiellement avec moins d’affluence aux bureaux 🤞🏻.
Nous avons décidé de nous lever tôt et nous arrivons sur les lieux à 8:00, l’heure d’ouverture… Les grilles sont encore fermées! Nous nous garons dans le parking de l’hôpital d’en face et s’en suit une attente ponctuée d’aller-retours à la grille pour voir si quelqu’un pointe le bout de son nez.
Vers 8:45, la première personne du bureau arrive et elle vient ouvrir la grille pour nous laisser entrer. Elle nous demande d’attendre car le reste de l’équipe administrative doit encore arriver 🙃.
Comme nous sommes seuls pour le moment, nous avons la chance d’avoir deux employées qui s’occupent de notre dossier. Nous avons divers documents à remplir et à présenter, dont une attestation de logement au village. Notre logeuse nous avait assuré hier avoir fait le nécessaire par une application sur son téléphone mais elle n’avait pas de papier à nous donner… Nous sommes donc un peu stressés au moment des vérifications de nos documents… Ouf, nous sommes bien enregistrés dans le système et la suite des démarches se fait plutôt rapidement! Le tout nous a pris une heure pile (sans l’attente), bien moins que ce que nous craignions au vu de ce que vous avions lu. Il faut dire que nous étions bien préparés car Philippe avait fait de nombreuses recherches sur les blogs et sur le site du gouvernement pour être sûrs d’avoir tous les papiers nécessaires.
En partant, une queue s’est formée et nous entendons plusieurs touristes un peu désespérés car il leur manque tel ou tel papier à aller faire imprimer ou l’attestation de leur logeur.

Même ici il faut se déchausser!

Nous pouvons maintenant commencer à envisager la suite de notre séjour en Thaïlande grâce à cette extension de visa! Cette étape importante de la journée effectuée, nous quittons donc Pai pour la suite de notre road trip.

A tout bientôt pour le dernier épisode de cette boucle du nord de la Thaïlande.
Gabrielle et Philippe.

Road Trip 1/3: Chiang Rai

4. L’Asie – Thaïlande

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

28.03 au 31.03.2022

Pour partir en road trip, nous devons logiquement louer une voiture. Nous avons pris une sous-marque d’Europcar dont le centre de collecte est à l’aéroport de Chiang Mai. Arrivés sur place, nous errons pendant de longues minutes afin de trouver le comptoir de l’agence car le lieu indiqué sur notre réservation n’existe plus à cause du Covid… Nous nous dirigeons à l’autre bout du terminal où se trouvent toutes les agences de location de voitures, mais pas de traces de la nôtre et les autres entreprises n’en savent pas plus que nous… Bref, nous espérons que l’agence existe vraiment 😳 ! Le numéro de natel que nous avons ne répond pas et l’agence principale non plus, ça n’aide pas à faire descendre la pression! Nous arrivons finalement à atteindre un bureau… qui est la centrale qui se trouve en France! Heureusement, nous avons une application qui nous permet d’appeler des numéros fixes à l’international à coût très minime. L’employé français essaye de nous aider du mieux qu’il peut mais il a le même numéro que nous. Philippe est sorti entre-temps voir du côté des voitures et trouve deux employés de l’agence assis devant une table en plastique au fond du parking… Apparemment, leurs prix sont les plus bas car ils ont décidé de rogner sur les infrastructures 😂 ! Pourvu qu’ils n’aient pas rogné aussi sur l’état de leurs véhicules 🙃 .
Tout est bien qui finit bien et la pression redescend. La voiture est plus grande que nous pensions et déjà un peu rayée… c’est toujours moins de stress dans ces cas-là 🤦🏼‍♀️ ! Surtout que, roulant à gauche, la place du conducteur est à droite de la voiture et il faudra s’adapter pour les manoeuvres 😉.

C’est Gabrielle qui conduit car Philippe n’est pas autorisé à conduire, son permis ne datant que de sept mois (il l’a passé trois jours avant notre départ!). Ce n’est pas la première fois qu’elle conduit à gauche et elle retrouve assez vite ses marques. Son appréhension principale est l’entrée dans les ronds-points 🤦🏼‍♀️ . Pour finir, ce n’est pas ça qui dérange le plus, mais l’activation intempestive des essuies-glaces au lieu des clignotants 😂.

Nous partons pour Chiang Rai, 250 kilomètres au nord de Chiang Mai. Nous décidons de passer par la route panoramique, plus longue mais plus intéressante niveau paysages. Cela nous permet également de faire un arrêt à Namtok Bua Tong, surnommé « Sticky Waterfalls » (les cascades collantes). Ces cascades sont très particulières car l’eau est très chargée en carbonate de calcium qui s’est déposé à la surface des rochers au fil des millénaires. Ces derniers sont devenus rugueux et « collants », et donc pas du tout glissants.
Comme nous sommes lundi, il n’y a pas trop de monde (le week-end et durant les vacances c’est bondé!) et nous pouvons remonter les cascades à notre guise. Nous passons deux très chouettes heures à nous prendre pour des spiderman et spiderwomen.

Une fois rafraîchis, nous reprenons la route pour atteindre Chiang Rai. Comme le soir arrive gentiment et que nous avons faim, nous nous arrêtons au marché d’un petit village. Nous devons être les seuls touristes à s’arrêter ici et il est parfois difficile de comprendre ce que nous allons manger 🙃.

Il fait nuit lorsque nous arrivons à Chiang Rai et nous prenons rapidement possession de notre chambre. Nous profiterons de la piscine demain!


Le lendemain matin, nous profitons d’une matinée tranquille pour faire un peu d’école et nous baigner, malgré le temps couvert.

L’après-midi, nous partons visiter les deux temples qui sortent du lot sur Chiang Rai: le temple blanc (Wat Rong Khun) et le Wat Phra Kew. Bien sûr, les filles s’exclament « encore des temples! » 🤪. Toutefois, ceux-ci sont bien différents de ceux que nous avons pu voir jusqu’à maintenant!

Le premier, le temple blanc, est vraiment très spécial! Ce n’est en fait pas vraiment un temple, mais plutôt une oeuvre d’art mélangeant le religieux et le contemporain. Il a été créé par l’artiste thaïlandais Chalermchai Kositpipat et il a été ouvert aux visiteurs en 1997.
Nous découvrons un univers vraiment très particulier, mélangeant des statues de nagas et de dieux hindous à des statues de robots, de monstres ou encore des fresques de Spiderman, Harry Potter, Michael Jackson, Maître Yoda, un mignon, Elvis Presley, etc. Il est malheureusement interdit de faire des photos à l’intérieur du bâtiment où se trouvent ces fresques, c’est dommage!

L’ensemble est entièrement blanc, ce qui rend le tout très lumineux et impressionnant.

Sur ce site, il y a également quelques bâtiments colorés, à l’écart du bâtiment principal.

Après ce temple plus qu’original, nous allons à la découverte du Wat Phra Kew, un temple tout ce qu’il y a de plus traditionnel. C’est ici que le Bouddha d’émeraude de Bangkok a été retrouvé. Cette statue a été sculptée vers 234 BC en Inde mais elle a été déplacée à maintes reprises avant d’être redécouverte ici. Elle est d’abord partie au Sri Lanka, puis elle a embarqué sur un bateau pour retourner en Inde. Toutefois, ce bateau a dérivé et il est arrivé au Cambodge. En 1390 AD, le roi de Chiang Rai, en voyage au Cambodge, l’a dérobée secrètement et il l’a cachée ici, dans le stupa. Un jour, ce dernier a été frappé par la foudre et la statue a été révélée dans la chambre des reliques. Depuis lors, elle a encore bougé quatre fois avant d’arriver finalement à Bangkok en 1778, au Palais Royal. Elle s’y trouve encore aujourd’hui et nous pourrons l’admirer lorsque nous reviendrons à Bangkok dans quelques jours. Cette statue est très vénérée et elle protégerait toute la nation thaï.

Ici, au Wat Phra Kew, c’est une réplique en jade qui est exposée. La meilleure jade, venant du Canada, a été utilisée pour la fabriquer.

Nous décidons de commencer par un petit musée avant d’aller découvrir le célèbre Bouddha. Il est étonnamment bien arrangé, avec des explications près des objets, ce qui est rarement le cas ici.
A l’étage se trouve un tambour que nous avons le droit d’essayer. Ce tambour est appelé « tambour de la grenouille ou tambour de la pluie ». Philippe puis les filles s’y essayent et deux minutes plus tard, il se met à pleuvoir 😬 🙃.

Les filles vous font découvrir un tableau de ce petit musée et vous proposent une énigme:

Quels sont les cinq animaux que vous pouvez voir dans cet être de la mythologie bouddhiste représentant la force et le pouvoir?

La réponse:

Nous sommes en plein tournage lorsque le gardien vient nous avertir qu’il est 17h et que le musée va fermer. Nous nous empressons donc de terminer notre film. En sortant, nous nous apercevons que c’est l’ensemble du site qui ferme à la même heure et nous parcourons au pas de course, sous la pluie, les 30 mètres qui nous séparent de la pagode abritant le Bouddha d’émeraude (en jade). Trop tard, le moine a déjà fermé le temple! Philippe essaye de lui demander s’il est possible de faire une rapide visite, mais ils n’arrivent pas à se comprendre. Le moine ne parle que thaï et Google Translate ne traduit apparemment pas correctement. Nous allons donc devoir y revenir après-demain 🤦🏼‍♀️ 🤦🏼‍♂️ .

Nous rentrons à l’hôtel pour nous sécher en prévision de ressortir manger au marché de nuit. Mais nous sommes trop fatigués et le ciel est à nouveau menaçant alors nous décidons de manger tranquillement au restaurant de l’hôtel.


Le lendemain, nous avons une journée bien remplie en perspective. Nous partons visiter un autre temple au design particulier: le Temple Bleu (de son vrai nom Wat Rongseuaten). Son nom en thaï veut dire « le temple des tigres dansants » car il se trouve près d’une rivière où jadis des tigres se rendaient. Ce temple en est véritablement un cette fois-ci car des moines y habitent, ce qui n’est pas le cas du Temple Blanc par exemple.
Le début de sa construction date de 2005 et il n’est pas encore terminé! Il a cependant été ouvert aux visiteurs en 2016. C’est un disciple de l’architecte du Temple Blanc qui en est le concepteur, ce qui explique son originalité.

La visite terminée, nous partons plus au nord afin de visiter une plantation de thé. Nous avons cherché une plantation d’un petit producteur, mais la seule possibilité que nous avons trouvée est de visiter Choui Fang, une grande plantation qui est la plus connue de la région.
En arrivant, nous sommes déçus car il n’y a aucune explication! Les vues sur les champs de thé sont jolies, mais nous restons sur notre faim. Toutefois, nos estomacs vont pouvoir être nourris à défaut de notre cerveau car il est possible de manger sur une jolie terrasse des produits déclinés autour du thé… à des prix très élevés bien sûr. Nous achetons quand même quelques douceurs, nous ne pouvions pas laisser passer cette opportunité 😋 !

A la fin de la dégustation, Gabrielle demande à une employée du magasin de souvenirs (eh oui, incontournable dans un lieu qui accueille des touristes 😉) s’il y a des panneaux explicatifs qui montrent quel est le processus pour fabriquer le thé. L’anglais ne passe pas, le thaï via Google Translate non plus… une deuxième employée arrive qui parle un peu anglais. Après une bonne minute d’incompréhension, elle commence à lui dire « alors, il faut mettre les feuille de thé dans une tasse et verser de l’eau bouillante dessus » 😂 🤪. Gabrielle comprend mieux son expression un peu surprise lors de sa question! Bref, il n’y a vraiment aucune explication nulle part.
Nous partons alors en autonomie visiter le domaine afin de découvrir la façon dont pousse le thé. En chemin, nous découvrons un enclos avec des biches et des cerfs de la région pour le plus grand bonheur des filles. Nous décidons ensuite de remonter à travers champs car des ouvrières sont en train d’y travailler. Nous savons bien que nous ne sommes pas censés passer par là, mais nous nous lançons quand même… Estelle n’est vraiment pas contente (elle déteste quand nous faisons quelque chose d’interdit où quelqu’un pourrait nous « gronder »)! Nous arrivons près des ouvrières et nous essayons d’entamer la conversation, mais apparemment elles ne parlent ni anglais, ni thaï… Elles doivent venir de Birmanie ou du Laos. Gabrielle leur demande si elle peut faire une photo d’elles au travail, mais elles réclament de l’argent. Nous refusons car nous ne sommes pas à l’aise de payer une personne pour la prendre en photo. Lorsque nous les quittons, deux femmes changent d’avis et elles nous demandent de les prendre en photo.
Ce n’est pas la saison des récoltes de thé, alors le travail n’est que d’entretien: arrachage des plantes indésirables et taille des arbustes.

Nous quittons la plantation déçus du manque d’informations fournies. Il faut relever que c’est régulièrement le cas en Thaïlande, où nous trouvons souvent de magnifiques endroits « instagramables », à savoir de jolis points de vue pour se mettre en scène sur les réseaux sociaux, mais pas toujours des panneaux explicatifs… Nous décidons du coup de nous rendre tout au nord du pays afin de découvrir le Triangle d’Or. C’était en option sur notre planning de la journée, nous avions décidé de nous adapter en fonction du temps que nous allions passer à la plantation. Nous avons bien assez de temps devant nous, alors c’est parti!

Le Triangle d’Or est une région montagneuse, dont le Mékong sert de frontière, située au carrefour de trois pays: la Thaïlande, le Laos et le Myanmar (anciennement appelé la Birmanie). Il traîne une réputation sulfureuse car depuis le milieu du XXe siècle c’est l’une des principales zones mondiales de production d’opium. Pendant de longues années c’était une zone dangereuse et instable, gérée par des seigneurs de guerre liés au trafic de drogues. Toutefois, depuis le début du XXe siècle, la situation s’est grandement améliorée car une large campagne d’éradication du pavot a été menée conjointement par les trois pays.
Le nom de « Triangle d’Or » fait référence bien entendu aux trois pays mais aussi au fait que la drogue y était majoritairement payée en or. Au-delà de l’intérêt historique lié à la région, il s’agit aussi pour nous de notre première rencontre avec le Mékong, ce si célèbre fleuve de l’Asie du Sud-Est!

Nous mangeons dans un restaurant qui le surplombe, peu avant le fameux Triangle d’Or. De l’autre côté du fleuve, c’est le Myanmar! C’est vraiment une toute petite gargotte en bord de route et apparemment les touristes n’y viennent pas souvent car la carte est uniquement en thaï et la serveuse ne parle pas anglais. Heureusement nous avons une carte sim locale avec internet et nous utilisons la fonction photo de Google Translate pour rendre le menu lisible. La police d’écriture utilisée n’est pas bien reconnue par le traducteur, mais nous arrivons à trouver quelques plats dont les noms nous semblent familiers 😅. Au final, le résultat est plutôt bon, tout le monde s’est bien régalé!

Après nous être promené un peu le long du fleuve, nous reprenons la route pour rentrer à Chiang Rai. Une fois à l’hôtel, nous profitons de la piscine malgré le temps nuageux. En début de soirée, comme il ne pleut pas, nous décidons d’aller enfin tester le night market pour y manger car c’est notre dernier soir ici. Ce marché est en fait plutôt un food court avec des stands de restauration tout autour. Cinq-six petits stands de souvenirs, habits et autres se trouvent dans une des ruelles qui borde le night market. Il n’y a pas grand monde et l’endroit est bien vide. Nous constatons à nouveau combien le nombre de touristes a drastiquement diminué depuis la pandémie!


Avant de quitter Chiang Rai, nous devons repasser au temple du Bouddha d’émeraude pour terminer notre visite d’il y a deux jours 🙃.
Le retour vaut le détour, pas seulement pour la statue du Bouddha en elle même, mais aussi pour les tableaux bordés de carrelage d’émeraude illustrant l’histoire du temple. Ils ne sont pas spécialement plus beaux que dans les autres temples, mais la mise en scène est originale! Nous nous croyons presque dans une salle de bain car toute la pièce est en carrelage vert.

Dans l’enceinte du temple, un moine nous indique la présence d’un arbre spécifique qui se trouve très régulièrement dans les temples car il est considéré comme sacré dans l’hindouisme et le bouddhisme: le cannonball tree. Beaucoup de Thaïs pensent que Bouddha serait né sous un tel arbre… Bien qu’il n’existait pas en Asie à l’époque de sa naissance (il est originaire d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud)… C’est en fait une erreur car il serait né sous un sal tree, auquel le cannonball tree ressemble beaucoup. Le sal tree, lui, est natif de la région. Les fleurs du cannonball tree sont très odorantes et ses fruits sont de grosses boules dures, d’où lui vient son nom: arbre boule de canon. Un arbre arrivé à maturité peut produire jusqu’à 1’000 fleurs par jour et parfume agréablement les cours des temples du pays.

Après cette dernière visite nous quittons Chiang Rai pour continuer notre road trip. Rendez-vous au prochain épisode!
Gabrielle et Philippe.