Les Galapagos vues par Marine et Estelle

2. L’Amérique du Sud – Equateur

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Salut,
Je vous présente ma vidéo sur les Galapagos. Les Galapagos sont des îles de l’Equateur qui se trouvent au milieu de l’océan Pacifique. C’était trop cool, surtout quand j’ai nagé avec des tortues marines et des lions de mer.

Marine


Bonjour,

Je vais vous présenter mon film des Galapagos, ce sont des îles merveilleuses.
Dans mon film vous pourrez voir des animaux extraordinaires et magnifiques.
Ce que j’ai préféré, ce sont les tortues géantes et les lions de mer.

Bon film,

Bisous,
Estelle

Los Galápagos

02.10.2021 – 08.10.2021

2. L’Amérique du Sud – Equateur

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Après maintes tergiversations, nous décidons finalement d’aller sur les îles Galapagos. Malgré le coût, il nous semble dommage de venir jusqu’en Equateur sans en profiter, la probabilité d’y revenir une autre fois nous paraissant minime.
Au delà du surcoût évident dû au fait que ce soit une île (beaucoup de produits sont importés du continent), nous devons débourser plusieurs centaines de dollars, rien que pour poser un pied sur l’île, sans compter le prix des PCR et les billets d’avion.

Les Galapagos sont une aire protégée et elles sont considérées comme un parc national. Qui dit parc national, dit guide naturaliste… on se rend très vite compte que peu d’endroits ou activités sont accessibles sans eux.


Santa Cruz

Nous atterissons sur l’île de Santa Cruz, en fait l’aéroport est sur une autre petite île, Baltra, depuis laquelle il faut prendre un bus, un bateau, puis encore un bus pour rejoindre la « capitale », Puerto Ayora. Nous y restons 2 nuits, ce qui nous laisse le temps de découvrir les environs.

Pélican

Dès le premier après-midi, nous partons visiter la station scientifique Charles Darwin. Cet endroit est dédié à la préservation de la faune et de la flore des îles (sur terre et en mer). Pour pouvoir protéger les espèces indigènes et uniques des Galapagos, ce centre fait des recherches pour trouver des solutions afin d’éliminer les espèces invasives, introduites par les premiers arrivants (des pirates) et les suivants. La chèvre fait partie des ces animaux qui mettent en péril les tortures géantes terrestres. En effet, elles mangent la même herbe que ces dernières et comme elles se reproduisent plus vite, elles les surpassent en nombre et menacent ainsi leur survie.
Le centre est également un lieu d’éducation pour sensibiliser les visiteurs et habitants de l’île à la protection nécessaire de cette richesse naturelle et un lieu de reproduction afin de maximiser le nombre d’oeufs qui éclosent. Ces tortues sont ensuite relâchées dans la nature.
Les tortues adultes présentes au centre ont été préalablement domestiquées par des habitants et ne peuvent plus survivre seules dans la nature.

La faune et la flore des Galapagos sont uniques car elles se sont développées sans l’intervention de l’homme jusqu’en 1535. Auparavant, l’île a dû être visitée par des êtres humains car on y a retrouvé quelques fragments de poterie pré-colombienne, mais personne ne semble y avoir habité de manière permanente.
De 1535 au XIXe siècle, ces îles ne furent utilisées que par des pirates pour des escales car elles servaient de lieu de ravitaillement en eau et en viande. Elles furent plus tard utilisées par les baleiniers qui chassèrent de manière intensive les tortues géantes. C’est ainsi que ces dernières arrivèrent tout proche de l’extinction. Plusieurs espèces ont d’ailleurs disparu (voir George le Solitaire, ci-dessous).
C’est à partir du début des années 1800 que ces îles attirèrent l’attention des scientifiques, dont Charles Darwin. C’est en étudiant la faune et la flore de celles-ci que ce dernier a développé sa théorie de l’évolution. Il ne l’a publiée que bien plus tard car, en fervant chrétien, cette découverte provoquait en lui un grand dilemme.

Les spécimens du Centre Darwin montrent bien la différence entre les différentes espèces de tortues géantes
(formes de la carapace, couleurs, etc.)

Cette tortue s’appelle George le Solitaire et il fût le dernier spéciment de son espèce. Il a été empaillé pour sensibiliser les visiteurs à la fragilité de ces animaux.
La technique utilisée pour l’empailler est gardée secrète afin que cela ne donne pas d’idée à des chasseurs avides de trophées.

Le soir, nous découvrons certains animaux marins dans le port:

Si vous souhaitez découvrir la pêche du héron, cliquez sur ce lien:


Le lendemain, nous prenons le petit déjeuner en sympathique compagnie, puis nous partons à la découverte de Tortuga Bay, une longue plage de sable blanc de près d’un km. Pas de baignade cependant car la mer est très agitée (interdiction de se baigner sur une bonne partie de la plage en raison des courants violents).

Il faut marcher 45′ pour atteindre cette plage, lieu de ponte des tortues marines.

Cette plage est également le lieu de repos de nombreux iguanes marins. La température et le temps n’étant pas des plus attirants, nous ne trempons que nos jambes…

Les filles sont en mode journalistes pour leur première vidéo du voyage (à paraître prochainement sur le blog)

Au moment de repartir, une des guardiennes de la plage nous indique qu’il y a beaucoup de tortues en train de nager juste à côté du chemin. Nous nous y rendons et en effet, voici notre premier aperçu de tortues marines aux Galapagos. Malheureusement, vu les vagues et les récifs, impossible de se mettre à l’eau pour les rejoindre. Philippe le fera un peu plus loin, dans une petite crique plus tranquille dans laquelle une tortue est bloquée par les vagues. Instant magique qui ne sera pas le dernier en ce qui concerne la nage avec les tortues marines.

Nous terminons cette journée par une excursion à Las Grietas, une particularité géographique de l’île. Il s’agit d’une formation rocheuse volcanique marquée par une fissure entre les murs de lave, remplie d’eau qui permet de s’y baigner. En chemin, nous passons à côté de salines qui produiraient le meilleur sel du monde, d’après notre guide, très enthousiaste. 😝


Le jour suivant, après avoir aperçu les tortues marines, nous nous mettons en quête de leurs cousines terrestres. C’est ainsi que nous nous dirigeons vers la réserve d’El Chato, un centre d’observation et d’explication sur les tortues. En réalité, nous ne le visiterons pas car, durant la marche pour s’y rendre, nous voyons déjà un nombre incalculable de ces géantes en liberté sur les bords de la route, pour le plus grand bonheur des filles.

Photo de gauche: « Pimp my ride » local / A droite: eh oui, ici priorité aux tortues géantes sur les routes…

Elles déambulent en toute liberté, se mêlant allégrement aux vaches…

Avec des images plein la tête, nous rentrons à Puerto Ayora pour embarquer sur un bateau rapide qui doit nous mener sur une autre île, celle d’Isabella. Plus grande île des Galapagos, elle est bien moins peuplée et plus sauvage que Santa Cruz. Le trajet de 2h se révèle compliqué car la mer est agitée et c’est avec beaucoup de soulagement que nous remettons les pieds sur la terre ferme.


Isabella

Le lendemain de notre arrivée, nous décidons de découvrir la Concha de Perla. C’est une petite lagune facile d’accès et gratuite, qui nous permet de faire du snorkeling et d’observer de jolis fonds marins, quelques poissons et des étoiles de mer.

Mais définitivement, les stars de cette île sont les lions de mer qu’on retrouve un peu partout. Ils n’hésitent pas à prendre leurs aises et ils nous donnent envie de les câliner. Il faut noter que la plupart des lions de mer que nous croisons sont des femelles ou des jeunes, innofensifs. Ils ont tendance à être très joueurs dans l’eau et s’amusent à frôler les nageurs à grande vitesse. Cependant, une fois en dehors de l’eau, nous les retrouvons affalés en train de roupiller ou les petits en train de têter. Un jour, il nous est arrivé de voir un mâle, qui est beaucoup plus aggressif et dangereux! A éviter…

En mode relax… 😴

Après cette première baignade, nous repartons pour une sortie en Kayak pas très loin du port. Le but de la ballade est d’essayer d’observer toute une série d’animaux, proches des récifs. Nous aurons la chance de voir des pinguins de Humboldt, des fous à pattes bleues, des iguanes marins et des lions de mer. Nous pourrons même nager avec quelques tortues marines.

Les pinguins de Humboldt sont présents aux Galapagos depuis 2 millions d’années. Ils se sont adaptés aux changements de température de ces îles car normalement ils vivent au pôle où il fait froid toute l’année. Ils sont ici plus petits (ce sont les deuxièmes plus petits au monde) car ils ont moins besoin de graisse pour supporter le froid. Les pinguins vivent en couple et ils restent ensemble toute leur vie.

Malheureusement le soleil se cache vite et la température de la mer, la peur des requins et des lions de mer un peu trop joueurs, dissuadent Marine et Estelle de rester trop longtemps dans l’eau.
Le retour vers la plage se révèle fort sympathique car notre guide nous apprend à prendre les vagues en kayak pour les « surfer », ce qui plaît beaucoup aux filles!


Le jour suivant, nous nous préparons pour « la » grande sortie sur les Galapagos: l’excursion vers Los Túneles (considérée par beaucoup comme la plus belle excursion de toutes les îles). Après une quarantaine de minutes de bateau sur une mer pas très accueillante (une constante dans la région…), nous arrivons enfin sur le lieu de sortie. C’est un véritable labyrinthe de formations rocheuses formées par d’anciennes coulées de lave.

Ces coulées de lave proviennent toutes du volcan Sierra Negra. Il aurait eu sa dernière éruption il y a 10’000 ans (ce qui est très récent en terme geologique!). Durant cette éruption, la lave a atteint la mer et elle s’est refroidie très rapidement. Elle a ainsi formé des tunnels car la surface a refroidi et s’est solidifiée tandis que la lave encore bouillante continuait de couler au centre. En 10’000 ans, la mer, le vent, le soleil, la pluie et les changements de température ont provoqué l’érosion de certaines parties des tunnels pour ainsi former des arches et bassins.

D’où le nom de Los Túneles…. 😜

Après quelques minutes à déambuler dans ces canaux de roches, nous posons pied à terre et nous nous approchons d’une des célébrités de l’île: le fou à pattes bleues.

Les fous à pattes bleues (piceros azules) sont de bons pêcheurs et ils peuvent plonger jusqu’à 10m de profondeur afin de se nourrir de sardines. Ce sont ces dernières qui donnent la couleur si frappante de leurs pattes. D’ailleurs, elles sont un atout de séduction pour les mâles. En effet, lors des danses amoureuses, ils mettent en avant leurs pattes car plus celles-ci sont bleues, plus cela montre qu’ils sont de bons pêcheurs et donc de bons géniteurs.
Les fous ont une huile sur leurs plumes pour qu’elles ne se mouillent pas. Ils ressortent donc secs de leur plongée. En effet, si un oiseau ne possède pas cette huile, il lui sera impossible de s’envoler à nouveau. C’est le cas d’un autre oiseau emblématique des Galapagos, la frégate, qui vole les prises des autres oiseaux afin de se nourrir sans avoir à plonger.

Comme vous pouvez le voir sur la photo de gauche, les bébés naissent tout blanc (de vraies peluches!!). Ce sont les deux parents qui couvent les oeufs, chacun leur tour pendant 24 à 48 heures, et cela pendant 45 jours. La femelle pond 2 oeufs, mais seulement un des oisillons survit car les parents ne nourrissent que celui qui leur paraît le plus fort. A 5 mois, le bébé quitte le nid et les parents se séparent.

At last but not least, nous terminons la sortie avec la partie la plus attendue de la journée: la plongée avec masque et tuba. Sur un seul et même lieu, nous avons la chance de voir tous les animaux qui figurent sur la liste des « must see » des Galapagos: lions de mer, iguanes, raies, requins, hippocampes, tortues marines et autres bébêtes inattendues comme un poulpe.

Durant cette plongée, nous allons nager avec une dizaine de tortues. Elles sont vraiment partout aux Galapagos et c’est absolument magique de pouvoir évoluer si près d’elles. Elles ne sont pas farouches et elles ne s’occupent absolument pas de nous (vous pouvez le constater dans la vidéo où l’une d’elles décide de passer entre nous!).

Pour les filles, voir un requin était une de leurs plus grandes craintes…et cela n’a pas manqué, 2 minutes après notre entrée dans l’eau, nous croisons un requin pointe noire. Elles sont restées étonnament détendues en l’observant.
Toutefois, le froid (et peut-être bien la crainte d’en croiser d’autres) a eu raison d’elles après 30′ de plongée! Elles rateront du coup les différents lieux de réunion des requins…ce qui n’était sûrement pas si mal 🤪 .

Bien que le guide nous ait demandé de ne pas toucher les animaux, il nous propose de prendre un poulpe sur notre bras. L’expérience est assez étonnante car celui-ci s’aggrippe très fortement avec toute la force de ses tentacules. Le guide doit tirer vraiment fort pour que ses ventouses se décrochent. Au moment de le libérer, il déclence son nuage d’encre pour disparaître ni vu ni connu.

Après cette incroyable sortie en mer, nous revoici au port. Nous décidons de rester sur terre pour aller découvrir des flamands roses, dans les quelques lagunes autour du village.

Lors de cette balade, nous croisons des iguanes marins, certains en plein milieu de la passerelle…vu sa tête, on doit prendre notre courage à deux mains pour l’enjamber!

Godzilla’s back… 🦖

Malgré le grand nombre de ces reptiles marins rencontrés jusqu’alors, nous n’en avons pas encore vus évoluer dans l’eau, ce qui est enfin chose faite lors de cette balade. Toutefois, vous pouvez constater sur cette vidéo que la terre ferme n’est pas toujours si accueillante…

En revenant, Gabrielle initie Estelle à une vieille tradition vdH…le jeter de méduses (échouées, donc sans leurs filaments).


Le lendemain, nous profitons une dernière fois de la Concha de Perla (voir plus haut) avant notre retour à Santa Cruz. Lors de cette dernière matinée de baignade à Isabella, Philippe a la chance de pouvoir nager avec des lions de mer et des iguanes marins:

Le retour en bateau à Puerto Ayora est à nouveau des plus éprouvant 🤢.


Après une dernière nuit aux Galapagos, c’est donc le temps des au-revoirs avec les animaux.

A gauche: iguane terrestre jouant à cache-cache / A droite: après les panneaux pour tremblements de terre, ceux pour les tsunamis (cf. article sur Latacunga)

Comme le mâle lion de mer, l’iguane terrestre n’aime pas partager son espace avec un autre:

C’est donc avec ce remake de Jurassic Park que nous quittons les Galapagos.

Même si ce n’était pas prévu dans notre plan de base, nous ne regrettons pas cette escapade aux Galapagos. Nous avons pu découvrir des animaux étonnants et attachants, admirer des paysages incroyables et nous fabriquer des tonnes de souvenirs plus marquants les uns que les autres. Le seul regret? Ne pas être resté plus longtemps…

A tout bientôt!
Gabrielle et Philippe

Guayaquil

30.09.2021 – 02.10.2021
13.10.2021 – 15.10.2021

2. L’Amérique du Sud – Equateur

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2e plus grande ville d’Equateur, Guayaquil sera notre ville d’envolée pour les Galapagos. Nous devons y être pour 48h, afin de faire les tests PCR requis (pour toute la famille) pour pouvoir entrer sur les îles. C’est un peu rageant quand nous savons qu’un mois avant les personnes vacinnées n’avaient pas besoin de le faire. Ce sont les aléas d’un voyage autour du monde en pleine pandémie: les règles changent toutes les semaines! Il vaut mieux se renseigner régulièrement 😉 .

Nous en profitons pour visiter la ville qui nous plait plus que Quito. On nous a parlé d’un parc avec des iguanes en liberté, alors nous y commençons notre visite. Nous voyons nos premiers iguanes terrestres (mais vraiment pas les derniers 😜 ). C’est vraiment étrange de trouver cette colonie d’iguanes au milieu de la ville. Ils peuvent sans problème sortir du parc mais apparemment ils s’y plaisent.

Nous nous promenons ensuite sur le Malecon 2000, rénové il y a peu et très agréable, le long du Rio Guayas. Les filles sont motivées à marcher car il y a des attractions à la fin de cette promenade au bord de l’eau. 🤪

Pour nous, l’objectif est plutôt la visite du Cerro Santa Anna, une jolie colline avec des maisons aux façades colorées. Les 444 marches pour atteindre le sommet nous mènent à une ancienne forteresse, dominée par un phare. Depuis ce point de vue élevé, nous pouvons admirer le Rio et la ville.

La statue au milieu représente la mascotte des 200 ans de l’indépendance vis à vis de l’Espagne, en 2020


Nous allons tricher maintenant, car nous allons revenir deux semaines plus tard à Guayaquil pour, cette fois, nous envoler vers le Pérou. Nous vous mettons donc en primeur ce que nous avons découvert lors de notre deuxième visite. 😉

Cette fois-ci, nous allons visiter l’île de Santay, uniquement accessible via un pont piéton et cycliste, ou par petit bateau. Nous optons pour la version sportive à l’aller (à pied car les vélos sont trop grands pour les filles) et la version maritime au retour (nous étions short niveau timing bien sûr… pas par flemme 🙄 ).

C’est un îlot de verdure au milieu de la mégapole de Guayaquil. Cette zone naturelle protégée est habitée par près de 47 familles. Les maisons sont sur pilotis car l’ile est consitutée de mangroves, régulièrement immergées.
C’est une belle décourverte au milieu de tout ce béton. Les locaux s’y rendent souvent pour un footing ou une sortie à vélo.

Sur cette île, il est possible de voir 12 crocodiles (dans un parc), car ils peuplent le bout du Rio, un peu plus en aval du village.

Prochaine étape, les Galapagos!
Gabrielle et Philippe

Latacunga et Quilotoa

26.09.2021 – 29.09.2021

2. L’Amérique du Sud – Equateur

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Notre prochaine étape nous mène à Latacunga. Cette ville est au pied du Cotopaxi, le plus grand volcan actif d’Equateur et deuxième sommet du pays derrière le Chimborazo. Il domine la ville avec ses 5’897m.

Eh oui, en cas d’éruption du volcan, des panneaux indiquent la direction à suivre pour se mettre à l’abri!

Nous sommes très chanceu.se.x car en arrivant en ville, nous nous rendons compte qu’une procession est en cours… c’est la fête de la Mama Negra! Elle a lieu deux fois par an, une fois en l’honneur de la Vierge Marie en remerciement d’avoir sauvé la population des éruptions du volcan Cotopaxi en 1742, et au début du mois de novembre pour célébrer l’anniversaire de l’indépendance de Latacunga par rapport à l’Espagne (le 11 novembre 1820).
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Mama_Negra)
Nous demandons alors au taxi de nous laisser sur le bord de la route afin de découvrir cette fête.

Voici quelques photos puis un résumé en vidéo:

La « Mama Negra » est le personnage principal qui représente la Vierge Marie sous la forme d’une femme noire interprétée par un homme vêtu de riches costumes traditionnels. D’autres personnages incluent « Los Huacos » (qui tentent de purifier les spectateurs), l’ange de l’étoile (un jeune homme monté sur un cheval et vêtu d’une robe blanche, qui représente l’archange Gabriel), le roi maure (chargé de la décoration de la procession), le porte-drapeau (une sorte de militaire qui amuse la foule en agitant un drapeau à damier), le capitaine (vêtu d’un uniforme très élégant) et « Los Ashangueros » (qui portent un grand panier avec des aliments comme du pain, des fruits, des poulets, des cochons d’Inde et des boissons alcoolisées, pour les distribuer aux spectateurs).
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Mama_Negra)

Normalement cette fête a lieu sur trois jours dans toute la ville, mais à cause de la pandémie, la fête était réduite.


Le lendemain, nous partons pour Quilotoa, un village niché à 3’914m d’altitude. Autant dire que lorsque nous arrivons, il fait froid, malgré le ciel bleu azur! D’autant plus froid qu’il y a un fort vent qui balaye le village et qui ne s’arrête jamais… 🥶

Ce village est réputé car il se trouve au bord d’un magnifique cratère volcanique, rempli d’eau. Après avoir posé nos sacs à l’auberge, nous partons le découvrir:

Les filles ne sont pas rassurées d’être au bord du cratère pour les photos avec ce vent 🤪

Au coucher du soleil…Magique!

Cet endroit est un des coups de coeur de Gabrielle!

Bien sûr, un village andin n’est rien sans ses…lamas!

Un bébé et un adulte 🦙

A bientôt pour le prochain épisode!
Philippe et Gabrielle

Baños

23.09.2021 – 26.09.2021

2. L’Amérique du Sud – Equateur

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Avec des souvenirs pleins la tête, nous partons pour Baños. Ces images nous aident à supporter les 5 heures supplémentaires de voyage en bus (après 2 heures de pirogue et 2h de bus pour sortir de l’Amazonie) 🤪 . Nous apprenons à la dure que les voyages en soirée (et donc de nuit car la nuit tombe à 18h) ne sont pas faits pour Estelle…🤢 et nous ne recommencerons pas! Nous faisons escale une nuit à Tena et nous reprenons la route en bus pour 3 heures de voyage jusqu’à Baños.

Pour la première fois, nous avons loué un mini appartement avec cuisine et nous cuisinons avec plaisir des pâtes à la sauce tomate et des légumes 😂 . La cuisine équatorienne est bonne mais un peu répétitive pour les budgets tour du monde: riz, poulet, soupes, bananes plantins et patates, sous toutes leurs formes.

On teste quand même le marché central pour un de nos repas de midi… C’est pas forcément le décor idéal pour Marine 😂, mais on y mange bien, beaucoup et pour très peu cher.

Baños est une ville où les locaux aiment passer le week-end et il y a beaucoup d’activités à faire.

Nous retrouvons avec plaisir les Gautiers pour une dernière soirée ensemble en Equateur, leur voyage les menant en Colombie, alors que nous continuerons vers le Pérou (on les verra peut-être dans un autre pays, qui sait…). Ils nous font découvrir un petit restaurant vénézuélien dans lequel nous nous régalons de délicieuses Arepas.


Le premier jour, nous commençons par grimper la montagne qui surplombe la ville pour nous rendre à « Las Manos de Dios ».

Durant la montée, nous avons la surprise de voir que la ville est au bord d’une falaise qui surplombe le río Pastaza.

Malheureusement, durant tout notre séjour, la météo va rester nuageuse et pluvieuse, avec de brèves éclaircies. Ce qui nous empêchera de pouvoir admirer le volcan Tungurahua qui domine la région (seule Gabrielle l’apercevra un matin pendant 15 minutes). Ce volcan est encore bien actif et il est entré en éruption en 2011 pour la dernière fois.


Le lendemain, nous partons faire la route des Cascades en Chivas, un bus ouvert, bariolé et très animé, la musique résonnant à tue-tête!

Il y a même une barre de pole dance à l’arrière…mais personne ne s’y est essayé!

Au premier arrêt, c’est le moment des sensations fortes. Mais le temps que l’on se décide vu le prix, le bus repart déjà!

A gauche, une des cascades, à droite un pont en verre et un pont thibétain. Il y a aussi des tyroliennes, ce qui aurait été le choix de Marine et Gabrielle.

A l’étape suivante, nous pouvons enfin tester la Tarabita (voir article sur Mindo). Celle-ci nous emmène au-dessus du río Pastaza, à proximité d’une jolie petie cascade.

Enfin, le clou du spectacle, Le Pailón del Diablo, une gigantesque cascade, une des plus grandes d’Equateur, avec une chute d’approximativement 80m. La puissance de l’eau est très impressionnante! Son nom vient de la forme d’un rocher qui aurait le visage du démon.

Il fait froid près de l’eau et elle nous mouille 😬

Après cette expédition, nous retournons à notre appart pour un repos bien mérité.

Notre appartement – la chambre est fermée, mais le reste est tout en terrasse….il peut faire frisquet vu qu’on est à 1’820m d’altitude.


Pour notre dernier jour, nous allons profiter des bains chauds de la ville, qui lui ont donné son nom. Il y en a plusieurs, mais nous optons pour la version privilégiée par les locaux, le Balneario el Salado (nous n’y croiserons aucun touriste).

Les bassins ont trois températures différentes: moyen – très chaud – froid
Admirez les magnifiques bonnets de bain obligatoires…🤨

Les bassins sont remplis d’eau sulfureuse ce qui leurs donne cette couleur orange/brune (qui va colorer nos maillots de bains de manière définitive…😝). Comme vous pouvez le remarquer, le bassin de droite est transparent…car l’eau y est glacée!
Nous sommes sensés passer du bassin à température moyenne, puis au chaud et enfin au froid. Vous pouvez deviner que les filles sont restées tout du long dans le moyen! 😉

Cette pause de 4 nuits nous a fait du bien, après des journées bien remplies depuis notre arrivée en Equateur!

Biz virtuelle,
Philippe et Gabrielle

Amazonie – Réserve de Cuyabeno

18.09.2021 – 21.09.2021

2. L’Amérique du Sud – Equateur

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Après maintes hésitations pour décider depuis quel pays entrer en Amazonie (Pérou, Bolivie ou Equateur), nous décidons d’y aller depuis l’Equateur. Les Gauthier nous ayant inspirés et après de nombreuses recherches de Philippe, nous nous rendons compte qu’il est plus simple d’accéder à la jungle amazonienne depuis ici.
L’argument qui finit par nous convaincre: « il n’y a pas (trop) de moustiques dans cette région » 🤪, ce qui s’est avéré exact!!

Notre choix se porte sur le Caiman Eco Lodge dans la réserve de Cuyabeno. Il est obligatoire de nous y rendre avec un tour organisé car l’accès y est contrôlé. L’avantage est que nous serons accompagnés pendant toute la durée du séjour par un guide.


L’arrivé en Amazonie se mérite: 5h de bus depuis Quito jusqu’à la ville la plus proche de la réserve (Lago Agrio) + 2h de bus jusqu’au Rio + 2h de pirogue jusqu’au Caiman Lodge!
Les deux heures de pirogue nous enchantent, c’est une magnifique mise en bouche de nos 4 jours dans la Réserve. On se croit vraiment dans une BD du Marsupilami: on vogue sur le Soupopoiro, mais on n’a pas croisé Tapamilastico, à la déception des filles 😉.

A part les singes, nous avons la chance de voir une envolée de magnifiques aras bleus et jaunes. Tout au long de la descente du rio, nous sommes accompagnés par des papillons Morpho azul (les papillons bleus vus à Mindo).
Ces papillons s’appellent ainsi car selon la légende grecque, des papillons brillants de couleur bleue apparaissaient dans les rêves. Les grecs arrivant en Amazonie, et voyant ces papillons, se seraient exclamés: « Oh des papillons de Morphée! ».

Après 2h d’émerveillement, nous arrivons enfin au Caiman Eco Lodge, tout près d’une superbe lagune.

La lagune, avec la meilleur photo de dauphin que l’on ait (voir ci-dessous). 😜

Ah oui, un avantage du tour organisé est que TOUT est organisé: repas, activités, horaires, matériel spécifique nécessaire, etc. Un bon moyen de nous laisser guider sans avoir à réfléchir à où dormir et quoi faire les jours à venir. Un autre élément qui nous permet de lâcher prise: pas de réseau ni wifi, nous sommes coupés du monde extérieur. Bon, il y a quand même un téléphone satellite en cas d’urgence et pour permettre au staff de contacter leurs proches car ils restent chaque fois 3 semaines sur place puis 1 semaine de repos, et cela toute l’année (sauf au moins de février, où la lagune est asséchée).
Notre groupe est le seul au Lodge. Il y a 4 Français, 1 Equatorienne, 1 Israélien et nous. Malgré la grande majorité de francophones, nous parlons espagnol lorsque nous sommes ensemble afin que tout le monde se comprenne.

Une fois installés et le repas de midi pris, nous partons en pirogue pour découvrir la lagune. Au menu: observation de dauphins roses, baignade au coucher du soleil (une fois passée l’appréhension de savoir qu’il y a des caïmans et des piranhas dans cette lagune…mais « ils ne sortent qu’à 18h30 » dixit le guide 🤔, alors les filles osent entrer dans l’eau mais elles en sortent à 18h29 précises! 😂)

Il n’y a pas de photos de dauphins car ils ne sautent pas, contrairement à leurs cousins des mers. En effet, ils ont un os en plus pour pouvoir tourner la tête de côté (adaptation pour nager entre les arbres de la mangrove). Ils sont roses quand ils font des efforts (comme nous pendant le sport) et aussi s’ils mangent beaucoup de crevettes.
Gabrielle a eu la chance de nager tout près d’un dauphin lors d’une prochaine sortie! 🐬💕

Après cette baignade, nous partons à la « chasse » aux caimans, toujours en pirogue! Les filles sont un peu stressées, mais excitées! Les autres membres de l’équipe se rappelleront longtemps de leurs cris « Caïman, Caïman, Caïman » pour les appeler. C’est même devenu le cri de ralliement de notre groupe. 😉

Un « bébé » caïman attrapé par le guide

Un de 3m…littéralement à 50cm de nous 😅

Pour voir la remise à l’eau du caïman, vous pouvez voir la vidéo en cliquant sur ce lien:

Afin de repérer les caïmans, notre guide utilise une lampe torche. Celle-ci éclaire leurs pupilles ce qui nous (lui) permet de les repérer dans la nuit. Ceux de cette lagune peuvent atteindre les 6m de long.

Après ces expériences nocturnes, nous voici de retour au lodge pour une bonne nuit de sommeil, entourés par les bruits de la jungle. Ceux-ci sont bien plus nombreux et bruyants que nous le pensions, mais nous nous y faisons vite.

Dans ces audio, vous pouvez entendre:

Les bruits de la jungle la nuit:

Un singe hurleur dasn le lointain (montez le son):


Le lendemain, nous sommes réveillés par le fort bruit d’une tronçonneuse…en fait c’est le chant d’un grillon:

Ce matin, nous partons pour une promenade à pied à travers la jungle, le but étant surtout de découvrir la flore, les animaux étant difficiles à débusquer la journée.

Les arbres de la forêt amazonienne sont immenses et forment une canopée très dense qui laisse peu entrer le soleil au niveau du sol. Leurs racines sont très peu profondes car les nutriments (l’humus) n’ont pas le temps de pénétrer dans le sol. En effet, il n’y a pas de saison de repos de la nature en Amazonie (l’hiver pour nous) et les pluies fréquentes « lavent » le sol. L’arbre a donc besoin de racines en « tripodes » afin de garantir sa stabilité (photo de droite).

Un autre aspect étonnant de cette forêt se retrouve dans les arbres qui marchent. Certains d’entre eux bougent ainsi jusqu’à 20cm par an pour chercher la lumière. Une de leurs racines se casse et une autre pousse en avant de l’arbre (elles poussent d’environ 2cm par jour), ce qui, petit à petit, lui permet d’avancer. Il s’agit là d’un exemple de phototropisme.

Le guide nous fait encore découvrir d’autres particularités de cette partie de l’Amazonie, comme la plante utilisée pour fabriquer le Curare, poison utilisé pour enduire les flèches dans les communautés indigènes, et le Quinquina, l’arbre à quinine (utilisé pour les médicaments contre le paludisme), dont il nous fait goûter l’écorce: très amère, cela nous fait immédiatement penser au Schwepps ou au Spritz!

Grenouille grande comme une phalange…mais mortelle au contact d’une plaie ou des muqueuses.

Toutes les grenouilles ne sont pas venimeuses, elles ont donc une autre manière de se défendre: le camouflage. Combien de temps mettrez vous à la trouver dans la photos ci-dessous?

Encore plus petits, on rencontre également plusieurs sortes de fourmis (dont une au goût citronné…eh oui on l’a goûtée! 😋 ).

Les fourmis « coupent feuilles » vont chercher des feuilles, mais elles ne peuvent les manger elles-mêmes. Elles les ramènent donc à la fourmilière où elles font pousser des champignons. Ces champignons transforment ces feuilles en un nutriment que les fourmis peuvent ingérer. Les fourmis et les champignons travaillent donc ensemble, un des nombreux exemples de symbioses que l’on trouve dans la forêt amazonienne (si cela vous intéresse, allez voir d’autres exemples de symbioses plus bas, en annexe).

Nous expérimentons également l’anti-moustique naturel: le guide nous fait poser une main sur le tronc d’un arbre. Très rapidement notre main est couverte de fourmis que nous devons alors consciencieusement écraser. Cela enduit donc nos mains d’hormones censées repousser les attaques de moustiques.

Après un retour au lodge pour le repas de midi et un moment de repos, nous repartons pour observer à nouveau le coucher du soleil sur la lagune, toujours aussi magnifique.

Puis nous enchaînons avec la variante de nuit de la promenade en forêt. Au menu: recherche d’insectes, d’araignées et autres joyeusetés de la jungle…😅
A nouveau, il nous faut faire toute confiance à notre guide dans cette expédition nocturne.

Un animal plus « sympathique » nous acceuille à la salle à manger en rentrant au Lodge:


Après une bonne nuit de sommeil pour nous remettre de toutes ces émotions nocturnes, nous profitons d’un délicieux et copieux petit déjeuner équatorien, avant de repartir pour une ballade en pirogue. Mais cette fois-ci, pas de moteur, c’est à nous de pagayer.
Le but de cette sortie est de trouver des loutres géantes (que malheureusement nous ne verrons pas), de chercher d’autres animaux et d’essayer de pêcher (et relâcher) des pirhanas.

Nous arrivons à l’endroit où nous allons essayer de pêcher des piranhas.

Il faut faire attention avec le piranha car il peut survivre jusqu’à 30 minutes en dehors de l’eau et il reste donc dangereux!

Le retour des explorateurs!

Après le repas et une sieste bien méritée, nous partons à la rencontre d’une communauté indigène. Ce sont les Sionas qui vivent le long du Rio. Ils vivent selon un mélange de traditions et de modernité. Nous allons faire du pain de Yuca (manioc), guidés par une femme du village.
C’est un travail réservé aux femmes et les filles apprennent à faire ce pain de yuca dès l’âge de 10 ans.

Ce village est habité par environ 120 personnes. Ils ne vivent pas comme dans l’imaginaire européen de l’Amazonie, mais ils se sont modernisés : électricité (générateur ou solaire), barques à moteur, râpe en métal, etc.
Le village est composé de maisons traditionnelles en bambou, mais beaucoup sont maintenant en tôles.

Une fois arrivés au lieu de cuisine de la famille, nous commençons par goûter de la canne à sucre (gros succès auprès d’Estelle) et des sortes de châtaignes rôties, moins sucrées que les nôtres.

Nous nous lançons alors dans la confection du Cassabe (pain de Yuca). Voici les différentes étapes :

  • Trouver le Yuca (manioc), prendre les racines (tubercules) et les peler.
    Il est important de replanter les branches afin que des nouvelles pousses se fassent (cela prend environ 8 mois pour avoir une nouvelle plante mature).

  • Râper (maintenant, elles utilisent une planche de tôle trouée, avant c’était une partie d’une plante avec des épines)

  • Mettre la pâte de Yuca ainsi créée dans des feuilles tressées en « tapis ».
  • Tordre ce tapis pour faire complètement sortir le jus. Ce jus est ensuite cuit pour être utilisé pour faire une pâte à tartiner au piment (leur nutella!!).

  • Passer ensuite la purée séchée à travers un tamis fait de feuilles tressées pour qu’elle devienne une farine très douce et fine.

  • Verser cette farine dans une plaque ronde sur le feu et l’étaler comme une crêpe/tortilla.
  • Une fois cuite, la couper en morceau avec lequel on prend ce que l’on veut.
    Nous la mangeons avec une salsa de tomate, oignons, poivrons, coriandre. On peut aussi mettre du sucré (confiture, fruits, etc.), mais traditionnellement, les Siona mangent plutôt des plats salés (ils ne sont pas attirés par le sucre).

C’était un régal! 😋

Durant la confection du pain, le guide va chercher une plante utilisée pour peindre la peau. Marine et Gabrielle se prêtent au jeu.

Sur le retour, de nuit, comme d’habitude notre guide est à l’affut pour nous montrer les différents animaux.. Nous avons la « chance » de pouvoir observer un petit boa de tout près. Le guide va le chercher avec sa rame dans l’arbre puis se promène avec dans la priogue, litéralement à 50 cm de nos visages 😱.


Les journées ayant été très rythmées, seul Philippe se lève aux aurores pour faire la dernière sortie au programme: observation d’oiseaux. Il voit à peu près les mêmes oiseaux que les jours précédents (Hoatzin, grue, martin pécheur, cacique, perroquet et toucan).

Lever de soleil sur la lagune

Une grue

C’est malheureusement déjà l’heure du départ.
Nous avons eu la chance d’avoir 4 jours de soleil (ce qui est plutôt rare), mais l’Amazonie est décidée à nous faire vivre sa célèbre pluie diluvienne:

Nous repartons avec des images pleins la tête et un émerveillement durable! Ce séjour en Amazonie sera sûrement un des highlights de cette année!
Le Caïman Eco Lodge, son staff et notre guide Jairo ont contribué à la réussite de notre aventure et nous les en remercions grandement!

Gabrielle et Philippe

Annexes

Animaux en symbiose :

Arbre et fourmis : l’arbre produit du glucose que les fourmis mangent. En retour, les fourmis produisent de l’acide formique qui empêche les autres espèces d’arbre de pousser, cela fait donc moins de concurrence pour l’abre pour l’accès à lumière.

Abeilles et fourmis : Lorsqu’il y a un danger, les fourmis sortent et les abeilles font un bruit « de marche militaire » pour avertir du danger : elles frottent leur ventre et leur cou dans le nid toutes au même rythme. Si le danger continue, les abeilles sortent pour piquer.

Le paresseux et les papillons de nuit (symbiose non réciproque, seul le paresseux aide les papillons) : Des algues se mettent sur le paresseux (qui viennent de l’arbre) et le camouflent. Les papillons de nuit mangent ses algues. Lorsque le paresseux fait caca (1-2 fois tous les 10 jours) sur la terre ferme, les papillons vont pondre dedans pour que les larves s’en nourrissent.

Petits singes beiges (Ardilla) et oiseaux noirs : Les oiseaux alertent les singes de dangers avec un bruit qui ressemble à de l’eau qui bout. Les singes agitent les branches et cela fait s’envoler les insectes, papillons de nuit, sauterelles et cafards que les oiseaux mangent.

Mindo

2. L’Amérique du Sud – Equateur

12.09.2021 – 15.09.2021

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Nous voici en route pour notre première approche de la forêt équatorienne. Mindo est très riche en faune et flore et nous nous réjouissons beaucoup!

Notre première visite nous amène au Mariposario (papillorama), un sanctuaire scientifique pour les papillons. Nous y découvrons le cycle des papillons, leur nutrition, etc. Pour découvrir en vidéo cette visite, nous vous proposons de cliquer sur ce lien:

https://youtu.be/mukR2FfeaFI

Quelques photos en plus:


Mindo est aussi célébre pour ses colibris:

Ils se nourrisent de nectar et d’insectes. Ils sont aussi attirés par de l’eau sucrée. Ils sont très farouches et c’est un vrai exercice de concentration pour ne pas bouger.. Surtout lorsqu’ils vous frôlent en vrombissant tels des hélicoptères! Leurs battements d’ailes se comptent entre 22 et 78 par secondes, selon la taille du colibri.


Nous décidons ensuite de faire une sortie de nuit dans la forêt, afin d’y voir la vie nocturne…plus animée que nous ne le pensions! 😜
Les filles se sont montrées très courageuses, car c’était quand même un peu flippant…

Nous avons pu voir différentes sortes d’araignées, de papillons de nuit et de grenouilles. Les grenouilles sylvestres ne vivent pas dans les cours d’eau et leur développement est différent: elles ne passent pas par l’étape du tétard.
Nous avons également observé une chouette, des phasmes, des tortues terrestres et d’énormes escargots d’eau. Nous avons aussi appris beaucoup de choses sur la faune locale grâce à notre guide, passionnant et passionné!


Le lendemain, nous partons pour vivre une particularité sud-américaine: la Tarabita. Sorte de téléphérique entre deux montagnes, système de transport déjà utilisé du temps des Incas. Mais malheureusement, elle est en réparation!! Nous faisons donc le chemin à pied pour aller voir plusieurs cascades… Les filles deviennent soudainement moins motivées… 😝


Le jour suivant, nous nous levons aux aurores pour voir les oiseaux. La région de Mindo est renommée pour sa faune ornithologique. Nous en profitons en direct car les prendre en photos est plus compliqué.

Une région que nous vous recommandons fortement si vous faites un séjour en Equateur!

A la prochaine!
Philippe et Gabrielle

Otavalo

10.09.2021 – 12.09.2021

2. L’Amérique du Sud – Equateur

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

Après Quito, nous décidons de partir plus au Nord. Nous avons entendu parler du marché aux animaux d’Otavalo, qui a lieu les samedis.

Nous partons donc pour 2 heures de bus….plutôt confortable…si nous n’avions pas nos sacs à dos à nos pieds ;P . La soute des bus n’est pas recommandée pour des sacs de touristes, surtout s’ils contiennent « toute leur vie » pour une année!

Une fois arrivés à Otavalo, nous retrouvons avec plaisir Anca, Emilien, Maëlys et Alicia Gauthier, la famille française en voyage pour une année.

Repas végétarien dans un restaurant tenu par une suissesse!

Le lendemain, nous voici partis pour le fameux marché aux bestiaux. Malheureusement, en arrivant, nous nous rendons compte que tous les bovins et ovins sont absents…en fait il y a eu une grande foire dans la région le jour précédent et il ne reste du coup que les « petits » animaux.
Après avoir vu les cuys se faire rôtir, nous voyons l’étape d’avant: les acheteurs qui soupèsent les bêtes pour les choisir…en fonction de leur graisse, et pas de leur capacité à attendrir un enfant…

En quittant le marché, nous partons pour la cascade de Peguche, site géré par la communauté indigène locale.

La fameuse cascade….on s’est fait tremper!

Otavalo, ce n’est pas seulement le marché aux animaux, mais aussi l’artisanat et les fruits et légumes locaux.

Après Quito, sa densité et son côté mégalopole, nous sommes contents de nous retrouver dans une ville à taille plus humaine. C’est d’autant plus agréable que nous avons pour la première fois vu des Equatoriens habillés dans des habits traditionnels, la communauté locale étant fière de ses racines. Les femmes portent de longues jupes avec une chemise blanche brodée et un châle coloré tandis que les hommes portent sandales, pantalon et chemise, le tout de couleur blanche (pas facile de garder tout ça immaculé) avec un poncho noir. Hommes, femmes et enfants portent les cheveux longs et tressés.

Nous finissons ce séjour à Otavalo par un apéro-dînatoire avec nos amis français, les Gautier partant pour l’Amazonie le lendemain et nous pour Mindo.

Suite au prochain épisode!
Gabrielle et Philippe

Quito et ses alentours

07.09.2021 – 10.09.2021

2. L’Amérique du Sud – Equateur

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Après un très long voyage de Paris à Quito, nous sommes arrivés à destination en début de soirée.
Le vol de Madrid à Quito nous a paru un peu moins long car les filles ont fait la connaissance de deux filles françaises de leurs âges, Maëlys et Alicia, qui étaient également sur le départ pour une année de voyage en famille. Nous avons donc aussi fait connaissance de leurs parents, Anca et Emilien 🙂 Cela nous a permis de pouvoir discuter de nos projets, envies, etc.

Elles ne se connaissent que depuis quelques heures, mais elles sont déjà inséparables

Quito est la capitale de l’Equateur et elle se trouve à 2850m d’altitude (2e capitale la plus haute du monde après La Paz, en Bolivie)! Nous avons donc fait tranquille les premiers jours afin de nous habituer à l’altitude et au décalage horaire.

Pour les premiers jours à Quito, nous avons visité la ville et ses alentours. Les trajets sont souvent longs car la circulation y est dense: la ville abrite près de 2 millions d’habitants et s’étend sur près de 40km de long et entre 3 et 7km de large. Pour passer de l’extrémité nord à l’extrémité sud de la ville, il faut, selon l’heure, près de 1h30 pour effectuer le trajet!


Parc de La Carolina

C’est un grand parc un peu au nord du centre ville qui nous a été propice pour essayer de « survivre » au décalage horaire.

Tour en pédalo sur une rivière artificielle

Visite du jardin botanique, à l’intérieur du parc. La serre aux orchidées m’a particulièrement plue car j’ai pu y découvrir une myriade de fleurs différentes.

Il y avait également un jardin japonais avec des bonsaïs.

A Quito, tout le monde porte des masques tout le temps, enfants compris. Ça fait bizarre de porter un masque à l’extérieur dans les rues, parcs, etc., mais nous nous y habituons.


Le centre historique

Apparemment, les monuments ne sont pas forcément ce que les filles ont retenu: dans leur journal de bord, elles ont écrit: « Aujourd’hui, on a vu une manifestation devant le palais du gouvernement contre la construction de nouvelles mines ».
Mais bon, ça nous réjouit que nos filles soient sensibles aux causes environnementales et sociales! 🙂

La Basilica del Voto Nacional

Cette basilique est impressionnante avec ses 117 mètres de haut et décorée de gargouilles en forme d’animaux que l’on trouve en Equateur: iguanes, tortues, tamanoirs, singes, pumas, crocodiles, etc.

Estelle et Philippe sont montés dans la basilique et ils ont eu une magnifique vue sur le centre historique et le Panecillo (colline d’en face avec une statue en alluminium de la vierge aillée de 41m de haut).

@http://www.virgendelpanecillo.com/virgen-de-el-panecillo/


La Compañia

Cette église a mis plus de 150 ans pour être construite (1605 à 1766).
Presque l’entierté de l’intérieur de l’église (colonnes, autels, portes, etc.) est couverte de feuilles d’or, c’est impressionnant!

@https://guias-viajar.com/ecuador/quito-iglesia-compania/

El TelefériQo (Télécabine du Rucu Pichincha)

Nous ne nous sommes pas sentis trop dépaysés durant cette sortie en téléphérique! 😉
Il a été installé en 2005 par une compagnie française.
Nous sommes montés à 4050m pour profiter d’une belle vue sur Quito et des volcans aux alentours. Heureusement, nous n’avons pas eu le mal des hauteurs car ce n’était que notre 3e jour en altitude 😉.

Les volcans ne sont pas hyper visibles 😜

Nous avons fait une petite marche d’environ 45′ et Gabrielle en a profité pour ramasser les déchets, qui étaient étonnament peu nombreux (en ville ce n’est pas le cas). Par contre, les déchets les plus fréquents n’étaient pas les mégots de cigarettes, mais les bâtons blancs de sucettes! 🍭

Pas grand chose!


La Mitad del Mundo

A 20km de Quito, se trouve le site officiel de la ligne de partage du monde. En réalité, la ligne se trouve à quelques 240 mètres plus au nord, mais c’est une erreur bien modeste puisque ce calcul a été fait par des scientifiques français en 1736!

Un monument a été érigé en l’honneur de la mission géodésique française pour marquer la ligne de partage:

Un pied dans l’hémisphère nord et l’autre dans l’hémisphère sud!

Tout est pretexte pour introduire des moments d’école…cours d’éducation physique ! 😉

Nous y avons retrouvé avec plaisir la famille française rencontrée durant notre voyage depuis Paris.

Maëlys – Marine – Alicia

Maëlys – Marine – Estelle, les scientifiques de 1736

Les filles ont découvert le Cuy (« Couilli »)…nous n’avons pas encore osé y goûter…ça ne fait que 4 jours que nous sommes là! 😉

A bientôt!
Gabrielle et Philippe

La France

1. Europe – France

(Si vous lisez l’article par email et souhaitez voir le blog, cliquez sur le titre de cet article)

Comme nous connaissons bien ce continent et qu’il demande un budget conséquent, nous n’y avons pas fait long 😛
Nous avons passé une semaine en France pour monter gentiment à Saint-Sauveur de Landemont (Nantes) où a eu lieu le mariage de Matthias, le frère de Gabrielle.

1er étape: Le Futuroscope (Poitiers)

Un parc amusant et fun pour les enfants…un peu moins notre truc. Nous y avons passé deux jours, et nous avons pu tout faire car il y avait peu de monde, les écoliers français reprenant l’école le 2 septembre.

Les filles ont participé avec enthousiasme aux différentes activités!

« Voyage extraordinaire », une attraction qui nous était prédestinée! Bon, nous allons mettre un peu plus de 80 jours! 🙂


2e étape: Le Puy du Fou

Un parc avec des spectacles époustouflants!
Il retrace des événements de l’histoire de France, de l’époque gallo-romaine jusqu’au début du XXème siècle.
L’école en France ayant recommencé le jour de notre arrivée au parc, nous avons drastiquement abaissé la moyenne d’âge des visiteurs 😛

Nos spectacles préférés ont été:

  • Le bal des oiseaux fantômes
  • Le secret de la Lance (les effets de décors sont impressionants)

Gabrielle a été très amusée par « Le monde imaginaire de la Fontaine » où les contes étaient « illustrés » de manières orginales.


3e étape: Le mariage de Matthias, le frère de Gabrielle, avec Pauline (à Saint-Sauveur de Landemont).

C’était un magnifique mariage! 3 jours organisés d’une main de maître.esse par Pauline et Matthias!


Et maintenant, c’est le départ pour notre 2e continent, l’Amérique du Sud! Demain, vol Paris – Madrid – Quito!

Départ en train ce matin!