Caprivi

5. L’Afrique – Namibie

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

21.06 au 24.06.2022

Ce matin, c’est départ pour le camping de Mavunje, au bord de la rivière Kwando, dans la bande de Caprivi. Nous avons environ 600 km de route devant nous… ça va être long 😅!

C’est à nouveau Philippe qui prend le volant et qui ne le lâchera quasiment plus du reste du séjour 😉. En effet, il s’est fait la main hier et il est ainsi rassuré quant à sa capacité à manoeuvrer ce tank malgré la conduite à gauche et la boîte manuelle. Il est cependant surtout convaincu devant le peu de circulation sur les routes ou dans les « villes » que nous traversons 🤪. Les voitures sont rares et le traffic est très léger, voire inexistant! Nous nous rendons compte que, comparé aux autres pays de notre tour du monde, la Namibie n’est pas du tout accessible en transports en commun et il nous semble nécessaire, vital même, d’avoir son propre véhicule pour découvrir le pays.

Les premiers kilomètres sont très similaires à ce que nous avons vu les jours précédents, à savoir de vastes étendues d’herbes hautes. La route est bonne, asphaltée, et nous roulons généralement à plus de 100km/h. Après environ deux heures à scruter des herbes jaunies en ne voyant que des dik-diks, nous découvrons notre premier zèbre 🦓😃 ! Bon, c’est facile, il longe la route 😉 ! Nous croisons aussi notre premier panneau de circulation rigolo, le premier d’une longue série. De temps à autre, nous passons des habitations qui sont parfois composées d’une seule case ronde avec une cour, et parfois de plusieurs cases entourées de palissades. Les paysages varient peu et c’est un peu rébarbatif… 🤪. Nous croisons aussi des personnes marchant le long de la route, pour chercher du bois ou de l’eau et nous nous demandons combien de kilomètres elles doivent effectuer ainsi chaque jour pour de tels besoins primaires.

Au bout de cinq heures de route et un arrêt pique-nique, le paysage commence à changer car nous sommes entrés dans la bande de Caprivi et nous nous approchons de la rivière Kwando. La nature verdit, les arbres grandissent et ils commencent à former des forêts. La présence d’une source d’eau change drastiquement le paysage qui s’offre à nos yeux. Une demi-heure avant notre arrivée au campement, nous bifurquons sur une route secondaire qui n’est plus asphaltée, mais plutôt une piste en terre et gravier. Malgré cela, elle est en bon état, rien à voir avec ce que nous avons vécu à Madagascar 😅…
Nous apercevons enfin des animaux différents : des antilopes, des springboks et… un gnou ! Les springboks sont des antilopes d’environ 80 cm au garot (un peu plus bas qu’un shetland, mais en beaucoup plus élancé 😂), capables de sauter très haut à la verticale. Elles sont caractérisées par un visage blanc, une ligne brun foncé sur le flanc, deux lignes noires qui partent du museau vers la bouche et de fines cornes courbées en S.

Pour rejoindre notre camping, le Mavunje community camp, nous devons bifurquer sur un petit chemin de sable! Philippe enclenche donc le 4×4 pour la première fois, aide indispensable pour rejoindre le campement. Nous nous faisons bien secouer, ce qui est parfois impressionnant vu la taille de notre véhicule!

Après une quinzaine de minutes de secousses, nous arrivons au site qui est le premier en mode «sauvage», c’est à dire avec un risque (une chance? 😜 ) que des animaux traversent le campement. C’est un camping au bord de le rivière, avec quatre emplacements disponibles… bon, en fait trois, car un des sites n’est pas utilisable. Il n’y a pas d’entrée qui nous semble officielle, mais nous trouvons une petite guérite en bord de route… mais il n’y a personne et bien sûr il n’y a pas de réseau pour téléphoner 🙃. Nous laissons la voiture sur le chemin pour aller à la recherche de quelqu’un, mais nous n’avons presque pas à marcher car la responsable du camp a entendu notre voiture arriver. Elle nous dirige vers notre emplacement, qui se trouve au bord du Mavunge Lagoon. C’est un très joli endroit, avec un espace abrité constitué de quatre chaises et une table pour les repas et un peu plus loin un coin pour le feu, le tout avec vue sur la rivière. De l’autre côté se trouvent l’emplacement pour notre jeep, ainsi qu’une petite cahute (sans porte, nous fait remarquer Marine 😜) avec les toilettes et une douche. Il n’y a pas du tout d’électricité sur tout le campement (à part un minuscule panneau solaire pour les responsables du lieu) alors il va falloir qu’on économise nos batteries, car nous allons y rester deux nuits. D’autant plus que nos natels sont aussi nos appareils photos! C’est très joli et nous nous y plaisons tout de suite.

Après nous être installés, Gabrielle décide de partir visiter un peu le campement car il est noté qu’un corridor aux éléphants passe au milieu 🐘. Il faut savoir que les troupeaux d’éléphants suivent des «routes» d’un point d’eau à l’autre et qu’ils ne dévient que rarement du tracé malgré d’éventuels changements causés par l’Homme (maisons, routes, etc.) Elle se dirige donc dans la direction du corridor car, sait-on jamais, c’est peut être le moment où ils passeront !

Le chemin est sous les arbres et il commence rapidement à faire sombre car la fin de journée approche. Gabrielle entend pas mal de grognements et elle se dit que cela doit être des phacochères un peu plus loin. Comme la luminosité baisse vite, elle rebrousse chemin sans être arrivée au corridor. Bien lui en a pris, car nous apprendrons le lendemain que les grognements étaient dûs aux hippopotames de la rivière et non à des phacochères 😅! Eh oui, ils sortent aussi de la rivière… 😱

Comme la nuit est sur le point de tomber, nous partons tous pour un point de vue qui nous permettra d’admirer le coucher du soleil. C’est un court sentier qui nous mène à un petit endroit aménagé avec un banc sous un abri tout simple.

De retour au campement, nous soupons rapidement, mais avec un «special treat» à la fin: des marshmallows cuits sur notre premier feu de camp, un régal 🔥! Bon, nous entendons pas mal de mugissements (eh oui, nous apprenons que l’hippopotame mugit…), alors nous ne sommes pas hyper rassurés d’être aussi près de la rivière 😅!

C’est «bercés» par le bruit des hippopotames que nous allons nous coucher, fatigués aprés cette longue journée de voyage.


Le lendemain, nous avons la surprise de voir qu’un employé du campement est venu faire un feu dans une petite cheminée à côté de la douche et que l’eau est chaude 😁! C’est très agréable vu la température de l’air et l’odeur du feu de bois est sympa.
Nous prenons notre petit déjeuner dans l’abri au bord de la rivière, c’est vraiment dépaysant comme environnement!

Nous nous rendons compte, durant le petit déjeuner, qu’Estelle a de la fièvre et qu’elle ne se sent pas bien. Nous avons organisé une sortie en bateau sur la rivière Kwando pour apercevoir des hippoptames et d’autres animaux, nous espérons donc qu’elle sera assez en forme pour en profiter 🤞🏻.

C’est un employé du camp qui sera notre guide pour la journée. Nous embarquons sur une barque à fond plat, ce qui ne nous rassure pas à fond vu que nous nous retrouvons au ras de l’eau 😨. Puisque c’est une embarcation quotidiennement utilisée sur la rivière, cela devrait le faire 😉.
Nous partons au milieu des roseaux dans un dédale de passages, un vrai labyrinthe! Notre premier arrêt se fait à une trentaine de mètres d’un groupe d’hippopotames qui se reposent sur la berge. Notre guide éteint le moteur et nous avons donc le temps de les admirer. Nous ne sommes pas forcément rassurés quand certains se mettent à l’eau et commencent à nous suivre, mais heureusement, notre guide remet le moteur en marche et ils ne s’approchent pas davantage!

Nous repartons ensuite pour notre découverte de la rivière. Nous observons la nature qui nous entoure avec nos jumelles, c’est magnifique! Nous apercevons de nombreux oiseaux, des poissons ainsi que quelques cervidés. Malheureusement, nous n’avons pas l’occasion de voir des crocodiles car il est de plus en plus rare de les voir dans cette portion de la rivière.

C’est vraiment chouette de découvrir tous ces animaux « en vrai » et dans leur milieu naturel! Tout à coup, Gabrielle doit freiner assez soudainement après un virage car un éléphant est à quelques mètres de nous, sous un arbre! Heureusement, il nous observe quelques instants puis il se remet à manger. C’est vraiment grand un éléphant d’Afrique d’aussi près 😅!! Nous ne sommes pas vraiment rassurés, alors nous attendons patiemment qu’il décide de s’éloigner avant de rédémarrer 🤪.

En allant vers la berge, nous apercevons notre premier éléphant 🐘. C’est magique 😍! Il est bien plus gros que ceux vus en Asie… Nous ne pouvons pas trop nous approcher, et n’ayant pas de zoom, nos photos ne rendent pas aussi bien que ce que nous voyons de nos propres yeux 😉.

Notre guide nous explique que les éléphants de la région ont tendance à évoluer dans la forêt durant la journée et qu’à la fin de celle-ci, ils s’approchent de la rivière afin de s’y abreuver. C’est pourquoi notre sortie se fait en fin d’après-midi. Une fois l’éléphant reparti sous le couvert des arbres, nous nous remettons en route. Durant cette excursion, nous ne croisons qu’un seul pêcheur, sinon que des animaux!

Nous naviguons ainsi jusqu’au coucher du soleil que nous avons la chance de pouvoir admirer depuis le bateau.

En rentrant, nous faisons la connaissance d’une famille allemande arrivée dans l’après-midi. Comme très souvent durant ce tour du monde, le contact s’opère par le biais des enfants qui s’observent un moment puis se mettent à jouer ensemble. Les parents travaillent en Afrique du Sud et ils sont là en vacances. Comme ils sont déjà en Namibie depuis deux semaines, nous discutons de nos prochaines visites.

Pour le soir, nous reproduisons le programme de la veille, à savoir souper, feu de camp, marshmallows grillés et mugissements d’hippopotames!


Ce matin, nous quittons notre camping et la bande de Caprivi, mais sur le chemin nous passons visiter deux parc nationaux: Mudumu et Bwabwata. Tous deux se situent dans cette partie de la Namibie qui est beaucoup plus verte que les autres car elle est irriguée par les rivières Kwando, à l’est, et Okavango, à l’ouest.
Ils font partie d’une des plus grandes aires de migration et de conservation d’Afrique (aire qui s’étend entre l’Angola, le Botswana, la Nambie et la Zambie). Les parcs ne sont ainsi pas délimités par des clôtures afin de ne pas entraver le déplacement des animaux.
Nous commençons par le parc de Mudumu, le plus proche de notre campement. En entrant, nous constatons rapidement que nous allons évoluer dans de la forêt et donc qu’à chaque virage nous pouvons tomber sur des animaux… Il va falloir être prudents! La route est principalement faite de sable et du coup un changement de conducteur s’opère. Gabrielle reprend les commandes car Philippe ne se sent pas assez à l’aise dans ce terrain sabloneux au milieu d’animaux sauvages 🙃.

Cela fait un peu bizarre de rouler au milieu des arbres tout en sachant qu’à chaque instant il est possible que nous surprenions un animal… ce qu’il n’apprécierait pas forcément 😅. Nous commencons par découvrir de magnifiques oiseaux aux couleurs chatoyantes (plumage ou bec) et des termitières… ça rassure un peu 😉.

Sur la troisième photo, vous apercevez un calao à bec rouge… Il nous fait tout de suite penser à Zazu, le majordome et conseiller de Mufasa dans le Roi Lion (oui, nous allons souvent faire des parallèles avec ce dessin animé 🤪).

Au détour d’un chemin, nous tombons sur un groupe de phacochères… Et bien sûr nous faisons allusion à… Pumba! 😂

Le temps file et nous avons encore un autre parc national que nous voulons visiter. Nous partons donc pour Bwabwata, qui se trouve un peu plus au nord. Comme il est déjà midi lorsque nous rejoignons la route, nous nous arrêtons à nouveau en bord de celle-ci pour manger notre pique-nique. Comme c’est la même route que celle prise à l’aller, nous passons à nouveau devant quelques villages mais, cette fois-ci, nous croisons le chemin d’un paysan avec ses vaches. Quelques minutes plus tard, c’est le moment où plusieurs d’entre nous ont un besoin pressant… Nous nous arrêtons en bord de route, près de rails de train. Heureusement que nous ne faisons pas trop long car les premières vaches nous ont déjà rattrapées et nous ne sommes pas très à l’aise de les voir aussi proches 😜.

Une petite heure de route plus tard, nous arrivons au parc national de Bwabwata. Nous allons découvrir sa partie est, qui se situe proche de la rivière Kwando, et non sa partie ouest qui, elle, se situe le long de l’Okavango. C’est à nouveau un parc boisé et sablonneux, alors Gabrielle reste au volant 😉. Notre route débute dans une forêt assez dense et le premier animal que nous rencontrons est à nouveau un éléphant au milieu des arbres. Nous n’avons encore croisé aucune autre voiture (ni dans le premier parc d’ailleurs) donc nous savons que les animaux risquent d’être dérangés en nous voyant. C’est donc des sentiments mélangés qui nous habitent: émerveillement et crainte. Bon, l’équilibre entre les deux varie en fonction des passagers de la voiture 🤪!

Nous poursuivons notre route pour rejoindre Horseshoe, un bras de la rivière Kwando avec une large plage en forme de fer à cheval où les animaux viennent boire. Nous devrions donc y voir des habitants de cette forêt 🤞🏻.
Alors que le sentier nous rapproche de l’eau, nous apercevons des hippopotames qui heureusement sont sur l’autre rive en train de se reposer! Nous ne sommes pas très rassurés de sortir de la voiture, mais comme il est rare de rencontrer des félins dans cette région du pays, nous décidons de prendre le risque. Nous devons les observer aux jumelles pour bien les voir, et nous repérons quelques petits. La photo du milieu est prise à travers les jumelles… nous faisons avec les moyen du bord puisque nous n’avons pas de zoom 🙃.
Tout près de là, nous voyons également des springboks. Ils sont à quelques mètres de la voiture et ne semblent pas si effrayés que ça par notre présence.

En nous approchant de Horseshoe, nous avons la chance de tomber sur trois éléphants en train de jouer dans l’eau, sous la surveillance de deux autres qui restent à l’ombre sur la berge. De vrais enfants qui s’éclaboussent et qui essayent de se bousculer les uns les autres! Nous restons un long moment à les admirer!

Un peu plus loin, nous découvrons un jeune éléphant, plus petit que ceux vus jusque là 🥰!

Il est difficile de quitter ce spectacle, mais il le faut bien 😉.

Un ou deux kilomètres plus loin, nous traversons un ancien campement qui ne donne pas trop envie… et nous nous rendons compte que c’est un cul de sac! Nous devons donc rebrousser chemin afin de retrouver le sentier qui doit nous ramener à la sortie du parc. Sur la route, nous avons le chance de repérer une antilope nommée Sable (ou Antilope Noire), avec de longues cornes recourbées en arrière et une crinière de la tête jusqu’au bas du dos. Nous apprendrons plus tard que c’est rare d’en observer et que nous avons eu de la chance! Un peu plus loin, nous découvrons notre premier koudou mâle que nous admirons aux jumelles. Le koudou est facilement reconnaissable par ses longues cornes en tire-bouchon et ses traits plus clairs sur les flancs. Nous pourrons en observer de beaucoup plus près lors de la suite de notre voyage. Un peu plus loin, nous voyons des koudous femelles cette fois, qui possèdent les mêmes lignes que les mâles, mais pas les cornes.

Notre découverte de la faune namibienne continue avec notre première rencontre avec une girafe 🤩, à la sortie d’un virage! Quel animal élégant! Malheureusement, nous la dérangeons dans son repas car elle est juste à côté du chemin et nous ne la voyons qu’au dernier moment. Elle part donc assez rapidement un peu plus loin pour trouver un nouvel arbre à grignoter. Ces arbres, des acacias, ont la capacité de produire, au moment de l’arrivée d’une girafe, une substance amère et toxique afin que celle-ci s’en aille. Ils auraient également la faculté de « communiquer » avec les autres arbres des environs pour les avertir du danger afin qu’ils produisent également cette substance.

Une fois la girafe partie, nous rallumons le moteur pour continuer notre chemin sur les sentiers sablonneux. Cette fois-ci, ce n’est pas un éléphant isolé que nous voyons non loin de nous, mais toute une « famille », avec des éléphants de toutes tailles, dont un tout jeune éléphanteau! 🥰

Mais nous ne sommes pas au bout de notre surprise car quelques minutes plus tard, c’est un gigantesque troupeau qui longe la route. Nous continuons de rouler lentement à côté d’eux et soudain, nous nous rendons compte qu’en réalité l’avant de la horde est en train de traverser la route devant nous! Le cortège prend bien cinq minutes à passer, tellement il y a d’éléphants! Nous sommes à environs 30 mètres d’eux et il y en a de toutes les tailles. Nous voyons régulièrement les adultes tourner la tête vers nous, comme pour s’assurer que nous ne nous approchons pas et que nous ne représentons pas un danger. Vers la fin du passage, un très grand éléphant (sûrement une matriarche) nous regarde fixement pendant quelques secondes et c’est à ce moment-là que nous voyons passer derrière elle le plus petit éléphanteau que nous ayons jamais vu, c’est incroyable!!! Nous sommes subjugués 🥰.

Après ce moment magique, il nous faut maintenant quitter le parc et poursuivre notre route. En approchant de la sortie, nous apercevons un grand éléphant solitaire sous un arbre entouré de quelques sprinboks. Le chemin passe à une quinzaine de mètres de l’arbre alors nous avançons lentement. Soudain, l’éléphant se met à barrir, semblant agacé par les antilopes… Il est à moins de 30 mètres de nous et nous commençons à stresser un peu. Bien sûr, c’est à ce moment-là que Gabrielle s’enlise dans le sable en voulant reculer et qu’elle câle 😬. Nous décidons de rester immobiles plutôt que de faire rugir le moteur pour resortir. L’éléphant s’approche de nous sur le chemin, il nous fixe, lève sa trompe, agite ses oreilles et barrit une nouvelle fois… Là, il faut avouer que nous ne sommes vraiment pas rassurés 😳😰😱. Nous essayons de tranquilliser les filles tant bien que mal, en restant immobiles et le plus silencieux possible afin de paraître innofensifs. Après quelques secondes, qui nous semblent interminables, l’éléphant fait demi-tour et il s’en va… OUF! 😅

C’est un peu tremblants que nous ressortons du parc où nous avons vécu des moments inoubliables… certains très positifs et un autre un peu moins 🙃.
Une fois tout le monde apaisé, Philippe prend le volant pour la suite du trajet, car il reste plus de deux heures et demie de route jusqu’à notre campement pour la nuit, juste à la fin de la languette du pays.
La nuit finit par tomber alors qu’il nous reste encore quelques kilomètres avant d’arriver. Ca sent la montée de la tente dans le noir… Nous arrivons finalement dans un très joli camping, pas cher du tout et bien aménagé. Comme nous sommes fatigués par toutes ces émotions, nous allons nous coucher tôt. Estelle est toujours fiévreuse et elle dort vraiment beaucoup! Heureusement que nous sommes en voiture une grande partie de la journée, elle n’a ainsi pas à marcher.


Après une douce nuit remplie d’éléphants, nous profitons de la vue depuis notre site de camping. Celui-ci se situe au bord de la rivière Okavango, qui sépare la Namibie de l’Angola. Le responsable du camp nous explique qu’il est parfois possible de voir des hippopotames pas très loin de là mais nous n’en voyons aucun à proximité ce matin. A la place, nous devons nous contenter d’un paon qui vient nous dire bonjour 🦚…

Malheureusement, nous n’avons pas le temps de profiter davantage de tout ce qu’offre le camping et ses environs car nous avons un programme chargé aujourd’hui. Nous devons passer dans une grande ville afin d’y trouver un supermarché et refaire le plein de vivres (et d’essence) pour la semaine qui nous attend. Puis, une fois cette tâche effectuée, une longue route nous attend pour la prochaine étape de notre voyage qui est le célèbre parc national d’Etosha.

Mais ça, ce sera pour le prochain article!

A très bientôt!
Philippe et Gabrielle

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