Road trip dans le nord

5. L’Afrique – Madagascar

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

27.05 au 02.06.2022

Une fois réveillés et sustentés, nous chargeons le mini-bus puis nous quittons la ville d’Ambilobe pour nous rendre plus au nord, dans la Réserve Spéciale d’Ankarana.

Pour une fois, le trajet est très court puisque notre destination se trouve à seulement une heure de route. Nous commençons d’abord par nous rendre à notre logement pour la nuit, juste en face du parc d’Ankarana. Il s’agit de quelques bungalows tout simples avec une jolie vue sur la vallée, et quelques zébus qui broutent sur la propriété. Chaque famille a sa maison et les enfants passent de l’un à l’autre au gré des jeux et des envies.

Une fois les sacs déposés, nous nous rendons à l’entrée du parc et nous organisons la visite. Etant donné que nous sommes un groupe de 9 personnes dont 5 enfants, les responsables insistent sur le fait que nous devons avoir deux guides pour nous accompagner. Nous découvrons que les tarifs sont bien différents entre les touristes étrangers et les touristes locaux. Les Rama ont des passeports malgaches (Nathalia a une carte de résidente), ce qui leur permet de payer entre 50x (pour les enfants) et 30x (pour les adultes) moins cher l’entrée au parc… Bon, une fois ramené le tout en francs suisses, cela ne fait que 36 CHF à payer pour nous quatre (plus environ 20 francs à payer par guide). C’est sûr que pour des voyageurs au long cours comme nous qui faisons toujours très attention à notre budget, ça fait une grande différence 🤪. La fin de notre périple approche et notre bourse n’est plus aussi remplie qu’au début 🙃. Nous devons donc la ménager puisque nous avons encore presque deux mois de voyage devant nous!

Nous commençons notre visite par une forêt dense et sèche. Si nous avions eu une expérience mitigée des visites guidées lors de notre séjour au parc national d’Ankarafantsika, nous nous trouvons cette fois-ci en présence de deux guides qui n’hésitent pas à partager leurs connaissances avec nous et qui s’expriment dans un français très clair. Ce qui aide aussi les enfants à être plus attentifs lors des explications 😉.

La flore est typique de la forêt dense et elle est très similaire à ce que nous avons pu observer précédemment à Ankarafantsika. Arbres majestueux, énormes racines, lianes serpentant autour des arbres et enfin réseaux de lianes qui incitent à l’escalade, les adultes et les enfants s’en donnent à coeur joie.

Certains arbustes ont des surnoms plutôt explicites…
L’arbre à Vazaha… parce que nos peaux pèlent comme l’écorce de cet arbuste 😂.

Et les épines du Christ, qui rappellent la couronne portée par Jésus lors de sa crucifixion (impossible de retrouver la photo… alors en voici une prise d’internet 🙃).

Mais la forêt abrite également une vie animale foisonnante: des lémuriens (dix espèces différentes, dont huit sont nocturnes), de nombreux lézards, des caméléons, des serpents et bien d’autres encore. Les enfants participent activement à leur recherche et ils aident nos guides à les débusquer. Ils ont même la « chance » de pouvoir tenir un bébé serpent dans les mains 🐍.

Toutefois, si nous avons décidé de venir visiter ce parc, c’est surtout en raison de ses tsingy gris: une formation rocheuse creusée par l’érosion. Véritable chef d’oeuvre naturel, la roche a été découpée et taillée en pics acérés dressés vers le ciel. En quittant la zone forestière, nous découvrons ce paysage fantastique qui ressemble à une forêt de pierre. Nos guides nous expliquent qu’au XIXe siècle, les rois des Antakaranas (le peuple de la région) sont venus se cacher dans ce labyrinthe, afin d’échapper aux envahisseurs merinas (le peuple des hauts plateaux de la capitale). Encore aujourd’hui, certaines interdictions ont cours envers les représentants de l’ethnie merina, comme l’interdiction d’accéder aux grottes de la réserve, en raison de leur passé tumultueux avec les Antakaranas.
Tsingy signifierait « qui marche sur la pointe des pieds », en référence aux anciens qui devaient se déplacer silencieusement dans cet environnement durant la période d’attaque du peuple des hauts plateaux. Ils se cachaient dans les grottes le jour et ils sortaient la nuit pour chercher à manger sans se faire repérer.

Après avoir bien profité du paysage, nos guides nous emmènent à travers les tsingy et nous découvrons un environnement aride, coupant et peu engageant. Il faut faire attention où nous posons les pieds et les mains car les formations rocheuses sont très pointues et un faux pas ne pardonnerait pas…

Après un léger moment d’appréhension, nous empruntons deux ponts tibétains qui nous amènent à une plateforme sur laquelle nous prenons le temps de manger notre pique-nique.

Une fois notre repas pris, nous rebroussons chemin et nos guides nous mènent à la Perte des Rivières. Il s’agit d’un grand gouffre où se perdent les eaux de trois rivières du parc. En passant par des dédales souterrains, elles déboucheraient dans le canal du Mozambique, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest du parc. La vue est impressionnante et nous gardons un oeil sur les enfants afin qu’ils ne s’approchent pas trop du trou! Nous sommes en saison sèche et il n’y a pas d’eau, mais lors de la saison des pluies, quand les rivières se gorgent d’eau, celles-ci finissent par se mélanger en un tourbillon et le bruit s’entend jusqu’au bureau de l’accueil du parc qui se trouve à 3km d’ici!

Notre tour du parc se termine et nous rejoignons nos bungalows en milieu d’après-midi. Tout le monde en profite pour se reposer et se doucher et les enfants prennent le temps de jouer ensemble. Notre logement se trouvant éloigné des grands villages, nous mangeons sur place au « restaurant ». C’est l’occasion de jouer au Time’s Up tous ensemble. Nous passons un très chouette moment ludo-gastronomique puis nous partons nous coucher.


Après le petit-déjeuner, nous reprenons notre véhicule et nous partons en direction du nord. Sur le chemin, Stefano s’arrête dans un petit village afin d’y faire réviser un de ses pneus qui lui semble abîmé. C’est l’occasion d’observer la vie locale et les personnes en train de vaquer à leurs occupations (tout en évitant d’inhaler la poussière soulevée dès qu’un véhicule passe à côté de nous… 😷).

Une fois la réparation faite, nous remontons dans notre mini-bus pour reprendre la route. Avant d’arriver à la ville de Diego Suarez, aussi appelée Antsiranana, nous nous arrêtons pour visiter un autre parc national, celui des tsingy rouges. Mais avant d’y entrer, nous avons faim et désirons prendre le dîner. Pas de ville ou village à proximité, nous rebroussons un peu chemin et faisons halte dans une petite gargotte de bord de route. Un seul plat, pas vraiment de tables et de chaises et mieux vaut ne pas être trop pointilleux concernant l’hygiène en cuisine… Enfin bon, c’est nourrissant et personne ne finit malade, c’est tout ce que nous demandions 😅! Une fois arrivés à l’entrée du parc, cette fois-ci, pas de visite guidée, nous payons l’entrée puis nous accédons en voiture au pied des formations géologiques. S’étendant sur plus de 180 hectares, l’érosion de grès, de marne et de calcaire a entraîné la formation de ces structures éphémères, sculptées au gré des caprices du vent et de la pluie. Le mélange de différents oxydes et le travail du temps a donné naissance à des centaines de petits pics.
Paysages de terre rouge, orange ou ocre, le panorama est magnifique et il complète à merveille celui des tsingy gris admiré la veille. Nous profitons de la vue depuis un mirador, qui se transforme rapidement en terrain de jeu pour les enfants. Nous poursuivons ensuite la visite, non plus depuis les hauteurs, mais au pied des formations rocheuses.

Une fois la visite terminée, nous continuons notre voyage et nous finissons par arriver à Diego Suarez, dans un très joli petit hôtel avec piscine, où nous allons rester quatre nuits. Le cadre est idyllique, chaque famille a son petit bungalow et les chambres sont bien plus « luxueuses » que celles que nous avons eues jusque là. Ça fait du bien et ça donne un vrai petit air de vacances à ce séjour. Nous décidons de prendre notre repas du soir à l’hôtel et nous passons une agréable soirée à discuter et jouer avant de rejoindre nos lits.


Etant donné que nous séjournons à l’hôtel, nous profitons chaque matin de délicieux petits déjeuners, bien plus riches et variés que ce que nous avons l’habitude d’avoir. Les enfants sont ravis de pouvoir commander des crêpes chaque matin 😋!

Pour cette première journée, nous partons à la découverte des plages environnantes. Nous commençons par la baie de Sakalava. La vue est superbe, la plage est belle, l’eau est bonne, mais il y a un vent phénoménal qui refroidit rapidement nos ardeurs de baignades 🙃. Nous découvrons que c’est un haut lieu malgache pour la pratique du kite surf et nous admirons au loin les sportifs qui foncent à toute allure, profitant des forts vents de la baie.

Après avoir pris notre pique-nique, en essayant tant bien que mal d’éviter que du sable ne finisse dans notre sandwich 😜, nous tentons de rejoindre deux autres plages tout aussi magnifiques, un peu plus au nord de notre position: la baie des pigeons et la baie des dunes. Mais si cela semble très simple sur Google Map, la réalité est bien différente. Le chemin est en fait une piste de sable et Stefano risque à tout moment de s’enliser 😅. Nous décidons donc d’abandonner cette idée et de partir pour la plage de Ramena! La route pour y accéder est beaucoup plus simple et en bon état. D’ailleurs, nous nous faisons la réflexion que l’état des routes dans cette partie de la grande île est bien différent du reste. Si nous restons sur les voies principales, nous nous retrouvons régulièrement à arpenter de magnifiques bitumes avec des lignes blanches 😳!!! Apparemment, il y a de nombreux expatriés dans la région et les infrastructures semblent en bien meilleur état.

La facilité d’accès à la plage se ressent directement sur le nombre de personnes qui s’y trouvent, d’autant plus que nous sommes dimanche, jour de congé… Qui dit plus de monde dit aussi plus de déchets… Du coup, pas de grosse envie de se mettre à l’eau 🙃! Les enfants jouent un peu en bord de mer et nous nous promenons le long de la plage en observant les gens s’amuser dans l’eau et en dehors. En bout de plage, nous tombons sur des poteaux…. et ni une ni deux, les enfants revisitent la fameuse épreuve finale de Koh Lanta 😂 !

Après cette redoutable épreuve, tous les aventuriers rejoignent leur campement mais avant d’aller souper et dormir, nous profitons de la proximité de quelques lémuriens qui se baladent dans les arbres de la propriété et qui ne sont pas du tout farouches. Leur agilité nous époustoufle et nous nous amusons bien à les regarder sautiller d’arbre en arbre.


Aujourd’hui, nous avons prévu la visite d’un autre parc national, celui de la montagne d’ambre. Avant d’y accéder nous passons au marché compléter notre pique-nique. Arrivée à un étal, Nathalia demande le prix des carottes à la vendeuse, en sakalava (la langue de la région), et elle les lui achète. Au stand d’à côté, Nathalia se renseigne du prix d’un fruit en français au vendeur, mais ce dernier dit quelque chose en sakalava à la vendeuse précédente et cette dernière lui répond « attention, fais-lui le vrai prix, elle parle sakalava » 😉 (Nathalia nous relatera cela après, vu que nous n’avions rien compris de cet échange 😜). Comme quoi ça sert de parler la langue du pays!
En chemin, nous nous arrêtons à un point de vue qui nous permet d’admirer le canal du Mozambique, cet espace d’eau qui sépare l’île de Madagascar du Mozambique, sur le continent africain.

Après cette halte panoramique, nous reprenons notre véhicule pour le parc national, situé à une trentaine de kilomètres au sud de Diego Suarez. La route n’est pas bien longue mais le dernier tronçon pour arriver au bureau du parc est une piste bien défoncée et nous avançons lentement. Une fois parvenus à destination, nous négocions les entrées ainsi que le circuit choisi avec les guides qui vont nous accompagner.
La montagne d’ambre est un massif volcanique culminant à 1475m et qui abrite une forêt dense humide et de nombreuses espèces d’animaux. Nous commençons notre marche en fin de matinée et très vite nous nous rendons compte que nous sommes en présence d’une flore très différente de celle que nous avons pu observer jusqu’à présent. Nous nous retrouvons dans une forêt de type tropicale, plus luxuriante qu’auparavant. Nous pouvons y observer des plantes épiphytes, c’est à dire qu’elles poussent sur d’autres plantes et non depuis le sol. Nous remarquons également que sous les feuilles de certains arbres, nous pouvons voir des lignes brunes, et ces dernières nous intriguent. Notre guide nous explique qu’il s’agit de spores, grâces auxquelles les plantes se reproduisent. Enfin, nous admirons de jolies feuilles vertes et blanches sur le dessus et d’un beau violet sur le dessous.

Nos guides sont très sympathiques et ils nous parlent volontiers des différents aspects du parc, que ce soit la flore ou la faune. Ils nous amènent près d’un arbre et nous demandent si nous voyons l’animal qui s’y trouve. Il nous faut quelques instants avant de réussir à distinguer un lézard. Il s’agit d’un uroplatus, un animal de la famille des geckos. Un champion du camouflage! Cette espèce est nocturne et les individus dorment toujours la tête en bas.

A vous de le trouver!

Toujours aux aguets, nos guides scrutent la forêt, en hauteur comme au ras du sol, afin de repérer des animaux à nous présenter. Les suivants sur la liste sont de magnifiques caméléons. Le premier est un caméléon licorne (nous ne nous souvenons plus du nom scientifique…) dont la corne devient bleue lorsqu’il est calme. A l’âge adulte, il atteint la taille de 8cm, queue comprise.

Le prochain caméléon qu’ils trouvent est un minuscule animal, le bruchesia tuberculata, qui fait 4cm à l’âge adulte. Il ne s’agit plus du plus petit caméléon du monde, car en 2008 deux autres espèces encore plus petites ont été répertoriées. Nous n’en revenons pas qu’ils aient réussi à le débusquer mais ils nous expliquent que cette espèce se trouve quasiment toujours au pied des mêmes types d’arbres, ce qui les aide dans leurs recherches. En trois minutes, nous le voyons changer de couleur pour passer de brun à beige très clair.

Notre circuit se poursuit en direction du lac Mahasarika, situé dans un cratère volcanique. Nous observons quelques animaux à la jumelle depuis les rives du lac, dont des martins pêcheurs. Ces oiseaux sont vraiment magnifiques!
Après avoir quitté le lac, nous rejoignons une aire de pique-nique où nous profitons de déguster les produits achetés ce matin au marché. Une fois la pause repas effectuée, nous poursuivons notre route en direction de la cascade d’Antomboka (grande cascade), haute de 62m.

Alors que nous quittons le site de la cascade, nous avons le plaisir d’observer tout un groupe de lémuriens (une quinzaine) qui se trouvent au-dessus de nos têtes dans la canopée. Il s’agit d’eulemur fulvus sanfordi qui se déplacent à une vitesse folle, sautant d’arbre en arbre, sans se préoccuper de nous.

Sur le chemin qui nous ramène à l’entrée du parc, nous passons à côté d’une pépinière prévue pour des opérations de reboisement de la forêt malgache. Apparemment, la déforestation dans l’île est considérée comme une des plus préoccupantes du monde tropical. Le territoire malgache est à 20% recouvert de forêt, ce qui représente 13 millions d’hectares, mais 50 000 à 100 000 hectares de forêts sont détruits chaque année. Les causes principales sont l’agriculture traditionnelle, la collecte de bois de charbon et le trafic de bois précieux. Cette pépinière est une modeste contribution pour essayer de remédier à ce grave problème 🌳🌴.
Enfin, juste avant de nous quitter, nos guides nous trouvent encore deux sortes de caméléons que nous n’avions pas encore rencontrés jusque là. Le premier, un caméléon surnommé oreilles d’éléphant en raison de ses appendices latéraux, et le second, l’imposant calumma ambrensis, qui ne se trouve qu’ici, dans le parc national de la montagne d’ambre.

Après cette magnifique découverte du parc, c’est contents mais fatigués que nous regagnons notre hôtel, profitant des belles couleurs de fin de journée qui illuminent la baie de Diego Suarez.


Après l’ambre, nous poursuivons aujourd’hui avec l’émeraude. Lors de notre passage à la plage de Ramena, Hervé a négocié avec des locaux pour organiser une sortie en bateau sur la mer d’émeraude. Les prix proposés défient toute concurrence mais l’heure de rendez-vous pique un peu 😫… Nous nous retrouvons à 6h30 au port pour embarquer sur un petit voilier typique. La raison de cette heure matinale est à chercher du côté des vents et des courants qui forcissent en milieu de matinée ainsi qu’en milieu d’après-midi et qui rendent la navigation compliquée. La marée complexifie également la chose car, à certains moments de la journée, une portion d’un passage devient très peu profonde et elle empêche le passage des bateaux.

Après une bonne trentaine de minutes d’une navigation toute tranquille, nous débarquons sur la plage d’une petite île paradisiaque, entourés d’une eau couleur d’émeraude.

Les heures suivantes sont consacrées à alterner jeux dans l’eau ou sur la plage et farniente sur le sable. Le cadre est idyllique et nous ne regrettons pas un seul instant d’avoir choisi de faire cette sortie.

Au bout d’un moment, des femmes malgaches nous approchent et elles nous proposent des massages, de tresser nos cheveux (enfin… pas ceux de Philippe, hein 🤪!*) ou encore de nous faire des peintures sur le visage. Hervé se laisse convaincre par le massage, Gabrielle par la coiffure et Mialy et Estelle par le maquillage! Tous sont ravis de leurs choix respectifs.

L’heure du repas arrive et nous voyons un petit bateau approcher, chargé de poissons pêchés directement par nos guides du jour 🐠. Ils s’en vont préparer leurs trouvailles pour nous: des rougets, des poissons perroquet, etc. Le repas est délicieux et un des avantages est que nous n’avons aucun doute sur la provenance de la nourriture qui se trouve dans nos assiettes 😋!

Après nous être bien régalés, nous profitons encore de nos derniers moments sur l’île, car nous ne sommes pas pressés de repartir.

A 14h, le responsable du bateau vient nous dire qu’il nous faut partir afin d’éviter que la mer ne soit trop agitée. C’est en traînant les pieds que nous remontons sur notre bateau et que nous quittons notre petit paradis. Malheureusement, nous ne sommes pas partis assez tôt… Le retour est dantesque. Le vent s’est levé et même si les vagues ne sont pas dangereuses, nous nous faisons littéralement doucher, lorsqu’elles viennent se briser sur les flancs de notre voilier. Nous essayons tant bien que mal de nous protéger mais c’est peine perdue. Tout le monde finit trempé et nous sommes bien contents d’arriver sans heurts à destination. Heureusement, il fait chaud et nous ne tardons pas à sécher. Nous n’avons aucune photo de ce retour car, prévoyants, nos organisateurs ont mis tous nos sacs à l’abri avant de démarrer.


Après une dernière nuit à l’hôtel, c’est le moment de faire nos bagages et de repartir en direction du sud. Eh oui, il est l’heure de quitter Diego Suarez et de rejoindre l’île de Nosy Be afin de découvrir le village des Rama. Le trajet entre ces deux lieux est bien long, alors nous avons prévu de faire le trajet en deux parties: Diego Suarez – Ambanja aujourd’hui, puis Ambanja – Nosy Be demain. Nous préférons passer une nuit à Ambanja, juste à coté du port, car nous ne voulons pas prendre le risque de rater le ferry à cause d’un éventuel imprévu sur la route. Avant de partir, nous passons au marché faire nos achats de nourriture pour la route qui nous attend. Durant le trajet, nous discutons, nous jouons et nous profitons d’observer le paysage et les locaux qui vaquent à leurs occupations (lessive dans la rivière, vie du marché, jeux d’enfants, sorties d’école, etc).


Ce matin, nous quittons la grande île de Madagascar pour rejoindre celle de Nosy Be. Sur le chemin pour rejoindre le port d’Ankify, nous avons encore l’occasion d’observer des scènes de la vie locale et profitons d’acheter quelques fruits dans des petits étals en bord de route.

Une fois arrivés au port, nous devons patienter que notre ferry soit prêt à larguer les amarres. En réalité, il ne s’agit pas vraiment d’un ferry, mais plutôt d’un petit bac sur lequel sont chargés deux mini-bus maximum. Pour être honnêtes, nous ne sommes pas très rassurés par l’embarcation, mais comme les Rama l’ont déjà pris plusieurs fois, nous nous disons que ça devrait aller 😉. Le bac étant très petit, nous devons rester à l’intérieur de la voiture… avec nos gilets de sauvetage (sécurité avant tout🤪…)! Il fait très chaud et par conséquent nous gardons la porte arrière et les fenêtres ouvertes afin d’avoir de l’air. La traversée se passe sans encombres, même si nous voyons régulièrement de l’eau entrer dans notre barge. Apparemment c’est normal et personne ne s’inquiète sur le bateau. Nous profitons du voyage pour admirer l’île de Nosy Be qui se présente peu à peu à nous.

Nous accostons au port de Hellville, le chef-lieu de l’île et sa plus grande ville. Avant de poursuivre notre voyage pour rejoindre le village des Rama, qui est à une quarantaine de minutes de la ville, nous décidons de prendre notre dîner sur place dans un joli petit restaurant.

Avant de quitter Hell-Ville, nous devons passer dans une banque pour changer nos derniers dollars. Nous repartons donc dans une chasse au meilleur taux de change en comparant les différentes banques présentes en ville. Comme nous n’avons plus de cash, nous décidons de tenter de retirer de l’argent au bancomat avec la nouvelle carte de Gabrielle. Nous ne sommes pas très confiants car les Rama ont déjà essayé à maintes reprises avec leurs nouvelles cartes, mais cela n’a jamais fonctionné… Malheureusement, nous n’avons pas plus de chance qu’eux 😫. En dernier recours, nous décidons de tester l’ancienne carte de Philippe (vous vous souvenez, celle qui était censé se désactiver automatiquement il y a deux semaines au Cambodge)… et ça marche! Par chance, nous n’avions encore jamais mis sa nouvelle carte dans un bancomat et il semble que c’est pour ça que l’ancienne fonctionne encore. Bref, nous n’aurions pas dû écouter les personnes que nous avions eues au téléphone et continuer avec nos anciennes cartes, en ignorant le courrier « alarmiste » reçu quelques semaines plus tôt. En effet, nous faisons l’hypothèse que c’est l’utilisation de la nouvelle carte qui entraîne l’annulation de l’ancienne, et non un algorithme inarrêtable, comme nous l’assuraient les différents employés de PostFinance!

C’est en fin d’après-midi que nous arrivons finalement dans le petit village d’Ambatozavavy. C’est la fin de notre road trip dans le nord de Madagascar et la fin des vacances pour les enfants. Une semaine plus casanière nous attend, avec la reprise de l’école pour les Rama et les filles!
Mais cela sera pour notre prochain article!

A très bientôt!
Gabrielle et Philippe

* Phrase écrite par le concerné 😉.

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