
4. L’Asie – Cambodge
(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)
16.05 au 18.05.2022
Nous voici donc à notre quatrième séjour à Phnom Penh 🙃. Nous avons retrouvé l’ancienne auberge de jeunesse, nous sommes donc de retour en terrain familier! Au programme aujourd’hui: tests PCR, découverte d’un dernier temple, visite du marché central et d’un centre commercial.
Histoire d’en finir au plus vite avec le passage obligé des écouvillons au fond du nez, nous partons directement faire les traditionnels tests, sésames nécessaires pour pouvoir continuer notre périple. Bien que ce soit le énième test, c’est toujours aussi difficile pour Estelle…. 😬. Heureusement, l’infirmier est patient, ce qui n’a pas toujours été le cas 🙃.
Une fois passé ce moment désagréable, nous cherchons une pharmacie afin d’y acheter de la Malarone. Il s’agit d’un médicament préventif contre la malaria qu’il nous faut absolument pour notre prochain pays. Nous avons emmené une boîte avec nous depuis la Suisse (et que nous trimballons depuis 9 mois…) mais nous n’en avons pas assez pour l’ensemble de notre séjour. Malheureusement, les prix sont très, très élevés et nous décidons finalement de les acheter sur place car cela devrait nous revenir moins cher, en tout cas selon nos informations.
Après cette balade infructueuse, nous partons à la découverte de Wat Phnom, le temple de la colline, dont voici la légende:

En 1372, une femme, âgée et aisée, appelée Penh (Grand Mother Penh ou Lady Penh) vivait à Chaktomuk, village où quatre rivières se rejoignaient (emplacement actuel de Phnom Penh). Un jour, allant à la rivière pour ramasser du bois, elle vit un tronc d’arbre au milieu du cours d’eau. Cet arbre, Hopea odorata (koki tree), est un arbre qui atteint généralement plus de 40m et il est souvent vénéré pour les esprits qui y habiteraient. Elle demanda aux villageois de sortir le tronc d’arbre et lorsqu’ils enlevèrent la boue qui en maculait le tronc, ils découvrirent quatre statuettes de Bouddha. Une en bronze, une en cuivre, une en marbre et la quatrième représentant Bouddha sous la forme de Vishnu. Les quatre bras de cette dernière tenaient un bâton, une chaîne, un serpent et une fleur de lotus. Suite à cette découverte, Penh demanda à ce qu’une colline artificielle soit érigée et qu’un temple en bois soit construit à son sommet pour y héberger les statuettes. Le site a gardé ce nom à travers les siècles, malgré ses multiples transformations.
A l’époque de la légende, la capitale khmère était Angkor. Pour certains, la découverte des statues fut une bénédiction divine et le signe que la capitale devait être déplacée. Ce changement se concrétisa lorsque le roi Ponhea Yat s’enfuit d’Angkor, capturée par le Siam en 1431, pour établir la capitale du royaume à Phnom Penh. De nos jours, une très grande stupa se trouve derrière le temple, contenant les reliques de ce roi et de sa famille.
Si vous regardez bien la première photo, il y a un air de déjà vu au premier plan…*
Au cours de la visite, Marine s’assied sur un banc de pierre pour se reposer. A ce moment-là, une femme khmère passe devant elle avec son enfant. Ni une ni deux, elle assied son fils à côté de Marine et elle prend des photos, comme si de rien n’était 🤔.

Suite à cette visite culturelle et historique, nous nous rendons au Central market, grand bâtiment dont le principal intérêt se trouve dans son architecture. Il est constitué d’un dôme entouré de quatre ailes, représentant les quatre bras de rivières confluant du Mékong. Cette structure est un des symboles de Phnom Penh. Nous en profitons aussi pour faire quelques achats de souvenirs dans les nombreuses boutiques d’artisanat qui s’y trouvent.


Après cette plongée dans les dédales du marché central, nous faisons un immense bond dans le futur pour nous rendre dans un grand centre commercial à l’occidentale. Les filles sont heureuses de retrouver la modernité: sushis et attractions!
Les visites terminées, nous soupons rapidement dans la rue puis nous rentrons à l’hôtel afin d’y passer notre dernière nuit cambodgienne.
Et voilà, c’est notre dernier matin en Asie du Sud-Est. Il nous faut cependant encore passer récupérer les résultats des tests (heureusement tous négatifs 🥳), et surtout aller retirer de l’argent dans un bancomat pour notre prochain pays.
En effet, malgré toutes nos précautions lors de la préparation du voyage, nous subissons le changement de nos cartes de crédit, imposé par nos deux banques… Si nous avons pu régler le problème lié à notre carte Revolut (Philippe a pu charger la nouvelle carte virtuelle sur son natel et ainsi payer par Google Pay), c’est maintenant Postfinance qui nous annonce que nos cartes doivent être remplacées sous peu et que nos anciennes cesseront de fonctionner d’ici 15 jours**. Heureusement, ce problème devrait être « rapidement » derrière nous car nous réussissons à organiser un envoi des nouvelles cartes par la mère de Gabrielle à une adresse où nous nous rendrons dans deux semaines.
C’est extrêmement frustrant car dans les deux cas nous avions anticipé le problème de l’échéance et nous avions averti nos banques de notre voyage d’une année… Mais les deux entités ont décidé de changer les cartes sans nous avertir à temps. C’est vraiment pas de bol 😬 !
Du coup, nous décidons de retirer le maximum d’argent possible ici afin de le changer une fois arrivés sur place. Ce change sera d’autant plus facile qu’au Cambodge les retraits aux bancomats sont en dollars, devise utilisée au quotidien dans les magasins (mais pas au marché). Le taux du riel cambodgien est fixé sur le dollar américain ce qui fait que nous payons en dollars (seuls les billets sont acceptés) et la monnaie nous est rendue en riels. Malheureusement, entre les limites de retrait imposées par les banques au Cambodge et celles de notre banque suisse, nous ne pouvons pas retirer suffisamment d’argent pour subvenir à nos besoins durant le reste de notre voyage… Il reste encore deux mois avant de rentrer en Suisse! Espérons que nos nouvelles cartes arriveront bien à destination et que les retraits seront possible… 🤞🏻
Enfin bon, cela fait partie des surprises des voyages au long cours et nous verrons bien comment nous gérerons tout cela en temps voulu (durant ce genre de voyage, on apprend vite à lâcher prise et à suivre l’adage « advienne que pourra » 🙃). Pour le moment, profitons de nos dernières heures au Cambodge!
Notre vol est en début de soirée, mais nous devons libérer la chambre pour 11h00. Après quelques efforts de persuasion, Philippe cède et nous nous dirigeons vers le Catfé pour y passer les dernières heures d’attente 🐈. Les filles sont ravies et nous voici avec quatre nouvelles paires de chaussettes chats, car il faut en avoir des neuves pour entrer dans la pièce 🤦🏼♂️🤦🏼♀️.
Après de nombreuses papouilles, quelques moments de lecture et de rédaction du blog entourés de chats, voici venue l’heure de quitter nos amis félins et de rejoindre l’aéroport. En chemin, nous profitons des dernières scènes de vie khmères: moines se promenant dans la rue, femmes en « pyjama » (c’est la seule photo qu’on ait réussi à prendre, mais c’était très courant dans la capitale!) ou encore famille entière sur un scooter (avec le père qui a un casque mais aucun des 4 enfants 😅… Oui, oui, vous avez bien lu, 4!!!).



Voilà, nos aventures cambodgiennes sont maintenant terminées, suite sur un nouveau continent!
Philippe et Gabrielle
* Pour les non Genevois, voici la référence de l’avant plan de Wat Phnom, l’horloge fleurie de Genève:

** Ce qui finalement s’avérera faux, malgré nos nombreux appels à la Helpline de Postfinance afin de trouver une solution pour contrecarrer l’annulation de nos cartes (avec de multiples versions de « C’est impossible Madame, c’est un algorithme automatique que nous ne pouvons pas arrêter »), car Philippe pourra continuer d’utiliser son ancienne carte jusqu’à notre retour en Suisse 🤦🏼♀️🤦🏼♂️ !






















