Kampot et Kep

4. L’Asie – Cambodge

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

29.04 au 02.05.2022

Pour notre première étape en dehors de la capitale, nous avons choisi de partir en direction de la ville de Kampot, une province au Sud du Cambodge, proche de la mer.
Ici, il y a très peu de grands bus alors nous nous rabattons sur des compagnies de mini-vans qui chacune a son terminal. Heureusement, ces terminaux sont souvent proches les uns des autres. Afin de nous rendre à celui de la compagnie choisie, nous prenons un rickshaw, moins cher qu’une voiture classique et assez grand pour pouvoir y entasser tous nos sacs et nous tenir assis. Les rickshaws sont composés d’une charrette couverte tirée par un scooter, ils sont donc plus grands que les tuk-tuks. Nous avions rarement pris des rickshaws en Thaïlande car ils étaient souvent bien plus chers que les taxis Bolt ou Grab, mais ils vont vite devenir notre moyen de transport préférentiel ici, au Cambodge.

Rickshaw – Tuk Tuk

Etant donné que nous allons rester plusieurs jours à Kampot, nous avons opté pour un logement avec piscine, un peu en dehors de la ville. Manque de pot, la malédiction des hôtels avec piscine continue, cela fait deux jours qu’il pleut sur la région… 🤪 Du coup, pas de trempette pour aujourd’hui et une route d’accès un peu chaotique avec beaucoup de trous et de flaques!

Le cadre est très sympa, un peu en dehors de la ville, à la limite de la campagne, mais nous sentons que l’hôtel commence seulement à se relever de deux ans de Covid, sans quasiment aucun touriste. Les images d’internet montrent une « splendeur » passée, mais nous nous y attendions. Ce n’est vraisemblablement pas le cas d’un jeune couple cambodgien qui quitte le lieu rapidement après leur arrivée. Il y a plusieurs petites choses qui manquent dans notre bungalow mais par chance, le personnel est très sympathique et réactif. Heureusement, car nous nous rendons compte que, sur le toit du logement en face de nous, il y a un énorme nid de frelons… 😱 Ceux-ci ne sont pas du tout agressifs mais ça nous inquiète quand même un peu 😅. Ils doivent toutefois attendre le soir que tous les frelons soient rentrés au bercail avant de neutraliser le nid… Nous prenons donc possession de notre chambre avec prudence puis nous partons profiter des aménagements de l’hôtel, comme la table de billard qui vivra ces prochains jours un certain nombre de parties endiablées! Vu le temps pluvieux, nous en profitons aussi pour avancer un peu l’école et regarder tranquillement un film tous ensemble avant de manger sur place et d’aller dormir.


Au réveil, nous nous rendons compte que certains frelons retardataires n’ont pas été « asphyxiés » et ils tournent en rond pour retrouver leur nid, qui a été détruit hier soir… ils sont donc un peu plus agités qu’hier 😰. Heureusement, ils auront quitté les environs à notre retour ce soir.

Aujourd’hui, ouste la pluie et bienvenue au soleil! C’est une belle journée qui nous attend et tant mieux, car nous avons organisé une visite de Kampot et ses environs en rickshaw avec un guide que plusieurs familles nous ont recommandé: Mr Sa.
C’est ponctuel qu’il arrive à notre hôtel et très vite le feeling passe. Il ne parle pas français (si ce n’est quelques phrases comme: « c’est parti mon kiki », « attention la tête » ou encore « en avant Guinguamp »… 😂🤪) mais sa bonne humeur et son sourire sont communicatifs et les filles l’adoptent très vite.

Pour commencer notre visite, nous faisons un petit tour de la ville où nous découvrons d’anciens bâtiments coloniaux (la France n’a quitté le pays qu’en 1953 donc il y en a encore beaucoup) et quelques statues. La première rend hommage à la récolte du sel (industrie fleurissante dans la région) et la seconde à la fraternité entre les peuples khmers et vietnamiens. Il faut savoir que c’est le Vietnam qui a mis fin au régime des Khmers rouges en envahissant le pays en 1979 (cette image du « bon » Vietnam n’est pas forcément vue de manière si positive par tous les habitants avec qui nous discuterons).
Nous devons ensuite traverser la cour d’une école pour rejoindre un temple. Cette école accueillerait environ 1’000 élèves d’après notre guide. C’est le moment de la récréation lorsque nous passons et il est impressionnant de voir tous ces enfants en uniformes qui ne semblent pas réellement sous la garde de qui que ce soit… 😅 Certains nous suivent mais le contact est compliqué vu la barrière de la langue. Mr Sa s’efforce cependant de briser la glace et il en profite pour nous montrer plusieurs éléments de la végétation qui entoure les bâtiments scolaires, comme les liserons d’eau (morning glory) et des escargots géants 🐌 (apparemment très bons avec du curry… Nous ne tenterons pas !) et encore d’autres plantes qu’il nous fait goûter, avec plus ou moins de succès… 🤪 En quittant la cours de récréation, les filles s’exclament « ils ont trop de chance, ils ont des cordes aux arbres dans leur cours de récréation! ». Comme quoi, pas besoin de jeux sophistiqués!

Lorsque nous arrivons au temple bouddhiste, nous remarquons qu’il n’a rien à voir avec ceux vus en Thaïlande! Tout au long de notre séjour, nous constaterons que les temples sont ici moins bien entretenus et que nous ne trouvons pas tous les 20m une caisse pour des offrandes d’argent. La religion nous semble tenir une place plus discrète chez les Khmers, avec moins de richesses ostentatoires.
En passant à côté d’un petit autel annexe, nous remarquons une armoire avec un empilement de crânes et d’os. Mr Sa nous explique qu’il s’agit là de victimes des Khmers rouges et nous en profitons pour introduire le sujet aux filles. Les traces et les souvenirs de ce terrible génocide sont très présents dans les esprits du peuple khmer et chaque guide rencontré évoquera des souvenirs personnels les concernant eux-mêmes ou leurs parents. Entre 1,5 et 2 millions de personnes ont été victimes du régime nationaliste et ultra-maoïste de Pol Pot, durant les presque 4 ans où il dirigea le pays, sous le nom de Kampuchéa démocratique. Outre les morts, le peuple a souffert de famine, tortures, séparation des enfants et des parents, lavage de cerveau des jeunes garçons pour les enrôler, etc.

De retour dans notre rickshaw, nous poursuivons notre route tout en admirant le paysage. Notre joyeux guide s’arrête de temps à autre pour nous montrer différents éléments de la nature. Il s’y connaît bien car il a grandi à la campagne avant de venir s’établir en ville.
En chemin nous pouvons aussi observer quelques particuliers qui font sécher des crevettes roses chez eux, à même le sol.

Fruit brun: tamarin – Gros fruits verts: jack fruit.

Un de ces arrêts nous fait beaucoup rire. Mr Sa ramasse quelques graines qu’il nous met dans la main puis les arrose d’un peu d’eau. Après quelques secondes elles commencent à « éclater », un peu comme du pop-corn. Ça fait rire tout le monde même si Marine est légèrement surprise la première fois… 😝 Il nous montre aussi des plantes qui réagissent en se repliant et se fermant dès qu’elles sentent une pression sur elles, d’autres qui colorent les lèvres, etc. Là aussi, ça amuse tout le monde!

Au bord d’un bassin de retenue d’un barrage, notre guide s’arrête afin de nous en expliquer l’histoire. Il s’agit d’un lac artificiel créé en 1975 par les Khmers rouges afin d’augmenter le nombre de rizières et la culture du riz. Non pas pour améliorer l’alimentation de la population locale nous dit-il, mais afin de le vendre à la Chine contre des armes. Les Khmers rouges affamaient la population pour l’affaiblir afin de prévenir toute révolte. Le surnom donné à ce lac est « le lac secret » car de nombreux cadavres, victimes de la folie meurtrière de Pol Pot et de ses comparses, y auraient été jetés. C’est un moment touchant et très intéressant car il nous explique aussi les enjeux géo-politiques de la région et l’influence du voisin vietnamien, pas toujours très bien acceptée. Nous le sentons ému quand il évoque sa famille et ce qu’elle a aussi enduré durant cette époque terrible. Bien que parfois choquant, nous décidons de ne rien cacher aux filles et c’est avec beaucoup d’intérêt qu’elles écoutent notre traduction.
Suite à ce moment plutôt remuant, notre prochaine halte se fait à côté d’un drôle de champ. Difficile pour nous de deviner de quoi il s’agit… jusqu’à ce qu’il tire la plante pour nous montrer ses racines: ce sont des arachides 😲 ! Après la découverte des ananas sur Moorea, c’est au Cambodge que nous réalisons d’où viennent les cacahuètes et comment elles poussent! Nous en goûtons quelques unes même si, crues et pas encore mûres, elles ne sont pas très bonnes…

Après cette jolie ballade campagnarde et plusieurs autres arrêts explicatifs, nous arrivons à la grotte des éléphants. Il s’agit d’une expédition dans un réseau de galeries semi-souterraines. Pas de spéléologie mais quelques passages étroits pour nous montrer des formations rocheuses intéressantes dont des fossiles de coquillages, un éléphant, évidemment, et surtout un impressionnant rocher en équilibre entre deux parois au-dessus de nos têtes!

Nous repartons pour notre prochaine étape qui sera aussi celle de notre repas de midi: La Plantation. Si vous êtes un fin gourmet, le nom de Kampot ne vous est pas étranger car la province est célèbre pour son poivre. Pendant longtemps, le poivre de Kampot a fait la renommée de toute la région, mais, à l’arrivée des Khmers rouges au pouvoir, la production chuta drastiquement, toute l’agriculture ayant été tournée vers la production de riz. Ce n’est que depuis quelques années que des personnes tentent de relancer l’industrie poivrière et nous allons en profiter pour visiter un des domaines. Celui que nous avons choisi s’appelle La Plantation et il est tenu par un couple franco-belge qui a lancé le projet en 2013. Nous avons reçu de bons retours de la part de nos amis et, le must, il est possible d’avoir des visites guidées en français, ce qui est toujours appréciable pour motiver Marine et Estelle!

Avant d’arriver au bâtiment principal, notre guide nous fait encore bénéficier de ses connaissances en nous faisant déjà goûter quelques grains de poivre sauvage et nous montre une autre version de coton végétal, à l’intérieur d’une espèce de grosse fève, l’arbre à Kapok.

Le domaine de La Plantation est très beau et bien entretenu. Il s’agit d’un projet social bien décidé à s’implanter dans la région: 150 personnes sont employées à plein temps (+ 150 en période de récolte), l’école primaire du village (95 enfants) est financée par La Plantation ainsi que la scolarité des enfants au secondaire et au lycée à Kampot. De nombreux bâtiments traditionnels ont été récupérés afin de les sauvegarder comme un témoignage du passé. Un grand nombre de plantes endémiques (telles que le Durian) y sont aussi cultivées afin de les préserver et d’en informer les visiteurs. Le Durian est un fruit très étrange et emblématique de l’Asie du Sud-Est. Gros et protégé par une coque dure pleine de piquants, il peut être vendu très cher, 5 à 7 dollars le kilo d’après notre guide. Sachant qu’un fruit peut peser entre 3 et 4 kilos, c’est une somme énorme comparé au coût de la vie au Cambodge. S’il s’agit d’un met recherché, il faut relever que sa forte odeur (proche du vomi) est proprement dissuasive (il est parfois carrément interdit dans les lieux publics ou les transports en commun).

Comme il est déjà tard, nous commençons par manger avant de faire la visite guidée. Le repas est délicieux et, bien entendu, assaisonné du poivre de leur production! Au menu, banane poivre-sel en apéritif, aubergine Lok lak et boeuf Lok lak puis en dessert glace caramel beurre salé et sorbet lime poivre.

C’est l’estomac plein que nous nous lançons dans la visite du domaine. Notre guide est français et il s’avère que c’est le directeur de La Plantation. Il réussit à nous captiver et il nous montre les différentes facettes de la récolte du poivre ainsi que ses subtilités.
Le poivre pousse à l’état sauvage comme du lierre en s’enroulant autour de l’arbre. Ici, ce sont des poteaux de 6 mètres (4 mètres au-dessus du sol) qui sont utilisés. Pendant trois ans les nouveaux plants ne sont pas récoltés (les fleurs sont ôtées avant la montée en graines) afin de les laisser se renforcer. Ces plants peuvent être conservés pendant environ 15-20 ans.
Les grains de poivre passent du vert au rouge durant leur maturation et ils sont récoltés, grain par grain, à la main. La maturité du grain influence grandement le goût et la force du poivre:
– Verts pâles, il est possible de les manger crus, tels quels.
– Rouges, ils sont considérés comme doux et sucrés. Une fois ébouillantés puis séchés pendant trois jours, ils se retrouvent dans les moulins.
– Verts foncés, ils les font sécher au soleil jusqu’à ce qu’ils deviennent noirs. Ceux-ci ont beaucoup de caractère.
Le poivre blanc est en réalité du poivre rouge qu’on a débarrassé de sa peau avant le séchage.
Nous découvrons aussi des fumoirs avec des fibres de coco qu’ils utilisent pour ajouter certains goûts à leur production.

Leur poivre est certifié 100% bio et ils utilisent leur propre engrais, réalisé avec les restes de plantes du domaine ou les excréments de leurs buffles. Ils luttent contre les indésirables au moyen de la lutte intégrée, soit avec d’autres insectes, soit avec d’autres plantes.

A la fin de la visite, nous terminons avec une dégustation des différents poivres et de leurs variétés: poivre vert, noir, blanc ou rouge, citronné, épicé ou fumé, etc. Un vrai régal, même si parfois c’est un peu trop fort pour nos bouches… 🥵 Les filles se prennent au jeu et elles aiment beaucoup goûter et noter les nombreuses variétés.

Après avoir ravi nos papilles et mieux compris d’où vient le poivre de nos assiettes, nous repartons pour une dernière étape. La province de Kampot se trouvant en bord de mer, elle est aussi connue pour ses marais salants. La journée touchant à sa fin, nous ne voyons plus de travailleurs en train d’y récolter le sel mais notre guide nous amène dans un hangar qui borde la route et les marais afin de nous montrer le sel récolté. C’est aussi l’occasion de s’amuser un peu avec le matériel de récolte laissé sur place (voir les photos! 😆).

Avant de nous ramener à notre hôtel, Mr Sa nous arrête à un stand en bord de route, à côté du fleuve, afin que les filles puissent manger un bout, leur estomac se rappelant à leur bon souvenir. C’est un petit stand traditionnel avec deux tabourets et des plats pour les locaux. Nous testons une sorte de pancake khmer: une crêpe de riz avec du tamarin, et, à l’intérieur, des pousses de soja, de toutes petites crevettes, de la ciboulette et des cacahuètes. Pour la sauce piquante, nous avons demandé à Mr Sa de bien préciser de la mettre de côté 🔥 !
Les bateaux que nous voyons passer nous intriguent car ils sont collés les uns aux autres. Notre guide nous explique que les pêcheurs s’amarrent ainsi afin de manger ensemble avant de partir pêcher pendant la nuit. Ils draguent les fonds et ils remontent tout ce qu’ils peuvent, raies, poissons, crabes, moules, etc. Malheureusement cette manière de pêcher est très mauvaise pour la faune et la flore sous-marine.

C’est une journée bien remplie que nous laissons derrière nous avec beaucoup de jolis souvenirs et surtout énormément de choses que nous avons apprises sur la culture, l’histoire, la nature ou encore la religion khmère. Nous avons cependant été choqué de voir à nouveau énormément de déchets sur les bords de route. C’était encore plus impressionnant qu’en Amérique du Sud par moment.


Pour la journée d’aujourd’hui, nous avions l’intention de louer des scooters et de nous rendre en hauteur dans le parc national de Preah Monivong, qui permet d’avoir une belle vue sur la région et le bord de mer. Malheureusement la pluie tombe fort ce matin et nous ne nous sentons pas de prendre le risque de conduire avec cette météo. L’après-midi devrait être meilleur mais c’est trop court pour conserver notre plan initial. Nous contactons alors à nouveau Mr Sa pour lui demander de nous faire visiter le célèbre marché aux crabes de Kep, ville portuaire proche de Kampot.
En attendant notre sortie, nous décidons de rester tranquille à l’hôtel pour travailler un peu et avancer le blog. Nous profitons d’une accalmie pour tenter la piscine de l’hôtel, qui n’est pas forcément attirante au premier abord car l’eau est verte et trouble. En effet, la piscine est naturelle et l’entretien se fait au moyen d’algues et de poissons. C’est assez rigolo car on peut en voir certains qui nagent autour de nous, mais cela ne rassure pas toujours les filles…

Lorsque notre guide arrive pour nous prendre sur son rickshaw nous sommes fin prêts car nous avons faim. Nous commençons par une halte en bord de route pour prendre à manger. C’est normalement une place avec de nombreuses échoppes, mais aujourd’hui la plupart sont fermées. Nous choisissons un stand de nourriture indienne et en attendant que les plats soient préparés, nous enseignons un jeu typique des enfants de chez nous à Mr. Sa: Dans ma maison sous terre.

Une fois le repas préparé, nous remontons sur le rickshaw pour déguster de délicieux shawarmas pendant que Mr Sa nous conduit.

Nous arrivons enfin au marché et nous déambulons dans les allées à la découverte de ses nombreux produits de la mer. Notre guide s’applique à nous montrer tout ce qu’il peut et il nous propose de goûter aussi à quelques spécialités locales.

Il nous explique aussi les principes de la pêche du crabe aux pinces bleues et la préparation du plat emblématique de la région: le crabe de Kep au poivre de Kampot. Ayant déjà mangé, nous éviterons de tester ce plat, d’autant plus que les filles voient d’où les crabes viennent: entassés dans des nacelles plongées dans l’eau au milieu des détritus… Le simple fait de voir la manière dont les crabes sont préparés nous coupe de toute façon l’appétit ! Ils sont coupés en deux, vivants, au moyen d’un ciseau. Entre le bruit et la vision, je vous laisse imaginer la réaction des filles 😅 !
Pour conserver leurs produits, les Khmers utilisent des bacs isolants remplis de blocs de glace. La grande majorité d’entre eux n’ont pas de frigo car cela consomme beaucoup trop d’électricité. De petites usines fabriquent ces blocs puis elles les distribuent chaque matin car un bloc dure environ une journée.

Peu attirés par les brochettes de poissons divers et variés ou de poulpes et calmars, nous choisissons plutôt un verre de jus de canne à sucre et quelques morceaux à mâchouiller. Les filles sont impressionnées par la machine à extraire le jus de canne, sorte de broyeuse automatique. La vendeuse doit prendre garde de ne pas y laisser traîner un doigt ou une main, sinon attention les dégâts! 😱

Avant de quitter le marché, Mr Sa nous amène vers un stand de durian. La vendeuse est en train d’en ouvrir un et nous allons ainsi pouvoir découvrir à quoi ressemble l’intérieur. C’est principalement la chaire, pulpe jaune à la consistance dense et crémeuse, qui fait la renommée de cet aliment, parfois appelé roi des fruits par les locaux! L’odeur est forte mais… pas tant que ça! Apparemment cela peut dépendre du degré de maturation du fruit.

Notre guide nous conduit ensuite en direction de la plage. Il y a du monde en ce dimanche car il est commun de venir en famille ou entre amis pour louer un espace au sol avec des nattes et parfois des hamacs. Ces parcelles longent la route et elles sont en bord de plage… pas tout à fait le spot idéal il nous semble! 🤪 La plupart des gens restent sur leur espace toute la journée pour se détendre et manger tout en écoutant de la musique. Pour la majorité, les plaisanciers commandent leur nourriture dans les stands ou restaurants alentours, nourriture emballée dans du plastique ou du sagex… Ce qui explique l’état de la plage: l’eau est trouble et il y a énormément de déchets! Nous décidons donc de passer notre tour, car en plus de la saleté, le volume sonore est passablement élevé.

Avant de quitter la zone balnéaire et de retrouver notre hôtel, nous nous arrêtons pour faire la photo touristique en compagnie du symbole de Kep, le fameux crabe à pinces bleues. Comme vous pouvez le voir, il y a les photos Instagram, puis la réalité du terrain… Vous comprenez maintenant pourquoi l’option baignade de tout à l’heure ne nous a pas plus emballés que ça! 🤪

En rentrant à l’hôtel, nous pouvons encore une fois admirer le mélange des genres et des religions avec une belle statue de Shiva au milieu d’un rond-point.

Voilà, c’est fini pour Kampot et ses environs. Une très agréable découverte avec beaucoup d’informations transmises grâce à Mr. Sa, notre super guide, chaleureux et souriant (et actif sur Instagram! 😂 )

Nous vous donnons rendez-vous tout bientôt pour connaître la suite de nos aventures au Cambodge!
A très vite!
Philippe et Gabrielle

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