Road Trip 3/3: Nam Lod cave, Mae Hong Son et Doi Inthanon

4. L’Asie – Thaïlande

(Si vous lisez l’article par email, la mise en page est altérée. N’hésitez donc pas à le lire sur le blog en cliquant sur le titre de cet article)

04.04 au 06.04.2022

Les démarches administratives effectuées pour la prolongation de notre visa, nous quittons Paï pour rejoindre Mae Hong Son en fin de journée.

Notre première étape du jour est la découverte du Big Bouddha de Paï, sur une colline à quelques kilomètres de la ville. Il est visible depuis très loin car il se trouve en haut de 300 marches!
Le nombre de marches a l’air impressionnant depuis en bas! Marine déclare forfait avant même que nous nous parquions… Nous n’insistons pas longtemps car cela permet à Estelle d’avoir un moment seule avec nous et à nous de faire cette visite sans un enfant qui ronchonne 🤪 !
Estelle est très motivée et elle monte une bonne partie des escaliers en courant. Arrivés en haut nous n’avons compté que 297 marches… Les trois dernières doivent être celles du socle de la statue! Nous admirons la belle vue en contre-bas et la statue avant de redescendre.

Avant de quitter la région, il nous reste encore à visiter la grotte de Nam Lod. En nous parquant, nous avons l’agréable surprise de voir la famille « Bruns ». Les enfants sont tous excités de cet heureux hasard et nous décidons de visiter la grotte tous ensemble. Cette fois-ci, nous avons un guide (en fait deux car nous sommes un grand groupe) car il y a plusieurs grottes successives et un passage à faire en barque. De plus, la visite se fait à la lampe à huile, ce qui ajoute un aspect mystérieux. La première grotte est impressionnante car elle fait 21 mètres de haut et nous pouvons admirer des peintures rupestres sur une des parois. Ces dessins datent d’il y a entre 2’000 et 3’000 ans et il nous est difficile de bien distinguer ce qu’ils représentent. Un animal très effacé peut être ?
Nous observons également de belles stalactites et stalagmites; un petit truc mnémotechnique: -tite = tombe ; -mite = monte. Certaines ont des formes « officielles » et d’autres sont laissées à l’imagination des visiteurs.

Nous vous laissons le panneau explicatif qui pourra peut-être vous aider à mieux repérer les peintures… 🤪

Petit indice: sur l’une des photos il y a un crocodile 🐊 ! Le trouvez-vous?

Après une quinzaine de minutes de marche, nous arrivons à la rivière souterraine où nous embarquons pour une croisière d’une dizaine de minutes. Nous pouvons apercevoir de belles stalactites et quelques chauves-souris. Tout le long du trajet une multitude de poissons nous accompagnent, dont quelques beaux specimens de poissons-chats qui atteignent une taille assez impressionnante. Apparemment, ils sont fréquemment nourri par les touristes. 

Une fois débarqués, nous sommes envahis par une odeur nauséabonde… Dûe aux montagnes d’excréments déposés là par les oiseaux vivant dans la grotte (elle est ouverte sur l’extérieur à cet endroit). Manon, Marine et Philippe ont même la chance de se faire baptiser par ces volatiles 😝. La montée des nombreux escaliers est rendue difficile car ils sont couverts de guano. Impossible donc de se tenir aux rambardes malgré le fait que les escaliers sont parfois vraiment raides.
Durant la visite de cette deuxième partie, nous découvrons un cercueil datant d’il y a entre 2’400 et 1’000 ans et une mue de serpent… Un peu morbide et pas pour nous rassurer 🤪. Mais apparemment les serpents ne sortent que la nuit pour manger les chauves-souris et les oiseaux 😅.

Le retour se fait rapidement et nous disons adieu aux « Bruns » car nos chemins ne devraient plus se croiser. Nous avons maintenant plusieurs heures de route devant nous pour rejoindre Mae Hong Son. Tous les échos que nous avons eus de cette ville sont négatifs : ville morte depuis le Covid et nulle part où manger. Les Blonds et les Bruns nous ont recommandé un petit logement chez l’habitant à 15 minutes au sud de la ville et nous y avons donc réservé une chambre. La route n’est pas des plus intéressante même si de temps à autre, un joli paysage s’offre à nos yeux, comme ces rizières avec quelques buffles.

Nous arrivons en milieu d’après-midi à Mae Hong Son… Il n’y a personne et aucun restaurant en vue! Nous sortons de la voiture nous dégourdir les jambes près du lac artificiel au centre de la ville, à la recherche d’un endroit où manger… Mais rien n’est ouvert. Nous finissons par acheter deux crêpes en bord de route en espérant trouver un lieu où remplir nos estomacs proche du village où nous allons dormir cette nuit. Il est en effet bientôt 18h et nous n’avons rien mangé depuis le petit-déjeuner de ce matin… 🙃. Depuis huit mois, nous n’avons pas vraiment d’horaires et nous mangeons quand nous avons faim… Là, il est temps!

Nous partons donc à la recherche d’un restaurant… Rien dans le village où se trouve notre logement… Nous continuons notre route… Toujours rien, pas même une petite gargotte de bord de route! Au bord du désespoir, nous finissons pas trouver un restaurant d’hôtel. Les prix sont surfaits et le personnel ne parle que thaï, mais comme nous connaissons le nom des plats habituels, nous arrivons tout de même à commander. Heureusement, les plats qui arrivent ressemblent plus ou moins à ce que nous avions en tête et ils ne sont que peu épicés 😅 .

Les ventres enfin remplis, nous nous dirigeons vers notre hébergement pour nous coucher. Nous arrivons à la tombée de la nuit à celui-ci et on ne nous a pas menti: notre hôte est hyper accueillant et, comme il n’y a personne d’autre, il nous propose deux chambres attenantes à une grande terrasse depuis laquelle nous avons une vue sur les champs du propriétaire où il cultive des papayes, des haricots et du riz.. Le soleil est en train de se coucher, c’est magnifique!


Le lendemain matin, Gabrielle part acheter du pain et un jus dans une petit échoppe juste à côté. Nous avons de la confiture et du miel (que nous avons toujours avec nous car les petits-déjeuners sont rarement inclus ou même disponibles) pour les agrémenter. Les Blonds nous avaient parlé de pancakes offerts par l’hôte, mais nous préférons ne pas compter dessus puisqu’il est noté qu’il n’y a pas de petit-déjeuner… Mais il faut dire que nous y pensons tous et nous espérons secrètement pouvoir aussi en profiter à notre tour 🤞🏻.
En rentrant, Gabrielle croise notre hôte et, oh joie, il lui explique qu’il a préparé de la pâte à gaufres et qu’il a mis à disposition un gaufrier. Nous découvrons sur la table : quatre œufs frais, du thé et du café et le nécessaire pour faire les gaufres… Le rêve ! 🤩😋 Les filles sont ravies de les cuisiner et elles sont délicieuses!

Gabrielle note toujours les hôtels sur Booking après notre passage et là il mériterait plus que cinq étoiles! C’est un des nos meilleurs souvenirs d’hébergement en Thaïlande, et le numéro un au niveau hospitalité !

Nous aurions aimé rester une nuit de plus, mais nous devons rendre la voiture dans deux jours sur Chiang Mai et il nous reste encore beaucoup de kilomètres à faire. Nous quittons donc à regret notre charmant hôte et son logement puis revenons un peu en arrière pour visiter un autre pont de bambou, le pont Su Tong Pae. Ce pont ressemble à celui que nous avons vu quelques jours auparavant, mais il est dominé par une colline avec un temple au sommet.

Avant de monter les marches pour y accéder, nous découvrons des statues originales… Ce sont des statues de gardes traditionnels, mais avec une légère touche de modernité… 😂

Au sommet, se trouvent plusieurs petits bâtiments avec beaucoup de drapeaux de prières. Le temple se trouve au milieu de ceux-ci et sa particularité est d’avoir des centaines de petites planches de bambou, accrochées à divers endroits. Sur chacune d’entre elles, nous retrouvons des prières! La plupart sont écrites en thaï, mais certaines sont en langues occidentales. Les filles souhaitent écrire une prière elles aussi car le matériel est à disposition et nous acceptons. C’est avec une certaine émotion que nous découvrons qu’Estelle a écrit: « je souhaite que la guerre s’arrête ». Nous avons un peu parlé de la guerre en Ukraine avec les filles et nous avons écouté une émission radio pour enfants à ce sujet. Mais c’était il y a plusieurs jours. Il faut dire que durant ce voyage nous sommes très préservés de toutes ces nouvelles anxiogènes (Covid, guerre en Ukraine, etc) car nous ne regardons pas la télévision ni ne lisons les journaux locaux. Nous nous tenons informés de loin en lisant des journaux suisses en ligne, mais notre vie quotidienne se déroule loin de tout ça. Une chance !

Après cette visite, nous repartons au sud pour découvrir (encore) un pont de bambou surplombant des rizières. Celui-ci est tout près d’où nous avons dormi. Long de 154m, il enjambe une rizière. C’est un domaine agricole qui se veut aussi un lieu pédagogique… Il y a quelques panneaux explicatifs sur l’agriculture (et sur la pyramide alimentaire selon les Thaïs 😆 ) et la population locale mais nous restons tout de même sur notre faim.
En parlant de faim, les Blonds nous ont conseillés un petit restaurant avec des glaces gigantesques juste à côté du pont! Nous nous y rendons donc pour manger deux plats thaïs à partager et deux coupes de glace. Encore une fois, le menu n’est qu’en thaï et nous nous débrouillons avec les images et Google Translate pour nous en sortir. Un peu atypique ces glaces dans ce restaurant qui ne paye pas de mine, mais nous nous se régalons!

Nous continuons ensuite notre route pour Mae Chem, notre prochaine étape. La route est longue mais pas monotone! En chemin, nous admirons quelques beaux paysages et des camions bien chargés qui rejettent une belle grosse fumée noire toutes les 10 secondes. Mais le plus étonnant, c’est bien cet éléphant, mené par son mahout, que nous dépassons tout d’un coup dans un virage. Drôle de rencontre, même si il s’agit probablement d’un animal qui est encore utilisé pour réaliser des travaux dans les champs ou les forêts. Après notre semaine à Baan Mama, nous nous demandons surtout quelles sont ses conditions de vie…

Nous finissons par arriver de nuit à notre logement. Comme nous sommes bien fatigués et que nous n’avons pas l’énergie de ressortir chercher un restaurant, nous « dégustons » notre repas de secours: des nouilles instantanées 🤪 ! Ce n’est pas hyper bon (surtout que les épices à ajouter sont très souvent trop épicées…donc nous ne mettons que du sel), mais c’est vite prêt et ça dépanne n’importe où… Il faut juste une bouilloire !


C’est aujourd’hui notre dernier jour du road trip, jour que nous allons passer dans le parc national du Doi Inthanon. Avant d’entrer dans le parc, nous passons par deux cascades qui se situent juste en dehors de celui-ci: Huai Sai Lueang et Mae Pan.
Nous garons notre voiture dans un petit parking… vide! Pour atteindre cette première cascade, nous n’avons que trois minutes de marche sur un terrain plat. Nous avons la chance de découvrir une magnifique cascade et cela sans le moindre effort ! Nous vous laissons imaginer comme les filles sont contentes… 🤣

Nous remontons en voiture pour rejoindre la deuxième cascade. Cette fois-ci, le chemin est plus compliqué et plus long: 30 minutes de sentier escarpé, avec parfois des blocs de rochers à escalader, tout ça par une chaleur humide. La cascade de Mae Pan est la plus haute de Chiang Mai, elle chute d’une hauteur de plus de 100m. Nous espérons qu’elle sera au moins aussi belle que la première! Et c’est le cas, la cascade est magnifique et nous pouvons en plus nous y baigner. Nous avons la chance d’être seuls et de pouvoir en profiter en toute tranquillité 😃… Même si nous ne restons pas très longtemps dans l’eau car elle est glacée ! 

Après cette promenade rafraîchissante, nous nous remettons en route pour cette fois entrer dans le parc du Doi Inthanon. Il y a d’avantage de monde dans le parc, surtout au premier arrêt, qui permet d’atteindre le plus haut sommet de Thaïlande, qui culmine à 2’565m. Après la chaleur, nous nous nous retrouvons dans le froid humide de la montagne. Nous avons bien perdu 15 degrés et nous devons ressortir les pulls de nos sacs! Un sentier pédagogique sur des passerelles monte au sommet tout en nous donnant diverses informations sur le lieu et en nous racontant la légende de cet endroit. A relever que les panneaux sont intéressants et bien réalisés, ce qui n’est pas toujours le cas!
Nous nous trouvons donc dans la forêt des cieux. Cette forêt s’appelle ainsi car elle s’est adaptée à l’altitude, au climat froid, humide et au vent. Il s’agit d’un éco-système très riche car la montagne abrite cinq forêts, différentes les unes des autres selon l’altitude à laquelle elles se trouvent. Plus de 200 espèces d’arbres différents s’y trouveraient et ils se sont tous adaptés à leur manière: certains arbres laissent un trou dans leur feuillage pour y laisser passer le vent qui peut souffler très fort et ainsi éviter de se retrouver déracinés. D’autres ont un tronc et des racines très solides et des branches et des feuilles très flexibles.
A part les arbres, d’autres plantes ont elles aussi dû s’adapter aux conditions climatiques, comme les fougères qui ont « appris » à hiverner. Elles grimpent aux arbres pour avoir de la lumière mais, de ce fait, elles reçoivent moins de nutriments puisqu’elles se retrouvent loin du sol. Ce manque les pousse à hiverner lors de la saison sèche (où le sol est plus pauvre) et à se réveiller lorsque l’humidité est de retour.

Nous apprenons que le premier calcul de l’altitude de la montagne a été fait avant l’apparition des instruments de mesures modernes. Les scientifiques de l’époque ont donc utilisé la trigonométrie (nous avons expliqué le principe le plus simplement possible aux filles) afin de faire leurs calculs. Ils ne se sont trompés que de 10 mètres, une sacrée performance!!!

Nous étions censés faire une petite randonnée d’une heure trente avec un guide, afin d’admirer la vue jusqu’à Chiang Mai, mais nous y renonçons car nous sommes entourés d’un brouillard à couper au couteau 🙃 🤦🏼‍♀️. 🤦🏼‍♂️.
Nous nous rabattons donc sur un deuxième sentier pédagogique un peu plus bas, qui nous fait découvrir la faune et la flore de cette forêt humide. A nouveau, de nombreux panneaux d’informations nous accompagnent tout le long du chemin et nous approfondissons nos connaissances sur cet éco-système si riche.
Nous observons également les effets du changement climatique sur la flore du parc: les arbres fleurissent à des mois différents qu’auparavant et les espèces de « cheveux » sur les arbres sont moins nombreux qu’il y a quelques années, indication que l’air est moins pur!

Notre deuxième ballade pédagogique terminée, nous reprenons la voiture et partons à la recherche d’une température plus clémente mais surtout de trois nouvelles cascades : Sirithan, Wachirathan et Mae Ya. Ces trois cascades sont plus connues et il y a pas mal de touristes (pas tant que ça quand on y pense, une quinzaine tout au plus, mais nous n’avons pas l’habitude d’en voir beaucoup depuis 8 mois… Un avantage de voyager en période Covid).
Les touristes sont, pour la plupart, asiatiques et les poses selfies s’enchaînent… Au début, nous trouvons ça drôle, c’est VRAIMENT pas naturel 😂! Mais à la quatrième personne qui enchaîne les selfies pendant de très longues minutes, nos sourires s’effacent peu à peu… Il faut dire qu’elles sont toujours au meilleur spot et nous aimerions bien avoir une photo des chutes sans elles 🤪. 

Sirithan:

Wachirathan:

Mae Ya, qui mesure 280 mètres!

Il est temps maintenant de quitter le parc pour rejoindre Chiang Mai. Après coup, en y réfléchissant cette boucle n’était pas si géniale que ça… Nous avons beaucoup apprécié d’être à nouveau autonome et de pouvoir gérer notre emploi du temps et notre programme comme nous l’entendions grâce à notre voiture de location. Cependant nous avons avalé beaucoup de kilomètres, dans des paysages qui n’étaient pas toujours si intéressants. Nous avions hésité à raccourcir notre road trip pour passer quelques jours dans un homestay (chez l’habitant qui nous accueille dans sa maison afin de découvrir son mode de vie le temps de quelques jours), nous aurions peut être dû…
Un des aspects de ce road trip qui nous a bien gêné, c’est la tradition thaïe de brûler la forêt au mois de mars-avril: les brûlis. Durant cette période, de nombreux feux bordent les routes et le ciel est constamment brumeux et grisâtre, ce qui a parfois gâché les paysages que nous traversions.

Cette tradition séculière consiste à cultiver les terres selon un cycle déterminé: brûler la forêt (faire de la place et nourrir le sol), cultiver le terrain, le laisser en jachère, y replanter des arbres, choisir un autre terrain de forêt, le brûler, le cultiver, etc. Tout ça dans un cycle qui permet de revenir au terrain initial une fois que la forêt plantée a recouvré son aspect originel. Il faut absolument laisser à la forêt le temps de se régénérer, sinon le « brûlis » n’apportera pas les nutriments nécessaires à la terre.
Ce procédé a toutefois de nombreux aspects négatifs:
– il est très polluant,
– les forêts disparaissent petit à petit car elles n’ont pas le temps de se régénérer. En effet, le cycle n’est plus respecté par les paysans, par ignorance du procédé ou par manque de terrain, le nombre de paysans ayant fortement augmenté ce dernier siècle.

Les brûlis sont officiellement interdits en Thaïlande, mais cette loi n’est pas respectée. Une habitante de la région, une jeune Française mariée à un Thaï, nous a expliqué qu’ils ont l’habitude de quitter leur domicile durant cette période car l’air devient très pollué et irrespirable. Heureusement pour nous, nous n’avons pas été trop gênés pour respirer car l’air n’a que rarement été très enfumé. Nous avons aussi eu la « chance » de vivre une journée de pluie, ce qui a lavé l’air et empêché les brûlis pendant un ou deux jours. Nous avons suivi avec attention la qualité de l’air de la zone grâce à une application qui, comme vous pouvez le voir ci-dessous, ne vend pas du rêve 😰 !

Nous avons remarqué que les Thaïlandais portent le masque partout, même lorsqu’ils sont seuls dans les champs ou sur leur barque pour pêcher… 🤔. Peut-être est-ce justement dû aux fumées des brûlis qui opacifient le ciel et saturent l’air ?

A bientôt pour vous conter la fin de notre séjour au nord.
Gabrielle et Philippe

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